29 octobre 2014

La Grande Guerre à Issy-les-Moulineaux - Saison 1

©Alain Bétry
Historim a décidé de consacrer tous les mois de novembre - à partir de 2014 et jusqu'en 2018 - à la Grande Guerre : témoignages, expositions, conférences, visites privées, articles de fonds… Nous serons là pour vous donner le maximum d'informations. Vous retrouverez, sous forme de logo, le Poilu de la place du 11 novembre, à Issy (ci-contre).

Ce mois-ci vous allez découvrir sur notre site :
- un article sur Auguste Gervais et le scandale qu'il provoqua en août 1914
- une exposition de timbres
- l'histoire du poilu Pierre Brengou, à travers des extraits de son journal

Vous allez pouvoir assister à une conférence de Thierry Gandolfo, le 20 novembre (notez bien la date !) sur la présence des étrangers aux côtés de soldats, comme en témoignent les tombes du carré militaire de notre cimetière.

Et surtout, l'exposition sur les cartes à jouer, présentée par le Musée français de la carte à jouer, 16 rue Auguste Gervais, à Issy. Jusqu'au 2 novembre. Courrez-y.




Ces jeux, patriotiques le plus souvent, mettent en avant les dirigeants politiques, les différentes forces armées engagées, les événements marquants de la guerre, les victoires… À l'arrière, ils renforcent le moral des familles ; sur le front, où les hommes jouent à la manille, aussi ! La plupart des jeux présentés sont allemands : ils servaient la propagande de l'empereur.
La visite au Musée est une façon ludique de faire découvrir aux plus jeunes l'histoire de la Grande Guerre. PCB






26 octobre 2014

La mort de Matisse - 3 novembre 1954,

Le célèbre artiste Henri Matisse, maître reconnu du Fauvisme, a vécu avenue du Général de Gaulle à Issy-les-Moulineaux de 1909 à 1919. Sa propriété qu’on ne visite pas existe toujours. Plusieurs articles lui ont été consacrés  sur notre site : 
http://www.historim.fr/2012/07/les-tilleuls-de-matisse.html
http://www.historim.fr/2012/07/les-tilleuls-de-matisse.html

Matisse fut aussi bien parisien qu’isséen mais finit ses jours sur la Côte d’Azur. Il meurt à Nice le 3 novembre 1954 et est enterré dans le cimetière de Cimiez aux côtés de son épouse (ci-dessous).

Tombe de Matisse, à Cimiez, près de Nice. © XDR
En l’honneur de l’artiste, son nom est donné à un collège isséen qui date des années 1960-70 et fut rénové par le Conseil Général en 2005 (ci-dessous)

Photo P. Maestracci
Collège Henri Matisse, Issy-les-Moulineaux. Ph. P. Maestracci
Hommage au  Nu Bleu II réalisé à Nice, en 1952, à partir de papiers gouachés, découpés et collés sur fond blanc, cette reproduction monumentale est collée sur la verrière surmontant la porte d’entrée du collège Matisse, 27 rue Ernest Renan. La signature du peintre et la date sont visibles en bas à droite.
P. Maestracci

23 octobre 2014

Santini Alexis, dans la Résistance

Né le 31 octobre 1914, dans le petit village corse d’Ota, en bordure de la vallée débouchant sur le golfe de Porto, Alexis Santini, qui deviendra l’époux de Valérie André (personnalité isséenne bien connue), a vécu les péripéties de la Résistance des années 1940. Il est pilote, sergent de l’armée de l’Air en 1939, lorsque la guerre éclate le 3 septembre. L'année suivante, le pays vit l’invasion des Allemands.

