22 septembre 2017

Issy - Souvenirs, souvenirs ! Ils ferment - 1

Cette rentrée est marquée par deux fermetures - définitives - d'incontournables bonnes adresses de notre commune.

A commencer par le Restaurant du Stade


Le Restaurant du Stade, côté stade. © Michel Julien
Il était une fois un restaurant, mais pas n'importe quel resto, un resto de stade, une institution sur la ville d'issy. De nombreuses personnalités y sont venues pour y déguster la fameuse andouillette de l'ami Jean Luc, les excellentes charcuteries de mon ami Pierre Oteiza, enfin une carte adaptée à notre clientèle. Quinze année d'exercice ont fait de ce Resto et de son Musée du sport la grosse cote de la ville. Merckx, Hinault, Gimondi, des champions par dizaines sont venus me raconter leurs exploits. Les Isseens Riboud, Diomede, et bien d'autres. Les politiques, les journalistes aussi… Ils ont écrit sur les murs des petits mots d'au-revoir. Voilà  le grand livre du sport et de la gourmandise restera, je pense, dans l'histoire du stade et de notre belle ville. Serge Rebondy.
Merci à notre Historimien Michel qui conserve la mémoire de ce Resto à travers la photo.

Messages d'amitié sur les murs. © Michel Julien


20 septembre 2017

Journée du Patrimoine (suite) - animation au PACI


Dans l’après-midi du dimanche 19 septembre 2017, au Musée Français de la Carte à Jouer, un hommage fut rendu à Henri Matisse qui quitta Issy en 1917. En soirée, une petite scène fut redonnée dans le hall du PACI (Palais des Arts et Congrès d’Issy-les-Moulineaux) avenue Victor Cresson. Il s’agit d’un entretien entre Henri Matisse (incarné par Michel) et une journaliste (incarnée par Pascale) à Nice, dans l'atelier du peintre en 1942 (reconstitution ci-dessous). 

Décor avec deux peintures de Matisse et des œuvres inspirées su peintre,
réalisées par Claudine, Elisa et Patrick.

La visite du PACI fut ensuite assurée par la conférencière Bathilde Nadal. Celle-ci retraça l’histoire du bâtiment Art Déco voulu par le maire Justin Oudin dans les années Trente. Cette Maison du Peuple originelle abrita entre autres une salle de boxe et de catch, une salle des banquets, un théâtre etc. L’actuel PACI dispose d’une belle salle de spectacle, de salles de réunion et autres possibilités.


Ferronnerie en façade de l'ouverture centrale du balcon. 
Les visiteurs du soir ont pu profiter du superbe balcon d’ordinaire interdit au public (ci-dessus). La mosaïque avec avion et moulins évoque les armoiries de la ville. Les épis symbolisent l’agriculture et les arcs des roues dentées, l’industrie, deux activités majeures de la commune dans les Années 30. 

Denis "le magicien des lieux" fait
une démonstration de maniement de cintres.
Puis, en traversant la salle, on put monter sur la scène (où se produisit Jimi Hendrix) et admirer les coulisses grâce à Denis (ci-contre) qui en connaît tous les secrets. Les cintres hauts de 14 mètres disposent d’une machinerie traditionnelle avec cordes et cabestans mais aussi, heureusement, d’un équipement contemporain nécessitant moins d‘efforts physiques mais tout autant d’habileté ! 
Côté jardin (à gauche de la scène vue de la salle), une ancienne porte métallique haute de 9 mètres permet de faire glisser les décors ensuite accrochés aux cintres. Une salle de stockage adjacente communique avec un quai de déchargement en pente dont l’accès est rue André Chénier. 
Au sous-sol, un long couloir dessert des loges rénovées : il est décoré d’affiches dédicacées par les artistes qui se sont produits sur scène : musiciens, chanteurs, acteurs. On peut citer Véronique Sanson ou Le Quatuor pour ne prendre que deux exemples.

Merci au personnel de la sécurité qui nous a accueillis avec gentillesse et efficacité, à Denis qui nous a fait découvrir les coulisses avec infiniment de verve, à Bathilde Nadal qui assurait la responsabilité de la visite ainsi qu’à Claudine, Michel et Patrick qui ont monté l’éphémère décor. P. Maestracci.

