31 mars 2012

Réclames d'antan dans le quartier Centre-Ville (suite)

Voici la suite des publicités retrouvées dans le Bulletin paroissial Bavardages de 1933. Des commerces de la rue Ernest Renan, rebaptisée rue du Génaral Leclerc.
Nous vous rappelons que le numéro actuel est entre parenthèses. Pascale Maestracci

78 (N°42) : la Quincaillerie de la Mairie Cendrier a disparu au profit du CNET.




79 (N°55) : la Teinturerie du Bon Marché Pousset n’existe plus.    




83 (N°59) : la Société des Pompes funèbres Générales 
a été remplacée par un établissement financier.


85 (N°61) : une charcuterie contemporaine succède à la Charcuterie Moderne Courtois.



A suivre.

29 mars 2012

Un lac à Issy - Réponse

© A. Bétry


Cette pièce d'eau magnifique se situe dans le bas du parc Henri Barbusse, du côté de la rue Henri Tariel. Dernière trace de ce qui fut le somptueux domaine des Conti. C'est le dimanche 5 juillet 1936 que ce premier parc communal fut inauguré.



24 mars 2012

Le collège Saint-Nicolas d’Issy - élève Jean Keymeulen

"Je suis né en 1922. Mes parents étaient commerçants grainetiers à Issy (la maison et la grange se trouvaient sur l’actuelle place de la fontaine). N’ayant guère le temps de s’occuper de moi, ils me confient au collège voisin Saint-Nicolas où j’entrais en 1933 et qui était alors un internat de garçons. Le collège, tenu par les frères des Ecoles chrétiennes, accueillait environ mille élèves répartis en quatre divisions, chacune étant sous l’autorité d’un « frère ». Il n’y avait de professeur que de français et de mathématiques !... mais aussi de musique et de gymnastique. 
L'entrée du collège aujourd'hui.
© A. Bétry
Nous portions l’uniforme : l’un pour tous les jours, constitué d’une blouse « à la russe » avec un ceinturon et l’autre, dit de sortie fait d’un veston bleu marine à boutons dorés et d’une casquette… que l’on se procurait à la Samaritaine puis au Bon Marché (Madame Boucicault, propriétaire du grand magasin soutenant financièrement l’école !).
La discipline y était très stricte, définie dans un règlement intérieur précis, mais parfaitement accepté par les élèves. Les sorties du dimanche dépendaient des notes de travail et de conduite selon un barème « compensatoire » (une mauvaise note en début de semaine pouvait être effacée par une bonne note en fin de semaine !). Des croix du mérite étaient distribuées pour chaque matière.
Le dortoir était immense, contenant les 250 élèves de chaque division ; le linge était entièrement fourni et nous avions l’obligation d’une douche par semaine (ou d’un bain de pieds si contradiction !). L’infirmerie et la lingerie étaient assurées par des religieuses - les sœurs de la Sainte-Croix venus du Puy-en-Velay. Un coiffeur, un cordonnier, un tailleur… et même une « baraque » à bonbons étaient en permanence présents dans l’établissement. En récréation, les jeux étaient obligatoires et décidés par le « frère inspecteur » : échasses, corde à sauter, billes. 

Au réfectoire, la lecture était habituelle. L’usage des pupitres était particulier : il fallait y chercher à tâtons les objets rangés selon un ordre précis car il était interdit de les ouvrir complètement… nous aurions pu nous cacher derrière !
Le jeudi après-midi était jour de promenade : par groupes de 250, en rang par trois ; nous partions à pieds jusqu’aux étangs de Clamart.
L’activité culturelle comportait du théâtre et surtout la fanfare. Celle-ci, dite « la batterie » était dirigée par un certain Gabriel de France (tambour-major de la Garde républicaine) et participait à divers concours de fanfares. Elle exista jusqu’en 1939, j’y jouais du tambour.
Coll. Particulière.

