20 avril 2018

Issy - transformation du bâtiment de la CPAM

La CPAM ( Caisse Primaire de l’Assurance Maladie ) autrement appelée familièrement la « Sécu », était installée dans un bâtiment des années 1950 au début de la rue Telles de la Poterie. Il surplombait le square de Weiden.

La Sécurité Sociale est créée en octobre 1945, quelques mois seulement après la fin de la guerre. La France est alors en pleine reconstruction et quelques années s’écoulent avant la construction de ce bâtiment isséen (ci-dessous). L’entrée se situe au 16, rue Telles de la Poterie. L’entrée en arc de cercle est vitrée. Le symbole de l’Assurance primaire est dessiné sur le panneau latéral et au-dessus de l’entrée.
Fonctionnel, il avait plusieurs niveaux pour l’accueil des assurés et les bureaux. Pourtant, il y avait des marches ; en particulier les médecins vérificateurs travaillaient à l’étage inférieur ce qui ne facilitait pas les démarches des personnes handicapées. 

L'immeuble de la CPAM avant.
Au début du XXIe siècle, sa destruction est envisagée mais, heureusement, la solution d’une réhabilitation de cet immeuble caractéristique de l’architecture des Trente Glorieuses a été privilégiée. Le bâtiment originel a été surélevé (ci-dessous) et les façades recrépies sans parler des aménagements intérieurs. Il comprend désormais plusieurs logements. 

L'immeuble après, vu du square Weiden.

Quant à la Sécurité Sociale, les bureaux ont été transférés à Meudon ou à Boulogne-Billancourt pour ceux qui n’ont pas recours à internet. Texte et photographies P. Maestracci.

15 avril 2018

Issy… à Deauville !

Vive les vacances… de Pâques ! Si certains d'entre vous partent sur la côte Normande, savez-vous que Deauville, une chanson écrite par Antoine Essertier et François Welgryn, évoque Issy… PCB


Les serviettes au fond du sac
On ne sait jamais
Une jolie décapotable
Que j'ai louée exprès
L'A 13 me porte chance
Un samedi ensemble

Je te prends porte dIssy
La mer c'est par là
Tu verras
Je suis de bonne compagnie
A Deauville sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi, avec toi
Sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi.

On fait craquer les planches
Et moi je craque encore
A regarder tes jambes
Que le sable décore
Fais juste un peu semblant
Petit pêcher gourmand
J'te laiss'rai porte d'Issy
Sous les nuages bas

T'en fais pas
Juste le temps d'un sam'di
A Deauville sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi, avec toi
Sous les parasols
Je suis un peu moins seul

Avec toi.

11 avril 2018

Le Japon musical à Issy


Satoshi Kubo au piano, Kazuko Matsumoto soprano, le 8 avril 2018, à Issy. 

Dans le cadre des "dimanches en mélodie", la Médiathèque du centre-ville avait convié ce dimanche 8 avril 2018 ces deux artistes japonais que certains connaissent déjà. Souvenez-vous… il y a trois ans, ils participaient à la "résurrection" de la Pastorale d'Issy, premier opéra en langue française de l'Histoire.
Kazuko habite les Alpes de Hautes Provence où elle enseigne le chant. Satoshi travaille à Londres au National Opera Studio où il accompagne de jeunes chanteurs d'opéra.
Le public était venu nombreux découvrir ces mélodies japonaises totalement méconnues des Isséens. Au programme, par exemple, trois morceaux du compositeur Ikuma Dan : Solitude - ou l'histoire d'un poisson rouge tout seul qui tourne en rond dans son bocal ; Cigale - elle crie à la tombée du jour ; Hortensia - en fleurs… La fleur, toujours si présente et si importante pour les Japonais, surtout lorsque vient la saison des cerisiers en fleurs, si joliment chantée à la fin du spectacle par Kazuko. PCB


