2 décembre 2016

Valérie Poli récompensée par l'Académie des Beaux Arts

16 novembre 2016… Valérie Poli, une artiste peintre isséenne qui expose régulièrement ses œuvres dans la commune, vient de recevoir pour un tableau le 3e prix Achille Fould-Stirbey décerné par l’Académie des Beaux-Arts dans ses locaux à Paris. 


La toile primée. Ph. familiale-François Poli.

La toile (ci-dessus) de belles dimensions (196cm sur 130) fut présentée en 2015 à l’exposition Art en Capital au Grand-Palais avec la Société des Artistes Français. Elle y fut remarquée et sélectionnée par des membres de l’Académie des Beaux-Arts. Cette année, le 3e prix Achille Fould-Stirbey fut décerné à la talentueuse artiste. Valérie Poli a une touche identifiable entre toutes mais  en constante évolution par son travail de la matière et des couleurs. La composition toujours subtile incite à plonger dans la toile et chacun d’y voir paysage, architecture personnage ou abstraction pure.
Pour en savoir plus sur Valérie, voir son témoignage :  http://www.historim.fr/search?q=Valérie+Poli


Valérie devant l'Institut.
Ph. familiale-François Poli.
L’Académie des Beaux-Arts, qui fait partie de l’Institut, fut créée en 1795 et décerne chaque année des prix à des artistes de talent. Voici Valérie Poli ce 16 novembre 2016 devant l'entrée solennelle de l'Institut de France, place de l'Institut, Paris 6e (ci-contre).
Mais qui sont les protagonistes du prix Achille Fould-Stirbey ? 

Achille Fould (1800-1867) fut, sous la Seconde République, ministre des Finances de Louis-Napoléon Bonaparte puis occupa le même poste sous le Second Empire. On lui doit un règlement sur la comptabilité publique et une réorganisation du Trésor. Il fut surtout élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1857 !   

Barbou Stirbey (1799-1869) est moins connu. Prince de Valachie (en Roumanie de nos jours), il fit des études supérieures à Paris, fut ministre de l’Instruction publique dans son pays mais s’établit définitivement en France en 1853, sur ordre du Sultan lors d’une invasion russe en Valachie.  

Un grand bravo à notre artiste isséenne. P. Maestracci.

Pour en savoir plus sur l'Académie des Beaux Arts :
http://www.academie-des-beaux-arts.fr/histoire/


                                                                                

28 novembre 2016

Poincaré à l'hôpital Saint-Nicolas d'Issy-les-Moulineaux, novembre 1916

Le président Raymond Poincaré dans la cour de Saint-Nicolas d'Issy. ©Agence Rol/BNF Gallica.

Le 3 novembre 1916 - il y a tout juste cent ans - le président de la République française Raymond Poincaré (au pouvoir depuis le 18 février 1913) se rend à Issy-les-Moulineaux (ci-dessus) visiter les blessés soignés dans l'hôpital temporaire de Saint-Nicolas (ci-dessous).


Entrée de l'école, transformée en hôpital temporaire. ©XDR

L'école religieuse Saint-Nicolas accueille ses premiers élèves en 1828. Pendant le conflit de 1870, elle est transformée en hôpital. Tout comme en 1914 et en 1940 ! C'est le 21 septembre 1914 qu'elle accueille ses premiers blessés, avec une capacité de 700 lits. Elle fermera ses portes en novembre 1919.


L'un des blessés. ©Agence Rol/BNF Gallica.
La visite se poursuit. Des blessés continuent d'arriver. ©Agence Rol/BNF Gallica.
Ainsi se termine pour Historim ce mois de novembre consacré à la Grande Guerre. PCB

26 novembre 2016

Michel Merckel - L'héritage sportif de la Grande Guerre

Nous étions là, une bonne quarantaine, à assister à la conférence de Michel Merckel sur un sujet des plus surprenants : 
Comment la Grande Guerre a réussi à développer l'esprit sportif.

Et oui, dès le début de l'année 1915, le front étant bloqué, chacun des adversaires étant enterré dans les tranchées, les poilus s'ennuient comme on peut le lire dans les lettres et les carnets qui donnent de si précieux témoignages. Alors, les hommes quand ils le peuvent  jouent au foot, au rugby, montent à cheval, tirent à la corde (sport olympique à cette époque-là), nagent ou boxent.

