30 septembre 2020

Voltaire et le prince de Conti - 1718

En 1718, François-Marie Arouet, dit Voltaire, l'un des plus célèbres écrivain du XVIIIe siècle, écrit une épître au jeune Louis-Armand de Bourbon-Conti  (1695-1727), fils unique survivant du Grand Conti… celui du château d'Issy-les-Moulineaux.

Voltaire. © XDR
Ce n'est pas vraiment étonnant. Tout au long de sa vie, Voltaire aime fréquenter les Grands du royaume ; il discourt avec les gens de lettres ; il établit des relations suivies avec les dames de la noblesse. 
Et il écrit, bien sûr, notamment des Épîtres, plusieurs centaines. Notamment celle-ci, la n°XVI, adressée à Monseigneur le Prince de Conti (ci-dessous).


Louis-Armand de Bourbon-Conti. © XDR

À S.A.S.MONSEIGNEUR LE PRINCE DE CONTI 

Conti, digne héritier des vertus de ton père,
Toi que l'honneur conduit, que la justice éclaire,
Qui sais être à la fois et prince et citoyen,
Et peux de ta patrie être un jour le soutien,
Reçois de ta vertu la juste récompense,
Entends mêler ton nom dans les vœux de la France,
Vois nos cœurs, aujourd’hui justement enchantés,
Au-devant de tes pas voler de tous côtés ;
Connais bien tout le prix d’un si rare avantage ;
Des princes vertueux c’est le plus beau partage ;
Mais c’est un bien fragile, et qu’il faut conserver :
Le moindre égarement peut souvent en priver. 
Le public est sévère, et sa juste tendresse 
Est semblable aux bontés d’une fière maîtresse,
Dont il faut par des soins solliciter l’amour ;
Et quand on la néglige, on la perd sans retour. 
Alexandre, vainqueur des climats de l’aurore,
À de nouveaux exploits se préparait encore ;
Le bout de l’univers arrêta ses efforts,
Et l’Océan surpris l’admira sur ses bords. 
Sais-tu bien quel était le but de tant de peines ?
Il voulait seulement être estimé d’Athènes ;
Il soumettait la terre afin qu’un orateur 
Fît aux Grecs assemblés admirer sa valeur. 
Il est un prix plus noble, une gloire plus belle,
Que la vertu mérite, et qui marche après elle :
Un cœur juste et sincère est plus grand, à nos yeux,
Que tous ces conquérants que l’on prit pour des dieux. 
Eh ! que sont en effet le rang et la naissance,
La gloire des lauriers, l’éclat de la puissance,
Sans le flatteur plaisir de se voir estimé,
De sentir qu’on est juste et que l’on est aimé ;
De se plaire à soi-même, en forçant nos suffrages ;
D’être chéri des bons, d’être approuvé des sages ?
Ce sont là les vrais biens, seuls dignes de ton choix. 
Indépendants du sort, indépendants des rois.
Un grand, bouffi d’orgueil, enivré de délices,
Croit que le monde entier doit honorer ses vices. 
Parmi les vains plaisirs l’un à l’autre enchaînés,
Et d’un remords secret sans cesse empoisonnés,
Il voit d’adulateurs une foule empressée 
Lui porter de leurs soins l’offrande intéressée. 
Quelquefois au mérite amené devant lui,
Sa voix, par vanité, daigne offrir un appui ;
De cette cour nombreuse il fait en vain parade :
Il ne voit point chez lui Villars ni La Feuillade,
Pour lui de Liancourt l’accès n’est point permis,
Sully ni Villeroy ne sont point ses amis. 
C’est à de tels esprits qu’il importe de plaire,
Ce sont eux dont les yeux éclairent le vulgaire ;
Quiconque a le cœur juste est par eux approuvé,
Et peut aux yeux de tous marcher le front levé ;
Chacun dans leur vertu se propose un modèle ;
Le vice la respecte et tremble devant elle. 
La cour, toujours fertile en fourbes ténébreux,
Porte aussi dans son sein de ces cœurs généreux. 
Tout n’est pas infecté de la rouille des vices :
Rome avait des Burrhus ainsi que des Narcisses ;
Du temps des Concinis la France eut des de Thous. 
Mais pourquoi vais-je ici, de ton honneur jaloux,
À tes yeux éclairés retracer la peinture 
Des vertus qu’à ton cœur inspira la nature ?
Elles vont chaque jour chez toi se dévoiler :
Plein de tes sentiments, c’est à toi d’en parler ;
Ou plutôt c’est à toi, que tout Paris contemple,
À nous en parler moins qu’à nous donner l’exemple.