7 avril 2018

Issy - histoire de la rue Minard

Rue Minard, vue de la place de la Fontaine, zone piétonnière.
On aperçoit sur la droite, en arrière plan, une partie de l'abside
de la chapelle du Séminaire.
Antérieurement, la rue Minard s’appelait rue de la Glaisière en référence à l’argile pour les « briques de Vaugirard » exploitée à l’emplacement du Parc des Expositions (Paris XVe). Elle porte désormais le nom de Georges-Christ Minard qui fut maire d’Issy sous Louis-Philippe de 1846 à 1848 puis en 1870-1871, lors des débuts difficiles de la Troisième République. Le village originel se trouvait sur la hauteur. C’était le chemin obligatoire pour les paroissiens de Vaugirard qui fréquentaient l’église Saint-Étienne jusqu’à la création de leur propre paroisse en 1342.
Aux Temps Modernes, de grandes propriétés comme celles des de La Haye et de Marguerite de Valois furent créées en contrebas et sur la pente. Au XIXe siècle, le centre de la ville se situe entre les deux intersections de la rue Renan (Général Leclerc de nos jours) avec la rue de Vanves et les boulevards Voltaire et Gambetta. La première mairie en 1857 se trouvait place Vaillant-Couturier. La rue Minard reliait ainsi les deux quartiers.

A mi-pente. A droite, la nouvelle aile de l'Hôpital suisse,
inaugurée en 2017. A gauche, la grille du parc Saint Jean-Paul II.
Cette rue part de la place de La Fontaine et monte sur 450 mètres vers le parvis de l’église Saint-Étienne. Son parcours sinueux dessine un S très étiré afin d’avoir une pente pas trop abrupte. Elle croise en bas la rue Vaudétard (du nom des possesseurs d’un fief médiéval) et ensuite elle coupe en deux une belle propriété qui appartint au début du XVIIe siècle à la reine Marguerite de Valois, dite la reine Margot, puis revint définitivement à la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. Un tunnel à mi-pente passe d’ailleurs encore sous la rue Minard pour relier les jardins du Grand Séminaire au parc de l’autre côté de la rue. La portion supérieure du parc est louée par bail emphytéotique à la commune qui y a aménagé le parc Saint Jean-Paul II.

Vue sur Paris. A gauche, l'aile de l'Hôpital Suisse. Au loin,
la Tour Eiffel et la tour arrondie du ministère des Armées.
Deux immeubles d’habitation se trouvent aux angles avec une façade sur la rue et l’autre place de la Fontaine. D’autres bâtiments leur font suite jusqu’à la rue Vaudétard. Ensuite, la montée se fait entre deux hauts murs de pierre protégeant les deux parties de la propriété sulpicienne. On longe à droite la chapelle du Séminaire reconstruite après les ravages datant de la Guerre de 1870/71 et de la Commune. 
Plus haut à droite, l’Hôpital Suisse de Paris s’est agrandi en 2017. 

Mur latéral de la Solitude.
En face à gauche, le parc Saint Jean-Paul II précède l’ensemble de la Solitude dont le mur latéral épouse la sinuosité de la rue (ci-contre). Cela correspond à l’achat au XVIIIe siècle de ce terrain par la Compagnie des prêtres de Saint- Sulpice. Jusqu’alors, les futurs professeurs de l’Ordre devaient, lors de leur formation, faire une retraite dans la propriété isséenne dont l’entrée est toujours rue du Général Leclerc. Celle-ci est occupée sans discontinuer depuis par le Séminaire de Paris. Le nouveau bâtiment en haut de la rue Minard permit aux futurs enseignants d’accomplir leur retraite dans un lieu judicieusement nommé : La Solitude. 
Le bâtiment (ci-dessous) fut construit au XVIIIe siècle pour les futurs professeurs de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Façade sur jardin du bâtiment de la Solitude.
Cet endroit servit ensuite jusqu’à une période très récente de maison de retraite pour les prêtres les plus âgés. En 2016, grâce à la signature d’un nouveau bail emphytéotique, l’ensemble doit être métamorphosé en hôtel de luxe et annexe de la prestigieuse École Ferrandi. L’opération est menée par le groupe Accor Hôtels et le grand architecte Jean-Michel Wilmotte. Le palace va s’appeler "Le domaine de la Reine Margot", en hommage à la reine Marguerite première épouse de Henri IV et propriétaire du domaine sis en contrebas.
statue d'ange.

Tout en haut de la rue, sur ce côté les bâtiments rénovés de la paroisse Saint-Étienne précèdent l’église du XVIIe siècle. De l’autre, ce sont différentes ailes de la Maison de Retraite Repotel dont l’entrée est avenue Jean Jaurès. Cette maison existait dès les années 1930. Elle était tenue par les Dames de la congrégation de Saint-Thomas de Villeneuve. Sur ce cliché des années 1950 (ci-dessous), on voit les jardins disposés en terrasse pour des convalescentes. Ensuite, la maison fut transformée en Maison Suisse de retraite puis, de nos jours, c'est la Maison de Retraite Repotel. Au n°16 de la rue, une petite statue d'ange (à droite) marque l'une des entrées de l'ancienne maison de Repos.