Sur le plan religieux, la chapelle aux « 44 000 ardoises » (ci-dessus), construite avec le deuxième bâtiment du collège vers 1890, contenait les mille élèves, les professeurs et le personnel. Elle était animée par deux aumôniers ; la messe était obligatoire le dimanche. La devise du collège était « Aime Dieu et va ton chemin ». La chapelle fut détruite plus récemment pour laisser place à la résidence des Hespérides. Quant aux festivités, je me souviens de la fête de Saint Nicolas marquée par la représentation théâtrale des élèves ; la fête de la division avec le déjeuner du directeur ; la fête annuelle de la gymnastique ; et la procession de la Fête-Dieu dans le parc du collège. 

Devant le collège en 1939.
Coll. particulière.
Durant la Deuxième guerre mondiale, l’école fut fermée en raison du risque de bombardement du terrain d’aviation et des usines Renault très proches. Elle devait servir d’hôpital militaire, comme en 1914-1918… mais jamais aucun blessé n’y fut hospitalisé. 
Je dus quitter le collège en 1939  pour n’y revenir qu’en 1946, à sa réouverture… comme professeur de mathématiques et surveillant. Depuis, je n’ai plus quitté l'institution, depuis ma retraite à 65 ans et encore aujourd’hui, dans ma 90e année, j’y assure des permanences quotidiennes à l’accueil. "Propos recueillis par Denis Hussenot.

Coll. particulière.




Parmi les anciens élèves, on retrouve Louis Ganne ( 1862-1923) - photo à droite, avec son frère, portant l'uniforme de Saint-Nicolas -, compositeur et chef d’orchestre célèbre pour sa Marche lorraine et son opérette les Saltimbanques ; les fils de Joséphine Baker et aussi les comédiens Roger Carel et Alain Delon.


22 mars 2012

Un lac à Issy - Jeu

© A. Bétry

Magnifique… Avec les beaux jours qui reviennent, cherchez donc où se situe cette pièce d'eau fréquentée par de très nombreux volatiles…

17 mars 2012

Les Caudron, une famille d'avionneurs

Les anciens connaissent les usines Caudron-Renault, implantées à l'emplacement de l'actuel 52 rue Guynemer, dans le quartier du Val de Seine. Rachetée par Renault en 1932, bombardée pendant le guerre, en 1943, nationalisée à la Libération, la petite usine des frères Gaston et René, installée en 1915 à Issy, emploie, en 1946, 1200 employés, dont 100 femmes.
Pendant toutes ces années, les Caudron se sont illustrés dans des records, des inventions aéronautiques, des productions en série. Temps forts de cette saga familiale.

René et Gaston Caudron. ©ctie.monash

Gaston, né en 1882, René en 1884, sont fils d'agriculteurs de la Somme. Très tôt venus à l'aviation, Gaston obtient le brevet  n°434, le 3 mars 1911, René, le n°180 le 9 août 1910. Mais c'est en tant que constructeurs qu'ils vont se rendre célèbres. Dès 1909, au Crotoy, ils fondent leur première société : les Aéroplanes Caudron frères, qui devient l'année suivante Société des avions Caudron. Gaston trace les plans, René construit et assemble. Ils migrent à Rue, dans la Somme.
En 1911, c'est à Issy qu'il monte une école de pilotage civil. Deux ans plus tard, ils créent une école de pilotage militaire. Puis, en 1915, à la demande du ministère de la Guerre, ils installent une usine à Issy. La même année, le 12 décembre, Gaston se tue sur l'aérodrome de Lyon-Bron, au cour d'un vol de présentation sur un bimoteur.
L'atelier d'Issy-les-Moulineaux
© Musée de la carte à jouer.
L'usine tourne à plein pendant toute la durée de la guerre : 4000 appareils sont construits, dont le célèbre G4, premier bimoteur construit en série.
A leur actif un certain nombre de records.
1913 - 1er et 2e prix de biplan ; 1er prix de vitesse du tour de piste et 2e prix de lenteur ;
De nombreuses inventions, dont en 1913 le premier avion amphibie.
Et de grands événements de l'histoire de l'aviation :
1921, Adrienne Bolland, engagée comme pilote d'essai, traverse, à bord d'un Caudron G-3, la cordillère des Andes.
Hélène Boucher sur le Rafale de ses exploits. © XDR
1934, Hélène Boucher, en contrat avec la nouvelle société Caudron-Renault, remporte la Coupe de vitesse sur un Rafale, à 409 km/h.