18 septembre 2017

Journée du Patrimoine - Matisse à Issy - un succès !

Ce fut une belle journée, pluvieuse, ensoleillée, fraîche… mais le public était venu nombreux. En l'honneur du peintre Henri Matisse (1869-1954).

Henri Matisse dans son atelier d'Issy-les-Moulineaux. © XDR
Il y avait des enfants, passionnés par les jeux de cartes Matisse, une animation organisée par Gwenaël.

Contre-jour : la journaliste et son beau chapeau ; Matisse devant la reproduction de la Musique (1910). Sur les vitres, les collages des jeunes du Clavim, inspirés par les œuvres du peintre. © PCB
Il y avait des musiciens amateurs, curieux de découvrir l'attirance que le peintre Henri Matisse avait pour la musique.  Une interview fictive, mais véridique quant aux déclarations du peintre, permit aux spectateurs de découvrir cette facette méconnue de l'artiste. Merci à Pascale, la journaliste, et Michel, le peintre (ci-dessus).

Mosaïque d'après les Poissons rouges.
Il y avait des artistes amateurs qui, depuis plusieurs semaines, travaillaient sur des œuvres "à la manière de Matisse" : des découpages collages exécutés par les jeunes du Clavim (en haut), des mosaïques (ci-dessus), des tissus, des peintures. Merci à tous.

Peter Kropmanns. © A. Bétry
Il y avait aussi le grand historien de l'art Peter Kropmanns (ci-dessus)Sa conférence sur les années Matisse à Issy-les-Moulineaux (1909-1917) était fort intéressante, mettant en parallèle les toiles du peintre et la maison des Hauts d'Issy, dont on découvrit des vues fort rares (ci-dessous). Absolument passionnant ! Au premier rang, dans le public, M. le Maire André Santini… fort intéressé;

L'atelier, aujourd'hui détruit. © XDR
La maison et son jardin. ©XDR
Il y avait enfin le jazz-band Quarte impro qui nous offrit un concert des plus grands airs de la Nouvelle Orléans (ci-dessous). Là encore, une excellente manière de nous rappeler les goûts musicaux de Matisse, qui découvrit le jazz à Nice dès les années 1918.

Le jazz-band sur la terrasse du Musée. ©PCB
A l'arrière-plan, le Musée. © A. Bétry
Un grand merci au Musée français de la Carte à jouer, à Bathilde, Florian, Denis, Gwenaël… sans oublier tous ceux et toutes celles qui n'ont pas cessé de transporter tables et chaises pour le bien être du public. PCB.

11 septembre 2017

Le peintre Matisse à l'honneur - Journée du Patrimoine 17 septembre 2017

Cette année, Historim, en association avec le Musée français de la carte à jouer, organise une après-midi picturale et musicale autour du peintre Henri Matisse pour deux raisons.

Henri Matisse en 1910
© Alvin Langdon Cobrun

1. Henri Matisse a vécu à Issy-les-Moulineaux jusqu'en 1917. C'est dans son atelier, situé dans les Hauts d'Issy - il ne reste aujourd'hui que sa maison - qu'il a peint certains de ses tableaux les plus célèbres, comme la Musique, en 1910, acheté par le grand collectionneur russe Chtchoukine.

La Maison de Matisse, dans les Hauts d'Issy. © P.Maestracci

2. Henri Matisse était un grand musicien, comme vous le découvrirez : il jouait, il appréciait, il connaissait les grands classiques, mais aussi le jazz. Or 1917 est l'année de l'arrivée en France du jazz, avec les troupes américaines débarquées pour prêter main-forte aux troupes alliées.


Voici le programme. Venez nombreux. Entrée libre.



10 septembre 2017

Forum des Associations - bilan

Stand Historim - de gauche à droite : Jacques, Patricia, Didier et Odile
Ce furent deux belles journées (pas au niveau du temps !), bien animées, avec de nombreuses visites sur notre stand : demandes de renseignements, discussions animées autour d'un projet… et adhésions de nouveaux Isséens !

