16 février 2018

Conférence Childebert et le fief d'Issy

Vous étiez, comme toujours fidèles au rendez-vous, ce jeudi 15 février à la Résidence du Parc, dans les Hauts d'Issy, pour écouter Pascale, notre Historimienne, évoquer les Mérovingiens, 
le roi Childebert et Issy.

Pascale au micro. 15 février 2018. Résidence du Parc. Issy. ©PCB
Et on en a appris des choses sur ces rois aux cheveux longs : Clodion, Mérovée (qui va donner son nom à la dynastie des Mérovingiens),  Clovis (le converti et son vase de Soissons), Childebert 1er enfin, qui intéresse particulièrement les Isséens.

Childebert 1er. Musée du Louvre. © XDR
A l'époque, dans ce VIe siècle en pleine mutation, une voie romaine relie Paris à Dreux - à l'emplacement de la rue Ernest Renan et de l'avenue de Verdun ; les Mérovingiens partent chasser dans les forêts de Vanves ; et, à la sortie de Paris, ce qu'ils aperçoivent, en premier, c'est le village d'Issy qui domine toute la région.

Childebert 1er, roi de Paris en 511, puis d'Orléans en 526 et de Bourgogne en 534, il possède des propriétés un peu partout. Avec son épouse Clotilde, il habite le palais impérial sur l'île de la Cité, à Paris (à l'emplacement de l'actuel palais de Justice). Il adore jardiner et l'on sait qu'il a planté des rosiers près des thermes de Cluny qu'il entretient lui-même.
Si son père Clovis s'est converti au catholicisme, c'est bien Childebert qui va implanter la nouvelle religion en construisant plusieurs églises :

- l'église des Saints Apôtres, à l'emplacement de l'actuel lycée Henri IV, où fut enterré Clovis.

- la cathédrale Saint-Étienne sur l'île de la Cité, à l'emplacement de Notre-Dame, où il est d'ailleurs représenté sur le tympan du portail Sainte-Anne (ci-dessous), situé à droite sur la façade occidentale. Ce tympan, installé vers 1200, est le remploi d'un tympan exécuté une cinquantaine d'années plus tôt pour la cathédrale Saint-Étienne. On y distingue à gauche un évêque, saint Germain peut-être, et à droite un roi, Childebert 1er.

Tympan Sainte-Anne, Notre-Dame de Paris. © XDR
- le sanctuaire de Saint-Denis, à l'emplacement de la basilique, où se trouve aujourd'hui le gisant de Childebert 1er (ci-dessous).

Gisant de Childebert 1er. Basilique Saint-Denis. ©XDR

- l'abbaye Saint-Vincent, qui deviendra l'abbaye de Saint Germain des Prés, consacrée en 558 : il y est enterré ainsi que l'évêque de Paris Germain. Une charte datée du 6 décembre 558, dite de Childebert, dont l'authenticité est plus que douteuse, rapporte les faits :

"Childebert, illustre roi des Francs.
Moi, roi Childebert avec le consentement unanime et la volonté des Francs et des nestoriens, et à la requête du très vénéré Germain, évêque de la ville des Parisii, j'ai commencé à construire un sanctuaire dans la ville de Paris, près des murs de la cité, sur un terrain qui s'étend sur notre fief isséen… en l'honneur de Saint Vincent martyr…"

Comme toujours, Pascale s'est montrée à la hauteur,  maniant le micro, le stylo pointeur et le rétroprojecteur avec brio ! Un grand merci pour cette plongée dans les siècles passés. PCB

Pour en savoir plus :
http://www.historim.fr/search?q=childebert

12 février 2018

Issy-les-Moulineaux - un HLM inspiré par Le Corbusier

Dans le quartier Centre-Ville /Corentin Celton/Les Varennes, un groupe d’immeubles HLM est construit, dans les années 1950, entre les rues Parmentier, Foucher Lepelletier, Guynemer et Séverine, celle-ci donnant son nom à l’ensemble.  La France de l’époque est en plein essor économique et démographique que l’on a qualifié de Trente Glorieuses et de baby boom. Il y a nécessité absolue de reconstruire après la Seconde Guerre mondiale et d’assurer un toit à tous les habitants, y compris ceux dont les ressources sont limitées.