En 1938, René Caudron se retire des affaires. Il meurt en 1959. PCB



Pour en savoir plus :
www.ctie.monash.edu.au/hargrave/caudron.html

15 mars 2012

Hommage à Janusz Korczak

L'Année Janusz Korczak 2012 est officiellement proclamée par le Parlement de la république de Pologne à l'occasion de la commémoration du 70e anniversaire de sa mort et du 100e anniversaire de son premier orphelinat.

Qui est cet homme commémoré à Issy-les-Moulineaux, le 17 mars prochain ? 
Photo AFJK.
Écrivain, médecin, éducateur, Janusz Korczak entre dans l’Histoire le jour de sa déportation au camp de Treblinka. Refusant d’abandonner les enfants du ghetto de Varsovie, il choisit de les accompagner dans la mort.
Dès l’âge de 12 ans, Janusz Korczak doit subvenir aux besoins de sa famille ruinée par l’internement psychiatrique de son père. Il découvre son goût et ses capacités à communiquer avec les enfants. En aidant les orphelins perdus dans la ville de Varsovie, il comprend l’importance de l’amour, du respect et de l’éducation dans la vie de l’enfant et acte ses premières théories pédagogiques. De 1896 à 1907, il écrira plus de 600 articles dans des revues spécialisées.
Son œuvre est considérable et consacrée à l’enfance. En Pologne, le roi Mathias 1er est aussi connu que le Petit Prince de Saint-Exupéry ou les Contes de Perrault ; il est régulièrement étudié à l’école.

Loin des démarches humanitaires ou charitables, l’AFJK (Association française Janusz Korczak) s'applique à transmettre son héritage pédagogique au bénéfice des jeunes générations, parents et professionnels de l'animation et de l'éducation. L'association œuvre à la promotion d'un véritable respect de l'enfance, au quotidien et dans tous les domaines, qui serait fondé sur une reconnaissance effective des droits actifs des enfants reconnus par la Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989. 
Le programme pédagogique de Korczak repose sur l’idée qu’il faut pleinement comprendre les enfants, qu’il faut pénétrer dans leur monde et saisir leur psychologie, mais qu’il faut avant tout et surtout les respecter et les aimer, c’est-à-dire les traiter en fait comme des partenaires et des amis. Pour reprendre ses propres termes : « Les enfants ne sont pas de futures personnes ; ce sont déjà des personnes... Les enfants sont des êtres dont l’âme contient les germes de toutes les pensées et de toutes les émotions qui nous animent. La croissance de ces germes doit être guidée en douceur ».
L’idée que les enfants ne diffèrent que très peu des adultes imprègne presque toute l’activité de Korczak. Il traitait chaque enfant comme on doit traiter un adulte dont on respecte les pensées et les sentiments. Il avait coutume d’affirmer que la principale différence entre les enfants et les adultes se situe dans le domaine des émotions, et qu’il fallait par conséquent étudier ce domaine et se mettre en mesure de partager les émotions des enfants.

Affiche du Clavim.
Le 17 mars prochain, un hommage sera rendu à l’œuvre à Janusz Korczak à 16 h au Clavim d’Issy-les-Moulineaux, 14 rue du Chevallier de la Barre, avec la présentation de Le roi Mathias 1er, de diaporamas, d’exposition photographique et du film L’Adieu aux enfants, évoquant la vie, l’œuvre et la pédagogie de Janusz Korczak. A. Bétry

Et pour terminer, un de ses écrits sur l’enfance :
« Vous dites :
— C’est épuisant de s'occuper des enfants.
— Vous avez raison.
Vous ajoutez :
— Parce que nous devons nous mettre à leur niveau. Nous baisser, nous pencher, nous courber, nous rapetisser.
Là, vous vous trompez. Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.
De nous élever, nous étirer, nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre.
Pour ne pas les blesser. »
Janusz Korczak, Quand je redeviendrai petit (prologue), 
AFJK, traduction révisée en 2007.

Pour en savoir plus : 





12 mars 2012

Le général Glavany, un retraité bien actif !

