13 décembre 2017

Le quartier des Épinettes, à Issy - quel drôle de nom !

Le quartier des Épinettes, à Issy-les-Moulineaux. © XDR

Les Épinettes… Les immeubles  du quartier, situé dans les Hauts d'Issy, se voient de partout à Issy-les-Moulineaux (ci-dessus). On y accède maintenant par les escaliers mécaniques couverts, qui permettent, en passant, d'admirer le Boudhha, cadeau de notre ville jumelle de Leshan, en Chine.
http://www.historim.fr/search?q=bouddha

Mais d'où vient ce nom ?
On trouve mention du lieu-dit "l'Épinette", dès le XIIIe siècle.
S'agit-il de l'instrument de musique, de la même famille que le clavecin ? Non.
Il s'agit en fait d'un cépage, plus connu aujourd'hui sous le nom de pinot blanc. Au Moyen Âge, cet endroit de 4 hectares environ était planté de ce cépage et représentait alors le plus important vignoble du coteau. Le nom réapparaît en 1693 dans un contrat d'échanges de terres. Mais pourquoi "épinette" ?  L'origine du nom serait liée à des broussailles d'épines : cultivées après le défrichage, elles donnaient un cru particulier.

Pinot blanc. © XDR
Le quartier des Épinettes dans le 17e arrondissement de Paris aurait la même origine. PCB

8 décembre 2017

Robert Marchand, champion du monde cycliste à 106 ans

Robert et Serge fêtent 106 ans d'une vie bien remplie !
 © Serge Rebondy
Robert Marchand, venu plusieurs fois dans notre commune, a fêté son 106e anniversaire en compagnie d’amis parmi lesquels l’Historimien Serge Rebondy qui lui a souhaité bon anniversaire de la part de notre association. Il l’a photographié et lui a posé quelques questions. Robert Marchand a sportivement accepté d’y répondre.

Entretien avec Robert
Serge : Quel est votre héros dans le domaine sportif ?
Robert :  Il est vieux (rires). C’était Blanchenet [un champion cycliste], il était parfait.

Serge :  Quel est votre plus grand regret ?
Robert : [Rires] Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire…[Long silence]. Dans ma vie, une fois, je me suis mal comporté. Je marchais sans chaussure. Sur un trottoir, il y avait un porte-monnaie. Je l’ai pris et puis il y avait de l’argent.

Serge : Quel message voulez-vous adresser aux jeunes ?
Robert :  C’est compliqué. Il faut être loyal, ne pas être menteur, respecter beaucoup les femmes qui depuis longtemps ne sont pas respectées.

Serge : Dans un an, nous célébrerons le centenaire de 1918. Que pensez-vous de cette guerre ?
Robert :  Je voudrais que tous les Français aillent faire un pèlerinage dans la Somme, dans l’Aisne, voir les dégâts que fait une guerre.

Serge : Vous êtes né le 26 novembre 1911. Connaissez-vous votre heure de naissance ?
Robert :  À 10 heures du matin. Je peux le prouver, j’ai un calendrier.

Serge : Robert, es-tu content de cette journée [d’anniversaire] ?
Robert : [Rires]. Si je n’étais pas content de ma journée, je serai difficile !

Robert Marchand, en d’autres occasions, raconte des anecdotes. En voici une sur Jules Ladoumègue, spécialiste du demi-fond, multiple recordman du monde : « Un type incroyable ! On l’a disqualifié à vie pour avoir touché 20 francs. Celui qui n’a pas vu courir Ladoumègue n’a rien vu ».

L'Ardéchoise, course mythique
Serge Rebondy raconte comment il a connu Robert Marchand. Ils se sont rencontrés il y a plus de vingt ans pour l’Ardéchoise. C’est une « course de masse pour cyclos », une balade dans l’Ardèche montée par Gérard Mistler. Ce professeur de français a toujours fait du vélo et a commencé avec quatre copains. Depuis vingt-cinq ans, l’Ardéchoise, commencée à 5, regroupa en 2016 16 000 coureurs sur une distance de 150 kilomètres.