L'épître est un genre littéraire qui mêle philosophie, correspondance et même poésie. Voltaire y mêle familiarité, charme, ironie… une vraie "conversation en l'absence de l'interlocuteur". Et tout en rimes ! À lire avec délectation ! PCB


26 septembre 2020

Rue du Chevalier de La Barre à Issy

Cette petite rue située dans le quartier des Hauts d’Issy, longue de 240 mètres, évoque la mémoire d’une célèbre victime de l’absolutisme sous Louis XV. Jean-François Le Febvre, chevalier de La Barre, né à Abbeville en 1747, est exécuté dans sa ville natale à l’âge de 19 ans en 1766. Il est accusé d’avoir mutilé un crucifix, de ne pas avoir salué lors d’une procession religieuse et d’avoir lu Le dictionnaire philosophique de Voltaire !

© XDR
Le Parlement de Paris prononce sa condamnation à mort. Le chevalier de La Barre doit faire amende honorable avant d’avoir la main et la langue coupées avant sa décapitation par le bourreau, privilège réservé aux nobles (au lieu d’être brûlé vif). Son corps est ensuite incinéré. Une statue du jeune homme se dresse Square Nadar à Montmartre portant ses quelques mots (ci-contre).
Si Voltaire n’arrive pas à obtenir une réhabilitation posthume du chevalier de La Barre, la Convention en prend la décision le 25 brumaire an II (15 novembre 1793) date également de la suppression des loteries dans le pays…

Résidence de l'abbé Derry.
Du côté pair de la rue, il y a une succession de logements sociaux dont la Résidence de l'abbé Derry (ci-contre) numéros 4 à 12. Le nom correspond à l’entrée principale de cet ensemble sur la rue éponyme parallèle à la rue du Chevalier de La Barre.
On trouve aussi la vaste cour à l’arrière des écoles  La Fontaine, un bâtiment municipal avec un seul rez-de-chaussée partagé entre l’atelier Janusz Korczak et la Croix-Rouge et enfin, le côté latéral du gymnase Jules Guesde (ci-dessous).

Gymnase Jules Guesde.
De l’autre côté de la rue, aux numéros impairs, des maisons individuelles de styles variés alternent avec quelques immeubles peu élevés. Texte et Photographies : P. Maestracci.

22 septembre 2020

Un dirigeable dans le ciel d'Issy - 23 septembre 1913

Issy-les-Moulineaux et son champ de manœuvres où se sont déroulés les tout débuts de l'aviation… vous en savez déjà beaucoup. Vous avez découvert aussi les vols de cerfs-volants, les démonstrations de modèles réduits. 

L'Adjudant-Vincenot en vol. © XDR/Gallica

Et voici l'exceptionnel dirigeable, l'Adjudant Vincenot (ci-dessus). Il porte le nom d'un adjudant mécanicien tué en 1909 à bord d'un autre dirigeable. Il mesure 85 mètres de long, peut transporter sept hommes, dépasse les 2300 mètres d'altitude. C'est un certain Adolphe Clément-Bayard qui en est le constructeur.

En ce 23 septembre 1913,  à 14h 50 exactement, c'est l'effervescence sur le champ de manœuvres d'Issy-les-Moulineaux. Parti d'Albi, dans le sud de la France, l'Adjudant-Vincenot atterrit après un vol sans encombre de 560 kilomètres, réalisé en un peu plus de dix heures. A son bord, cinq hommes dont le pilote, le lieutenant Joux. 