Lors d'une cérémonie officielle, en 2011. ©XDR, Coll. privée.
Roland Glavany est né à Nantes en 1922. Après des études au lycée Clemenceau et le baccalauréat passé à Toulouse en 1939, il est reçu à l’École de l’Armée de l’Air avec la promotion 40. En 1943, il passe par l’Espagne pour rejoindre la France combattante du général de Gaulle. Volontaire pour le 1er bataillon de choc, il participe au débarquement de Corse en 1943, et en 1944, à ceux de l’Île d’Elbe et de Provence. Trois fois blessé au combat, il reçoit la Légion d’honneur … à 22 ans. En 1945, il retrouve l’Armée de l’Air comme pilote. Diplômé de Sup Aéro, il est ingénieur et pilote d’essais. Détaché durant cinq ans aux « Avions Marcel Dassault », il effectue les premiers essais des Mirages I, III et IV. C’est ainsi qu’il est le premier en Europe à voler à la vitesse de Mach 2. En 1959-1960, Roland Glavany sert en Algérie. Son témoignage intitulé Ma Guerre d’Algérie (1re partie) vient de paraître dans la revue trimestrielle n°484, octobre 2011 du Souvenir Français dont il est aussi président d’honneur. (Pour en savoir plus : http://www.souvenirfrancais-issy.com/article-13739962.html). 
Par la suite, le général Glavany commande les bases militaires d’Istres et de Mont-de-Marsan. Il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur. comme deux autres Isséens. Ce qui constitue un record prestigieux pour la commune ! D’autant que s’y ajoutait, il y a quelques années encore, le général de Galbert.

Sa famille 

Avec son épouse Monique rencontrée en Corse en 1943 , il a 4 enfants dont il parle avec grande affection. Les trois fils ont fait leurs études au lycée Michelet (Vanves). L’aîné Alain fut un médecin reconnu et apprécié à Issy-les-Moulineaux (son cabinet était boulevard du Lycée, Vanves. Sa disparition en 2003 reste cruelle pour ses parents. Les cadets, Michel et Jean ont pour leur part, fait des études de Droit et de Sciences économiques. Jean Glavany fut ministre de l’Agriculture du gouvernement Jospin jusqu’en 2002. La seule fille de la fratrie, Hélène, a suivi sa scolarité à l’École Normale Catholique rue Blomet (Paris XVe). Outre leurs quatre enfants, Roland et Monique Glavany ont accueilli successivement deux garçons dans leur foyer. De nos jours, ils ont sept « sympathiques » petits-enfants et quatre « adorables » arrière-petites-filles dont le général parle avec beaucoup de tendresse.

Pourquoi est-il devenu et reste t-il résolument Isséen ? 

Le général chez lui. Ph.P. Maestracci.
« Par hasard » affirme-t-il. En fait, cette famille nombreuse avait besoin d’un domicile assez vaste. Après avoir été hébergée par une grand-tante à Sceaux (Hauts-de-Seine) puis grâce à un cousin, rue Olivier de Serres (Paris XVe), la famille s’installe en 1955 dans l’ensemble résidentiel des rues Claude Matrat et Voisembert, un ensemble construit en 1931.  Roland Glavany est très attaché à la vie sociale de sa commune et à sa paroisse Saint-Benoît. Il souligne « le dynamisme des femmes qui s’y impliquent ». 
Président de la Conférence Saint-Vincent de Paul de la paroisse, puis président départemental, il a été vice-président d’Aide d’Urgence 92 (AU 92). Cette association, fondée en 1980 par le Secours Catholique, la Croix-Rouge et la Société de Saint-Vincent de Paul, gère des « logements-passerelles » pour des « gens en difficulté ». C’est à ce titre qu’il dirige de 1990 à 1997 le « Centre des Moulineaux » dans les anciens locaux de la Croix-Rouge, 133 avenue de Verdun. Il est président de la première et vice-président de la seconde association. Il garde le contact avec les familles qui ont pu ensuite être relogées ; il suit même certains de leurs enfants en assurant des cours de français, mathématiques et anglais !
Il s’est également beaucoup occupé du Café 115 qui se trouvait dans la rotonde maintenant démolie de l’ancienne Poste, rue Parmentier. Ce lieu d’accueil pour les SDF était ouvert toute la journée et tous les jours de la semaine. Les paroissiens de Saint-Benoît s’y impliquaient régulièrement. Le café 115 a été déplacé depuis quelques années avenue de Verdun mais sans retrouver une telle amplitude d’ouverture.
Carnet de marche
du Bataillon de Choc
(1947). Coll. Bétry
L’année 2012 est celle du quatre-vingt dixième anniversaire du général Glavany. Recueillir son témoignage précis, plein d’humanisme et d’humour, a été un honneur et une grande joie ; je l’en remercie avec gratitude. Pascale Maestracci.