P. Maestracci (texte et photographies). Merci à Éliane Marchand dont le témoignage m’a permis de compléter l'explication sur la Maison de Retraite Repotel.

3 avril 2018

Issy - l'église Saint-Étienne restaurée

L'église Saint-Étienne, située entre le Centre Ville et les Hauts d'Issy, se refait un coup de jeune : les portes latérales ainsi que le portail central à deux vantaux ont été reposés le 20 mars 2018. Après trois mois de restauration dans les ateliers Perrault Frères, bois et parties métalliques sont entrés dans une nouvelles vie.

Réinstallation de l'un des vantaux de l'église Saint-Étienne. © A. Bétry

L'église actuelle date du XVIIe siècle ; peut-être le roi Louis XIII et son épouse Anne d'Autriche en ont-ils franchi le porche, sur lequel se remarquent trois fleurs de lys ? Historim vous propose de redécouvrir son passé en consultant les textes déjà publiés sur le site :
http://www.historim.fr/2016/03/visite-de-leglise-saint-etienne.html
http://www.historim.fr/2011/11/trois-fleurs-de-lys-reponse.html
http://www.historim.fr/2011/10/le-cardinal-de-fleury-meurt-issy.html


Vantail aux 3 fleurs de lys. ©A. Bétry
Les Ateliers Perrault, installés à Mauges-sur-Loire (Maine-et-Loire) ont plus de 250 ans d'existence. Ils sont spécialisés dans la restauration et la réfection de boiseries anciennes et la copie de toutes les sortes de ferronneries. Entreprise d'art, elle est agréée par les Monuments historiques et ses champs d'intervention sont immenses : Palais de l'Elysée, musée du Louvre, château de Versailles, Parlement de Bretagne font partie de ses clients. Les particuliers ne sont pas oubliés, les résidences ou châteaux privés apportant aux 160 employés et compagnons de l'entreprise le plaisir et la joie d'exercer leurs talents.


Exemple de crapodine, à gauche.
© A. Bétry

Une technique venue du Moyen Âge
Que ce soit pour la charpente, la ferronnerie et la serrurerie d'art, pour la menuiserie ou l'ébénisterie… les Ateliers respectent la tradition. Pour les travaux de l'église Saint-Étienne, un élément technique attire la curiosité de l'observateur : chaque vantail de porte s'articule grâce à deux parties métalliques (l'une en haut étant perforée, l'autre étant encastrée dans le sol). Cette pièce de métal, de forme pyramidale tronquée, est surmontée d'un axe dans lequel s'engage la partie femelle de la porte. Cette pièce scellée dans la pierre (photo ci-contre) s'appelle une crapodine, mot qui nous vient directement du Moyen Âge.

Les précédents grands travaux de rénovation de couverture de notre église remontent au 2 avril 2007 (photo ci-dessous).
  Texte et photos Alain Bétry.


Restauration de la toiture de l''église Saint-Étienne, en avril 2007. © A. Bétry

30 mars 2018

Issy - Les archéologues s'invitent sur le Chantier Centre Ville-suite

L’inconnu du CNET
Vendredi 22 mars, après deux semaines de fouilles, les archéologues, contraints et forcés, laissent leur place au futur chantier. Mais ils ne repartent pas les mains vides, ils emmènent avec eux le squelette d’un inconnu.

Une semaine plutôt, avait été mis au jour un mur (soutènement ?) et un puits (à moitié obstrué) dans lequel se jetait une canalisation (trop-plein des jardins de l’ancien « château » ?). Nous sommes à moins deux mètres de la surface. La provenance de ces éléments est, pour l’instant, sujette à maintes hypothèses.

Le puits (à gauche) et la canalisation. © M.J.
Un peu plus tard, continuant les fouilles le long du mur de soutènement, la pelleteuse a rencontré une petite résistance et en remontant son godet, le conducteur a signalé avoir heurté, certainement, une poterie car il apercevait ce qui lui semblait un tesson. Un des archéologues est allé vérifier et il s’est avéré que c’était la face avant d’un crâne.
A partir de ce moment, le dégagement du squelette (ci-dessous) a été long et laborieux. Les fouilles aux alentours n’ont rien donné. Nous sommes, à peu près, à une profondeur de trois mètres cinquante.