L'année suivante, le dirigeable devient un engin militaire armé de grenades pour bombarder les lignes ennemies. Il effectuera 230 missions avant sa destruction aux Éparges le 1er juin 1916. L'écrivain Maurice Genevoix en a fait une description terrible dans son livre Ceux de 14, publié en 1949. PCB


21 septembre 2020

Patrimoine 2020

Ce week-end patrimonial isséen des 19 et 20 septembre 2020 fut un succès que ce soit au Musée français de la carte jouer avec la présence de M. le Maire masqué (ci-dessous), aux Archives de l'Église, à l'île Saint-Germain, à la Maison du Tourisme ou au Chemin de Vignes…


Spectacle musical au Musée. © A. Bétry

A l'île Saint Germain, au milieu des Arbres remarquables, une bonne trentaine de personnes ont découvert cette nature extraordinaire, dont le célèbre peuplier noir plus que centenaire (ci-dessous). Merci Françoise et Michel. 

Le peuplier noir de l'île Saint Germain.
© M. Julien

Plus d'une soixantaine de personnes se pressèrent dans les Archives de l'Église pour découvrir un grand nombre de documents passionnants (ci-dessous). Un grand merci à Pascale, Valentin, Michel et Denis pour cette "grande première". 

© XDR
Non loin de là, à la Maison du Tourisme (ci-dessous), la jeune maison d'édition Quelle Histoire présentait les petits livres pour les jeunes, de 6 à 10 ans, concernant l'histoire et le patrimoine d'Issy-les-Moulineaux. Parents et enfants purent même avoir une dédicace de Patricia, l'une des auteurs.
Tout est prêt pour les dédicaces. © PCB

Dans les Jardins partagés du Chemin des Vignes,  ensoleillés en ce dimanche, Lily joua avec les fleurs et les branchages pour créer de magnifiques bouquets. Un véritable art floral, comme on peut le découvrir avec ce bouquet (ci-dessous) rapporté par notre Historimienne Jacqueline. Un grand merci à toutes les deux. 

© XDR

Enfin au Musée français de la carte à jouer, Gabriel Voisin et ses autos étaient mis en vedette, à l'occasion du centenaire du premier modèle sorti des usines isséennes. Une exposition d'affiches (ci-dessous), une conférence… Un grand merci à Bertrand et Philippe de l'Association des Amis de Gabriel Voisin

© B. Lesueur

…et un spectacle musical consacré aux "années folles". Un régal pour la cinquantaine de spectateurs qui, rassemblés masqués sur la terrasse du Musée, pouvaient,  avec les chanteurs Pascale et Gérard, accompagnés par Aurélien à l'accordéon (ci-dessous), reprendre en chœur les refrains les plus connus comme "Dans la vie faut pas s'en faire", chanté par Maurice Chevalier, propriétaire… d'une voiture Voisin.


Gérard, Pascale et Aurélien.  © A. Bétry

"Dans la vie faut pas s'en faire
Moi je ne m'en fais pas
Ces petites misères
Seront passagères
Tout ça s'arrangera.
Je n'ai pas un caractère
A m'faire du tracas
Croyez-moi sur terre
Faut jamais s'en faire
Moi je ne m'en fais pas. "

Rendez-vous l'an prochain pour les Journées du patrimoine 2021. OK ? PCB

13 septembre 2020

Journées du patrimoine - Historim se mobilise - dimanche 20 septembre 2020

Pour ce dimanche 20 septembre 2020, les Historimiens vous font découvrir deux facettes bien différentes de notre commune.

Démonstration d'art floral dans les Jardins partagés du Chemin des Vignes avec l'artiste Lily Griffiths et notre Historimienne Jacqueline. Rendez-vous de 16 h à 18 h, parcelle n°5, entrée par le 135 avenue de Verdun. Comment faire un bouquet à partir des fleurs de son jardin… tout un programme bucolique.

Lily à l'œuvre. © L. Griffiths
- Conférence, exposition, spectacle musical…en partenariat avec le Musée français de la carte à jouer, autour de Gabriel Voisin, ses avions, ses voitures, à l'occasion du centenaire de la première voiture sortie des usines d'Issy-les-Moulineaux. Rendez-vous au Musée, 16 rue Auguste Gervais.