Construction de l'ensemble Séverine II, en 1954, à l'angle des
rues Guynemer et Foucher Lepelletier.
Deux architectes : Jacques Delaire et Le Corbusier
La commande en est passée par la municipalité à Jacques Delaire (1901-1975), deuxième d’une dynastie d’architectes après son père Émile. La première tranche Séverine I se caractérise par deux immeubles, l’un de 4 étages le long de la rue Parmentier, et l’autre, Séverine II (ci-dessus), en forme de compas largement ouvert, visiblement inspiré par l’œuvre de Le Corbusier.
Charles-Édouard Jeanneret (1887-1965) qui prend le pseudonyme de Le Corbusier en 1920 est un architecte célèbre mais pas toujours compris ainsi qu’un théoricien, un designer et un peintre. Il a rédigé « La promenade architecturale » qui repose sur cinq règles : des pilotis, un toit-terrasse, fenêtres en longueur, plan libre et façade libre. 

Les immeubles Séverine
Certains de ces principes ont inspiré clairement cet imposant immeuble isséen. Il est composé de deux ailes : celle le long de la rue Foucher Lepelletier a 6 étages et l’autre longue de plus de 50 mètres en compte 9. Elle s’étire jusqu’à la rue Séverine. 


L’immeuble Séverine I (ci-dessus) est construit sur pilotis comme, pour la première fois en 1923, la Villa Savoye de Le Corbusier à Poissy. D’autre part, il évoque dans une certaine mesure l’Unité d’Habitation (1946-1952) à Marseille connue sous la double appellation de « Cité radieuse » ou « La maison du fada » ! Il illustre la notion d’immeuble-villa avec ossature en béton armé et des appartements à deux niveaux.  On y retrouve trois des cinq règles du Corbusier telle la construction sur pilotis pour une partie du bâtiment. Cet espace de circulation en rez-de-chaussée entre deux jardins est de nos jours réduit à deux passages seulement de part et d’autre d’une loge de gardien et d’espaces pour les ordures ménagères avec tri sélectif. 


Le toit est bien plat mais n’a pas de terrasse. En revanche, les fenêtres sur toute la longueur du bâtiment sont celles d’un long couloir desservant les appartements donnant sur l’autre côté. Il n’y a pas de plan libre ni vraiment de façade libre avec plein et déliés.
Le bâtiment de 9 étages (ci-dessus) entre deux rues mesure plus de 50 mètres de long. Sa façade est rythmée par des balcons accolés et encadrés par des fenêtres groupées elles aussi par deux. La partie centrale de la tour, visible sur la droite, est vitrée, ce qui offre une grande luminosité aux paliers ainsi qu’à la cage d’escalier. Le bâtiment de 6 étages à droite est un peu moins long.



L’articulation entre les deux se fait par une tour largement vitrée sur les deux façades (à gauche). Elle abrite les cages d’ascenseurs qui ne desservent qu’un étage sur deux. Cela rappelle dans une certaine mesure les appartements à deux niveaux de la Cité radieuse à Marseille. Cette forme arrondie évoque celle qui se trouve à l’intérieur de la villa La Roche-Jeanneret (1928-1931) à Paris, elle aussi dessinée par Le Corbusier.




Un immeuble de 4 étages est construit le long de la rue Parmentier lors de cette première tranche de travaux. Un bureau de Poste en occupait l’extrémité avant d’être démoli pour être remplacé par la Résidence Guynemer. L’autre partie arrondie a été conservée et abrite un local commercial jouxtant un local de la Croix-Rouge.
Lors de l’hiver 1954, l’abbé Pierre lance un cri d’alarme sur les mal-logés pendant que la construction de HLM continue avec l’ensemble Séverine II. C’est plus classique avec des immeubles de 4 étages, donc sans ascenseur, alignés les uns par rapport aux autres.

A gauche, la ligne qui s'arrondit entre Séverine I
et Séverine II. Au fond, l'ancien hôtel Sofitel remplacé depuis
par le siège social de l'entreprise SMA.
Les bâtiments de Séverine I et Séverine II sont répartis sur un terrain de plus d’un hectare. Tous ont été rénovés par une isolation extérieure à la fin du XXe siècle.