En congés d'armistice
Le nouveau format des armées imposé par l’occupant oblige le maréchal Pétain, chef des armées, à des coupes dans de nombreuses unités. C’est ainsi que bon nombre de militaires se retrouvent, comme cela s’appelait, en congés d’armistice. De cette situation se créent spontanément les maquis, les chantiers de jeunesse dont le fondateur le général de la Porte du Theil sera blanchi en 1945 de collaborationnisme.
La plupart des civils sont envoyés en Allemagne dans le cadre du STO, Service du travail obligatoire, dans les usines. Quant aux militaires sans emploi, des structures clandestines appelées Corps francs se constituent sporadiquement dans l’attente de jours meilleurs et de pouvoir reprendre une activité en relation avec le métier.

© XDR
Alexis Santini au maquis de Crupies.  © XDR
La Résistance
Les circonstances amènent Alexis Santini à côtoyer à Nîmes un groupe de résistants. Dirigé par M. Nègre travaillant pour les services britanniques, le groupe fonctionne jusqu’au 24 août 1942, date d’un parachutage britannique : l’équipe de recueil, arrêtée par la police française, est remise à la Gestapo.
Rappelé dans l’armée de l’Air le 1er février 1943, Alexis Santini se retrouve en poste à Crupies (photo à droite) à compter et renseigner sur les aéronefs survolant la zone de la Drôme.

Les maquis
Sous son influence, et histoire de s’occuper plus activement, avec l’aide de quelques anciens militaires et volontaires, le maquis de Crupies prend une existence dans le harcèlement des convois ennemis et les attaques des troupes allemandes. Une efficacité qui est même reconnue au point que le maquis est affecté le 1er juillet 1944 au régiment de la Drôme. Le 20 juillet, veille de l’encerclement du Vercors, Alexis balise les voies d’accès au site. Le 21 juillet, les 4 000 hommes du Vercors sont cernés, 600 morts parmi les maquisards !
Puis ce sera pour le fougueux Corse les maquis de Félines, la mise hors d’usage à l’explosif du viaduc de Lus-la-Croix sur la voie Marseille-Grenoble, la libération de Grenoble le 22 août. Participation à la libération de Montélimar le 28 août et Valence le 31 août.
L’ultime combat d’infanterie fut mené le 30 septembre 1944 à la grenade et à la mitraillette à Termignon, village tenu par les Allemands sur la route N6 reliant la France à l’Italie par le col du Mont-Cenis.

Témoignage
« Ainsi se terminait ma résistance armée au cours de laquelle j’ai eu l’honneur de commander des hommes courageux qui se sont battus pour l’amour de la France et de la Liberté. » Les dernières lignes d’un texte publié dans la revue Icare de mai 1994. Alain Bétry


20 octobre 2014

La mare aux galets - Réponse

 
Ph. P. Maestracci
Alors, vous avez trouvé ? C'était un week-end pour se balader, un vrai été indien… Et ce charmant bassin se trouve… rue Pierre Poli dans l’île Saint Germain près du petit bras de Seine.. Bravo à ceux qui ont découvert ce lieu idyllique.

Un élément sur l’îlot central laisse deviner qu’il est totalement artificiel : en effet, une bouche d’aération de parking en occupe le centre. En outre, des caméras de surveillance servent de mât. C’est toutefois joindre l’utile à l’agréable : les arbres en fond de décor, les plantes aquatiques, les bords recouvert de gros galets aux tonalités claires sont appréciés de la faune locale.

Ce bassin dans son jardin se situe dans le prolongement d’un immeuble de bureaux (à gauche sur la photographie). Il s’agit du « Vaisseau » immeuble dessiné par le célèbre architecte Jean Nouvel en 1992. Le bâtiment sombre de façade a une forme elliptique et comporte trois étages. Chacun d’entre eux donne sur un balcon vitré filant comme une coursive de navire.

L’immeuble à l’origine destiné à une agence de communication est depuis plusieurs années occupé par l’entreprise Dalkia qui œuvre dans l’environnement. P. Maestracci

15 octobre 2014

La mare aux galets - Jeu

Savez-vous où se situe cette mare ombragée ? Profitez des derniers rayons de soleil de cet automne isséen pour partir à sa recherche, le nez en l'air …




Ph. P. Maestracci

12 octobre 2014

Achille Etna Michallon dessine Issy

On connaît peu ce peintre du XIXe siècle, mort très jeune, et si prometteur.

