8 août 2018

Abécédaire d'Issy - S, comme Seine

"…On s'aime comme ça, la Seine et moi". © A. Bétry

S, comme Seine

Nom propre ; vient du latin Sequana,


Ce terme apparaît pour la première fois sous la plume de Jules César dans ses Commentaires de la guerre des Gaules, publiés vers 52-51 av. J.-C. Il désigne le fleuve de 776,6 km qui prend sa source sur le plateau de Langres (Côte d’Or), se jette dans la Manche entre Honfleur et Le Havre, et baigne la ville d’Issy-les-Moulineaux.
La Seine… ce sont de biens mauvais souvenirs d’inondations catastrophiques : 1910, 1950, 2018… De bien beaux tableaux signés Félix Ziem, Maximilien Luce ou François-Louis Français… Et des paroles chantées par Vanessa Paradis : « Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi/On s’aime comme ça, la Seine et moi ».
Mais ce sont aussi, pour les aoûtiens isséens, d’agréables promenades, à commencer par celle du parc Saint Germain et de ses jardins enchantés qui s’étirent entre le grand bras et le petit bras de la Seine, où sont amarrées des péniches. Cela rappelle l’époque où, avant la construction du pont de Billancourt, en 1863, la traversée de la Seine se faisait par le bac. D’ailleurs cette activité de passeur est longtemps restée aux mains de la même famille, les Contesenne. 
Et puis, surtout, c'est le tout nouveau parcours des rives de Seine, côté rive gauche, inauguré en mai 2018 : 4,2 kilomètres qui vous conduisent d’Issy à Sèvres, en passant par Meudon, dans un paysage verdoyant, calme et… rafraîchissant. Idéal pour les piétons, les cyclistes et même… les adeptes de la trottinette ! PCB

1 août 2018

Abécédaire d'Issy - P, comme Parc

P, comme Parc

Nom commun, vient du latin parricus, clôture ; le parc désignait au Moyen Âge une basse-cour ou un enclos pour les moutons - comme sur le talus Garibaldi !


Parc Henri Barbusse. © A. Bétry
Pour les Isséens et les touristes, nombreux en cette saison, Issy-les-Moulineaux  propose un grand nombre de parcs et jardins, certains agrémentés de rafraîchissantes pièces d'eau. 
Bien sûr, il y a le parc de l'île Saint Germain, bordé par la Seine, avec ses différents jardins, ses oiseaux et la Tour aux Figures de Dubuffet. Proche du Centre Ville, derrière le Grand Séminaire, s'ouvrent les portes du parc saint Jean-Paul II, un havre de paix avec sa petite pièce d'eau où barbotent les canards. Sous les hauts immeubles des Épinettes, le parc Rodin et son Bouddha vous dépaysent vers la Chine millénaire. Quant au parc Henri Barbusse et ses nombreuses sculptures, il mérite un petit rappel historique. Il fut inauguré le 5 juillet 1936 par le nouveau maire d'Issy-les-Moulineaux, le communiste Victor Cresson. Fidèle à ses convictions, il voulait offrir à la population ouvrière de la ville toutes sortes de facilités : ouverture d'une piscine municipale, d'un stade sportif et d'un parc municipal… qui, clin d'œil de l'histoire, faisait partie du parc de la demeure de la reine Margot, l'épouse d'Henri IV !
N'oublions pas non plus les nombreux jardins dispersés dans tous les quartiers, tel le square de Macerata et sa végétation méditerranéenne d'oliviers, de cyprès et de buissons de lavande. Et, pour rester dans l'actualité des manifestations "Japonismes 2018", faites un détour par le Fort pour découvrir  le jardin japonais d'Ichikawa : on y trouve les traditionnels graviers, l'eau, la tonnelle, les pierres et les lanternes. Un jardin qui appelle au repos et à la méditation… PCB




25 juillet 2018

Abécédaire d'Issy - M, comme Miel

M, comme Miel

Nom commun ; vient du latin mel


Miel d'Issy primé et ruches du parc
de l'île Saint Germain. © A. Bétry

L'été 2017, Issy-les-Moulineaux a été primé « Villes de Miel », aux 7e Assises de la Biodiversité qui se tenaient à Ajaccio, arrivée en deuxième position. Dégustations à l‘aveugle, exposés des actions pédagogiques et écologiques menées par la ville… ont séduit le jury. Mais où se trouvent donc ces ruches si prolifiques ? Celles qui produisent le miel primé (que l’on peut acheter à la Maison du tourisme) se situent sur le talus Garibaldi, le long du boulevard du même nom, là où paissent des moutons. Mais il y a en a aussi dans le parc de l’île Saint Germain, près de la mare. D’autres sont installées dans la partie haute du jardin botanique et produisent un miel vendu lors des journées portes ouvertes des serres municipales. Enfin sur les toits de la Direction générale de la Gendarmerie nationale, ça bourdonne : 22 ruches accueillent aujourd’hui des milliers d’abeilles… une initiative originale pour une institution publique !
Savez-vous que le miel est connu des pharaons égyptiens, que les athlètes des Jeux olympiques grecs prennent du miel pour retrouver leurs forces après la compétition, que les premiers apiculteurs apparaissent dans l’Empire romain. Et que « si les abeilles disparaissaient, l’humanité n’aurait plus que quatre années à vivre », alertait Albert Einstein ! Alors, n’oubliez pas en allant acheter votre miel que les abeilles sont en danger, menacés par les pesticides ! Et qu’il faut les protéger, notamment celles d’Issy-les-Moulineaux. PCB

