31 décembre 2011

Bonne et heureuse année 2012

© A. Bétry


Continuez à nous lire, à suivre nos conférences, à nous laisser vos témoignages. 2012 sera riche en événements.


Que ce bel olivier du parc de l'Ile Saint-Germain, symbole de force, de fidélité, de réconciliation, d'espérance et de longévité, vous apporte la paix pour cette nouvelle année.




La présidente



28 décembre 2011

La Blanchisserie de Grenelle

Les bâtiments de la Blanchisserie. © Musée français de la carte à jouer.
Il ne reste rien de l'Usine de Blanchiment, dite Blanchisserie de Grenelle, installée au 14 rue Rouget-de-L'Isle (quartier Val de Seine-Arches), en 1905. Et, pourtant, cette entreprise - fondée en 1865, rue de Grenelle, à Paris - emploie jusqu'à 800 salariés - essentiellement des femmes - en 1935 ! Elle fermera ses portes en 1987, après avoir connu de gros soucis financiers.
Ce travail de lavage et blanchissage a déjà cours sous l'Ancien Régime à Issy, à Clamart et à Vanves, en raison notamment de la présence de sources. On comptait pas moins de seize blanchisseurs à Clamart, autant à Vanves au début du XIXe siècle. C'est donc tout naturellement au bas d'Issy où le sous-sol regorge d'eau naturelle que se construit la nouvelle usine de Blanchiment. En 1923, un puits artésien de près de 500 mètres de profondeur est foré, alimentant les postes de lavage.

Le Palais de l'Education à l'Exposition universelle, 1900.
Carte-réclame.
Selon la tradition, le premier bâtiment édifié en 1905-1907, dite la "Grande Usine", une vaste halle à trois vaisseaux de brique et de fer, seraient une partie ou l'ensemble du Palais de l'Education, élevé pour l'Exposition universelle de 1900… Rien n'est moins sûr ! Car certains avancent qu'il s'agissait plutôt de la Galerie des Machines, construite par l'architecte Ferdinand Dutert, pour l'Exposition de 1889… Au fil des années, et avec le rachat en 1917 par la société Fontex, l'usine s'agrandit jusqu'à occuper, dans les années 1935, 28000 mètres carrés.


La Galerie des Machines. © Library of Congress.
Le dernier bâtiment construit est dû aux architectes du cabinet Puijalon, installé à Issy en 1920. Et toujours présent dans notre commune. En effet, de son union avec le cabinet Néouze (anciennement Blanche fondé en 1898 à Paris), est né en 1993 NCG, administrateur de biens immobiliers avenue Victor Cresson. La Blanchisserie produit alors sa lessive et son eau de Javel.
En 1978, la société devient Interlinge et se spécialise dans le blanchiment du linge militaire, des hôpitaux et des hospices. Avant de devoir fermer moins de dix ans plus tard.

Aujourd'hui, de hauts immeubles en verre abritant le Caceis Corporate Trust, le Crédit agricole et la Société  de gestion de restaurants et d'hôtels Sogeres, ont remplacé le porche Art Nouveau de l'Usine de Blanchiment. Et un petit panneau raconte l'histoire de l'entreprise. PCB
La sortie de l'usine. © Musée français de la carte à jouer.

26 décembre 2011

Aux couleurs de Noël - réponse




Ce pont métallique, d’origine militaire, date du XIXe siècle. Son nom actuel est Passerelle du parc de l’Europe. Il relie l’Ile Saint-Germain à la route de Paris au Bas-Meudon, actuel quai de la Bataille de Stalingrad. Longtemps propriété de l'armée, les bâtiments de ce terrain militaire de 87 500m² servaient de « réserve pour les subsistances militaires » ; la 22e section confectionnait des lits militaires  et y cuisinait également des conserves alimentaires pour l’ordinaire des soldats.
A noter que l’île portait deux noms : île Saint-Germain en amont et île de Billancourt en aval de la Seine ; la limite entre les deux appellations se trouvait sur la route départementale de Billancourt, l'actuel boulevard des Iles.
Texte et cliché P. Maestracci

21 décembre 2011

Aux couleurs de Noël- jeu

Ph. P. Maestracci
Où se trouve cette rembarde rouge et vert qui joue avec les ombres ? Réponse la semaine prochaine !

18 décembre 2011

Les Couturiers, commerçants du Centre Ville

Quand Huguette, née en Dordogne, épouse Aimé Couturier, charentais d’origine, le jeune couple vient en banlieue parisienne travailler chez un oncle qui tient un commerce à Malakoff. Quelques années plus tard, ils s’installent à Issy-les-Moulineaux. Ils vont y travailler de 1956 à 1989.

