29 novembre 2020

Historim fête ses 10 ans !

 

" Les anniversaires ne valent que s’ils constituent 
des ponts jetés vers l’avenir. "


Juin 2020… Historim a dix ans ! Nous aurions dû fêter cela entre Historimiennes et Historimiens… mais la Covid en a décidé autrement. Ce n'est que partie remise… "les ponts sont jetés vers l'avenir", comme l'a si bien dit Jacques Chirac, avec tout plein de projets pour 2021.

En attendant, voici quelques chiffres qui montrent combien votre association a trouvé sa place - à Issy-les-Moulineaux, bien sûr, mais pas que.

Le site historim.fr depuis sa création en décembre 2010
- Nombre d'articles publiés  : 1005
- Nombre de pages vues : 680 000
- Pays visiteurs par ordre décroissant : France, Hong Kong, États-Unis, Ukraine

Conférences et visites depuis juin 2010 : plus de 100

Participation aux Journées du patrimoine de septembre : 9  depuis 2011 



Bon anniversaire Historimiennes et Historimiens… le vent et les ailes vous poussent vers l'avenir. Vous ne serez pas déçus ! 
PCB


25 novembre 2020

Issy termine son cinéma

 
Silence ça tourne !    
  


Voici le dernier article de notre mois de novembre consacré au cinéma à Issy. Cette fois-ci, direction les quartiers de la Ferme, les Épinettes (dans les Hauts d'Issy), Issy-gare… et l'île Saint-Germain.


Dans le secteur d'Issy-gare, Claire Devers choisit de tourner une scène de Max et Jérémie (1992) dans le gymnase Paul Bert, au 13 rue Paul Bert. Philippe Noiret et Christophe Lambert s'y adonnent à un entraînement intensif de boxe (ci-dessous) !

Max et Jérémie. © M. Julien

C'est sur le boulevard Garibaldi, que se déroule l'examen du permis de conduire dans Souvenirs, souvenirs d'Ariel Zeitoun (ci-dessous), de 1984.

Souvenirs, souvenirs. © M. Julien

Aux Épinettes, deux films ont été tournés : Paparazzi d'Alain Berberian, en 1998, avec Patrick Timsit et Vincent Lindon, dans le cimetière. Et Yamakasi d'Ariel Zeitoun, en 2001, dont quelques scènes se déroulent dans la ZAC Rodin.

Enfin, voici l'Île Saint-Germain, avec le pont de Billancourt, le Boulevard des îles et la place de la Résistance dans la Belle Américaine (ci-dessous).

La Belle Américaine. © M. Julien

Et, cette fois-ci un extrait de film plus une séance de tournage… pour le film Tout le monde debout (2018) de Franck Dubosc, avec Franck Dubosc et Alexandra Lamy. Ces scènes (ci-dessous) sont tournées dans l'appartement de Franck Dubosc… un triplex de l'île Saint-Germain !

Tout le monde debout. © M. Julien.
 

Tournage de Tout le monde debout. © M. Julien


Et la télévision !
On ne compte plus les téléfilms et les séries tournées à Issy-les-Moulineaux à partir des années 1990. 

Les Malheurs de Sophie (1981) de Jean-Claude Brialy avec Paprika Bommenel, Francis Mestre (Saint-Nicolas). 
L’Été 36 (1986 – Antenne 2) d’Yves Robert avec Christian Clavier, Anaïs Jeanneret, etc. 
La Femme à l’ombre (1992) de Thierry Chabert avec Marlène Jobert et Patrick Bouchitey. 
Une Femme en blanc (1997 - France 2) d’Aline Issermann avec Sandrine Bonnaire (hôpital Corentin). L’île aux mômes (1994) de Caroline Huppert avec Christophe Malavoy et Philippine Leroy-Beaulieu (maison de retraite Corentin). 
Les Mômes (2000) de Patrick Volson avec Charles Aznavour (
© M. Julien
station de métro Mairie d’Issy
). 
Un gars, une fille (2000 - M6) d’Isabelle Camus  avec Jean Dujardin et Audrey Lamy (Adriana Karambeu, secouriste à l’école Anatole France). 
Galilée ou l’amour de Dieu (2006 - FR3) de Jean-Daniel Verhaege  avec Claude Rich, Jean-Pierre Marielle et Daniel Prévost (tribunal dans la chapelle du Séminaire).
Des épisodes de la série Braco sur Canal+. 

Pour clore les téléfilms, un épisode de la série Faites des gosses de Diane Clavier et Samantha Mazeras avec Fred Testot, Jonathan Lambert et Constance Dollé pour France 2 a été tourné les 12 et 13 mars 2019 dans le parc Jean-Paul II et à l’hôpital Corentin-Celton. Et, cette année, en février, c’est le Séminaire qui a accueilli l’équipe de tournage pour Paris Police 1900 de Canal+.

