19 juillet 2019

Réponse - arc, rond, cercle

© PCB
Vous avez trouvé ? Il s'agit d'un "pigeonnier" construit au XIXe siècle sur les ruines du château des Conti, détruit pendant les combats de la Commune en mai 1871. Aujourd'hui, il trône fièrement sur la terrasse du Musée français de la carte à jouer, inauguré en 1997. Il s'agit de l'unique musée en France, consacré aux cartes à jouer. 
Il abrite aussi de nombreuses expositions… et un restaurant éphémère : au menu cette année, des plats coréens - délicieux. N'hésitez pas, allez-y, après avoir vérifié les horaires : https://openagenda.com/museecarteajouer/events/profitez-dun-restaurant-coreen-sur-la-terrasse-du-musee?lang=


Terrasse du Musée français de la carte à jouer. © PCB

Prochain jeu le 21 juillet, 18 h.

14 juillet 2019

Jeu - arc, rond, cercle ?

Certains d'entre vous vont reconnaître tout de suite cette étrange figure géométrique… d'autres peut-être pas ? Bonne chance…



 PCB

Réponse le 19 juillet, 18 h.

12 juillet 2019

Réponse - évasion surréaliste

© M. Julien
Alors ?

Cette étrange sculpture se trouve sur la façade  de la Résidence Vauboitron (administrateur de biens et syndic de copropriété), juste à côté du Conservatoire- Niedermeyer Auditorium, qui se situe en Centre Ville, Mail Raymond-Menand, maire d'Issy-les-Moulineaux de 1973 à 1980.

S'agit-il de notes de musique endiablées ? Synonyme d'évasion.
Le Conservatoire propose d'apprendre toutes sortes de musique, de la musique ancienne au jazz. Quant à l'Auditorium de 354 places assises, il peut accueillir spectacles et colloques. PCB

© M. Julien
Prochain rendez-vous, le 14 juillet 18 h.

7 juillet 2019

Jeu - évasion surréaliste

L'été est là… et, comme  à chaque période de vacances, Historim vous fait découvrir votre commune en jouant au "nez en l'air". C'est parti pour une évasion… surréaliste. 

© M. Julien

Alors, ça vous inspire ?
Réponse le 12 juillet, 18 h

3 juillet 2019

Jean Moulin, son arrestation - conférence à Issy-les-Moulineaux

 Le 8 juin dernier, à la Maison du Combattant rue du Général Leclerc,  Patrick Flandre, délégué principal isséen de l’Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite organisait une conférence, ouverte exceptionnellement aux membres d’Historim, sur le thème "Le mystère de l’arrestation de Jean Moulin à Caluire le 21 juin 1943". Le conférencier, M. le commissaire général Michel Barbaux, passionna l’assistance nombreuse par son érudition, son humour et ses anecdotes.

Jean Moulin, de Rodolfo Vega, sur l'Île
Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux. © A. Bétry


Jean Moulin à Issy-les-Moulineaux
Jean Moulin, héros de la Résistance, est né le 20 juin 1899, a été arrêté le 21 juin 1943, est mort le 8 juillet 1943. Son buste se trouve, depuis 1995, sur l'Ile St-Germain à Issy-les-Moulineaux, devant le 15/17 avenue Jean Monnet (ci-dessus). Œuvre de l'artiste salvadorien Rodolfo Vega, il représente Jean Moulin (1899-1943), premier président du Conseil National de la Résistance.
Rappelons que Jean Moulin fit un court séjour dans notre commune. En tant que caporal-chef, il intègre le Bataillon de l'Air n°117 (devenu en 1964 la Base aérienne 117). Il est nommé sergent de réserve le 10 décembre 1938. En 1939, le voilà préfet d'Eure-et-Loir. Pas pour longtemps. La guerre éclate. Il retourne à Issy du 13 au 26 décembre 1939 pour passer une visite médicale d'incorporation à l'école des mitrailleurs - un problème de vue l'en empêche. Il ne reverra plus notre commune.

