17 septembre 2019

Journée du patrimoine - 22 septembre 2019 - Victor Hugo à Issy


Adèle Foucher et Victor Hugo, 
les amoureux d’Issy



Victor © XDR
Adèle © XDR
Été 1819, Le jeune Victor Hugo vient régulièrement à Issy où la famille d’Adèle Foucher a loué une maison, située aujourd’hui au 15 bis rue Auguste Gervais, ancienne place des Marronniers.
« Le plus grand des bonheurs est encor dans l’amour »… écrit le jeune poète, amoureux fou de la belle Adèle. C’est tout cet univers que l’on vous fera découvrir ce dimanche 22 septembre2019… au Musée français de la carte à jouer, 16 rue Auguste Gervais (Entrée libre). Au programme : l’inauguration d’une plaque commémorative, des poèmes, une conférence, une animation musicale tout au long de l’après-midi… en présence d'un invité de marque : l'arrière-arrière-petit-fils de Victor Hugo ! Venez nombreux.


La maison, place des Marronniers, de Louis-Albert Bacler d'Albe

La maison aujourd'hui. © Michel Julien

Au programme


- 14h00 : Rectification - 

en raison des intempéries prévues, l'nauguration, par M. le Maire André Santini, d’une plaque sur la maison d’Adèle et de Victor, n'aura pas lieu au pied de la maison 15 bis rue Auguste Gervais, mais directement au Musée, 16 rue Auguste Gervais. Début de l’animation musicale.

- 14h30 : remise des prix aux lauréats du concours de poésie, organisé par le Clavim, le Musée français de la carte à jouer et Historim.

- 15h00 : conférence du professeur de littérature française  Jean-Marc Hovasse : « Victor Hugo et Adèle Foucher, l’été 1819 à Issy ».

- 16h00-18h : Les plus beaux poèmes de Victor Hugo, mis en musique, avec Aurélien à l’accordéon, Mathieu au chant, Jean-Pierre et Pascale à la narration… et le public.


Musée français de la carte à jouer,
Entrée libre

12 septembre 2019

Journée du patrimoine 2019 : Victor Hugo à Issy-les-Moulineaux

Victor Hugo (1802-1885) est célébré dans bon nombre de communes et il a même un musée place des Vosges et une avenue à Paris où il mourut au numéro 124, avant le transfert de son corps au Panthéon. À Issy-les-Moulineaux, un collège, une rue et un rond-point portent le nom de cet écrivain français célébrissime… car il y a une raison historique pour Issy-les-Moulineaux - que vous découvrirez le 22 septembre après-midi lors des Journées du patrimoine. 

Victor Hugo à 17 ans. © XDR
En attendant, déambulons dans la rue Victor Hugo, dans le quartier Centre Ville/Corentin Celton/Les Varennes. Elle s'étend sur 500 mètres et joint les rues du Général Leclerc et du Colonel Avia, à la limite de Paris et des départements 92 et 75. Elle reprend en grande partie le tracé d’un ancien chemin. Celui-ci se trouvait au XVIIe siècle entre la propriété de la Reine Margot (Séminaire actuel) et ses écuries. 

Le Rond-Point Victor Hugo s’est d’ailleurs longtemps appelé rond-point de l’Abreuvoir. En mai 1610, lorsque la reine apprend l’assassinat par Ravaillac de Henri IV son ex-conjoint, elle part en carrosse à toute allure sur cet itinéraire Elle prend un bateau sur la Seine pour venir en urgence au Louvre saluer le jeune Louis XIII. Jusqu’à une époque récente, il y avait « une servitude de la reine Margot » frappant cette rue qui interdisait certains travaux. Au XIXe siècle, c'est encore le chemin « vicinal n°7 ». 

Vue du Rond-Point Victor Hugo avant les travaux. On aperçoit les bureaux
d'Orange et un transformateur EFD aujourd'hui démolis.

La chapelle Saint-Nicolas (ci-dessous) s'élevait à l’angle des rues Victor Hugo et du Général Leclerc où se trouvait l’entrée. Aujourd'hui, seule la porte ancienne a été conservée pour une résidence privée. À l’emplacement de la chapelle, un jardin privatif a été aménagé.