L'on peut ainsi, sans aucun doute, attribuer la palme d'or des décors naturels à l'hôpital Corentin-Celton qui apparaît, comme vous avez pu vous en rendre compte, dans un grand nombre de films et de téléfilms.


Issy serait-elle devenue une ville plus télégénique que cinégénique ? Michel Julien.

C'est par ces mots que se termine notre immersion dans le 7e Art. Un grand, grand merci à notre Historimien Michel pour cet incroyable travail de recherches.

19 novembre 2020

Issy fait son cinéma en Val de Seine


 Silence, on tourne ! 



Le Quartier " Bords et Val de Seine-les Arches " a subi une transformation radicale ces dernières années. Mais la Seine et ses ponts sont toujours là  ! 


Comme on peut le voir, par exemple, dans Taxi 2 de Gérard Krawczsyk, sorti en 2000, avec Samy Naceri et Frédéric Diefenthal. On reconnaît (ci-dessous) le pont d'Issy.

Taxi 2. © M. Julien

Tout comme dans Paris brûle-t-il ? de René Clément, sorti en 1966 (ci-dessous). Le pont d'Issy s'appelait à l'origine le pont des Peupliers 

Paris brûle-t-il ? © M. Julien

Dans la Belle Américaine de Robert Dhéry, tourné en 1961, avec entre autres Robert Dhéry et Colette Brosset, c'est le quai du Président Roosevelt - en bord de Seine, toujours - et la rue Camille Desmoulins que l'on reconnaît (ci-dessous).

La Belle Américaine. © M. Julien

Autre film, autre lieu, toujours dans le même quartier. Voici la rue Rouget de l'Isle et la blanchisserie de Grenelle, filmés dans le Retour du Grand Blond, d'Yves Robert avec Pierre Richard, sorti en 1972… Une dizaine d'années plus tard, la Blanchisserie fermera ses portes. En voici un petit extrait.



Enfin, la halle Eiffel dont Historim a raconté l'histoire, se trouve au centre d'une scène tournée en 1984 dans Rive droite, rive gauche, un film de Philippe Labro, avec Gérard Depardieu et Natalie Baye (ci-dessous). 

Rive droite, rive gauche. © M. Julien

La halle Eiffel, construite en 1884, cinq ans avant la Tour parisienne, a été démontée puis remontée et fait désormais partie des nouveaux bâtiments d'Orange.

Enfin, dernier film de cette série Val de Seine, les Trois Frères de Didier Bourdon et Bernard Campan, 1995, avec les Inconnus. On le découvre rue Rouget de l'Isle, à hauteur de l'allée Eiffel dans une Chrysler Windsor (ci-dessous).  Michel Julien

Les Trois frères. © M. Julien

Pour notre prochain rendez-vous, le 25 novembre, 18 h, Michel Julien nous entraînera dans d'autres secteurs…  

13 novembre 2020

Issy fait son cinéma à Corentin-Celton

Silence, ça tourne ! 


 Continuons notre périple cinématographique dans le secteur de Corentin-Celton. Trois lieux furent notamment choisis pour le tournage d'un certain nombre de films, à commencer par l'hôpital, suivi de la Manufacture des tabacs, et, enfin, le Boulevard Voltaire.


L'hôpital Corentin-Celton dénombre beaucoup de demandes de tournage : pas moins de 8 films, dont le plus ancien est Gibier de Potence, de Roger Richebé, tourné en 1951 avec Arletty, Georges Marchal et Nicole Courcel. La scène (ci-dessous) se passe devant l'entrée principale de l'hôpital.

Gibier de potence. © M. Julien

Puis les films se succèdent : La Banquière (1980) de Francis Girod avec Romy Schneider, près de la chapelle, Autour de Minuit (1986) de Bertrand Tavernier avec François Cluzet (ci-dessous).  

Autour de minuit. © M. Julien

 IP5 (1991) de Jean-Jacques Beineix avec Yves Montand, dont c'était le dernier rôle. Métisse (1993) de et avec Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel.


Le Jaguar. © M. Julien


Sans oublier Le Jaguar (1996) de Francis Weber  (ci-contre) avec Patrick Bruel - qui sort un nouvel album live en décembre - et Jean Reno ; 

et Alliance cherche doigt (1997) de Jean-Pierre Mocky avec Guillaume Depardieu et François Morel (ci-dessous).