M.et Mme Couturier, employés et clients dans les années 1960.
Aimé Couturier tient une épicerie/cours des Halles au 16 avenue Victor Cresson (photo ci-dessus). Dès 4 heures du matin, il part avec un «diable » (petite camionnette) aux Halles de Paris, situées alors au centre de la capitale dans les pavillons de Baltard. Il y va tous les jours sauf le lundi, jour de fermeture des Halles, mais non de son épicerie qu’il faut approvisionner en produits frais. Le magasin ouvre dès 6h30 avec Mme Couturier. Les longues journées de travail comprennent tant les heures d’ouverture (6h 30 à 13h puis de 16 à 20 h) que le rangement et les comptes chaque soir. Avec humour, Huguette parle de «bureau de placement » pour leurs commis qui, successivement, prirent femme chez les commerçants du quartier.

Les deux magasins, en janvier 1989, l'année où le couple
 prend se retraite. Photos coll. particulière.
Huguette prend en charge un magasin de prêt-à-porter juste à côté (photo à gauche). Malgré sa formation d’employée de bureau, elle est issue d’une famille de couturières et s’occupe elle-même des retouches sur les vêtements. Elle évoque avec chaleur sa seconde employée qui resta à ses côtés jusqu’au bout. Le magasin est ouvert de 9 à 13 heures et de 14 à 20 heures ; il est fermé le dimanche et le lundi. La famille, qui est composée de trois générations, vit toujours à Issy-les-Moulineaux. Les enfants y sont même nés dans une maternité avenue Pasteur qui a maintenant disparu.

Deux faits divers les ont particulièrement marqués : un attentat OAS, en mars 1962, pendant la guerre d'Algérie qui fit trois morts et de nombreux blessés, dont une de leurs clientes qui eut la main droite arrachée. Et  l'effondrement des carrières le 1er juin 1961 (voir Histoire-dates) : Mme Couturier se souvient du ballet des ambulances et d’un énorme trou avec des maisons effondrées et des arbres pendant dans le vide. P. Maestracci


15 décembre 2011

Visite privée d'Issy - Grand Séminaire et Solitude

Nous avons passé un bien bel après-midi, en compagnie du Père Bonnet, ce 10 décembre 2011.
Petit album souvenir

Notre guide, le Père Bonnet.


Première étape : la Solitude et son parc majestueux.
Dans un couloir, un magnifique tableau d'un artiste anonyme hollandais du XVIe siècle.
Originalité de cette œuvre, Marie donne à manger à Jésus avec une petite cuillère.






Deuxième étape : le Grand Séminaire (voir Patrimoine), construit à l'emplacement du logis de la reine Margot (XVIe siècle) détruit pendant les combats de la Commune, en 1871 (voir Histoire-Personnages).

Le bassin et sa fontaine, puits artésien, datant de la reine Margot.





Tout près de la Grande Chapelle, un petit édifice à moitié souterrain abrite le nymphée de la reine Margot, l'un des rares exemples de ces pavillons de style rocaille italien. Le plafond conserve son décor de verres, mosaïques et coquillages. Il y fait humide, sombre et froid,























La Grande Chapelle est en pleine restauration. Ses splendides vitraux racontent la vie de la Vierge. Le pape Jean-Paul II y reçut les évêques de France lors de sa visite à Paris, en 1980.  Le plafond (ci-dessous), lui, n'a pas encore été rénové.


Dernière surprise, et non des moindres, dans la crypte que l'on atteint par un petite escalier en colimaçon. Dans la pénombre, on découvre avec émotion le mur (ci-dessous) où furent fusillés le 24 mai 1871, dans la prison de la Grande Roquette à Paris, cinq otages détenus par les communards, dont Mgr Darboy, l'archevêque de Paris. Le mur, ainsi que la cellule où il était détenu, furent transférés au Séminaire à la destruction de la prison en 1899.