Robert, à 105 ans sur son vélo,  avec le mythique maillot de l'Ardéchoise.
© XDR
Robert Marchand en est « la mascotte ». D’abord, il descendait dans sa 4L avec le vélo dans le coffre mais il ne peut plus conduire depuis qu’il a 100 ans. Il fait le parcours avec des enfants sur une trentaine de kilomètres, donne le départ chaque jour à 500 coureurs, remet les prix. Depuis son 100e anniversaire, un col à 911m. d’altitude, proche de Lalouvesc, porte son nom. Gérard Mistler, l’organisateur de cette course a demandé à l’Union Internationale du Cyclisme de créer une catégorie masters des plus de 100 ans, puis une autre des plus de 105 ans. Le double titulaire en est Robert Marchand mais la concurrence se profile à l’horizon !

Souvenirs
Robert Marchand était au Bourget en 1927 avec 100 000 spectateurs pour voir atterrir Lindbergh. Ce fut d’abord « une petite lumière rouge dans la nuit, puis des applaudissements ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il était pompier à la caserne Château-Landon (Paris 10ème). Son commandant l’envoie à Drancy faire faire du sport à des jeunes gens. Mais « c’était que des fils à papa et de collabos ». Il refuse de les entraîner et revient à la caserne. Son refus lui valut un mois de prison ! Lorsqu’il battit son premier record à 101 ans en 2012, les pompiers de cette caserne ont souhaité lui offrir une médaille d’honneur qu’il a refusée avec virulence.

Robert Marchand au cours de son existence a exercé de nombreux métiers : marchand de légumes, de vin, d’armes au Vénézuéla dont il est parti précipitamment à bord d’un bateau pour Le Havre. Il est un fidèle lecteur du journal L’Humanité.
Toujours autonome, il fait ses courses et sa cuisine, a un solide coup de fourchette et est « en pleine forme » !
Serge Rebondy, transcription P. M.






3 décembre 2017

Pierre Sarreau, un Isséen féru de théâtre

Pierre Sareau, place de la Fontaine, à Issy. © P. Maestracci

Influence familiale
Son amour du théâtre remonte à l’enfance quand sa mère venait à Paris pour profiter des spectacles. Elle y avait des amis tels que Henri Jeanson, Henri Varna (directeur du Casino de Paris) et a même un jour dîné en compagnie de Joséphine Baker.
Le père de Pierre, militaire de carrière, dut reprendre la société de son beau-père à Montluçon (Allier). C’était une entreprise de fabrication de vinaigre et de moutarde. Lorsqu’elle fut rachetée par La Générale Alimentaire, tout le personnel retrouva un emploi car M. Sarreau y mit un point d’honneur. Sur le plan familial, il ne mit aucun obstacle au désir de son fils qui voulait faire du théâtre.

Les débuts sur scène
Pierre Sarreau est élève au Cours Simon de 1975 à 1978. En dernière année, il reçoit le prix du Jury : « la marche était haute », commente-t-il car il fallait jouer à huis clos devant des jurés professionnels réputés.
Il commence à travailler avec un copain du Cours Simon, Xavier Letourneur (actuel directeur de Mélo d’Amélie), qui écrit une comédie : Médicis et demi. Pierre interprète plusieurs rôles comme les rois Charles IX et François II, un moine etc. Une des répliques de Catherine de Médicis le fait encore rire : « Je suis trombone, je me retire en coulisse ». Cette pièce fut donnée au théâtre parisien des Blancs-Manteaux.