Collection privée.
Dès 14 h 00, exposition d'affiches (ci-dessus) et, surtout, d'une voiture Voisin (ci-dessous). On apprend ce matin-même (lundi) que la voiture est en panne !!! Dommage. Vous n'aurez que cette photo ! Mais conférence et spectacle musical sont maintenus, bien entendu !

© XDR
15 h, conférence de Philippe Ladure, président de l’association « les Amis de Gabriel Voisin » sur le thème : "Gabriel Voisin, les usines, les avions et les automobiles (1910-1958)".

Le trio de choc : Gérard, Pascale et Aurélien (de g. à dr.) © A. Bétry
16 h -17 h 30, spectacle musical "Années folles" avec Pascale, Gérard et Aurélien à l'accordéon. Vous les connaissez déjà (ci-dessus) … Au programme :  Il a une belle auto Toto, Pouet Pouet, Elle s'était fait couper les cheveux ou Dans la vie faut pas s'en faire

Venez nous voir, comme dit l'affiche… pas forcément en Voisin, mais masqués, ça c'est sûr ! On vous attend nombreux. PCB

10 septembre 2020

Journées du patrimoine - Historim se mobilise - samedi 19 septembre 2020

Cette année les Historimiens se sont mobilisés pour apporter aux Isséens de nouvelles découvertes patrimoniales et historiques, liées à leur ville. Trois rendez-vous, masqués bien entendu, pour ce samedi 19 septembre.

- Découverte des Arbres remarquables de l'île Saint-Germain : rendez-vous samedi 19 septembre, 15 h avec Françoise Kimmich, de la Maison de la Nature et de l’Arbre de Grand Paris Seine Ouest, et notre Historimien Michel à l'entrée principale avenue Jean Monnet, sur le Pont Boulevard des Iles. La star de cette promenade : un peuplier noir, plus que centenaire (ci-dessous).

Peuplier noir "remarquable". © PCB
- Visite du Centre national des Archives de France, 35 rue du Général Leclerc, avec le responsable Valentin Favrie et nos Historimiens Denis et Michel, de 14h à 17h. Découverte des archives, expositions de documents historiques et des numéros de Cœur Vaillant (ci-dessous). Attention visite toutes les demi-heures et réservation obligatoire avant le 14 septembre sur : pm2m@wanadoo.fr

Couverture. © XDR
Cœurs Vaillants. © D. Hussenot



















- Vente des livres pour enfants (6-10 ans) de Quelle Histoire Éditions sur le patrimoine isséen :   La Patrouille de France, Roland Garros, l'Armée de l'Air, mais aussi Henri IV, la Préhistoire, etc. Dédicace de 15 h à 17 h avec leur auteur, notre Historimienne Patricia, à la Maison du Tourisme, 62 rue du Général Leclerc.


Pour en savoir plus sur les animations du dimanche 20 septembre, rendez-vous sur le site le 14 septembre, 18 h.  PCB

6 septembre 2020

Cerfs-volistes d'Issy-les-Moulineaux

Cet été, vous avez peut-être vu sur les plages des enfants - ou même des plus grands - le nez en l’air en train de suivre, au grès des vents, l’évolution de leurs cerfs-volants. Mais en connaissez-vous l'histoire ?

© XDR
Aux temps anciens
Il semble que le cerf-volant ait vu le jour en Asie, et ce, au moins deux siècles avant notre ère. Des écrits chinois racontent son utilisation militaire en 210 ans av. J.-C.
Le cerf-volant arrive en Europe par les routes de la soie et des épices. Au XVIIe siècle, il apparaît pour la première fois dans un livre anglais. En France, au XVIIIe siècle son vol est interdit la nuit, car des chenapans s’amusent à enfermer toutes sortes d’animaux dans une cage accrochée au cerf-volant, troublant ainsi la quiétude des Parisiens.