Texte et photographies récentes P. Maestracci

8 février 2018

Quand Childebert, fils de Clovis, évoquait Issy

Attention ! dans une semaine, vous saurez tout sur Childebert, mort il y a 1460 ans : sa  vie… et ses relations avec Issy, notre commune. Tout cela grâce à notre conférencière Historimienne, Pascale. Venez nombreux.



3 février 2018

Victor Hugo, Notre-Dame de Paris… et Issy

Dans Notre-Dame de Paris, publié en 1831, Victor Hugo qui connaît bien Issy puisqu’il s’y rendait pour conter fleurette à la belle Adèle, dans une maison située au 15 bis rue Auguste Gervais, évoque deux fois Issy dans son ouvrage.

L'écrivain, à l'entrée du collège Victor-Hugo
d'Issy-les-Moulineaux. © A. Bétry

La première fois dans son livre Troisième, 
chapitre « Paris à vol d’oiseau », Victor Hugo décrit le Paris du XVe siècle.

« Au centre, l’île de la Cité, ressemblant par sa forme à une énorme tortue… A gauche, le trapèze monolithe, ferme, dense, serré hérissé, de l’Université. A droite, le vaste demi-cercle de la Ville… Tout au travers, la Seine, "la nourricière Seine", obstruée d’îles, de ponts et de bateaux. Tout autour, une plaine immense, rapiécée de mille sortes de cultures, semée de beaux villages ; à gauche, Issy, Vanves, Vaugirard, Montrouge… Voilà le Paris que voyaient du haut des tours de Notre-Dame les corbeaux qui vivaient en 1482 ».


Puis au livre Neuvième, dans le chapitre « Fièvre ».

« Sur le pont Saint-Michel, il y avait une lumière à une fenêtre d’un rez-de-chaussée… Près de la lampe, il y avait une vieille femme qui filait et qui chantait d’une voix chevrotante :

Grève, aboye, Grève, grouille !
File, file ma quenouille,
File sa corde au bourreau
Qui siffle dans le préau.
Grève, aboye, Grève, grouille !

Le belle corde de chanvre !
Semez d’Issy jusqu’à Vanvre
Du chanvre et non pas du blé.
Le voleur n’a pas volé
La belle corde de chanvre ».


Le chanvre…  une des premières plantes domestiquées par l'homme, venue tout droit d'Asie, qui servait à confectionner, mélangée à du lin, les vêtements des grands de la Cour, poussait donc dans les champs d'Issy ! PCB


Retrouvez Victor Hugo sur le site d'Historim :



31 janvier 2018

Réponse - une étrange proue de navire


Immeuble Quartz, en cours de finition, vue
de la rue d'Oradour-sur-Glane
Il s'agit de la partie supérieure d’un imposant immeuble de bureaux (ci-dessus) à la jonction des rues du colonel Avia (Paris 15e) et Guynemer. La hauteur totale est de 72,32 mètres. Compte tenu de la surface triangulaire du terrain, la façade étroite donnant sur Paris évoque le proue majestueuse d’un géant des mers !

Avant la démolition. © P. Maestracci
Il s’agit en réalité de deux immeubles l’un derrière l’autre. Le plus proche de Paris et de la rue d’Oradour-sur-Glane remplace une maison et un restaurant démolis en 2015 (ci-dessus). L’autre, dans son prolongement, se situe à l’emplacement d’un ancien immeuble dont la façade était recouverte de granit gris et de verre (ci-dessous).

Chantier de démolition. © P. Maestracci
Le permis de construire délivré en juillet 2015, juste un mois après le permis de démolir, consacre un projet du célèbre architecte Christian de Portzamparc
Les deux immeubles respectivement appelés Quartz et Opale sont des bâtiments respectueux de l’environnement. Ils offriront 24 594 mètres carrés de bureaux. Le siège social de l’entreprise Colas y sera installé. P. Maestracci.

26 janvier 2018

Jeu - une étrange proue de navire

La météo annonce un arrêt des pluies pour les jours qui viennent… alors profitez-en pour sortir de chez vous et partir à la recherche de cette étrange proue de navire !