Merci à toutes celles et ceux qui sont venus donner de leur temps. Rendez-vous l'année prochaine au Palais des Sports Robert Charpentier.

Mais, avant, n'oubliez pas la Journée du patrimoine du dimanche 17 septembre. Rendez-vous lundi 11 septembre sur le site pour un programme détaillé. PCB.

7 septembre 2017

Forum des Associations - 8-9 septembre 2017

Premier grand rendez-vous du mois de septembre : le Forum, toujours organisé au Palais des Sports Robert Charpentier.
Attention aux nouveaux horaires : vendredi de 13 h à 20 h ; samedi de 10 h à 18 h. Le stand Historim est toujours situé au même endroit.


Vous y retrouverez Pascale, Jacques, Jean-Michel, Denis, Patricia, Didier, Jacqueline, Odile, d'autres encore… qui vous présenteront l'animation "Journées du patrimoine" du dimanche 17 septembre autour du peintre Henri Matisse ; le projet "les Murs peints racontent", prévu pour 2018 ; notre action autour de "la Mémoire par la photo " ; et les succès de notre site www.historim.fr

Venez nombreux. Nous vous attendons.




31 août 2017

La mémoire de l’impasse Wagner, à Issy-les-Moulineaux

Finies les vacances, vive la rentrée… et les 
témoignages d'Isséens, comme celui que nous évoquons ici à travers cet entretien


Deux habitantes de l’impasse Wagner (donnant rue Pierre Brossolette), Véronique L et Valérie S ayant emménagé l’une et l’autre au tournant du siècle (janvier 2000) dans deux maisons situées en vis-à-vis, ont rédigé en 2005 un livret de 30 pages sur l’impasse, son passé, ses habitants d’alors afin de préserver la mémoire de ce quartier populaire à la fois pour les nouveaux habitants et pour les générations futures. Cet article a été déposé au musée d’Issy où il peut être consulté. 
Historim applaudit une telle démarche de sauvegarde du patrimoine social et culturel Isséen et a souhaité approfondir les conditions dans lesquelles cette recherche a été effectuée, à titre de "bonne pratique" susceptible de donner des idées à nos lecteurs. 

Historim : Comment est née cette idée d’écrire sur le passé de votre rue et sur ses habitants ? Y avait-il une urgence ? 

Valérie et moi venions de Paris et avons été charmées par le mode de vie encore très villageois de cette petite impasse calme et presque familiale. L’impasse était encore habitée par nombre d’"anciens" qui en furent les fondateurs et constructeurs. 

Jardins des maisons  de l'impasse.
J’ai moi-même acheté ma maison à l’un des premiers habitants, considéré par tous comme l’âme du quartier et qui venait de décéder à l’âge de 90 ans. J’y ai fait nombre de travaux car la maison remontait aux années 1930 et avait été construite à la main et, quel qu’en soit le charme, elle méritait d’être sérieusement revue et corrigée… Mais j’ai senti que tous les voisins m’avaient à l’œil et surveillaient de très près les transformations que je faisais car j’habitais "la maison de Monsieur Franck" et me devais de respecter la mémoire des lieux. Valérie et moi avons réalisé que ce que nous faisions nous-mêmes dans nos maisons respectives allait être le lot de tout le quartier et nous avons décidé d’en faire un état des lieux et de fixer par écrit son histoire avant qu’il ne se transforme complètement.

L'impasse Wagner.
Historim : Devant un tel projet, par quel bout commencer : l’information des voisins, les interviews, la recherche d’archives, de cartes postales, etc.. ? Quel plan d’action avez-vous élaboré ? Quel délai vous donniez-vous ? 

Nous nous donnions de six mois à un an, le temps de faire le tour de toutes les maisons et d’en comprendre l’implantation et comment on y vivait. Ayant déjà tissé des liens amicaux avec le voisinage, nous avons donc été trouver chaque maisonnée pour présenter notre projet et leur demander s’ils pouvaient et aimeraient y participer. Leur accueil a été, à une exception près, extrêmement enthousiaste, car chacun semblait heureux de faire revivre une certaine époque dont il voyait bien qu’elle touchait à sa fin. Il n’y avait pas d’archives publiques, seulement quelques archives familiales conservées par l’un ou l’autre, donc nous avons procédé par rencontres et entretiens approfondis. 

