15 octobre 2026

Issy-les-Moulineaux et les villes voisines

 5 - Vanves

Les limites séparant les deux communes ont un tracé assez complexe même si c’est le plus souvent sur de courtes distances. C’est le cas, par exemple du parc du lycée Michelet (ancienne propriété vanvéenne des princes de Condé). Il prolonge la limite de la rue Eugène Baudouin en longeant le territoire isséen d’une halte-garderie accessible par le sentier de la Bertelotte ainsi que la Résidence des Jeunes. 


Cette limite sépare ensuite le boulevard Voltaire du boulevard du Lycée. La villa du Lycée qui débute sur le boulevard du même nom débouche sur la limite entre la rue de Vanves isséenne et la rue d’Issy vanvéenne. Ensuite, la limite est presque du nord au sud ; elle traverse la rue de l’Abbé Derry et l’avenue du Général de Gaulle pour rejoindre la rue Jean-Baptiste Potin qui sépare les deux communes jusqu’à l’avenue du Général de Gaulle.

Panneau devant l’une des entrées du parc du lycée Michelet. La rue Michelet finit là ou commence la rue Jullien (du nom d’un ancien proviseur). 

Texte et photographie : P. Maestracci

10 octobre 2026

Issy-les-Moulineaux, et les villes voisines

4 - Clamart

 

Les deux communes étaient dans deux départements distincts de la Révolution française aux années 60 : l’une dans celui de la Seine et l’autre en Seine-et-Oise. Elles font maintenant partie de la Petite couronne, dans le département des Hauts-de-Seine


Les limites entre les deux villes ne sont pas très longues mais assez compliquées et impossibles à parcourir à pied, vélo ou voiture car certaines limites sont au milieu d’îlots de maisons et d’immeubles. En tout cas, elles contournent de plus ou moins près l’Hôpital d'Instruction des Armées Percy à Clamart.


Plaque du sentier des Étroites 

entre les deux villes. boulevard Rodin à gauche.



Plaque de Clamart sur le mur d’une 

maison, rue Ferdinand Buisson.


Le parcours commence dans les accès partagés que sont la rue du Chemin vert et l’allée du Chemin de fer. Il se poursuit dans la rue Ferdinand Buisson avant de retrouver plus loin la rue d’Arménie entre les rues Madame et de l’
Égalité. Il faut ensuite atteindre le sentier des Étroites. Celui-ci débouche sur la limite entre l’avenue clamartoise Henri Barbusse et l’isséen boulevard Rodin.


Texte et photographies : P. Maestracci

5 octobre 2026

Issy-les-Moulineaux, et les villes voisines

 3 - Boulogne-Billancourt 

La limite entre Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux est au milieu du bras principal de la Seine en aval de Paris. Elle sépare sur environ 2,6 kilomètres la sous-préfecture des Hauts-de-Seine de l’île Saint-Germain, territoire isséen sur la rive gauche. 

Cette île est la réunion de deux îles séparées jusqu’au XVIIe siècle (cf carte de 1671) ; l’île au nord portait le nom de Saint-Germain et l’autre au sud, donc en aval, celui de Billancourt. Lorsque les deux îles furent réunies par comblement du chenal qui les séparait, l’ensemble prit le nom de l’île la plus importante. L’île n’est séparée du reste de la commune que par le petit bras du fleuve. L’allée de Billancourt fait encore écho à cet ancien nom de la partie sud de l’île.

Pendant des siècles, il fallait traverser la Seine avec un bac pour passer d’une rive à l’autre.


Vue vers le sud du grand bras de la Seine avec Boulogne-Billancourt sur la droite et l’île Saint-Germain très boisée à gauche.



Vue sur l’île Seguin, boulonnaise au-delà du chenal en aval de la Seine.


Un pont double fut construit en 1863 pour relier les deux communes. Il a été remplacé par deux ponts contemporains reliés par le boulevard des Îles. Un autre pont surplombe la pointe nord de l’île depuis 1905 ; appelé d’abord pont des Peupliers, c’est maintenant le pont d’Issy. Une passerelle a été aménagée pour les piétons.

 Texte et photographies : P. Maestracci

29 septembre 2026

Issy-les-Moulineaux et les villes voisines

2 - Meudon

 

Les deux communes étaient dans deux départements distincts depuis la Révolution française jusqu’aux 
années 60 : Issy-les-Moulineaux dans le département de la Seine (75) et l’autre en Seine-et-Oise (78). 






Avenue de Verdun à partir du carrefour de la Ferme. Meudon est à gauche.