Ce fut une belle journée. Merci encore à notre guide de nous avoir fait découvrir tant de choses passionnantes. Photos A. Bétry

12 décembre 2011

La congrégation des Petites Sœurs de l'Assomption d'Issy

La congrégation en 1920. Coll. particulière.
C’est le 17 juillet 1865, de la rencontre entre le père Claude Etienne Pernet (1824-1899) et Marie Antoinette Fage (1824-1883), que naît cette congrégation religieuse. En cette seconde moitié du XIXe siècle, en pleine industrialisation, ses membres se donnent pour mission de « rendre témoignage de l’amour de Dieu parmi les pauvres, les ouvriers et leurs familles, par une présence attentive à travers des gestes simples de service ». Ainsi les petites sœurs assureront les soins aux malades, aux enfants et la tenue des foyers. Elles seront d’ailleurs les premières religieuses à être autorisées à effectuer des soins à domicile. En 1870, le groupe des petites sœurs s’installe au 57 rue Violet (Paris 15e), future maison mère. Elles créent alors plusieurs communautés à travers la France.

Le logis des Sœurs, vers 1880,
 près de l'église Saint-Etienne.
Le 31 décembre 1880, deux sœurs arrivent à Issy-les-Moulineaux, alors petit village essentiellement ouvrier. Elles s’installent dans un deux pièces dans l’arrière cour d’un café situé au 3 rue de la Barre (aujourd’hui impasse Cloquet), tout contre l’église Saint-Etienne. Elles entreprennent aussitôt leur mission d’aide sociale, familiale et médicale auprès de la population ouvrière isséenne. Le 5 octobre 1890, elle déménagent dans un pavillon au 1 rue de Chevreuse où elles resteront pendant deux ans.
C’est en 1892 que la communauté achète à un certain M. de Peretti, au 10 route des Moulineaux (aujourd’hui avenue Victor Cresson), un pavillon entouré d’un jardin s’ouvrant également sur la rue Danton.

Après la loi 1901 sur les associations et la séparation des églises et de l’Etat, les 19 communautés existantes en France sont sommées de quitter la France… mais, soutenues par les ouvriers et les familles, et malgré de nombreux procès, les sœurs parviennent à se maintenir à Issy et dans les autres maisons.
En 1905, les locaux communautaires, mis sous séquestre pat l’Etat, ne seront restitués à la communauté qu’en 1970. En 1913, une chapelle est construite, attenante au pavillon et surmontée d’un étage de logements.
Durant la Grande Guerre, les sœurs de l’Assomption sont chargées des soins aux blessés, regroupés à « l’Ambulance », hôpital de guerre installé au Grand Séminaire. 1940, nouvelle guerre, nouvelle aide : elles s’occupent des réfugiés de passage en région parisienne et distribuent la « soupe populaire » à la maison du Peuple (aujourd’hui le PACI).

En 1958, un nouveau bâtiment est construit pour abriter les activités médico-sociales, et un nombre accru de sœurs (10 permanentes). En 1973, le centre de soins est transmis à la Croix Rouge Française tandis que les religieuses s’engagent dans différents organismes sociaux.
Le 18 mars 1984, le centenaire des Petites sœurs de l’Assomption à Issy est célébré en présence de M. André Santini.
En 1994, des tractations sont entamées avec la mairie d’Issy qui souhaite récupérer le terrain pour y construire des logements sociaux. Ainsi au cours des années 1995-96, un bâtiment est construit au 40 rue Danton pour y recevoir les religieuses tandis que la destruction de tous les bâtiments anciens laissent place à l’immeuble actuel du 10 avenue Victor Cresson. Aujourd’hui, neuf sœurs sont encore présentes rue Danton et poursuivent diverses actions de bénévolat. Denis Hussenot

10 décembre 2011

La Corrida de Noël d'Issy

Dimanche 11 décembre, c'est la fête dans les rues d'Issy. Plus de 10 000 personnes vont courir… lors de la corrida (un mot venu de l'espagnol correr : courir), bien loin des spectacles qui se déroulent dans les arènes.

Passage obligé devant la mairie (édition 2010). Ph. A. Bétry
C'est en 1977 que le Cross de Noël est créé, à l'initiative de la municipalité qui veut animer la quinzaine commerciale des Fêtes. Devant le succès donné à l'événement par la participation de grands noms sportifs, champions du monde ou champions olympiques, la course prend le nom de Corrida en 1982, comme son homologue de Sao Paulo, au Brésil.

On se presse, on se presse ! Ph. A. Bétry
Mais la Corrida de Noël d'Issy reste, avant tout, un grand moment populaire qui rassemble toutes les générations. Et un nombre conséquent de Pères Noël ! C'est certain, cette année, elle aura toujours autant de succès. PCB

9 décembre 2011

Visite privée du 10 décembre

Nous inaugurons nos visites privées - dont l'accès est réservé uniquement aux membres d'Historim et à leurs conjoints - par la découverte de la Solitude et du Séminaire Saint-Sulpice (voir Patrimoine). Notre guide privilégié sera le Père Bonnet, que certains d'entre-vous ont pu écouter l'an passé lors de notre première conférence.