Michel Merckel ©PCB.
Michel Merckel (ci-contre)  parle sans note, cite de nombreux exemples, montre des dizaines de photos d'époque projetées sur le mur. Une plongée dans le temps, incroyable ! Avec la participation des Britanniques, des Australiens et des Néo-Zélandais, le sport dans les tranchées devient habituel au cours des années.

1916 - l'année de Verdun mais aussi la bataille de la Somme qui débute le 1er juillet. Sous la directive de Pétain, le sport "est récupéré par l'Armée". Les rencontres se multiplient : on joue au foot avec des masques à gaz ; on interrompt la partie lorsque tombent des obus… puis on termine le match lorsque le calme revient. On organise aussi le concours de lancé de grenades ; le vainqueur atteignant les 180 mètres de longueur !

 1917 - l'année des innovations…
 - avec l'apparition du handisport : les poilus, blessés au front, prennent en main leur réadaptation et l'on assiste à la première course à pied d'éclopés (ci-dessous).

Michel Merckel montrant la photo de la course des éclopés.
©P.M.
- avec la création de la fédération féminine française de sport : les femmes à l'arrière ont acquis une certaine indépendance et s'organisent. Elles ont leur équipe de foot  et veulent dès 1920 participer aux Jeux olympiques d'Anvers. Il faudra qu'elles attendent les JO de 1928, à Amsterdam !
- avec la création de la Fédération française de football.

1918 - les Américains débarquent avec leur slogan :  "plus le corps est fort, plus l'esprit est fort". Ils arrivent avec des moyens importants : font découvrir le basket ;  entraînent leurs équipes et celles des alliés dans des foyers franco-américains : les YMCA (Young Men's Christian Association), que la France a conservés puisqu'elle en recense 23 aujourd'hui.

Partie de basket-ball entre les Français et les Américains au Stade Pershing,
Jeux interalliés, 1919. © XDR
1919 - alors que les pourparlers de paix sont engagés à Versailles, des Jeux interalliés sont organisés (ci-dessus). Les Américains construisent à cette occasion un grand stade dans le bois de Vincennes, qui porte le nom du général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire américain.

Puis Michel Merckel évoque quelques sportifs tombés au champ d'honneur… parmi les 425 qu'il a recensés dans son ouvrage : 14-18, le sport sort des tranchées (éditions le Pas d'oiseau), une liste que vous pouvez retrouver sur notre site :
www.historim.fr/2011/11/14-18-liste-des-425-champions-francais.html

Il termine en saluant le courage de tous ces poilus qui ont combattu 5 ans durant pour sauver la France.
Et en rappelant que sa force de persuasion et sa volonté ont abouti : le 21 mai 2016, le président François Hollande inaugurait au Stade de France de Saint-Denis, le Mémorial pour les sportifs français morts au combat, un monument (ci-dessous) composé de "Rubans de la Mémoire,  sculptés par l'ancien international de rugby Jean-Pierre Rives. Quelques heures plus tard se jouait la finale de la coupe de France de football.

Monument aux sportifs français morts au combat,
Stade de France. ©XDR.

Un grand merci à Michel Merckel, à la directrice de la Résidence du Parc et à nos fidèles Historimiens, organisateurs de ces conférences. PCB


24 novembre 2016

Conférence vendredi 25 novembre : les Sportifs dans la Grande Guerre

N'oubliez pas ! 

Michel Merckel vous attend nombreux 

vendredi 25 novembre 18h30

Résidence du Parc
20 rue de l'Abbé Derry
Issy-les-Moulineaux




Les Sportifs dans la Grande Guerre

21 novembre 2016

Issy-les-Moulineaux 1914-18 - base d'essai pour les grands dirigeables

Le terrain d’aviation d’Issy-les-Moulineaux est connu mondialement pour son rôle dans les débuts de l’aviation et comme ville d’accueil de trois grands constructeurs (Nieuport, Voisin et Caudron). En revanche, il est moins connu comme base de dirigeables où vont se dérouler les essais de nombreux appareils, dont les « grands croiseurs ».