Au temps des frères Voisin
C’est à la fin du XIXe siècle que le cerf-volant fait véritablement ses débuts dans notre pays. Et pas avec n’importe qui, avec les frères Voisin (ci-dessous), bien connus des Isséens. 

Les frères Voisin : Gabriel (à g.) et Charles (à dr.).
© XDR
Gabriel Voisin, raconte dans son livre Mes 10 000 cerfs-volants : « Au temps de notre première enfance [sur les rives de la Saône] nous avons, mon frère et moi, construit des cerfs-volants. Charles me propose la mise en chantier d'un cerf-volant de 5 mètres de côté. Cette construction nous demanda trois longues semaines. » Finalement ce seront des avions qui sortiront des usines isséennes, puis des automobiles. Mais ça c’est une autre histoire que vous allez découvrir lors des Journées du patrimoine le dimanche 20 septembre 2020 au Musée français de la carte à jouer.

Une médaille olympique
C’est avec un certain Joseph-Louis Lecornu (ci-dessous), 1864-1931, que la France découvre le cerf-volant en tant que sport de compétition. 

© XDR

Lors des Jeux Olympiques de 1900 qui se déroulent à Paris (ci-contre), en même temps que l’exposition universelle, Joseph remporte la médaille olympique de cerfs-volants, dans la catégorie « Grands appareils »… une discipline inscrite comme sport de démonstration !


Les années passent. En 1907, les frères Frantzen fondent « l’Union des cerfs-volantistes de France » qui réunit 25 sociétés. Trois ans plus tard, Joseph Lecornu, encore lui, crée « la Ligue française du Cerf-volant ». Il faut savoir non seulement voler mais aussi construire son propre matériel. Une fois passé différentes épreuves, on obtient son diplôme de pilote. Plusieurs disciplines sont reconnues, la photographie aérienne, le cerf-volant porte-amarre pour le secours en mer, le cerf-volant météorologique, et bien sûr l’ascension humaine par cerf-volant…)

Sur le terrain d'Issy
Les membres de l’Union des cerfs-volantistes de France prennent l’habitude de venir s’entraîner sur le Champ de manœuvres d’Issy-les-Moulineaux et d’y faire des essais d’ascension humaine. 

Le café Pinguet, 18 rue Camille Desmoulins, non loin du champ de
manœuvres d'Issy. © XDR
Après l’entraînement, ils se rendent au café Pinguet [aujourd’hui disparu], situé au 18 rue Camille Desmoulins (à droite sur la photo ci-dessus) où ils peuvent prendre un bon café mais aussi stocker leur matériel dans un bâtiment se trouvant à l’arrière du café, baptisé « Hangar Maillot, en hommage au cerf-volantiste Paul Maillot qui à la fin du XIXe siècle va construire un appareil de 72 m2 de toile.

Cerfs-volants de l'Armée. © XDR

Les militaires s’intéressent de près à ce nouvel objet volant qui pourrait servir à l’observation. Par décret du 6 octobre 1911, le ministère de la Guerre accorde un terrain d’exercices à l’armée sur le champ de manœuvres d’Issy-les-Moulineaux. 
Et pendant la Première guerre mondiale, ce sont 13 compagnies d’aérostiers qui agissent - en ballons ou en cerfs-volants - sur les fronts d'Alsace, de Champagne, d'Artois, de Belgique et, bien sûr, à Verdun. Perchés dans une nacelle, au-dessous de leurs cerfs-volants, les soldats permettent ainsi la surveillance aérienne et le réglage des tirs d’artillerie (ci-contre).



Aujourd’hui plus de cerfs-volants dans le ciel isséen, au-dessus de l’héliport Issy-Paris… dommage ! PCB

P.S. Un grand merci à Dominique Cotard, président de l’Association sportive du cerf-volant soissonnais pour son aide dans la rédaction de cet article. On peut se procurer son livre Les aérostiers cerfe-volistes auprès du club http://cerfvolantsoissons.free.fr
A noter dans vos agendas, deux rendez-vous à Issy-les-Moulineaux :
- Exposition  Les cerfs-volants du monde, le Temps des cerises du 2 avril au 30 mai 2021
- La fête du vent, la Kaze No Matsuri, place du Belvédère, le 11 avril 2021, de 15h à 18h.