Le squelette mis à jour par les archéologues. © M.J.
Le squelette était seul. C’était celui d’un homme âgé, apparemment, d’après sa dentition. D’après les dires des hommes de science, il pourrait dater du Moyen Âge. Seule l’étude (carbone 14) pourra lui donner un âge, approximatif, mais cela se fera ultérieurement. Aucun objet ne l’entourait. Il avait dû être enveloppé d’un suaire car il était « ramassé » et mis en terre sans fioriture. Bien sûr, sa sépulture était orientée normalement, c’est-à-dire tête à l’ouest et pieds à l’est, comme stipulé dans les textes religieux. Sur la photo ci-dessous, sont indiqués le puits (en bas à gauche, près de la pelleteuse) et l'emplacement du squelette (rond bleu au centre près du muret).

L'emplacement des découvertes. © M.J.

Que faisait-il là, mystère ! Malheureusement, nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire.
Inconnu, il le restera. Le manque de temps et d’espace en a décidé ainsi. Les archéologues ont mis les os dans des sachets et les étudieront plus tard. Michel Julien

Quant au chantier, il est à l'arrêt jusqu'à mai-juin pour que l'eau d'infiltration dont on vous a parlée, s'évacue :

27 mars 2018

Issy - Les archéologues s'invitent sur le Chantier Centre Ville (CNET)

Depuis le 6 mars 2018, de nouveaux acteurs se sont invités sur le chantier de l’ex-CNET, un chantier suivi par Historim : http://www.historim.fr/2018/01/orange-un-apres.html
Il s’agit des archéologues de l’INRAP. Ils sont amenés, lors de grands chantiers, et quand les circonstances sont favorables, à faire des fouilles préventives (ici, apparemment, ils interviennent après coup !). Sur l'ancien CNET, ils fouillent une surface où se trouvait, approximativement, le château de M. Potier de Novion moins connu que celui des Conti, et pour cause, ayant disparu assez tôt (peut-être englobé dans les achats de fiefs faits par Nicolas Beaujon d’où sortira, beaucoup plus tard, le futur hôtel de ville).

La parcelle qui leur est dévolue est assez restreinte car c’est la seule qui était dépourvue de construction ce qui correspondait à l’ancien parking du site (angle rue Victor-Hugo et rue du Général-Leclerc).
Pour l’instant, des structures ont été mises à jour (fondations ?) sans qu’il soit possible d’émettre des réponses à celles-ci. Quant aux hypothèses, il est encore trop tôt.

Fouilles sur le chantier Centre Ville.  © M.J.
Les archéologues continuent leurs investigations tout en restant circonspect. Au fur et à mesure des fouilles, le chantier s’agrandit, petit à petit… Un mur a été mis à jour mais la surface qui leur a été impartie est bientôt atteinte… Qu'en sortira-t-il ?
A suivre….
Michel Julien

23 mars 2018

Histoires d'Issy-les-Moulineaux - Circuit touristique

Issy-Tourisme inaugure son premier parcours touristique avec l'application Cart(o)Graff… A la découverte des monuments historiques du centre-ville, visitez la ville au fil des rêves d’un Isséen endormi. Il mélange souvenirs et légendes, aidez-le à s’y retrouver : à chaque étape, élucidez l’énigme ! Une coproduction de la Ville d’Issy-les-Moulineaux et de la Maison du Tourisme, avec la précieuse collaboration d’Historim.
Eh oui, on vous en avait parlé… l'application est aujourd'hui fonctionnelle. Une application facile à télécharger sur ordinateur, portable, tablette.



Une fois la carte affichée, vous cliquez sur les points colorés et vous  retrouvez l'histoire du monument devant lequel vous vous trouvez, comme pour l'Hôtel de ville (ci-dessous) : une photo, une énigme, l'historique… et la réponse à l'énigme.


Le parcours d'une heure et demi environ vous fait découvrir une bonne dizaine de monuments et de lieux historiques, depuis l'Hôtel de ville, côté rue côté jardin. Deux arrêts au Séminaire Saint-Sulpice, une bouffée d'air frais dans le parc Saint Jean-Paul II, un moment de recueillement devant la statue de Popielusko, une visite de l'église Saint-Etienne, la découverte de la Chapelle rose, quelques vers de Victor Hugo à réciter à votre tendre moitié devant la maison d'Adèle Foucher… et pour terminer ce périple historique, le Musée français de la carte à jouer et les restes du château des Conti (ci-dessous).



Dès le premier rayon de soleil, partez en expédition… Deux autres parcours sont en préparation. PCB