Alliance cherche doigt. © M. Julien

Les années 2000 ne sont pas en reste avec, toujours l'hôpital comme décor.
Il était une fois, une fois (2012) de Christian Merret-Palmair, avec Xavier François Demaison (ci-dessous)
Vive la France (2013) de - et avec - Michael Youn et  José Garcia (en bas)
Telle mère, telle fille (2017), de Noémie Saglio avec Juliette Binoche, Lambert Wilson…

Il était une fois, une fois. © M. Julien
 
Vive la France. © M. Julien

Sans oublier L’Ex de ma vie (2014) de Dorothée Sebbagh avec Géraldine Nakache avec la chapelle Saint-Sauveur, en fond (ci-dessous).

l'Ex de ma vie. © M. Julien

La Manufacture des Tabacs, rue Ernest Renan, que les Historimiens ont pu visiter il y a quelques années, sert aussi de décor dans le Prof (1999) d'Alexandre Jardin avec Jean-Hugues Anglade et Yvan Attal, La guerre des polices (1979) de Robin Davis avec Marlène Jobert et Claude Rich (ci-dessous).

La guerre des polices. © M. Julien

Quant à Chiens perdus sans collier (1955) de Jean Delannoy avec Jean Gabin, la Manufacture devient l'extérieur du palais de justice (ci-dessous).

Chiens perdus sans collier. © M. Julien

Boulevard Voltaire. C'est notre dernier arrêt dans le quartier Corentin-Celton avec le Bal des casse-pieds (1992) d'Yves Robert avec Jacques Villeret,  Jean Rochefort, (ci-dessous- qui nous a quitté en 2017 - et Miou-Miou.

Le bal des casse-pieds. © M. Julien

Alors, en ces jours de confinement, n'hésitez pas à regarder tous ces films en streaming, en VOD, sur Netflix et sur les chaînes cinéma de la télé. Vous avez le temps !     Michel Julien

Prochain rendez-vous le 19 novembre, 18 h, pour une balade en Val de Seine.

7 novembre 2020

Issy fait son cinéma en Centre-Ville


Silence ça tourne !


C'est dans le quartier Centre-Ville que débute notre périple cinématographique avec cinq lieux importants : l'église Saint-Étienne, le PACI, les jardins et parcs, le collège Saint-Nicolas et la rue du Général Leclerc.

L'église Saint-Étienne, située dans l'un des plus vieux quartiers d'Issy, sert de décor à plusieurs films, à commencer par Un drôle de paroissien, tourné en 1963, de Jean-Pierre Mocky, avec Bourvil et Jean Poiret, déguisés en curés. La 404 (ci-dessous) s'arrête devant l'église, dont on reconnaît bien les marches du perron. 

Un drôle de paroissien. © M. Julien

Dans Gibier de potence de Roger Richebé avec Arletty, Georges Marchal et Nicole Courcel, sorti en 1951, la jeep passe devant les Bains publics de la rue d'Alembert  (ci-dessous), aujourd'hui disparus. Autre film tourné place de l'Église, La Poupée (1962) de Jacques Baratier avec Zbigniew Cybulski, Sacha Pitoëff et Daniel Emilfork.

Gibier de potence. © M. Julien

Un peu de nature, maintenant, avec les tournages dans les parcs et jardins du quartier. Voici une scène de Didier (1997) d'Alain Chabat avec Jean-Pierre Bacri et Alain Chabat dans le parc Saint Jean-Paul II (ci-dessous).  Puis apparaît Jean-Paul Belmondo (en bas) dans les jardins de la Solitude, proche du Séminaire Saint-Sulpice, dans l'Animal de Claude Zidi (1977). 

Didier. © M. Julien

L'Animal. © M. Julien

Le PACI n'est pas en reste avec le film à sketches de Gilles Grangier, Un Grand seigneur/Les Bons vivants (1965). Dans le dernier sketch de Georges Lautner, le PACI est considéré comme le théâtre municipal d'une petite ville de province. 
Le collège Saint-Nicolas sert de décor dans deux films : l'Escalier de Stanley Donnen avec Rex Harrison et Richard Burton, en 1969… le dit-escalier fut supprimé bien avant la démolition du collège. Et dans Une fille cousue de fil blanc (1977) de Michel Lang avec Aude Landry, France Dougnac et Serge Reggiani, ce sont le dortoir, les lavabos et la chapelle (ci-dessous) qui sont utilisés.

Une fille cousue de fil blanc. © M. Julien.

Autres lieux, autres films : le bureau de poste principal dans Souvenirs, souvenirs (1984) d'Ariel Zeitoun avec Christophe Malavoye et Gabrielle Lazure ; l'ancien commissariat de la rue Jean-Jaurès dans Paris by night (1988) de David Hare avec Charlotte Rampling.

Enfin, nous terminons ce périple Centre-Ville avec l'entrée du CCF, devenu aujourd'hui HSBC, rue du Général Leclerc, facilement reconnaissable dans Golden Boy de Jean-Pierre Vergne (1996) avec Jacques Villeret et Anne Roumanoff (ci-dessous).  
Michel Julien.

Prochain rendez-vous le 13 novembre, 18 h, avec une immersion dans le quartier Corentin-Celton.