Le résistant
M. Michel Barbaux commence son exposé par ces mots : « C’est un témoignage mais pas une conférence » car il a rencontré bon nombre de Résistants dont il parle avec émotion. L’arrestation de Jean Moulin fut : « une affaire, un drame, un guet-apens… » Raymond Aubrac, décédé en 2012, lui a demandé « de transmettre la mémoire » de la Résistance. C'est chose faite.
Préfet en 1939, Jean Moulin est révoqué par le Régime de Vichy en novembre 1940. En octobre 1941, il rencontre le général de Gaulle qui le charge d’unifier les mouvements de Résistance. Il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 31 décembre 1941. Il crée l’Armée secrète par fusion des formations para-militaires des trois mouvements de la zone sud et préside les MUR (Mouvements Unis de la Résistance) tandis que Pierre Brossolette unifie ceux de la zone nord occupée. Le CNR (Conseil National de la Résistance) est créé en mars 1943 regroupant six partis politiques, huit mouvements de Résistance et deux syndicats (CGT et CFTC). La première réunion se tient le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, sous l’autorité de Jean Moulin.


La maison de Caluire où fut arrêté Jean Moulin. © XDR
La tragédie
Elle commence par l’arrestation en mai 1943 du général Charles de Delestraint, chef de l’Armée secrète, qui fut par la suite « abattu à Dachau en 1945 ». Jean Moulin apprend cette arrestation par son secrétaire Daniel Cordier le 14 juin et en informe le général de Gaulle dès le lendemain.
Une réunion est prévue le 21 juin dans une maison amie à Caluire (ci-contre), dans les environs de Lyon, pour remplacer le général Delestraint. Sont présents Jean Moulin, André Lassagne adjoint de Delestraint, Bruno Larat, Raymond Aubrac, les colonels Schwarzfeld et Lacaze, le journaliste Henri Aubry « seul prévu à la réunion » du groupe Combat mais assisté de René Hardy « grande gueule », non convié mais envoyé par Bénouville.
Les résistants sont arrêtés par Klaus Barbie et transférés à la prison de Montluc. Seul René Hardy arrive à s’échapper de façon rocambolesque laissant planer le doute. Jean Moulin, torturé par Barbie, ne parle pas. Le dernier à l’avoir vu encore envie dans la prison est Raymond Aubrac. 

Jean Moulin. © XDR
Jean Moulin (ci-contre) meurt aux alentours de Metz dans un convoi en route vers l’Allemagne. Serge Ravanel, chef des Groupes Francs, avait pourtant préparé une opération commando pour libérer Jean Moulin mais qui n’a pas pu avoir lieu. Il réussit en revanche à mettre au point une opération commando dirigée par Lucie Aubrac pour libérer Raymond Aubrac. Serge Ravanel devient par la suite le chef des FFI à Toulouse en 1944 où il accueille le général de Gaulle. pour qui « Moulin était de ceux qui firent leur tâche et à ce titre, on ne le remplacera pas ». De fait, il nomma, après un long intérim, quatre hommes dont Georges Bidault, pour lui succéder.

Le cas René Hardy
René Hardy a été envoyé à la réunion de Caluire par Bénouville. Dans deux rapports allemands, il est signalé comme « résistant retourné … contre-agent allemand ». Lors de son premier procès en janvier 1947, devant la Cour de Justice de la Seine, il est acquitté « au bénéfice du doute ». Un second procès, en avril 1950, se tient au Tribunal militaire permanent de la Seine. René Hardy est encore acquitté « à la minorité de faveur ».
Les polémiques sur les responsabilités de l’arrestation de Jean Moulin continuent de nos jours et il faut espérer que l’ouverture des archives apportera un jour une réponse claire à cette « affaire de Caluire »

Au Panthéon
Jean Moulin, général de division à titre posthume en 1946, entre au Panthéon le 19 décembre 1964 ; le discours d’André Malraux (ci-dessous), alors ministre d'État chargé des Affaires culturelles, est resté dans toutes les mémoires : « Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège… »

André Malraux, devant le Panthéon, le 19 décembre 1964. © XDR
Sur la sculpture d'Issy-les-Moulineaux, figure un autre extrait de ce discours 
"Aujourd'hui jeunesse, puisses tu penser à cet Homme comme tu aurais approché tes mains de cette pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé. Ce jour là, elle était le visage de la France." 
P. Maestracci

PS. Profitez des vacances pour lire quelques ouvrages conseillés par le conférencier :
- Raymond Aubrac, Où la mémoire s’attarde, Poches Odile Jacob.
- Pierre Péan, La diabolique de Caluire, Fayard.
- Jean-Christian Petitfils (sous direction), Les énigmes de l’histoire de France, Perrin histoire. Chapitre d’Olivier Wievorka pour l’arrestation de Jean Moulin.