18 juillet 2018

Abécédaire d'Issy - C, comme Chevalet

© A. Bétry

C, comme Chevalet


Nom masculin ; support utilisé par les peintres


En bois, pliable, facilement transportable, le chevalet est indispensable aux artistes qui peignent "sur le motif", c'est-à-dire à l'extérieur, dans la nature… une technique développée par les impressionnistes dans la seconde moitié du XIXe siècle. Et ils furent nombreux à venir à Issy-les-Moulineaux. 
Certains noms ne vous sont peut-être pas familiers, tels Maximilien Luce (1858-1941) qui peint la Seine au pont d’Issy (1920) ; Edmond Yon (1836-1907) et son  Paysage d’Issy avec la Seine (1875) ; Albert Lebourg (1849-1928) et sa Vue de la Seine au bas Meudon (1893) ; Robert-Louis Antral (1895-1939) qui fait un détour par Issy et peint la Poterne ; Auguste Lepère (1849-1918), connu pour ses talents de graveur, qui peint une Vue de la Seine (1901) à Issy-les-Moulineaux.
D'autres sont beaucoup plus connus et ont arpenté les rives de la Seine et les rues de notre commune, chevalet sous le bras. Armand Guillaumin (1841-1927), l’un des premiers impressionnistes, qui produit deux toiles :  Issy (1872) ; Vallée des environs de Paris. Issy les Moulineaux (1877) ; Johan Jongkind (1819-1891) et sa célèbre Une rue étroite à Issy (1861) : il s'agit de la rue de l'Abbé Grégoire avec, au fond, l'église Saint-Étienne ; Charles Camoin (1879-1965), « le plus impressionniste des fauves », avec Maisons à Issy-les-Moulineaux (vers 1902) et  le Pont à Issy-les-Moulineaux (1910). Et Henri Matisse (1869-1954), bien sûr, qui a vécu à Issy-les-Moulineaux de 1909 à 1917. Il y a peint ses plus grands chefs-d’œuvre comme la Danse ou la Musique mais aussi sa maison avec son atelier, l’Atelier rose (1911), et son jardin le Jardin à Issy (1917).
Alors, profitez de ce bel été pour, à votre tour, planter votre chevalet en bordure de Seine ou sur l'île Saint-Germain ! PCB




11 juillet 2018

Abécédaire d'Issy - B, comme Bouddha

Le maire de Leshan devant le bouddha du parc
Rodin. © A. Bétry

B, comme Bouddha


Nom masculin, vient du sanskrit « éveillé »

Le bouddha est une personne qui, notamment par sa sagesse, a réalisé « l’éveil ». Le plus connu des bouddhas est Siddhartha Gautama (vers 506 av. J.-C.-vers 452 av. J.-C.), le fondateur du bouddhisme. Pour voir des bouddhas, pas besoin de prendre un avion pour l’Asie… Issy-les-Moulineaux a, depuis l’été 2017, son bouddha. Il se trouve dans le parc Rodin et domine la ville. Il garde même un œil sur la tour Eiffel. Cadeau du maire de Leshan (ci-dessus), venu en personne à Issy, (rappelons que Leshan, capitale du Sichuan, est notre ville chinoise jumelle), il représente en petit - 2 mètres de haut quand même - leur grand bouddha assis qui lui, classé Patrimoine mondial de l’Unesco, mesure 71 mètres de hauteur. Il est fait en plastique renforcé (le même matériau utilisé dans la construction des A380 - encore des avions !). Prenez les escalators, boulevard Rodin : une prouesse technologique : 80 mètres en zigzag sur 25 mètres de dénivelés, qui vous conduiront devant le bouddha. PCB



4 juillet 2018

Abécédaire d'Issy - A, comme Avion

Profitons de cet été pour partir à la découverte de mots qui - tout en nous faisant voyager - évoquent l'histoire de notre ville d'Issy-les-Moulineaux. Un abécédaire amusant et, parfois surprenant !



A, comme Avion

Nom masculin ; vient du latin avis (qui signifie oiseau) ; synonyme d'aéronef.

Issy-les-Moulineaux est considéré comme le berceau de l’aviation en France et il ne faut pas l’oublier. Même si, pour partir en voyage aujourd'hui, il faut se rendre à Orly ou à Roissy-Charles de Gaulle !
Le premier avion à décoller du champ de manœuvres, le terrain d’aviation d’Issy, est celui de l’aviateur d’origine roumaine, Trajan Vuia, le 7 octobre 1906 : hauteur du vol 1 mètre ; longueur du vol : 12 mètres. L’année suivante, le 12 juin 1907, Santos Dumont met au point la « Demoiselle », un monoplan qui vole à une hauteur de 10 à 15 mètres, sur une distance de 500 mètres. C’est l’avion sur lequel Roland Garros apprend à voler. Le 13 janvier 1908, Henry Farman sur un avion des frères Voisin réussit le premier kilomètre en circuit fermé… un exploit. Désormais les avions tournent ! Et c’est bien pratique pour de grandes distances. Comme ce 21 mai 1911, lorsque s’élancent du terrain devant une foule immense les meilleurs aviateurs au monde pour la course Paris-Madrid. Alors pas étonnant que les armoiries de la ville possèdent un avion et que la devise « Habeo semper alas » signifie « J’ai des ailes à jamais » ! PCB