Reconversion professionnelle
Pierre Sarreau au bout de quelques années, travaille dans une maison de vêtements en gros située rue de Turenne. Cette maison travaille, entre autres, pour Yves Saint Laurent. Lors de l’élaboration des modèles des collections, Pierre sert de mannequin car les mesures sont prises sur lui.
Ensuite, il est embauché par la maison Any d’Avray, rue Danielle Casanova à Paris. Celle-ci produit des perruques pour hommes. C’est là qu’il fait la connaissance du président de l’association isséenne L’Intime. Les deux hommes, après avoir réglé l’aspect professionnel, se lancent dans une discussion sur leur sujet de prédilection. Pierre Sarreau adhère dans la foulée en 1987 à cette association qui est d’ailleurs la plus ancienne de la commune et toujours active dans le domaine théâtral ! Il joue dans de nombreuses pièces dont les auteurs sont Molière, Feydeau et Robert Thomas.
Après Any d’Avray, Pierre Sarreau travaille chez NJ Diffusion à temps plein puis à temps partiel, ce qui lui permet de renouer avec sa vocation première.

Compagnies théâtrales dont il a fait partie et dont il est toujours membre
À Issy-les-Moulineaux, Pierre Sarreau se lie avec Maurice Pigout de la Compagnie du Masque dont il dit que « c’est un bon metteur en scène et un très bon directeur d’acteurs ». Il a le plaisir de jouer dans des pièces d’Agatha Christie, Emmanuel Roblès, Ionesco, etc.
Pierre Sarreau participe deux fois au Festival de la Réunion pour des pièces parmi lesquelles Topaze, heure et demie de retard et La cantatrice chauve.

Affiche de l'atelier-théâtre
de l'OIPA d'Issy-les-Moulineaux.
À Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), il fait revivre avec D. Arnaud une troupe, Le Lézard bleu. De 2012 à 2014. Au Festival de Bougival (Yvelines) de 2014, il obtient le prix d’interprétation ex-aequo avec son partenaire pour Faux et usages de faux de Gérald Sibleyras..
À Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il est membre du TLM (Théâtre et Musique de Levallois, 15 rue Pierre-Brossolette) et joue Pique-nique en ville, pièce pleine de quiproquos de Georges de Tervagne. Il continue d’ailleurs toujours avec cette troupe.

Installation à Issy-les-Moulineaux
Pierre Sarreau est isséen depuis 2010 car,  à l’époque, il souhaite être géographiquement proche de la Compagnie du Masque avec laquelle il participe à plusieurs spectacles en interprétant entre autres, le peintre Matisse au Chemin des Vignes. 
Depuis trois ans, il est bénévole à l’atelier théâtre de l’OIPA (Office Isséen pour les Aînés, www.oipa-issy.org). Il rend hommage à Ginette Journo, ancienne de l’Intime « qui dirige avec moi l’atelier » (affiche ci-dessus).
En plus de toutes ses activités, Pierre Sarreau a présidé un certain temps le Conseil départemental de la FNCTA92 ( Fédération Nationale des Comédiens de théâtre et d’Animation).

En septembre 2016, lors des Journées isséennes du Patrimoine, il incarne dans le spectacle consacré à l’aviateur Roland Garros, organisé par Historim et par la Compagnie du Masque, au Musée Français de la Carte à Jouer puis au PACI, un commandant de bord (photo ci-contre).
Depuis 2016, la troupe du Lézard bleu est isséenne (contact : pierre.sarreau@gmail.com).

Son actualité
Pierre Sarreau joue tous les vendredis soirs à 21h30 à la Comédie Saint-Michel, 95 boulevard Saint-Michel à Paris La Chambre mandarine de Robert Thomas (affiche ci-dessous). La pièce est à l'affiche jusqu’au début janvier 2018. http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/408


Par ailleurs, il prépare avec sa troupe un spectacle qui sera donné à l’Espace Icare, boulevard Gambetta en mars de l’année prochaine.
P. Maestracci

30 novembre 2017

Quand le jazz est là…

Tout le monde connaît cette chanson de Claude Nougaro : "Quand le jazz est là, la java s'en va… ". Eh bien le jazz arrive en France avec les Américains, le 27 décembre 1917, dans le port de Brest. Ce jour-là, à bord du USS Pocahontas, les hommes du 369e régiment d'infanterie, composés de Noirs américains. Parmi eux, un orchestre dirigé par le lieutenant James Reese Europe (1880-1919)déjà célèbre dans son pays.