Un quartier isséen, celui de la Ferme a fait longtemps partie de Meudon. En effet au Moyen Âge, le chanoine Jehan de Meudon a donné le domaine de la Ferme à la communauté des Chartreux. Il faut attendre 1893 pour que ce quartier situé aux Moulineaux soit rattaché à la commune qui prend alors le nom d’Issy-les-Moulineaux.




Rue de Vaugirard longue de 100 mètres avec un seul immeuble isséen récent ; il est proche du pont sur lequel passe la ligne du Tram T2.



Les deux villes se partagent le chemin de Saint-Cloud, puis le dernier tiers de l’avenue de Verdun, entre le carrefour de la Ferme et la petite rue de Vaugirard, nettement moins longue que la rue parisienne du même nom. Celle-ci est prolongée dans la ville par l’axe qui va de la rue Renan à l’avenue de Verdun.

Texte et photographies : P. Maestracci

 

Issy-les-Moulineaux et les villes voisines

1 - Paris 


Issy-les-Moulineaux a des liens anciens avec la capitale : depuis 558, une grande partie de l’actuel XVe arrondissement était dans le « fief d’Issy ». Au XIIIe siècle, l’abbé Gérard de Moret a créé une paroisse distincte dans ce qui est appelé depuis Vaugirard.
Depuis la Révolution française jusqu’aux années 60, la ville se trouve dans le département de la Seine avant d’intégrer les Hauts-de-Seine.


Rue Victor Hugo prolongée par la rue parisienne du colonel Pierre Avia.


En 1925, la capitale achète un terrain isséen appelé champ de manœuvres. Cela explique l’extension du XVe arrondissement au-delà des boulevards des Maréchaux.

Les limites séparent à la fois les deux communes et les deux départements. Elles mesurent environ trois kilomètres et offrent des formes distinctes. La moitié de cette longueur correspond à des rues partagées au milieu de la chaussée comme autour du parc parisien Suzanne Lenglen : rue Farman, boulevard Gallieni, boulevard des Frères Voisin. En revanche, la rue parisienne du colonel Pierre Avia est prolongée par la rue Victor Hugo.



Entrée rue Jeanne d’Arc avec le panneau départemental du 92.


Dans certains cas, l’adresse des bâtiments est parisienne mais la plus grande partie d’entre eux se trouve en terre isséenne. C’est par exemple le cas de Paris-Santé Campus, rue d’Oradour-sur-Glane.
La limite entre les deux villes peut également traverser des îlots souvent occupés par des bureaux comme entre la rue Farman et la place du maréchal de Rochambeau.
 
Texte et photographies : P. Maestracci
  

25 septembre 2026

Des façades très colorées

Depuis plusieurs années, l’architecture contemporaine propose des façades originales. L’un des critères est le choix de couleurs plus ou moins vives  telles les couleurs primaires des peintres comme le bleu, le jaune et le rouge.
En parcourant les rues isséennes, on peut en voir des exemples, tout particulièrement sur l’île Saint-Germain, mais pas seulement.


Maison, 27 avenue du Bas-Meudon.

Le rouge foncé a été utilisé au 7 rue d’Alembert ou au 4 rue du Moulin de Pierre. Le bleu vif orne la maison située 103 rue Pierre Poli. L’école élémentaire Robert Doisneau au 26 rue J-H Lartigue a un mur rose et  deux autres rouge vif.
L’exemple le plus spectaculaire est la superbe maison au 27 avenue du Bas-Meudon. La façade est peinte avec les trois couleurs primaires mises en valeur par le mur latéral à droite peint en marron.

                                          

Texte et photographie : 

P. Maestracci

 

Chapelle Notre-Dame de Lorette à Issy

 Le séminaire d’Issy abrite une allée, une chapelle et un bâtiment placés tous trois sous le vocable de Notre-Dame de Lorette. Ils rappellent le pèlerinage qu’effectua le fondateur du séminaire à cette basilique italienne. Mais que sait-on de ce sanctuaire – par ailleurs situé à 25 km de notre partenaire Macerata - et de ses liens avec Issy ?


Né en 1608, quatrième enfant d’une famille de noblesse de robe, Jean-Jacques Olier était appelé à devenir abbé mondain. Il se forme à la Faculté de théologie de la Sorbonne puis, ambitieux voire carriériste, part apprendre l’hébreu à Rome. Mais il y est frappé d’une maladie des yeux qui l’empêche de lire, voire le conduit à la cécité ! Il entend parler du pèlerinage à la basilique de Lorette sur les bords de l’Adriatique. Puisqu’il est déjà à Rome, il décide de s’y rendre pour implorer la Vierge Marie, semble-t-il plus par curiosité que conviction.

