Le 16 août 1911 pour le pilote de nationalité française Jules Védrines qui décolle d’Issy-les-Moulineaux dans la matinée, installé aux commandes d’un aéroplane monoplan, équipé d’un moteur en mesure de développer 70 chevaux. Malheureusement, quelques heures après son départ, une panne de carburant va ruiner son raid par la voie des airs. Il est environ 12 h 30 quand l’infortuné aviateur va ainsi être contraint d’atterrir en virant à hauteur de la ville de Trouville. Une manœuvre délicate qui va se solder par un capotage, l’aviateur finissant dans la Manche. Mais il pourra compter sur un vapeur norvégien qui va venir le secourir rapidement. N’ayant que quelques contusions et une blessure au front, Jules Védrines envisage de reprendre son voyage dans la soirée, ce que lui déconseillera son médecin : deux à trois jours de repos seraient préférables.
Airjournal Stéphanie Meyniel
Un des pilotes les plus audacieux de son époque. Vainqueur de la course Paris- Madrid, au départ d’Issy-les Moulineaux en 1911. Titulaire de nombreux titres, il accomplit un Paris – Le Caire par étapes en 1913.
Affecté pendant la Première Guerre mondiale, à la fameuse escadrille n°3 des Cigognes où il fut moniteur d’un débutant nommé Georges Guynemer, Védrines effectua de nombreuses missions périlleuses. A sept reprises, en 1915 et 1916, il réussit à atterrir sur des territoires occupés par les Allemands pour accompagner des agents de renseignement et au cours de mission secrètes, de récupérer ses passagers.
La paix revenue, il se distingue le 19 janvier 1919, il parvient à se poser sur le toit des Galeries Lafayette. Titulaire du titre de champion du monde de vitesse, remporté en 1912 à sept reprises. Le 21 avril 1919 il trouve la mort accidentellement dans la Drôme, au cours d’un raid Paris – Rome sans escale ; il voulait passer directement au-dessus du massif du Mont-Blanc.
Dictionnaire de l'Aviation - Bernard Marck
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