9 mars 2012

10 mars 1962, attentat OAS à Issy ?

Nous sommes en pleine tractation entre la France et le FLN pour mettre fin à la guerre d'Algérie qui dure depuis 1954. Le 8 janvier 1961, un référendum sur l'autodétermination de l'Algérie a été approuvé par 75% des votants. Pour les partisans d'une Algérie française, civils et militaires, l'abandon de ce territoire d'Afrique du Nord est inacceptable. En février, à Madrid, l'OAS (Organisation Armée Secrète) est créée autour du général Salan, de Pierre Lagaillarde et de Jean-Jacques Susini. Le 22 avril, un putsch est organisé pour prendre le contrôle d'Alger - sans succès. Plusieurs centaines d'officiers, quatre généraux sont impliqués. Un certain nombre d'entre eux passe à la clandestinité dans les rangs de l'OAS. Dès lors, la violence aveugle éclate des deux côtés de la Méditerranée. Les attentats se succèdent dans un climat de terreur.
Voiture touchée par l'explosion. © INA
Ce 10 mars 1962, devant la salle des Fêtes, à 8h10, une camionnette piégée explose faisant trois morts (deux gardiens de la paix et un vaguemestre d'une institution religieuse) et 47 blessés dont cinq écolières (trois d'entre elles témoigneront devant la presse). L'après-midi même, les habitants d'Issy se réunissent autour de leur maire Bonaventure Leca (SFIO, Section française de l'Internationale ouvrière) dans une grande manifestation.
Le gouvernement s'empresse d'accuser l'OAS, plus particulièrement la branche Mission III d'André Canal, dit le Monocle. Ce dernier démentira par une lettre adressée aux journaux, niera lors de son procès, continuera de nier jusqu'à sa mort. Il ira même jusqu'à accuser les services spéciaux de cet acte odieux - les fameux barbouzes, entraînés dans la lutte contre l'OAS.
Les obsèques des deux policiers se déroulent en présence de Roger Frey, ministre de l'Intérieur. Trois individus sont arrêtés le 31 mars, interrogés puis relâchés, comme le relatent les journalistes de l'Aurore. Le ministère de l'Intérieur refuse de confirmer la nouvelle, portant plainte contre le journal pour "diffusion de fausses nouvelles". Au cours de l'enquête, ces trois individus n'apparaîtront jamais dans la procédure et l'enquête sera close sans qu'aucun suspect n'ait été arrêté.
Alors cinquante ans après, n'oublions pas, nous Isséens, les victimes de cet acte terroriste jamais élucidé. PCB


A voir :
Le reportage sur l'attentat :
http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAF90005840/voiture-piegee-a-issy-les-moulineaux.fr.html
Le témoignage de trois écolières :
http://www.dailymotion.com/video/xfdp33_les-blesses-d-issy_news
Les obsèques des gardiens de la paix :http://www.dailymotion.com/video/xfdp35_obseques-gardiens-de-la-paix-d-issy-les-moulineaux_news

6 mars 2012

Les imprimeries d'Issy

Dès le XIXe siècle, une imprimerie fonctionne rue Ernest Renan : il s'agit du Petit Moniteur, dont on ne sait pas grand chose.


La sortie du Petit Moniteur. © Musée de l'Ile de France, Sceaux.