© P. Maestracci

23 janvier 2018

Engagement associatif : Historim médaillé

Ce samedi 20 janvier 2018 fut une matinée peu ordinaire pour Historim. Sa présidente recevait dans le salon Élysée de l'Hôtel de ville d'Issy-les-Moulineaux, en présence de M. le Maire, la Médaille de bronze de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement associatif. 
Mais quelle est cette médaille qui, vous l'aurez compris, récompense l'ensemble des membres de notre Association ? Comme on dit, un capitaine sportif ou un rédacteur en chef de presse n'est rien sans ses joueurs ou sans ses journalistes !

De g. à dr. : la présidente d'Historim, le Maire André Santini
et le représentant du Ministère de la Jeunesse, des Sports et
de la Vie associative. .© A. Bétry
Cette médaille instaurée par décret du 14 octobre 1969 remplace l'ordre du mérite sportif et la médaille d'honneur et de la jeunesse et des sports créés en 1956. En 2013, est rajouté l'intitulé : "engagement associatif".
Cette médaille "est destinée à récompenser les personnes qui se sont distinguées d’une manière particulièrement honorable au service de l’éducation physique et des sports, des mouvements de jeunesse et des activités socio-éducatives, des colonies de vacances, des œuvres de plein air, des activités de loisir social et de l’éducation populaire ou d’activités associatives au service de l’intérêt général.

Il existe plusieurs échelons : bronze (6 ans de service) - ce qui était le cas le 20 janvier ; argent : 10 ans de service ; or : 15 ans de service !
Cette médaille ministérielle est frappée par la Monnaie de Paris.

Un grand merci à tous… Mais nous avons encore beaucoup de choses à faire découvrir. Ne nous endormons pas sur nos lauriers !!!! PCB

Bernard de Carrère, maire-adjoint Éducation et Sports, en plein discours. © A. Bétry

19 janvier 2018

Issy-les-Moulineaux - la rue Rouget de Lisle

Historique
Ce fut longtemps un simple chemin entre le village et la rive gauche de la Seine, proche de la pointe amont de l’Île Saint-Germain (aujourd'hui Quartier Val de Seine-Les Arches). Il fut emprunté d’ailleurs par la reine Margot le 14 mai 1610. Elle fêtait son anniversaire dans sa propriété isséenne lorsqu’elle apprit l’assassinat de son ex-époux Henri IV par Ravaillac. Le cortège royal arriva au bord de la Seine pour permettre à la reine de remonter le fleuve jusqu’au palais du Louvre où la dépouille royale était exposée.
Ce chemin de Grande Communication prit d’abord le nom de Chemin de l’Abreuvoir car il se trouvait entre Seine et rond-point de l’Abreuvoir (Rd-Pt Schuman de nos jours). Cet abreuvoir servait aux chevaux des écuries royales. 

Ce chemin devint la rue Rouget de Lisle en souvenir du militaire qui composa en avril 1792 Le chant de guerre de l’Armée du Rhin à Strasbourg. Est-il utile de préciser que ce chant devint La Marseillaise ? Rouget de Lisle, emprisonné sous la Terreur, quitta l’armée en 1796 et vécut dans la pauvreté jusqu’en 1836.
La rue Rouget de Lisle est longue de 500 mètres et large comme le boulevard des Frères Voisin dans son prolongement. Elle devint un axe majeur lors de la construction du pont d’Issy entre la commune et Boulogne-Billancourt en 1905. Ce pont fut refait et élargi dans les années 1970.


L'ère industrielle
Aux XIXe et XXe siècles, la rue était bordée par des usines et des bâtiments modestes. Le côté des numéros impairs partant de la gare est composé pour un tiers environ d’immeubles de bureaux et pour le reste de logements avec commerces de proximité au rez-de-chaussée. 
Le côté des numéros pairs est aujourd'hui occupé par des bureaux et aussi l’école Jules Ferry. Seuls subsistent les ponts de lignes ferroviaires pour le tram T2 et le RER ainsi que l’immeuble à l’angle de la rue avec le boulevard Gallieni. 