26 juin 2019

Sentiers isséens

Par une belle après-midi de juin, nos Historimiens sont partis en balade à travers la ville, sous la direction de notre guide-conférencier Florian, en grande forme. De la place des Tilleuls au Chemin des Vignes, un parcours méconnu plein de charme enrichi de présentations historiques. 

Florian, Place des Tilleuls. © A. Bétry
Tout commence Place des Tilleuls, dans les Hauts d'Issy (ci-dessus). Florian, perché sur son escabeau, évoque le village médiéval d’Issy, cité dans un premier écrit datant de 907, même si l’origine remonte à Childebert en 558. Issy relève de l’abbaye de Saint-Germain des Prés qui possède alors la rive gauche de la Seine jusqu’à Meudon. Une maison forte de l’abbaye, le « château », se trouvait face à la première église Saint Étienne ; elle comprenait un auditoire, une geôle, des bâtiments agricoles. La population « misérable » ne compte que 50 foyers au XIVe siècle.

Sentier de la Montézy. © A. Bétry
Nous voici partis par le sentier de la Montézy, où l'on se croise difficilement (ci-contre). Ce "sentier de brouette" tire son nom d’un lieu-dit - mais est-ce une déformation du nom du château de Monthléry protégeant Paris ? Florian aborde le maraîchage dont Issy fut un gros fournisseur de fruits et légumes pour la capitale : choux, carottes, navets, épinards et salades d’abord cultivés en plaine, puis sur le coteau, quand l’armée au XIXe siècle réquisitionna le champ de manœuvres (actuel Héliport).

Nous empruntons maintenant la rue de la Galerie pour nous rendre au Fort. Cette rue reprend le tracé d’un aqueduc approvisionné par des sources dans la zone du Fort. La répartition de l’eau se faisait par des dalles trouées et facilement bouchées entre les propriétés ecclésiastiques et aristocratiques. On continue par la rue du Fort. Elle présente encore quelques maisons typiques du milieu du XXe siècle, surélevées avec un perron, construites en brique et avec un toit à double pente. Elles ont souvent remplacé des cabanes en bois occupées par des familles pauvres mais qui se regroupaient comme en témoigne le nom de la proche impasse des Trois beaux-frères. Des promoteurs vendirent aussi des terrains non viabilisés, ce qui explique que la zone du plateau n’ait pas été électrifiée totalement en 1939.

Voilà l'entrée du Fort et son éco-quartier qui méritera une visite toute particulière tant son histoire est intéressante. Sur notre droite, des marches conduisent à la promenade des Courtines devenue, en 2018,  Chemin du Colonel Arnaud Beltrame (1973-2018), héros qui a sacrifié sa vie pour libérer une femme otage d’un terroriste.

.
Jardins partagés du Fort; © PCB
 Le chemin longe l’arrière du Collège de la Paix promis à la démolition. Notre guide ménage une pause afin d’aborder le sujet des relations « pas toujours au beau fixe » entre Paris et Issy-les-Moulineaux car il y eut « plusieurs sujets de discorde » à commencer par la perte de Vaugirard en 1342, celle du champ de manœuvres au XIXe siècle mais, aussi, la zone-tampon créée par le Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Une grande partie du XVe arrondissement est constituée d’anciennes possessions isséennes !
Avant d'aborder le sentier des Épinettes, on découvre le long du passage Paul Assenspasse des jardins partagés : 86 parcelles mises à la disposition des habitants, sans oublier un verger (ci-dessus).