Historim : Combien d’entretiens avez-vous réalisés ? Y a-t-il eu des difficultés, récurrentes ou ponctuelles ?


Nous avons réalisé une douzaine d’entretiens, certaines personnes étant revues plusieurs fois au fur et à mesure de l’avancement de nos travaux et de notre questionnement. Nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière car les "anciens" se connaissaient tous assez bien et pour plusieurs d’entre eux avaient même des liens familiaux. Ils avaient plein de souvenirs et d’anecdotes à nous confier et cela leur permettait de faire revivre toute une époque très conviviale même si elle avait été rude et difficile matériellement. Et puis aussi de dire des choses qui partiraient en même temps qu’eux et qui étaient leur vie.

Geneviève, Huguette, Simone et Jeannette.

Historim : Avec votre voisine, comment s’est passée la co-écriture ?

Nous avons décidé du plan de l’article, du planning de notre enquête ensemble et nous avons effectué les entretiens le plus souvent à deux, en prenant des notes à la main. Étant habituée à écrire de par mon métier, je me suis chargée de la rédaction avec toujours le regard et l’intervention de Valérie, car nous avons tout fait en parfaite entente, accord et harmonie. Cela nous intéressait et amusait beaucoup et cela a resserré les liens entre nous et avec tout le voisinage. Repas de quartier chaque année en juin (avec même les premières années la présence d’André Santini), une gazette, bavardages dans la ruelle, petits coups de main à droite et à gauche, partage des produits des potagers, etc. La vie de village avait repris un peu comme "au bon vieux temps" et ce fut une période très chaleureuse et active.

La gazette.
Repas de quartier.

Historim : Avez-vous abordé le volet architectural de la rue, fait des photos ? 

Oui bien sûr. Parler des maisons et de leur construction était une partie centrale de notre projet car chacun avait soit construit la sienne, soit en connaissait l’histoire et parlait de ses propres aménagements. Tout était très précis et argumenté car l’histoire de l’impasse remonte aux années trente et les souvenirs des anciens étaient encore très présents.

Les maisons de l'impasse.
Nous avons pris des photos depuis certaines terrasses pour avoir une vue d’ensemble des maisons et de leurs jardins mais cela restait assez difficile car le terrain initial qui appartenait à Monsieur Wagner, un "glaiseux" [c'est-à-dire un exploitant de carrières de glaise], avait été partagé en lanières longitudinales avec les maisons sur le devant et, à l’arrière, les jardins potagers assortis de toutes sortes de dépendances, ateliers, et abris de jardin. Et les maisons en question sont de petites maisons avec un ou deux étages maximum, assorties d’ajouts au fil du temps, le tout à la bonne franquette et plutôt de guingois. Ce qui en fait, mais on peut dire aujourd’hui en "faisait" le charme. 

 
Vue panoramique.
Historim : Un an après le lancement, comment avez-vous procédé au "rendu" de l’étude à vos voisins ?

Nous avons fait plusieurs tirages de photos et photocopies du livret que nous avons distribué à celles et ceux que cela pouvait intéresser. Mais il faut préciser que parmi les personnes interrogées, nombre ne lisaient pas ou plus, leur seul mode de communication étant l’oralité et…le sourire.
En revanche, j’ai informé le Musée français de la Carte à Jouer de notre travail et l’un des conservateurs, Florian Goutagneux, a exprimé son intérêt. Un exemplaire s’y trouve donc. Le titre que nous lui avons donné est : Il était une fois…l’impasse Wagner.

Historim : Onze ans sont passés depuis ce travail et de nouveaux habitants se sont installés dans votre petite rue. Avez-vous continué à distribuer votre livret à ces nouveaux arrivants ?