Devenue Imprimerie des Publications périodiques dans les années 1930, puis Néogravure dans les années 1960, l'établissement publie dans les années 1970 des journaux aussi importants que Elle, Marie-Claire, Paris-Match, Lui, Play Boy, Le Chasseur français et le traditionnel catalogue de la Redoute. Un succès phénoménal. Elle fusionne avec Chaix (imprimerie centrale des Chemins de fer, créée en juillet 1845, à Saint-Ouen) et, en 1973, le groupe Chaix-Desfossés-Néogravure absorbe l'imprimerie Crété à Corbeil.
Mais de 1974 à 1978, les plans de redressement se succèdent chez ce mastodonte de l'imprimerie française. Les effectifs se réduisent comme peau de chagrin. A Issy on passe de 1320 personnes à 109… Jusqu'à la fermeture définitive du site en 1979. Le Comité d'entreprise de l'unité d'Issy fut le plus actif et les comptes-rendus montrent que la fermeture de leur unité fut considérée comme la liquidation de tout le groupe, ce qui est faux. Puisque l'activité fut transférée à Corbeil, berceau  historique de l'imprimerie depuis qu'un certain Louis-Simon Crété, détenteur  du brevet de maître imprimeur délivré en 1829 par Charles X, s'installa dans la rue des Petites-Bordes, devenue boulevard Crété.  Hélio Corbeil (le nouveau nom du groupe), racheté par Hachette en 1998 emploie alors 320 employés et cadres. Puis, il appartient à un consortium néerlandais Hombergh/De Pundert. Les rotatives fonctionnent désormais dans une usine futuriste construite à la fin des années 1980, rien à voir avec les vieilles presses du XIXe siècle. En 2010, la société a été reprise par ses salariés et progresse dans les bénéfices et les embauches !
A Issy, à la suite de la fermeture de l'imprimerie, l'ancienne usine fut détruite et remplacée par la construction de 700 logements et 1700 mètres carrés de bureaux. Et aujourd'hui, la ville ne possède plus aucune grosse entreprise nationale d'impression de journaux et de magazines. PCB

4 mars 2012

De bien étranges tuyaux - Réponse

© A. Bétry

Il s'agit d'une fontaine, située rue Prudent Jassedé, ancienne rue de la Fontaine à l'emplacement de la plus ancienne fontaine du bourg. Cet ensemble en inox et maçonnerie a été conçu par l'artiste isséen Pierre Baqué, en 1992.
Professeur émérite à l'Université Panthéon Sorbonne, chargé de mission pour l'enseignement de l'Histoire des Arts auprès de la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO), l'artiste aime évoquer les influences qu’exercent sur son art la Bible, Léonard de Vinci, Georges Mathieu et Luis Buñuel. Il explique aussi, en tant qu’artiste, l’une de ses convictions : "tout art nécessite un savoir-faire technique et esthétique, ainsi qu’une culture de son champ. " A méditer lorsque l'on passe près de cet ensemble si reposant, situé en contre-bas de la rue. PCB

1 mars 2012

Réclames d'antan dans le quartier Centre-Ville

Ces publicités - il y en aura d'autres, gardez l'œil ouvert ! - proviennent du Bulletin paroissial Bavardages de 1933 (collection privée) : un trésor patrimonial pour l'histoire de notre cité. Nous les avons classées par quartier et par rue. Nous voici rue Ernest Renan, entre l’ancienne mairie (Place Vaillant-Couturier) et l’Hôtel de Ville, rebaptisée rue du Général Leclerc après la Seconde Guerre mondiale. Lors de la Libération de Paris, en août 44, des chars de la 2e DB du général Leclerc de Hautecloque sont passés par le boulevard Rodin et la rue Ernest Renan, ce dont peuvent encore témoigner des Isséens qui ont vécu cet extraordinaire moment. P. Maestracci
Le numéro actuel correspondant de la rue du Général Leclerc est indiqué entre parenthèses. 

41 ( N°1 ) - à la place de la Charcuterie de la Place Voltaire Houguenade 
se trouve maintenant un traiteur qui maintient la tradition ! 


51 ( N°11 ) : même continuité pour la Pharmacie Emery, Borel & Roeské successeurs.



54 ( N°12 ) : La Chemiserie-Chapellerie Louis, elle, a disparu.



73 ( N°49 ) : À La Ménagère Nouvelle . Tout pour le Ménage 
se trouvait à l’emplacement du Centre Administratif.



A suivre.