Dirigeable au sol à Issy.
Les « grands croiseurs », dirigeables de reconnaissance et de bombardement de 20.000 m3, sont commandés en 1912 aux constructeurs Astra, Clément-Bayard, Lebaudy et Zodiac. Les travaux sont plus longs que prévus, trois appareils seulement seront terminés : le Tissandier construit par Lebaudy à Toul, et deux à Issy.
A Issy, il y a en effet, depuis 1908, deux hangars civils (photo ci-dessous), construits par l’entreprise Sohier : un, de 100 m sur 36, pour la Société Astra, fondée par Henry Deutsch de la Meurthe par rachat des ateliers d'Édouard Surcouf à Billancourt ; et l'autre pour Clément Bayard, de 120 m sur 20, avec une double porte roulante. Ces deux hangars, complétés par une usine à hydrogène (produit par l’action de la soude sur le ferrosilicium).et un gazomètre, se situent dans la partie ouest du terrain (carte ci-dessous). Jusqu’à la guerre, ces deux sociétés y expérimentent leurs propres dirigeables.





Premier essais -1914-1915
A la déclaration de guerre, les armées créent un « port d’attache » (PA) pour dirigeables à Issy, afin de procéder aux essais des nouveaux grands croiseurs. En octobre 1914, le capitaine Gaucher en prend le commandement avec un détachement de la 8e compagnie d'aérostation de port d'attache (CAPA), provenant de Saint-Cyr. Les 45 hommes sont casernés boulevard Victor, au « bastion 68 ». Ils sont chargés de la garde du port d'attache, ainsi que du montage, du gonflement et de la manutention des nouveaux dirigeables en essai.

Le premier Pilâtre-de-Rozier.
Des travaux sont d’abord effectués pour allonger le hangar Astra, trop court pour accueillir le futur grand croiseur Pilâtre-de-Rozier de 24.000 m3 et long de 130 m, (photo ci-dessus) doté de deux nacelles et de quatre moteurs, commandé à Astra. Fin novembre 1914, l’extension du hangar est terminée et le dirigeable commence à être monté. Ce même mois, l’effectif de la 8ème CAPA est renforcé avec l’arrivée d'un second détachement de 93 hommes, portant le total à près de 140 personnes.


En décembre, c’est au tour du hangar Clément-Bayard d’être lui aussi allongé (ci-contre). Les portes sont démontées et, début janvier 1915, les deux travées supplémentaires nécessaires au montage du grand croiseur sont terminées. Le futur Général Meusnier, de 23.000 m3 et long de 160m, est construit par Clément Bayard sur la base d’un premier grand dirigeable abandonné (CB-7).

Chez Astra, le 29 janvier 1915, le Pilâtre-de-Rozier fait sa première ascension. Mais en mars, à l’issue de plusieurs essais, des défauts sont constatés et il est dégonflé pour servir à construire deux croiseurs de seulement 14.000 m3 cette fois, l’Alsace et un nouveau Pilâtre-de-Rozier. En avril 1915, l'enveloppe (ci-dessous), la corderie et les empennages du Général Meusnier sont livrés à Issy et le montage commence sous le second hangar.

Mi-mai, l’Alsace, pouvant emporter 900 kg de projectiles à 65 km/h avec deux moteurs, est livré par Astra à Issy et mis en gonflement. Il fait un vol d’essai le 19 juin, qui se termine par un accident à l'atterrissage, le dirigeable étant drossé contre l’un des hangars. Les moteurs ne fonctionnant plus, le ballon dérive alors sur une dizaine de kilomètres et finit par atterrir près d'Antony, où il est démonté et rapatrié sur Issy par la 8e compagnie.
En juillet, des travaux d’infrastructure reprennent avec la construction d’une fosse à l’entrée du hangar Astra pour faciliter l'entrée et la sortie des dirigeables. 