Le sentier des Épinettes, long de 247 mètres, date probablement du Moyen Âge. Il rejoignait le chemin de Saint-Cloud avant d’être interrompu par le percement d’un boulevard en 1869 (futur boulevard Rodin). Le nom d’Épinettes provient du nom d’un cépage de pinot blanc pour lequel il fallut défricher des broussailles épineuses. Le sentier passait au-dessus des carrières de craie et de blanc de Meudon. « Tout le quartier a disparu » lors de l’effondrement de 1961 qui fit 21 victimes. Michel nous montre « le mur de la commune », mur en pierres sèches (refait avec du ciment) d’une propriété marquant la limite de celle des princes de Conti, qui s'étendait jusqu'à la place des Tilleuls. En face, l’église Saint-Bruno date de 1936 ; elle fait partie des églises destinées à l’époque à rechristianiser la banlieue. De plan centré, son style rappelle l’art gothique.

Dans le parc Rodin, des marches… ©PCB

… et des allées ombragées. © PCB
L’escalier entre les rues d’Erevan et de la Défense est vertigineux. Il se situe au cœur du quartier arménien et mène au splendide parc Rodin (ci-dessus). En marchant à l'ombre de ses arbres, on se sent à des kilomètres de la ville ! Florian en profite pour évoquer le sculpteur, auteur entre autres du Penseur, et son mouleur Paul Cruet installé dans les dépendances du château des Conti (actuel Musée Français de la Carte à Jouer) ; mais aussi de Matisse qui a vécu route de Clamart (avenue du Général de Gaulle).

Florian et les Historimiens. © A. Bétry
Nous traversons le boulevard Rodin, direction  l'Allée du Panorama, un chemin escarpé (ci-contre) qui domine le quartier de l’ancienne usine d’armement Gévelot, active pendant un siècle et demi (à partir de 1825). 

© J. Primault

Aujourd'hui de petites maisons, cachées derrière la végétation (ci-dessous), constituent un havre de paix. Au loin, derrière le RER et le quartier Haussmann, on aperçoit le Mont Valérien. Et voici des poules (ci-dessus)… l'une ressemble même à Roxane,  l'héroïne du film de Mélanie Auffret ! 


Maison particulière dans le sentier du Panorama. © PCB
En bas à gauche, nous rattrapons le Chemin des Vignes qui nous rappelle que 76% de la surface cultivée à Issy étaient recouverts de vignes. Mais au XIXe siècle, l’essor du chemin de fer favorisant le transport des vins de Bourgogne ou du Bordelais a ruiné cette activité, réintroduite en 1992, grâce à la famille Legrand. Certains d'entre vous se souviennent, certainement, de la visite privée que nous avons pu faire chez eux ! 

C'est là que nous nous quittons, rattrapés par la vie moderne, les bus, les voitures, le train. Un grand merci de la part du groupe à Florian pour cette promenade bucolique et historique.

P. Maestracci

22 juin 2019

"Fabuleuses cartes à jouer" - l'exposition à voir et… revoir à Issy

Battre les cartes, distribuer, piocher, couper, abattre sa carte maîtresse… les joueurs de cartes ont tout un vocabulaire, bien à eux. 

La salle d'exposition. © PCB
Des cartes que l’on peut découvrir au Musée français de la carte à jouer d’Issy-les-Moulineaux - jusqu’au 12 août 2019, des joyaux sortis des collections de la BNF (Bibliothèque nationale de France) que nos Historimiens ont admirés au cours d’une visite privée. Un grand merci à Denis, Charlotte et Gwenaël.

Les cartes sont exposées sur quatre panneaux colorés représentant les enseignes - pique (jaune), cœur (rouge), carreau (bleu), trèfle (vert). Voici le parcours chronologique que nous avons suivi.



Le XVe siècle
Les plus anciennes cartes, exposées (sur le recto du panneau Cœur) datent du XVe siècle. Il y en a 70 dans le monde entier. Et, sous nos yeux, en voici des exemplaires uniques, venus de Rhénanie, gravées sur cuivre au burin. On y découvre la finesse des visages (ci-dessous à droite), le détail des animaux… et la première carte en couleur (ci-dessous à gauche).

© BNF
© BNF















L'on peut admirer aussi (au recto du panneau Pique), des cartes lyonnaises de la fin du XVe siècle. Ce sont des planches non découpées, ce qui a permis de les conserver dans toute leur splendeur. Ces portraits sont l’œuvre de Jean De Dale. Pour la première fois, les enseignes pique, cœur, carreau et trèfle apparaissent sur les cartes (ci-dessous à droite).