Chapelle Saint-Nicolas. Carte postale ancienne.
Lorsqu’on s’éloigne de la rue du Général Leclerc, les transformations commencées avec l’opération immobilière de grande ampleur de l’institution Sain-Nicolas (numéros 35 à 17) sont loin d’être achevées. En effet, les bureaux du CNET puis de l’entreprise Orange (numéros 20 à 10) ont disparu au profit d’un futur écoquartier Cœur de Ville. Lorsque que l’on s’approche de Paris, la construction des immeubles s’étale sur plusieurs décennies. 

Et la Maison Victor Hugo, dans tout cela, situé au 15 bis rue Gustave Gervais ? Vous en saurez plus la semaine prochain… Promis.

Texte et photographies : P. Maestracci



5 septembre 2019

Guerre 1940-45 - Le gendarme Maurice Couton au Fort d'Issy

Voici le nouveau témoignage d'un Isséen sur son père, gendarme pendant la Seconde Guerre mondiale. Signalons que le 25 août dernier, lors des manifestations célébrant à Issy la Libération de 1944, Historim a été cité par Fabien Lavaud, président départemental de l’association des Anciens Combattants Volontaires. lors d'un discours qui reprenait un précédent témoignage publié sur le site.

Revenons au témoignage de Claude Couton. Ia confié à Historim des photographies familiales prises lors de la dernière guerre. Sa famille habitait au Fort d’Issy où lui-même est né « sur la table de la cuisine ». Son père Maurice Couton (ci-dessous) était un Garde républicain mobile nommé au Fort fin avril 1940. Il porte un képi à bande rouge. Derrière lui, une inscription en allemand signale l’entrée du Fort d’où sort un soldat allemand, sur la droite du cliché. L’indication en allemand au-dessus signifie probablement « rue de M. A Derpft, Paris ». il faut préciser qu’Issy-les-Moulineaux faisait encore partie du département de la Seine, soit Paris et la petite couronne.

Maurice Couton, Garde républicain. Années 1940/42.

Lors de la déroute française liée au Blitzkrieg (guerre-éclair) en juin 1940, sa femme Irène part en exode avec son enfant né le 20 avril 1940. Leur train est bombardé par l’aviation allemande et ils arrivent non sans mal à Chatel-Guyon (Puy-de Dôme), en zone libre, non loin de Vichy où s’installe le maréchal Pétain. Ils reviennent en septembre auprès de leur mari et père qui a été mobilisé lors de la « Drôle de guerre ». Le Fort, construit à deux kilomètres des fortifications encerclant la capitale depuis 1844, est alors occupé par les troupes allemandes. 

Vue de l'appartement familial, près des remparts.
Trois soldats allemands se détachent sur le bastion
protégé par un fossé.
La famille réside toujours au Fort d’Issy et se met à l’abri à l'intérieur du fort lors des bombardements alliés, en particulier celui sur les usines Renault à Boulogne-Billancourt. Tous subissent des privations et le père et la mère ne pèsent plus que 48 et 42 kg à la fin de la guerre !

Puis, Maurice Couton intègre les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) dont une « cellule »interne à la caserne d’Issy jusqu’à la Libération en août 1944. Il est ensuite muté au camp de Satory en 1946 dans le bataillon du 1er groupe blindé de la Gendarmerie, successeur du 45e bataillon, dont voici l'insigne (ci-dessous).



Claude Couton fait partie de l’Association de Satory (www.satorysouvenirsdejeunesse.org) avec ses deux frères, à titre de fils de gendarme du 45e bataillon de chars de combat de la Gendarmerie (une branche méconnue de l’armée) qui s’est fait décimer en mai 1940 à Stonne (Ardennes), où un char rappelle cette bataille (ci-dessous).


Monument d'un char B1bis, à Stonne. © XDR

Tous mes remerciements à Claude Couton, Isséen de naissance pour ce témoignage familial ainsi qu’ à Micheline A. qui lui a parlé d’Historim. Merci aussi à Éric pour la traduction.
P. Maestracci

30 août 2019

Historim au Forum des Associations - 6-7 septembre 2019

Voici la rentrée ! L'école reprend, les entreprises rouvrent… et le premier grand rendez-vous de la ville se prépare : le forum des Associations, , au Palais des Sport Robert Charpentier,  6 Bld des Frères Voisin.