© XDR
Achille par Léon Cogniet en 1818-19.
Achille est né le 19 octobre 1796, à Paris,  au palais du Louvre alors transformé en lieu de résidence pour les artistes, dans une famille de sculpteurs. Il devient l'élève de David, expose dès l'âge de 15 ans et devient très vite le peintre du paysage historique et remporte le premier "Prix de Rome du paysage historique" en 1816. On lui doit notamment : la Mort de Roland à Ronceveaux (1819 - exposé au Louvre) ou Paysage avec Philoctète dans l'île de Lemnos (1822 - exposé au musée Fabre de Montpellier), exécuté l'année de son décès.

Il est ami avec le vicomte de Lépine (ou Lespine), propriétaire d'une ferme à Issy (qui a laissé le nom au quartier et dont Historim a raconté l'histoire (http://www.historim.fr/2011/01/la-ferme.html). C'est certainement au cours d'une de ses visites qu'il fait ce dessin d'une maison rustique -  une étude d'après nature. C'était au temps où notre commune était encore la campagne ! PCB

Musée du Domaine départemental de Sceaux
Étude de Achille-Etna Michallon. Coll. Musée du Domaine départemental de Sceaux.

8 octobre 2014

René Barrière, le vidéobiographe isséen

Ph. P. Maestracci
René Barrière aux Colonnes,
65 rue du Général Leclerc. Ph. P. Maestracci.
L'amoureux de la ville.
René Barrière est devenu isséen en 2000. Il apprécie la proximité avec la capitale, « la dimension villageoise d’une ville très agréable dans le prolongement de Paris mais sans ses inconvénients » et se sent « très privilégié d’y vivre ». Il emménage d’abord dans le quartier Corentin Celton « vivant et à l’aspect provincial lorsqu’on sort du métro ». Depuis plusieurs années, il s’est rapproché des bords de Seine « très animés en journée » mais revient toujours avec joie au Centre Ville. Toutefois, son lieu préféré reste le parc de l’Ile Saint-Germain « bel endroit avec l’architecture mêlée à la nature. C’est un endroit où l’on se ressource ».

La photographie.

René Barrière, dès l’adolescence, se passionne pour la photographie encore argentique à l’époque. Il en fait son métier en travaillant pour des entreprises ; ses diapositives servaient par exemple lors de réunions, de conventions. Il a la chance de rencontrer Robert Doisneau qui, avec Edouard Boubat et Willy Ronis, appartient l’école des photographes sociaux. A titre privé, René Barrière expose des photographies en noir et blanc. C’est ainsi que son exposition dont le thème est le Couple (vu de dos) parcourt la Région parisienne. Parallèlement à son activité de photographe, il conçoit et réalise des films institutionnels et des documentaires pour des entreprises qu’il « re-situe dans un contexte géographique, historique ».


La vidéo-biographie.

A la suite d’une rencontre avec un vieil homme en Pologne, dont « l’histoire personnelle se confondait avec la Grande Histoire », lui vient alors l’idée de réaliser pour des particuliers des vidéo-biographies. René Barrière pour les réussir dispose de son expérience technique, de son matériel et de sa capacité à « interroger les gens » nécessaire au documentaire.