La Solitude, côté jardin. Ph. A. Bétry

La chapelle du Séminaire Saint-Sulpice. Ph. A. Bétry




Rendez-vous, samedi 10 décembre, à 14 h 50, devant la porte en bois de la Solitude, 27 rue Minard, en face de l'Hôpital Suisse ! Soyez à l'heure !!!

6 décembre 2011

7 décembre 1988-la terre tremble en Arménie

Les Oiseaux, de Albert Avetisyan. © A. Bétry

C'est dans le nord de l'Arménie, aux environs de la ville de Spitak, que se situe l'épicentre de ce tremblement de terre de 6,9 sur l'échelle de Richter qui, à 11h41, dévaste la région. En huit secondes, une faille s'est formée sur plus de 20 km. Le bilan est lourd : entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et 530 000 sans abri.
Le monde entier se mobilise. La communauté arménienne d'Issy-les-Moulineaux, installée depuis les années 1920 dans notre cité - après le génocide perpétré par les Turcs (voir Histoire-dates) - se sent particulièrement concernée.
En témoignage de reconnaissance pour l'aide humanitaire apportée par la Ville à l'Arménie, le sculpteur Albert Avetisyan offre cette sculpture en bronze, les Oiseaux, placée dans les Hauts d'Issy, dans le quartier arménien, près du parc Henri-Barbusse, à l'angle des rues Erevan et la Défense. L'artiste est né en Géorgie et a fait ses études à Erevan, capitale de l'Arménie, avant de venir en France. PCB

Des reportages sont là pour rappeler ce qui s'est passé ce terrible jour de décembre 1988. Alors souvenons-nous en, en écoutant ce professeur au milieu des ruines :
http://www.dailymotion.com/video/xemyth_armenie-tremblement-de-terre-de-198_news

5 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - réponse




Ce splendide numéro de rue est visible au 10 rue Edouard Branly. Comme tous les autres numéros de la rue, ses chiffres et son encadrement sont en béton alors que le fond est une mosaïque sur fond or selon la tradition byzantine. La rue Branly, assez courte, en pente et légèrement courbe, est bordée de plusieurs immeubles homogènes de briques jaune pâle cernées de pierre blanche. L’ensemble date des années Trente et se situe dans le quartier du Centre Ville, juste en face du nouveau commissariat.
Edouard Branly ( 1844-1940 ), docteur en médecine, est surtout connu pour avoir travaillé sur la transmission des ondes hertziennes. Il écrit en 1895 un Traité élémentaire d’électricité et un Traité élémentaire de physique. Il entre à l’Académie des Sciences en 1911. Texte et photo : P. Maestracci

3 décembre 2011

Le PACI d'Issy

C'est chose faite… la façade, le hall, une partie de la toiture et le foyer du Palais des Arts et des Congrès d'Issy-les-Moulineaux viennent d'être inscrits au titre des Monuments historiques. Le 4 décembre 2011, une plaque est inaugurée.

La façace, classée, avec ses vitraux Art Déco. © A. Bétry
Petit rappel historique.
L'édifice est construit, en 1930, dans le pur style Art déco, par l'architecte Marcel Chappey. Le maître verrier Louis Barillet et le ferronnier Raymond Subes apportent leur concours et donnent, notamment, à la façade et à l’escalier principal, l’aspect artistique de l’époque.
A sa création, il s'agit d'une salle des fêtes. Transformée en maison du Peuple,  probablement à l’avènement  du Front populaire en 1936. Le sous-sol est aménagé en gymnase et l’espace rez-de-chaussée en salle de bal et banquets.
En 1964 s’y installe le conservatoire municipal et des spectacles y sont donnés.
Une complète rénovation est entreprise en 1988 avec la création d’une salle de 1 000 places.
D’énormes travaux de rénovation et de mise en conformité, en 2007, donnent aux visiteurs un accès et un confort d’une excellente qualité.
Le choix de la télévision pour enregistrer de grandes émissions à fort taux d’écoute, tel “La France a un incroyable Talent", diffusé sur M6, prouvent les qualités technologiques reconnues pour de telles prestations. A.B.

2 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - jeu



Pas mal pour un numéro d'habitation… Non ? Mais où cela se trouve-t-il ?
Réponse le 5 décembre. Cherchez bien.