HISTORIM
y sera, bien sûr,
toujours dans le pôle Culture,
à gauche en rentrant

le vendredi 6 septembre, de 13 h à 20 h
le samedi 7 septembre, de 10 h à 19 h


Venez nombreux discuter avec nos Historimiens, poser des questions, donner votre avis, apporter vos connaissances sur l'histoire de notre ville et découvrir nos prochaines conférences, nos visites privées, On vous attend. 
PCB

29 août 2019

Réponse - un personnage énigmatique

© PCB
Vous avez trouvé… Il s'agit de la statue du Père Jerzy Popieluszko, qui défendit, en Pologne, la cause de Solidarnosc et en mourut. Elle se trouve à l'entrée du parc Jean-Paul II, dans le square qui s'ouvre rue de l'abbé Derry, dans les Hauts d'Issy.
Pour en savoir plus : http://www.historim.fr/2011/02/solidarnosc-reponse.html

Ainsi se termine l'été 2019… Le Forum des Associations approche, les Journées du patrimoine aussi. Bonne rentrée à tous. PCB.

24 août 2019

Jeu - Un personnage énigmatique

Pour terminer cet été en jeux et en lecture, voici un personnage bien énigmatique : un sourire bienveillant … mais les poings serrés en signe de force ! Qui est-ce et où se trouve-t-il ?


© PCB
Réponse le 29 août

21 août 2019

Affaires d'honneur de Pierre Grenet

Et si vous vous reposiez de toutes ces promenades "nez en l'air"… 
en bouquinant tranquillement chez vous. 

Voici une note de lecture - demandée à Jacques Primault, notre aviateur historimien – concernant un livre écrit par un Isséen, Pierre Grenet. Une fois n’est pas coutume, le livre ne porte pas sur Issy-les-Moulineaux mais sur un sujet historique plus général :  les combats de nos aviateurs en mai 1940. Ce sujet nous est cher car les liens entre Issy-les-Moulineaux et l’Armée de l’air ont toujours été très étroits, via le terrain d’aviation et l’état-major de l’Armée de l’air tout proche.





Intitulé Affaires d’honneur, édité aux éditions Riquetti, ce livre (ci-dessus) évoque la vie personnelle, la carrière militaire et les combats de l’oncle de l’auteur, le commandant Pierre Grenet, ancien Cyrard, puis aviateur, qui fut d’octobre 1939 à mai 1940 commandant du groupe de bombardement d’assaut II/54 (écusson ci-contre), volant sur Bréguet 693. Il trouve la mort le 18 mai, son avion étant littéralement coupé en deux par la Flak allemande, son mitrailleur pouvant miraculeusement sauter en parachute.


Peinture de Bernard Lengert

L’auteur n’est pas un historien de métier (il a travaillé notamment à France Telecom Multimédia) mais ses nombreuses lectures et ses recherches approfondies sur son oncle, sur les combats aériens en mai 1940 et sur le contexte politique et militaire du moment, donnent une épaisseur à son texte, écrit dans un style très agréable. On croit tout connaître de cette période - le déficit d’avions modernes, les erreurs stratégiques de l’état-major, le courage et les importantes pertes des aviateurs (voir le site : www.passionair1940.fr)  mais on en apprend encore sur les causes de cette débâcle. 

Passage éclair © XDR

Et là, l’auteur ne mâche pas ses mots, parlant, pour certains militaires, parfois très haut placés, de « coupable complaisance », de « trahison » voire de « coup d’État fasciste », jusqu’à pointer l’ombre de la Cagoule et des Ligues de droite, tout ceci expliquant le sous-titre du livre.


Même si l’auteur aborde, vers la fin du livre, des questions familiales ou expose des considérations très personnelles sur les événements et la notion de « héros », les deux premières parties en revanche sont passionnantes, décrivant au jour le jour le courageux combat de ces pilotes, observateurs et mitrailleurs, bombardant en vol rasant et soumis aux tirs meurtriers des DCA mobiles allemandes. Au travers d’un journal - reconstitué - de l’avant-guerre de son oncle, l’auteur fait un clin d’œil à Saint Exupéry, lui-même en missions de reconnaissance à la 33e escadre sur Bloch 174 durant cette même période.

J. Primault

19 août 2019

Réponse - Et une, et deux et trois !

Vous les avez trouvées finalement ces têtes …  


© M. Julien

Il s'agit de mascarons, ces figures humaines parfois effrayantes, dont la fonction primitive était de chasser les mauvais esprits des demeures. Elles protègent l'immeuble du 10 avenue de la République, en Centre ville (ci-dessous).

© M. Julien

L'avenue a été percée lors des opérations d'aménagement de l'ancienne propriété du "Couvent des Oiseaux" à la fin du XIXe siècle. Mais n'y voyez aucune relation de cause à effet !  PCB