Aujourd'hui
Il n’en reste rien car la transformation est totale depuis plusieurs décennies avec de nouveaux immeubles d’habitation, y compris une résidence pour étudiants et de nombreux bureaux. Texte et légendes illustrations P. Maestracci


Illustrations

La Blanchisserie de Grenelle 

Blanchisserie de Grenelle. Carte postale. Coll. particulière
Le cliché (ci-contre) est pris devant la grille imposante de l’entrée où posent surtout des ouvrières. Derrière le mur d’enceinte en meulière, on distingue les bâtiments administratifs à droite et les ateliers à gauche et au fond.
Cette entreprise fut fondée en 1865 à Paris par la Compagnie des Lits militaires avant son installation en 1905 sur un terrain de 11,7 hectares dont 7 furent construits. Il y avait un puits artésien. Des centaines d’ouvrières et d’ouvriers (en moindre nombre) y travaillaient. Deux services étaient proposés : la location de linge aux restaurants mais surtout la blanchisserie pour l’Armée, les hospices tels les Petits-Ménages (hôpital Corentin-Celton), les collèges ainsi que le linge et vêtements professionnels des hôtels. Le transport du linge au début du XXe siècle se faisait grâce à 22 voitures et 50 chevaux.
La Blanchisserie de Grenelle fut en activité jusqu’aux Trente Glorieuses. Des bureaux la remplacent depuis plusieurs décennies.

© Pascale Maestracci
À l’emplacement de la Blanchisserie de Grenelle (aux numéros 14 à 18) de part et d’autre de la rue Eiffel, se dresse aujourd'hui des bureaux (ci-dessus). Á gauche, le bâtiment a été inauguré en 1992 et abrite des entreprises aux activités fort diverses. Celui à droite est tout entier occupé par une société financière.

Rond-Point Rouget de Lisle (Usine Larnaude)

Usine Larnaude. Carte postale. Coll. particulière
Cette carte postale (ci-contre) est prise au carrefour des rues Desmoulins et Rouget de Lisle (en direction du Rd-Pt Schuman). Les bâtiments n’ont qu’un étage avec un café dans chaque angle. Rues et trottoirs sont pavés. Une enseigne détache sur le ciel ses lettres (on peut lire « LAMPE IRIS ». Il y eut à cet emplacement en 1898 La Compagnie des lampes électriques sur un terrain de 2500 mètres carrés. L’usine comptait de 80 à 120 ouvriers et produisait un million de lampes par an. Ensuite, ce fut l’usine Larnaude puis les lampes Mazda jusque dans les années 80. Le dernier étage de l’usine était illuminé par des ampoules jour et nuit. Il était difficile d’en ignorer l’existence !

 Rue Rouget de Lisle

Rue Rouget de Lisle. Carte postale. Coll. particuière

Le cliché (ci-dessus) est pris en direction du pont ferroviaire près des quais. Tous les bâtiments à gauche ont des numéros pairs. L’immeuble de trois étages avec Le café de l’Aviation à l’angle jouxte la Blanchisserie de Grenelle dont on aperçoit d’abord les cuves cylindriques. L’entrée avec son grand portail est un peu plus loin. De toutes ces constructions de un à trois étages et en briques, y compris le petit hôtel meublé, il ne reste rien.
Une ligne de tramway empruntait la rue comme en témoignent les rails et les caténaires. C’était la ligne Auteuil-Champ de Mars ( passant par Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux ) exploitée par La Compagnie de l’Ouest-Parisien. Au fond, la ligne ferroviaire Paris-Viroflay (actuel ligne du RER) passait sur le pont.

Gare d’Issy-Plaine

D’abord, le nom de la station était seulement Halte d’Issy. Les deux ponts parallèles sont ceux des deux lignes ferroviaires, Paris-Viroflay et Saint-Lazare-Invalides ( par Puteaux et Issy-les-Moulineaux ) qui divergent juste après la gare. Celui au premier plan avec un tablier métallique correspond au tram T2, l’autre en arrière-plan, avec une arche en pierre, est emprunté par le RER.

Gare d'Issy-Plaine. Carte postale. Coll. Particulière.
L’accès à la gare se faisait, soit par une passerelle avec un décrochement au-dessus des deux lignes, soit à partir du quai par une rampe à angle aigu. Cette zone a ensuite été occupée par les bureaux du journal L’Équipe, eux-mêmes démolis depuis peu. Il y aura dans quelques années une tour abritant le siège social d’Orange et le remontage de la Halle Eiffel le long de la rue. Rendez-vous dans quelques années !