Il en entend parler car – on l’oublie parfois un peu, le pèlerinage de Lorette est alors le plus grand de la chrétienté occidentale, loin devant St-Jacques de Compostelle. Quatre millions de pèlerins s’y pressent par an. 150 messes quotidiennes y sont célébrées. Les années jubilaires, jusqu’à 500 000 fidèles campent autour de la basilique.

Ce succès phénoménal tient à ce qu’elle abrite une relique exceptionnelle, rien moins que la maison de la Vierge à Nazareth (la Santa Casa), vaisselle comprise. Menacée par les Sarrasins après la débâcle des croisades, elle y a été transportée via les airs par des anges en 1294, après une escale en Croatie et une autre dans un bois de lauriers voisin. Dès lors, les fidèles accourant toujours plus pour y faire leurs dévotions, le pèlerinage a été organisé, une église a été construite autour de l’humble demeure, et le saint lieu a été directement rattaché à la papauté. L’occupation de la Palestine par les Turcs et la piraterie barbaresque en Méditerranée n’ont fait qu’accroître son intérêt comme intermédiaire avec les Lieux saints.
Au XXIe siècle, cette « foi du charbonnier » peut prêter à sourire. C’est oublier qu’à l’époque et plus encore au Moyen Âge, le fidèle n’établit pas de frontière entre le réel et le symbolique. Le vol miraculeux représente l’élévation spirituelle de la Vierge, la Casa mobile l’Église universelle, le passage de l’Orient à l’Occident la diffusion de la foi, et les lauriers la victoire du Christ.
Pour ce qui concerne Jean-Jacques Olier, les résultats vont au delà des espérances. Non seulement il recouvre la vue mais est gratifié d’une nouvelle vision, spirituelle. A l’époque, l’une des grandes questions en suspens est la formation des prêtres, dont le concile de Trente a dénoncé quelques décennies plus tôt les terribles carences. Revenu en France, l’abbé y consacrera sa vie, conduisant à la création du séminaire d’Issy.
Mais la Vierge de Lorette a aussi un autre lien moins connu avec notre commune. Le transport acrobatique de son logis a en effet rapidement incité à la voir comme une marraine naturelle des voyageurs de l’air. Dès 1912, la Société italienne des Aviateurs et Aéronautes se place sous sa protection. Le Vatican s’en saisit. Et en 1920, le pape Benoit XV la proclame solennellement Aeronautarum Patrona, sainte patronne des aviateurs et passagers aériens. Nul doute qu’elle veillait donc avec bienveillance sur le berceau de l’aviation qu’était alors Issy. Elle a gardé ce titre jusqu’à ce jour, quoiqu’en partage avec quelques autres saints personnages (Saint Eloi, Saint Joseph de Copertino …).

Pensons donc à l’invoquer la prochaine fois que nous prendrons l’avion ! 

P. Baland

                              

20 septembre 2026

Val de Seine

12 septembre 2026
Visite du quartier Issy Val de Seine

Pour répondre à une demande d’Historimiens, une nouvelle visite du quartier Val de Seine leur est proposée. 

Celle-ci commence sur le pont d’Issy (ancien pont des Peupliers en 1905). Cela permet, en suivant le cours du fleuve, une vue d’ensemble de l’Isséane (2007) jusqu’aux tours d’habitation de l’architecte Françoise Raynaud. 


Que de changements depuis les usines installées au cours du XIXe siècle !
Le début de la rue Rouget de Lisle est encadré au nord par les Halles Biltoki surmontées par le siège social d’Orange et au sud par la tour Keiko inaugurée en 2025 pour des mutuelles. Derrière elle, se trouvent les bureaux de l’entreprise Capgemini . 
La rue passe sous les ponts des lignes ferroviaires du tram et du RER. La place Lafayette est encadrée de bureaux de médias comme France 24.
On retrouve essentiellement des bureaux le long de la rue Camille Desmoulins comme ceux de Canal+ ou plus loin ceux d’Eutelsat, entreprise européenne de satellites. 


La rue est prolongée par la rue Farman devant la tour du groupe Accor. Sur le trottoir, est installée une table d’information d’Historim consacrée aux hélicoptères de l’Héliport.

Dans la rue Bara, des maisons de la Belle
Époque hébergeaient des employés d’un grand transfor-mateur électrique situé sur le champ de manoeuvres acheté par la ville de Paris en 1925.

Le retour se fait par le boulevard Gallieni qui longe d’un côté le parc Suzanne Lenglen (Paris XVe) et de l’autre des bureaux, quelques immeubles résidentiels et surtout les Arcades école d’art isséenne pour les petits et les grands.


La visite se termine par une vue sur le Palais des Sports et ensuite celle des anciennes Blanchisseries de Grenelle remplacées par la suite par des bureaux qui sont en cours de rénovation.
 
P. Maestracci
images Michel Julien