Le 23 août, le second grand croiseur, le Général Meusnier, est prêt à faire sa première sortie (photo ci-dessous). Après une élévation de 20 ou 30 m, le croiseur se déforme et doit être ramené bien vite au sol. Il faut rappeler ici que, contrairement aux Zeppelin bâtis avec une structure rigide, la plupart des dirigeables français sont souples, maintenus en surpression et enveloppés par un filet. Les essais du Général Meusnier vont reprendre et se poursuivre sans autre incident jusqu’en octobre. Mais il apparaît que l’engin ne répond pas aux exigences du programme, à savoir naviguer à 2000 m, sur un rayon d'action d’au moins 300 km (soit 600 km aller et retour) et emporter au moins 800 kg d'explosifs. La décision est prise de le céder aux Russes, intéressés par ce vaisseau géant.

Le Général Meusnier.
Début septembre, les essais sont terminés pour le dirigeable Alsace. L’engin part avec son équipe d'entretien pour le PA d’Arcis-sur-Aube. Sa première mission a lieu le 13 septembre mais est interrompue suite à une panne moteur survenue au niveau des lignes. Après quatre nouvelles missions de bombardement, il tombe le 2 octobre dans les lignes adverses (photo ci-dessous), suite à un tir de barrage. Un membre d’équipage est tué et les autres sont faits prisonniers.

L'Alsace abattu le 2 octobre 1915.

A Issy, les essais se poursuivent. D’une manière générale, ces essais sont compliqués : il n’y a pas d’effet de série comme pour les avions, les moteurs V8 ou V12  (ci-dessous) sont encore peu fiables, l’eau des radiateurs gèle parfois malgré l’ajout d'alcool, les longues enveloppes se déforment, les systèmes de poulies sont fragiles et les nacelles sont souvent détériorées lors d’atterrissages brutaux, car le pilotage est complexe vu la longueur de ces vaisseaux (de 75m à plus de 100m pour les deux grands croiseurs).


Des moteurs imposants.
Le 15 novembre, un nouveau dirigeable de 10500 m3, le Lorraine (du type Fleurus), construit pour la Marine par les ateliers de Chalais-Meudon avec deux moteurs Clément-Bayard, est transféré de Saint-Cyr à Issy pour y poursuivre ses essais.
Le 14 décembre 1915, le nouveau Pilâtre-de-Rozier, réduit en volume et ne comportant plus qu’une nacelle, fait sa première ascension.


1916 - La place manque à Issy

Le Lorraine à Bizerte.
Le soir du 3 avril 1916, lors d’une sortie d’essai nocturne, le Lorraine monte à 1425 m. Le but de l'ascension est de mesurer la portée de son projecteur pour la recherche de Zeppelin. Le projecteur au sol, chargé de baliser le terrain d'Issy, se trompe dans les signaux, imitant ceux d'alerte, entraînant la mise en descente du Lorraine. Le 4 à 0h55, un atterrissage est tenté, sans succès car le vent de travers fait remonter le ballon. A 1h11, un nouvel essai échoue. Une nouvelle tentative le place à hauteur des immeubles au sud du terrain, dans lesquels le ballon finit par se prendre. L'enveloppe se déchire immobilisant le Lorraine, qui doit être dégonflé afin d'éviter tout incendie. La nacelle se trouve alors à une trentaine de mètres au-dessus du sol. Décroché, il part en réparation mais ne reviendra pas à Issy.

Le 21 mai 1916, le Pilâtre-de-Rozier quitte Issy à destination de Belfort, avant d’être détourné sur Arcis suite à des problèmes techniques. Après examen, il est décidé de le démonter et ses éléments reviennent le 20 juin par voie ferrée à Issy. La remise en état peut commencer. Il est prêt le 1er septembre et repart, cette fois pour Toul. La place libérée dans le hangar Astra permet d’assembler le dirigeable la Flandre, d’un volume de 16500 m3. Son gonflement débute le 19 octobre 1916. Tout étant prêt le 10 janvier 1917, il commence alors ses essais au sol.
En fin d’année 1916, de nombreux dirigeables ont été livrés – notamment pour la Marine - et on étudie les capacités des hangars existants en région parisienne. Le capitaine Leroy, commandant du P.A. d'Issy, rend compte au C.A.A. (commandant de l'aéronautique aux armées) du G.Q.G. que la société Astra et les établissements Clément-Bayard ont répondu négativement à la possibilité d'abriter un dirigeable supplémentaire dans leurs grands hangars. En effet, le Clément Bayard abrite déjà le Général Meusnier vendu aux Russes. Dans le hangar Astra, il y a la Flandre et deux dirigeables destinés à la Marine. Il ajoute que le P.A. est entouré d’ateliers de production d’hydrogène et de stocks d’essence qui rendraient dangereuses les manœuvres de trop nombreux engins.
Il est quand même décidé fin décembre que le PA d’Issy devra accueillir de nouveaux dirigeables Astra-Torrès, Chalais-Meudon et Zodiac pour leurs essais.