Les 44 musiciens à bord du USS Pocahontas.  © XDR
Sur le pont  du navire (ci-dessous), les 44 musiciens de l'orchestre, dirigés par James Reese Europe (extrême gauche) improvisent en swing une Marseillaise endiablée, surprenante pour des Français qui ne connaissent absolument pas cette musique venue du sud des États-Unis.

Le premier vrai concert de cet orchestre, baptisé les Hell Fighters, se déroule à Nantes en février 1918, au théâtre Graslin.  Un témoin raconte :
« Je suis certain que la plus grande partie de la foule n'avait jamais entendu un morceau de ragtime [...]. Il sembla alors que tout le public commença à se balancer. De dignes officiers français commencèrent à taper du pied [...]. Quand l'orchestre eut fini et que les gens éclatèrent de rire, leurs visages illuminés de sourires, j'étais forcé d'admettre que c'était exactement ce dont la France avait besoin dans ce moment critique. » Quel succès ! Très vite, les concerts se multiplient, un premier disque sort en France en 1919. 

Partout le même enthousiasme. Le peintre Henri Matisse qui a quitté Issy-les-Moulineaux en 1917 et habite dorénavant Nice, salue l'arrivée du jazz dans sa nouvelle ville d'adoption qui compte dès la fin de l'année 1918 plusieurs dizaines de clubs de jazz.

C'est en musique, en compagnie des Hell Fighters et de James Reese Europe droite) qu'Historim clôture cette saison 4 de la Grande Guerre. PCB



27 novembre 2017

La Première Guerre mondiale… pour les enfants

L'éditeur Quelle Histoire - spécialisé dans les livres d'histoire pour enfants (de 6 à 10 ans) - publie un nouvel ouvrage sur la Grande Guerre :  Première Guerre mondiale - (collection Premium - 92 pages - 12,50 €). Des textes adaptés à un lectorat du primaire, des illustrations toujours validées historiquement.


Au sommaire : Les poilus dans les tranchées, les attaques de sous-marins, les combats aériens, les grandes batailles, les monuments aux morts… des pages consacrées à l'armement, le portrait des grands personnages, des chronologies, une carte… C’est tout cela la Grande Guerre et bien d’autres choses à découvrir, comme la naissance du handisport, les trêves de Noël entre ennemis… et l’arrivée du jazz en France -que vous découvrirez dans notre dernier article. PCB [À suivre].

Disponible chez votre libraire ou sur le site internet :
https://www.quellehistoire.com/boutique/livres/premiere-guerre-mondiale-premium/



24 novembre 2017

1917 - les premiers chars en action

14 juillet 2017 - défilé aux Champs-Élysées. © XDR

Le défilé du 14 juillet, auquel était convié le président des États-Unis, mit en scène quelques armes "modernes" dont ce char Schneider monté sur chenilles, équipé d'un canon de 75 mm sur le côté avant droit et de deux mitrailleuses sur les côtés (ci-dessus). Son équipage est formé d'un conducteur et de cinq servants. Il est conçu par la société Schneider, installée à Saint-Ouen, en région parisienne.

Les premiers modèles, des sortes de tracteurs avec chauffeur, destiné à écraser les barbelés, sont présentés à Vincennes dès 1916. Les mois passant, des progrès sont réalisés et les premiers essais sont faits dans les bois de Meudon, tout près d'Issy-les-Moulineaux, et en forêt de Compiègne.

Ces chars sont conçus pour ouvrir des passages à l'infanterie à travers les réseaux de fils de fer barbelés  et pour détruire les nids de mitrailleuses ennemis. Ils font leur apparition le 16 avril 1917 à Berry-en-Bac, dans l'Aisne, pour la grande offensive du Chemin des Dames. Ils sont 132 engagés mais le résultat n'est guère concluant :   57 sont détruits par les Allemands, 56 ramenés du combat (44 en panne dans les lignes françaises).