1 septembre 2020

Historim au Forum des Associations - 4 et 5 septembre 2020

C'est la rentrée… masquée certes, mais avec ses habituels rendez-vous annuels, à commencer par le Forum des Associations au Palais des Sports Robert Charpentier le vendredi 4 septembre de 13 h à 20 h ; le samedi 5 septembre de 10 h à 18 h.


Nous serons présents sur le stand d'Historim, comme d'habitude, mais moins nombreux et plus équipés. Nous vous annoncerons le programme de nos conférences et autres visites privées. Vous pourrez aussi nous faire part de vos désirs…

Mais si vous préférez rester à l'écart de la foule, ce que nous Historimiens comprenons très bien, utiliser la formule "commentaire " en bas de la page. Vous pouvez vous exprimer sans pour autant que cela soit publié…  une "modération" est activité. Alors n'hésitez pas et dites-nous ce qui vous ferait plaisir !  

Et, si vous voulez adhérer ou renouveler votre adhésion sans vous déplacer, remplissez le bulletin disponible dans la rubrique "Qui sommes-nous ?" (sur la gauche dans les Libellés) et postez-le avec votre chèque de 15 euros à l'ordre d'Historim. On se reverra bientôt, promis !  PCB


29 août 2020

Rougequeue noir et chaton blanc : faune en Hauts d’Issy

 Il existe dans les Hauts d’Issy, comme dans d’autres quartiers de la ville, des havres de paix où la nature est reine. Dans les sentiers de brouettes, au fond des impasses et des villas (comme on dit), de jolies petites maisons s’ouvrent sur de tranquilles jardins.
Les semaines de confinement ont permis à la faune et à la flore de reprendre leurs droits. Aujourd’hui, on peut y entendre toutes sortes d’oiseaux : geais, pies, tourterelles, corbeaux, pigeons ramiers, merles, moineaux et mésanges ; on peut entendre aussi les perruches à collier aux plumages bleus, jaunes ou verts.
Et puis est apparu à la fin du printemps le rougequeue noir (ci-dessous), un petit passereau à l’étrange chant : tantôt il émet un « sit, sit sit » répété plusieurs fois, tantôt il s’agit d’un « tec, tec, tec », comme si il tapait sur un morceau de bois. Il n’est guère farouche et c’est tout naturellement que Petit rougequeue s’est lié d’amitié avec Chaton blanc. 

© PCB
Le premier perché en haut d'un poteau vient tous les matins saluer le second nonchalamment installé sur le toit. Madame Agathe, la maîtresse de Chaton blanc, qui habite une jolie petite maison dans les Hauts d’Issy, non loin de l’église Saint-Étienne, est ravie de les voir. 

© XDR

Assise dans son jardin, elle observe aussi le vol des perruches, entend les poules du voisin caqueter quand vient l’heure de la ponte, et regarde les papillons de plus en plus nombreux. 
Avec l’arrivée de la canicule au mois d’août, elle se rend compte que Petit rougequeue surveille de près Chaton blanc qui, à son habitude, sort tôt le matin faire un tour. Il passe d’un jardin à l’autre, salue ses amis chats et chiens, et puis s’endort à l’ombre d’un arbre. Mais la température grimpe. Alors vers 10h30, Madame Agathe entend Petit rougequeue sonner l‘alerte : « tec, tec, tec »… et cinq minutes plus tard Chaton blanc rentre vite à la maison se mettre à l’abri des grosses chaleurs.

Avec cette belle histoire, démarre la rentrée. Tous à vos plannings : le mois de septembre débute par le Forum des Associations, les 4 et 5 au Palais des Sports Robert Charpentier, suivi par les Journées du Patrimoine les 19 et 20  ! A bientôt. PCB

28 août 2020

Réponse - un monogramme énigmatique



ILM, ces trois lettres font bien sûr penser aux initiales d’Issy-les-Moulineaux. Mais elles ont malicieusement une autre signification : Issy Lien Médiation !