 

En mémoire du Pilâtre-de-Rozier.
Les grands changements de 1917 

L’année 1916 a fait comprendre au commandement que la concurrence des avions de bombardement, qui peuvent voler tous les jours contrairement aux dirigeables, et le développement des avions de chasse et de la défense anti-aérienne – y compris les tirs amis - condamnent peu à peu l'emploi de ces vaisseaux lents et peu maniables pour leurs missions de reconnaissance, de renseignement, de bombardement au-dessus du champ de bataille ou même de bombardement lointain.
En 1917, la décision est prise d’affecter à l'aéronautique navale de la Marine nationale les derniers dirigeables détenus par l’armée, y compris ceux en essais à Issy. La Marine va les utiliser pour la surveillance maritime, la lutte anti-sous-marine et la chasse aux mines, contrairement aux Zeppelin allemands qui vont poursuivre la mission de bombardement de nuit longue distance, notamment sur Paris et sur Londres, mais avec des pertes importantes.
Le drame du Pilâtre-de-Rozier, s’écrasant en flammes le 24 février 1917 à Voellerdingen (Bas-Rhin), confirme le diagnostic de l’état-major (plaque mémorielle ci-dessus). Son jumeau, le Général Meusnier, testé sur le front par les Russes depuis septembre 1916, est accidenté le 6 avril 1917 (photo ci-dessous). Il ne sera pas remis en état (difficultés de mise au point, performances insuffisantes).

Le Général Meusnier, accidenté, 6 avril 1917.

Malgré tout, en 1917 et 1918, de nombreux dirigeables vont effectuer leurs vols d’essai à Issy, les Astra-Torrès (AT 1 à 11) et les Chalais-Meudon (CM 1, CM 2, CM 4, Capitaine Caussin). En mars 1917, Issy accueille même un dirigeable anglais accidenté au Havre, un coastal patroller (CP4). L’enveloppe est regonflée dans le hangar Astra derrière la Flandre, avant de repartir sur la côte en mai-juin.
A partir de janvier 1918, le P.A. d’Issy, relève, de facto, de la Marine et non plus de l’Armée. Entretemps, de nombreux ports d’attache pour dirigeables ont été construits par la Marine sur la mer du Nord, la Manche et la Méditerranée. Le 1er juillet, la 8e compagnie de port d'attache est dissoute. Le personnel et le matériel forment le détachement d'Issy-les-Moulineaux d’une compagnie de dépôt. Ce détachement stationne encore au bastion 68 jusqu’au 9 juillet, date à laquelle il rejoint Saint-Cyr.

Tous mes remerciements à David Aymard, au capitaine de vaisseau (H) Robert Feuilloy, secrétaire général de l’association pour la recherche de documentation sur l'histoire de l'aéronautique navale (ARDHAN), et à Philippe Nicodème, auteur de nombreux livres et articles sur les ballons et dirigeables. J.P.


En complément
Chefs de la 8e compagnie d'aérostation de port d'attache à Issy

02.08.14 au 09.10.14 : Cne Gaucher
10.10.14 au 05.09.15 : Ltt puis Cne Simon
06.09.15 au 04.05.16 : Cne Gaucher
05.05.16 au 04.07.16 : Slt Rieu
05.07.16 au 28.07.16 : Ltt Ducasse
29.07.16 au 26.10.16 : Ltt Maurel
27.10.16 au 14.10.17 : Slt puis Ltt Legay
15.10.17 au 01.11.17 : ?
02.11.17 au 13.12.17 : Slt Sératzky
14.12.17 au 01.07.18 : Ltt Dupond