Char Schneider à Berry-en-Bac. © XDR

400 exemplaires seront construits jusqu'à l'armistice de 1918. Mais l'armée française privilégiera les chars légers Renault plus fiables. 
Et les Américains dans tout cela ? Le général Pétain déclare publiquement, le 17 décembre 1917, « J’attends les chars et les Américains ». Il indique même que 4730 chars légers ont été commandés, 1200 devant être fabriqués par l’industrie américaine : chars lourds Mark VIII, dit Liberty, et chars légers Ford. Mais ils ne seront pas livrés à temps, l'armistice ayant été signé. PCB [À suivre].

22 novembre 2017

Conférence de Guy de Rochambeau

Guy de Rochambeau juste avant la conférence.. © P. Maestracci

Quelle belle conférence hier soir au Musée français de la carte à jouer. Dans le public nombreux, M. André Santini, au premier rang. L'Isséen Guy de Rochambeau, descendant d'un des héros de la Révolution américaine nous a fait remonter le temps, dans ces années 1773-83 lorsque l'Amérique s'enflamma. 



Donatien Rochambeau.
©XDR
Ceux que l'on appelle les "Insurgents" ont déclaré leur indépendance  en 1776… le 4 juillet, devenu jour de la fête nationale. 13 colonies se regroupent pour forme les États-Unis (carte ci-contre). Mais les Anglais ne l'entendent pas ainsi et se mobilisent.  Les Américains et leur président George Washington sont en difficulté.

C'est alors que le 6 février 1778, un traité d'alliance est signé à Paris, entre Benjamin Franklin, représentant des 13 colonies, et le comte de Vergennes, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI - un traité toujours en vigueur aujourd'hui !

Jean Baptiste Rochambeau
© XDR
Les comte et vicomte de Rochambeau (père et fils, à gauche), d'autres encore viennent soutenir les Américains, à commencer par La Fayette qui débarque de son navire l'Hermione en 1880. Une aide militaire, terrestre et navale, qui aboutit à la bataille de Yorktown le 19 octobre 1781 et la victoire des Américains.
Les traités de Paris et de Versailles, signés en septembre 1783, mettent un terme à cette guerre. L'Angleterre reconnaît officiellement l'indépendance des États-Unis.


Bataille de Yorktown. La flotte française assiège les Anglais. ©XDR


L'Alliance de 1778,
de Jean-Pierre Renard. © XDR
Le traité d'alliance de 1778 inspirera l'artiste Jean-Pierre Renard, réalisateur de cette sculpture l'Alliance de 1778, (ci-contre) installée au Mémorial Rochambeau-Washington, rond-point de Varennes à Naveil (Loir-et-Cher). La sculpture  en acier mesure 2 mètres de hauteur environ. Les deux proues de bateaux chahutées par les flots symbolisent les flottes des deux alliés. Les deux mains représentent l’Amitié entre les deux peuples et la colombe est le symbole de la paix. Un bateau à voile évoque les traversées transatlantiques qui duraient de 6 à 8 semaines sous Louis XVI.

L’œuvre souhaitée par l’association Les Amis de Rochambeau (http://lesamisderochambeau.org) fut dévoilée en septembre 2017 en présence d’une représentante de l’ambassade des États-Unis, du président du Conseil départemental du Loir-et-Cher et des autorités civiles et militaires.

Guy de Rochambeau, descendant d'un de ces héros français engagés au côté de George Washington, nous fait revivre ces événements, s'appuyant sur des documents historiques. Et il nous explique pourquoi il était "normal" pour les Américains de répondre par deux fois à l'appel des Français. C'est ainsi qu'en 1917, puis en 1941, les Américains viennent apporter à leur tour une aide indispensable pour remporter la victoire.  Une aide en hommes, mais aussi en matériels… En souvenir.