Elles sont placées sur un bandeau au-dessus d’un local communal, rue Parmentier (ci-dessous). Il s’agit d’une ancienne pharmacie qui a été remplacée par un bureau et un lieu de rencontre pour des jeunes et des animateurs. L’endroit relève de la responsabilité du CLAVIM. L'endroit était alors fermé pour cause de Covid-19.
Le monogramme ILM au-dessus de l’entrée est encadré par des dessins noirs qui représentent soit de personnes en train de discuter ou de courir, soit de bâtiments isséens caractéristiques tels que le stade Charpentier, les bureaux de Microsoft Europe ou les Épinettes.


Le CLAVIM (Cultures, Loisirs, Animations de la Ville d’issy-les-Moulineaux) a un rôle essentiel dans la commune pour les enfants, les jeunes, l’animation, la culture et la Prévention. Pour en savoir plus : www.clavim.asso.fr        
Texte et photos P. Maestracci.

Ainsi prend fin notre saison estivale avec ces "nez en l'air" et ces découvertes de rues isséennes. Prochain rendez-vous le 29 août, 18 h. PCB

23 août 2020

Jeu - un monogramme énigmatique

I L M… I pour Issy mais le L et le M ? Vous saurez quand vous aurez trouvé à quel endroit ces trois lettres se trouvent…  Cherchez bien. 

© P. Maestracci


Réponse le 28 août, 18 h.


21 août 2020

Réponse - le terminus d'un train, d'un métro ?

Rien de tout cela… vous avez trouvé de quoi il s'agit ?

© M. Julien
De la tour Eiffel, vue du dessous… de notre tour Eiffel, classée Monument historique, celle qui se dresse au 42 rue Ernest Renan, à Issy-les-Moulineaux ! Notre Historimien Michel a de l'imagination.

© M. Julien
Historim a d'ailleurs consacré tout un article à cette tour…
http://www.historim.fr/2013/09/journee-du-patrimoine-2013-la-tour.html

Prochain rendez-vous le 23 août, 18 h

16 août 2020

Jeu - le terminus d'un train, d'un métro ?

C'est à Issy-les-Moulineaux, c'est certain… mais où ? Et puis, est-ce bien un terminus, tout au bout ?

© M. Julien
Réponse le 21 août, 18 h.

9 août 2020

Jean-Jacques Rousseau… dans la rue

"Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau,"

chante le jeune Gavroche dans les Misérables de Victor Hugo. Alors, attention en vous promenant dans le quartier Val de Seine/Les Arches/La Ferme/ Les îles, ne faites pas un faux-pas dans la rue Jean-Jacques Rousseau.

Jean-Jacques Rousseau. © 
Ancienne partie occidentale de la rue du Vivier, la rue se déploie sur 800 mètres, avec des arbres de chaque côté, entre le boulevard Garibaldi et la place Gévelot. La numérotation de la rue est originale : les nombres pairs sont composés de 2 chiffres alors qu’il en faut 3 pour les nombres impairs. Le numéro 34, par exemple, fait face au 215.

Elle porte le nom d’un philosophe des Lumières né à Genève en 1712, mort et enterré à Ermenonville (Oise) en 1778. Jean-Jacques Rousseau (ci-contre) a écrit des ouvrages bien connus tels La Nouvelle Héloïse, L’Émile ou le Traité de l’Éducation mais ses Confessions sont éditées post mortem, quelques année avant la Révolution Française. Une de ses citations est encore d’actualité : « On jouit moins de ce que l’on obtient que de ce qu’on espère ».

Bureaux côté impair.
La rue Jean-Jacques Rousseau est dans une large partie bordée d’immeubles de bureaux, tout particulièrement du côté impair, comme on peut le voir sur cette photo (à gauche), entre le boulevard Garibaldi et la rue Jean-Jacques Rousseau. Il a une forme d’étoile à trois branches terminées chacune par une tour ronde. Si la tour d’angle est à louer, plusieurs entreprises sont installées aux numéros 123-125 de la rue.