Mon amie Valérie a quitté le quartier il y a plusieurs années, emportant avec elle notre tandem et notre dynamisme à deux. En effet, ce serait une très bonne idée de le faire connaître aux nouveaux arrivants et de le leur envoyer par mail puisque c’est maintenant le mode de communication de tous, même au fin fond de notre impasse. Ah, si nos anciens savaient cela, ils diraient, ils chanteraient…

Des photos comme témoignages.
Historim : Y aurait-il lieu d’actualiser ce travail, notamment sur le volet architectural avec les modifications effectuées par ces nouveaux arrivants ?

Ah oui certainement car, en dix ans, l’impasse s’est totalement modifiée. Les anciens sont tous décédés, leurs maisons revendues et pour la plupart complètement transformées. Y sont ajoutées des surélévations, des vérandas, des toitures arrondies, etc… Depuis plusieurs années, l’impasse est en chantier permanent, certaines maisons deviennent même de petits immeubles, et de la jeune arrivante que j’étais il a quinze ans, je suis devenue, au même titre que mon prédécesseur, la doyenne ou presque. A défaut d’en être l’âme….
Interview réalisé par JP- merci à véronique L

26 août 2017

Dernière escale - les armoiries d'Issy-les-Moulineaux

Neuvième et dernière escale

Issy-les-Moulineaux 



Après un été marqué par des escales d'un bout à l'autre de la Terre, mais toujours en relation avec Issy-les-Moulineaux, terminons notre voyage par l'explication des armoiries de notre commune (ci-dessous).

Une sorte de X majuscule sépare l’avion en haut des trois moulins à vent. De part et d’autre se trouvent à droite, les traditionnelles feuilles de chêne pour la force et à gauche les lauriers de la victoire. La couronne crénelée évoque le Fort d’Issy qui faisait partie des fortifications de Thiers en 1840-1844. Il est transformé depuis quelques années en éco-quartier.
La devise Habeo semper alas suit l’ordre des mots en français. Habeo du verbe latin habeo, es, ere signifie : je possède, j’ai ; semper : à jamais, toujours ; et alas : des ailes (pour un avion, mais pour une armée, voire pour les voiles d’un navire). En résumé : « J’ai des ailes à jamais » !


Armoiries de la ville sur le Monument aux morts, à l'angle
de l'avenue de la République et de la rue Hoche.

Historique
Ces armoiries datent de la Seconde Guerre mondiale. Leur création est imposée par le préfet de la Seine relevant de l’État de Vichy mais, en réalité, sous contrôle des autorités allemandes. Les communes qui n’avaient pas d’armoiries doivent s’en doter avec des éléments caractéristiques de leur histoire. C’est ainsi que Vanves, par exemple, adopte le battoir des lavandières qui rinçaient le linge dans le ru ou ruisseau de Vanves (qui aboutit à l’isséenne place de la Fontaine).

Explication
Quant à Issy-les-Moulineaux, il faut associer Issy et Les Moulineaux qui ont fusionné en 1893. Le choix se porte sur le dessin d’un petit avion du début du siècle, référence au champ de manœuvre sur lequel, en 1908, Farman réussit le premier kilomètre en circuit fermé. Ce terrain d’aviation (et actuel Héliport) était entouré par les usines des constructeurs d’avions tels les frères Voisin ou Caudron. Pour les Moulineaux, sont dessinés trois petits moulins à vent. En réalité, un ruisseau dont la source se situe dans les bois de Meudon, passait par le Val Fleury et actionnait les roues à aubes de plusieurs moulins, avant de se jeter dans la Seine !
Le choix de moulins à vent est peut-être une référence involontaire au courageux meunier Debray qui défendit son moulin à Montmartre face aux cosaques en mars 1814. Ceux-ci le tuèrent et le découpèrent en morceaux accrochés aux ailes de son moulin. Debray et sa famille reposent au cimetière Saint-Pierre de Montmartre.

Dérivés


Le logo de la commune (à gauche).

Un carré aux lignes vertes pour la commune et des arcs de cercle bleus symbolisant la Seine et l’île Saint-Germain à l’ouest.







Le logo d’Historim (à droite)

Un avion et un moulin à vent. Historim signifie : Histoire et Recherche sur Issy-les-Moulineaux. L'association et son logo sont nés en 2010.

Texte et photographie P. Maestracci.