Le 13 juin 1917, le général Pershing débarque à Boulogne-sur-Mer, suivi le 23 juin, par les premiers soldats américains, les "Sammies", qui, eux arrivent dans le port de Saint-Nazaire. Entraînés dans le camp de Gièvres (Loir-et-Cher), les hommes participent à leur premier combat à Saint-Mihiel du 12 au 19 septembre 1918. Guy de Rochambeau nous raconte que le 4 juillet 1918, jour de la fête nationale, le général américain Taylor se rend dans la propriété des Rochambeau, à Thoré-la-Rochette,  (Loir-et-Cher) et dépose une gerbe sur la tombe du marquis (ci-dessous).

Les Américains à Thoré-la-Rochette, 4 juillet 1918.
© Edouard Brissi/ECPDA
Novembre 1942, les Américains entrés dans la Deuxième guerre mondiale en 1941, débarquent avec les Alliés en Afrique du Nord ; en juillet 1943, ils sont en Sicile et participent à la campagne d'Italie. Et, bien sûr, le 6 juin 1944, ils prennent pied en Normandie, : c'est l'opération Overlord. Puis, le 15 août 1944, ils sont en Provence et remontent la vallée de la Durance.
Et savez-vous comment furent surnommées les conductrices ambulancières de l'unité Rochambeau qui faisait partie de la 2e DB du général Leclerc ? Guy de Rochambeau nous le rappelle : les Rochambelles, en hommage à ses célèbres ancêtres.
Et c'est ainsi que se termine cette bien intéressante conférence. Un grand merci à Guy de Rochambeau !
 PCB  [À suivre]


À SIGNALER
le colloque international organisé par la Société des Cincinnati de France et l'Université Paris-Sorbonne pour célébrer l'entrée en guerre des Américains, les 24 et 25 novembre.
https://www.acoram.fr/wp-content/uploads/2017/03/CP_Cincinnati_annonce_colloque_29032017_Vd.pdf
Inscriptions obligatoires, en ligne : www.lafayettenousvoila.fr ; 01 46 61 45 40

À SIGNALER ÉGALEMENT :
En 2006, une belle place (ci-dessous), la Place du Maréchal de Rochambeau, fut inaugurée à Issy-les-Moulineaux en présence de la famille Rochambeau par le Maire André Santini. Elle se trouve le long du siège de Microsoft Europe, pas loin d’ailleurs du quai du Président-Roosevelt.

La Place du Maréchal de Rochambeau, à Issy-les-Moulineaux. XDR
   

17 novembre 2017

Guy de Rochambeau - conférence au Musée français de la carte à jouer


C'est avec un grand honneur qu'Historim reçoit dans le cadre de sa saison 4 de la Grande Guerre, l'Isséen Guy de Rochambeau (ci-contre), descendant d'un des héros de la Révolution américaine. 

Entrée libre. Venez nombreux !



mardi 21 novembre, à 18 h.

Musée français de la carte à jouer
16 rue Auguste Gervais, Issy-les-Moulineaux


Thème de la conférence 

De l'aide aux Insurgents décidée par Louis XVI aux deux Guerres mondiales : un lien particulier entre France et États- Unis depuis le XVIIIe siècle.

Les ancêtres de Guy de Rochambeau, Jean-Baptiste Donatien et son fils Donatien Marie Joseph, participèrent aux côtés du marquis de La Fayette (dont on a déjà beaucoup parlé), à la Révolution américaine, appelée aussi guerre d'Indépendance, soutenant les Insurgents dans leur combat contre les Anglais. 

La bataille de Yorktown.

L’artiste français Louis Couder a représenté le comte de Rochambeau, au centre de ce tableau (ci-dessus) intitulé La bataille de Yorktown devant George Washington et La Fayette plus en retrait. Petite anecdote : c'est en observant l'une des toutes premières cartes d'état-major de New York, que  le comte de Rochambeau a convaincu George Washington qu'il était impossible de prendre la vile et qu'il valait mieux attaquer Yorktown. Ce qui fut fait avec succès le 19 octobre 1781 !

Une aide inestimable venue de France, grâce au roi Louis XVI, que les Américains n'oublieront pas ni en 1917 ni en 1941 ! PCB [À suivre].