Musée français de la carte à jouer. © PCB
© BNF


















Et, au verso, deux cartes enluminées du « Tarot dit de Charles VI », tout en couleurs luxueuses (ci-dessous) : de l’or, de l’argent, du lapis-lazuli pour le bleu… Elles datent du dernier quart du XVe siècle.


© BNF
© BNF

XVIIIe siècle
 On continue chronologiquement notre parcours parmi ces incroyables cartes. Averso du panneau Carreau, 8 cartes d’un jeu de minchiate originaire de Florence et datant des années 1712-1716. Il s’agit d’eau forte sur soie, rehaussée d’aquarelle, représentant des signes astrologiques notamment.

© BNF
Et voici, au verso du Trèfle, 8 cartes vénitiennes de Marcolongo (1779-1789). On distingue les enseignes italiennes : coupe, denier, épée, bâton (l’équivalent de l’as, pique, cœur et carreau des jeux français).


XIXe siècle
Les années passent. La technique évolue. Au verso du panneau Cœur, deux dessins préparatoires de modèles dessinés par Jacques Louis David (vers 1809) sont exposés : Charlemagne et Hildegarde son épouse (ci-contre).


Voici (au verso du panneau Carreau), un jeu de tarot allemand  plus que fantaisiste puisque le monde est évoqué à l’envers (vers 1840). Et des cartes « barbouillées » (ci-dessous), des gravures à l'eau forte partiellement aquarellées  (1814-1815) dont la carte située en bas à droite a été choisie pour l'affiche de l'exposition.

© BNF



Le verso du Trèfle expose des cartes liées à la toute nouvelle invention qu’est la photographie : le "Jeu des artistes des grands théâtres parisiens" (1864) - de la photo rehaussée de gouache.

© BNF




Parmi les personnages célèbres représentés, 
l’acteur Benoît Constant Coquelin, dit Coquelin l'Aîné, 
qui joua Cyrano de Bergerac (ci-contre).


Enfin l’exposition se termine par la maquette originale d’une carte de Sonia Delaunay (1885-1979), le roi de cœur tout en couleurs et en abstraction .
Et si on se faisait une petite belote en sortant du Musée ? PCB

18 juin 2019

Éco-quartier Cœur de Ville - Issy-les-Moulineaux.

Il y a quelques jours (le 11 juin exactement), M. le Maire André Santini a posé officiellement la première pierre de cet Éco-Quartier du Centre Ville, le troisième d'Issy-les-Moulineaux, une belle occasion de revenir sur ce chantier en aquarelles et en photographies.

L'entrée du site Orange, avant la démolition, avant la démolition.

Le terrain a une longue histoire déjà abordée sur le site :  http://www.historim.fr/2017/01/orange-quitte-issy-les-moulineaux-en.html. Les bâtiments de l’entreprise Orange ont été démolis et leurs gravats déblayés ; le terrain est interdit au public et protégé par les grilles d’origine. Sur celles-ci ont été apposés de grands panneaux explicatifs ainsi que des photographies grand format. Deux d’entre elles sont l’œuvre de notre Historimien Michel Julien. Des plantes sauvages qualifiées de mauvaises herbes se sont enracinées à la périphérie sur la terre restante. Dans la partie centrale, il a fallu stabiliser le sous-sol dans le sable jaune du lit majeur de la Seine. 

Les bureaux avant la démolition.

Les bureaux en cours de démolition, aquarelle.

Lors des fouilles archéologiques préventives, un squelette a été découvert pour lequel M. Michel Julien a fait un reportage http://www.historim.fr/2018/03/issy-les-archeologues-sinvitent-sur-le_30.html . Le chantier de construction démarre comme prévu au printemps 2019. Silos et engins de construction sont à l’œuvre.

L'entrée du parking avant.
L'entrée du parking, en cours de démolition, aquarelle.

Les aquarelles sont de Michel Larzillière, déjà connu pour Issy-les-Moulineaux, Carnet d’aquarelles (Éditions Equinoxe, 2012). Elles ont été réalisées par l’artiste au cours du chantier de démolition. 
Photos et texte de P. Maestracci