Golden Boy. © M. Julien


1 novembre 2020

Issy fait son cinéma

 Nous allons consacrer tout le mois de novembre au cinéma. Grâce à notre Historimien Michel Julien, nous partirons à la découverte des films tournés dans notre commune, dans ses rues, ses jardins… et même ses églises. De quoi s'évader en ces temps tourmentés. La conférence, puis la visite prévues ont été annulées… mais vous pourrez voir ou revoir ces films avec un autre regard ! 

Silence, ça tourne ! 

Issy ne peut pas rivaliser avec sa voisine Boulogne Billancourt, célèbre pour ses studios dont l’un des plus emblématiques, les studios de Billancourt ou studios du Point du Jour (Paris Studio Cinéma), étaient limitrophes de la ville. Ils se situaient de l’autre côté de la Seine, à l’amorce du pont d’Issy (ex-Peupliers), démolis dans les années quatre-vingt-dix et remplacé par Canal+. 

Mais elle n’était pas en reste avec, sur son territoire, les laboratoires cinématographiques Vitfer  installés depuis 1965 au 20 bis, avenue Bourgain et 45 bis, avenue Victor-Cresson,  aujourd'hui disparus, mais salués dans le Point d'Appui de l'époque (ci-dessous).

Point d'Appui. © M. Julien

Il existait aussi une société d’éclairage qui se trouvait au début de la rue de Vanves et qui a, maintenant, déménagé. Issy a abrité, aussi, dans ce qui est maintenant  le campus de la faculté de Droit (rue Gabriel Péri), la société Duran Dubois spécialisée dans les trucages numériques (les Guignols de l'infoAstérixles Visiteurs) jusqu'à sa liquidation judiciaire en 2011.

Marco Perrin, l'Armée des ombres. © M. Julien
La ville a hébergé deux chefs opérateurs (directeur de la photographie), Roger Fellous [1919-2006] (Le Passage du Rhin…) et Guy Delattre [1931-2015] (L’Année dernière à Marienbad). Sans oublier un comédien de second rôle qui a beaucoup tourné, dans les années soixante-dix, Marco Perrin (1927-2014), que l'on peut voir (ci-dessus à gauche) dans l'Armée des ombres.

L’on ne peut pas dire qu’Issy soit une ville cinégénique. Malgré cela, quelques scènes de films y ont été tournées, malheureusement, très courtes. Quelques images d’endroits qui passent inaperçus sauf pour un œil exercé ou pour une personne du quartier concerné qui réagit à la vision fugitive d’un endroit qu’il reconnaît. Ces scènes auraient pu être filmées en studio ou dans une autre ville sans que l’on puisse faire référence à un lieu quelconque.

Aquarelle de René-Georges Gautier. © XDR

La palme de la séquence la plus longue (4’41) concernant un lieu emblématique de la ville a été tournée à l’hôpital Corentin-Celton dans Autour de minuit de Bertrand Tavernier. Le plus ancien film, réalisé en 1933, est La tête d'un homme de Julien Duvivier avec Harry Baur (commissaire Maigret), Valéry Inkijinoff et Alexandre Rignault, dont certaines scènes se passent sur les quais Roosevelt et Bataille de Stalingrad. 

Notre ville sera divisée en plusieurs secteurs géographiques, dans lesquels vous pourrez découvrir les films qui y ont été tournés. Rendez-vous le 7 novembre, 18h,  direction le Centre-Ville avec Gibier de potence, Didier, Un Drôle de paroissien et bien d'autres encore.                           

Michel Julien.


31 octobre 2020

Réponse - Des lamelles métalliques


© P. Maestracci

Il s'agit en fait de la façade, rue Guynemer, de l'immeuble du siège social français de Nestlé, que l'on peut découvrir dans la vue en perspective (ci-dessous).

Façade du siège social de Nestlé, rue Guynemer. © P. Maestracci


Il se situe entre la rue du Colonel Avia (Paris 15e) et les numéros 12 à 40 de la rue Guynemer, à Issy-les-Moulineaux. Cet ensemble de bureaux a été conçu par le cabinet d'architectes Arte Charpentier. Il 'agit d'une réhabilitation spectaculaire d'un immeuble datant de plusieurs décennies. Seule la structure en béton a été conservée ; les lamelles métalliques forment un spectaculaire jeu optique de lignes brisées qui se croisent. Elles décorent sans gêner le regard et la lumière.  P. Maestracci.

25 octobre 2020

Jeu - Des lamelles métalliques

 On change totalement d'atmosphère pour ce nouveau "nez en l'air"…  le 1000e article publié sur notre site  !  

Où se trouve donc cette façade ultra contemporaine ? Et à qui appartient-elle ? 

© P. Maestracci

Réponse le 31 octobre, 18 h