Des pétales pour marquer
le chemin. Ph XDR.
Un article de mars 2009 dans Point d’Appui (n°423), journal isséen de référence, lui permet de se faire connaître. Cela lui vaut la commande par Issy Média de trois témoignages vidéo dans la série "Pétales d’une Vie" consacrée à des habitants remarquables de la commune interrogés par un jeune Isséen du CLAVIM (Cultures, Loisirs, Animations de la Ville d’Issy-les-Moulineaux). On peut voir ces "Pétales d’une Vie" sur le site de la ville (www.issy.com) ou emprunter les DVD dans ses médiathèques. Pour René, ce travail constitue « des témoignages dont la matière première est l’émotion ».
Chaque "Pétale d’une Vie" nécessite plusieurs semaines, voire plusieurs mois de travail à partir du moment où le témoin est choisi. Lors du premier rendez-vous, René Barrière vient « désarmé » c’est à dire sans matériel afin de faire connaissance et d’évaluer ce qui devra être envisagé. 
À partir de là, un synopsis est rédigé afin de fixer le contenu du film. Ce n’est qu’ensuite que le tournage lui-même est réalisé en deux heures environ par témoignage. Quant au montage, il intègre des images fournies et par le Musée Français de la Carte à Jouer et par l’interviewé lui-même ; il est complété d’un accompagnement musical essentiel et donc mûrement sélectionné. Le montage, une fois tous les éléments réunis, s'appuie sur le synopsis rédigé par René Barrière car pour lui, « l’écriture préside à l’image ». Chaque témoignage vidéo dure de 20 à 30 minutes.



L'écriture.

En ce qui concerne l’écriture, René Barrière est membre de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) pour avoir écrit un spectacle de théâtre musical, créé en 1994 en Corse pour le cinquantième anniversaire de la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry. Il est « touché par l’humanisme de cet homme dont il a souhaité transmettre les valeurs ».


La rencontre.

Quant à la rencontre de René Barrière avec Historim, elle s’est faite un peu par hasard par l’intermédiaire de témoins privilégiés des Pétales d’une Vie. Il a appris la renaissance de la Pastorale d’Issy, projet qu’il a mis en valeur grâce à plusieurs clips sur le site historimien (rubrique la Pastorale d'Issy). Il s’est chargé de filmer la première représentation partielle chantée le 21 septembre au Musée Français de la Carte à Jouer pour les journées du Patrimoine. P. Maestracci.


NB :  pour connaître plus en détail le travail de René Barrière destiné aux particuliers,  consultez le site suivant : www.mabiographievideo.com - pour le contacter :  06 85 73 02 18 ou video.rb@wanadoo.fr

5 octobre 2014

La Pastorale d'Issy en vidéo - clip n°10

Et voilà le dernier clip réalisé par René Barrière - que vous retrouverez dans un témoignage plein de chaleur et de sincérité. Ainsi se termine, pour l'instant, les vidéos de René. Rendez-vous le 9 avril 2015. N'oubliez pas !

https://www.youtube.com/watch?v=LnpASH49ibI&feature=youtu.be

2 octobre 2014

Une bibliothèque… qui n'existe pas vraiment…

L'héroïne de ce livre, enceinte, devait écrire sa thèse de doctorat sur le Petit Prince, tout « en travaillant comme bibliothécaire  trois demi-journées par semaine à la fondation Saint-Exupéry pour la jeunesse d’Issy-les-Moulineaux ».
C’est ce qu’écrit Michel Bussi (page 109) dans son ouvrage Ne lâche pas ma main (éditions Pocket, mai 2014). C’est hélas la seule référence à notre ville dans ces pages au suspense intense - presque toute l’histoire se passe sur l’île de la Réunion. 

Aucune trace de bibliothèque ou de fondation Saint-Exupéry pour la Jeunesse à Issy. En revanche, il faut signaler l'existence des trois Médiathèques : du Centre-Ville, des Chartreux et de la toute récente du Temps des Cerises. En souvenir évidemment de la chanson de Jean-Baptiste Clément, cette nouvelle médiathèque évoque la Commune et les combats de 1870/71 au Fort. Et un partenariat organisé entre le Clavim et la Fondation Saint-Exupéry en 2011 !
Est-ce le hasard qui a poussé Michel Bussi à inventer une bibliothèque isséenne ? Aucune réponse à vous donner mais une information : vous ne lâcherez pas le livre avant de l’avoir lu d’une traite… P. Maestracci.