A l'entrée de la rue, côté pair,  ce bâtiment à la façade claire (ci-dessous) abrite d’une part l’entreprise Nestlé Waters dont on voit la grande affiche pour une eau pétillante et l’entreprise d’informatique Cegos. Le passage couvert mène à la cour intérieure de l’immeuble puis à la place Madaule.

Bureaux côté pair.


Technopolis.

Les bâtiments dont les façades sont recouvertes de briques rouges et jaunes forment l’ensemble Technopolis qui regroupe des bureaux comme ceux du Centre National de Formation de la Fonction Publique Territoriale (ci-contre).  


Ifremer.












Ou bien ceux de l’IFREMER  (Institut de recherche sur les mers et océans) au n° 155. La porte d’un bleu éclatant (ci-dessus) évoque les fonds marins.
On trouve aussi les bureaux du 17 Juin Media mais également un centre de formation professionnelle et un hôtel Ibis (ci-dessous).  

Hôtel Ibis.
Certains bureaux sont vacants et d’autres voués à la démolition à l’arrière de la ZAC Léon Blum près de la future gare de la ligne 15. Du côté pair, certaines trouées entre les immeubles permettent de voir la ligne et le matériel roulant du tram T2, et au-delà, les immeubles d’habitation, rue du Champ Chardon.
Après le carrefour avec la rue J-H Lartigue, se déploie la façade latérale de l’école élémentaire Robert Doisneau. Un plus peu loin aux 42-46, un immeuble d’habitation datant de 1997 abrite la Fondation Michelle Darty. Au-delà mais de l’autre côté de la rue, le gymnase Jacques Goddet au 237 dispose d’une entrée à l’angle d’un immeuble d’habitation.

Fin de la rue Jean-Jacques Rousseau, à Issy.
À la fin de la rue, numéros 253 à 265 (ci-dessus), on peut voir quelques pavillons puis au n° 255, un très bel immeuble à la façade recouverte de briques jaunes et décorée de briques rouges avant d’autres immeubles plus ou moins anciens. En face, le trottoir est bordé par le talus verdoyant longeant la ligne du tram T2 et un parking juste avant d’arriver à la gare des Moulineaux.

Ainsi prend fin cette escapade isséenne. Une fois rentré chez soi… sans être tombé dans le ruisseau, on pourra lire tous ces grands noms qui font la notoriété de la littérature français.
                                                                       Texte et photographies : P. Maestracci

PS. À signaler qu’il existe aussi dans la commune une Villa Jean-Jacques Rousseau située à 600 mètres à vol d’oiseau de la rue du même nom. Cette courte voie tranquille abrite un ensemble pavillonnaire. Il s’agit d’une petite voie sans issue entre les numéros 61 et 63 de la rue du Gouverneur Général Éboué (ancienne partie orientale de la rue du Vivier).

Prochain rendez-vous le 16 août, 18 h.

7 août 2020

Réponse - un bien beau décor

Linteau arrondi du rez-de-chaussée.
Le nez en l'air dans les rues d'Issy… vous avez dû en passer du temps à la recherche de ces deux décors. Et, sans aucun doute, vous avez trouvé sur quelle façade on peut les admirer.

L'écusson central.
Il s'agit d'une superbe maison, située au 73 avenue Victor Cresson (ci-dessous). Elle date de la Belle Époque. C’est une vaste demeure sur trois niveaux avec, sur la droite, des dépendances et un garage surmontés d’une terrasse.

Maison au 73 avenue Victor Cresson, Issy.
Le style de construction est composite avec une toiture évoquant le style anglo-normand ainsi que, des décorations en céramique turquoise caractéristiques des constructions d’Hector Guimard. Toutefois, les murs sont faits de briques claires et non en pierres de taille plus onéreuses.

La façade est surmontée de deux pignons (ci-dessous) de part et d’autre de la partie centrale elle-même décorée du fameux écusson turquoise que l'on vous avait montré en gros plan (en haut). Il est flanqué de motifs de style Renaissance. Il ne porte pas d’armoiries mais souligne néanmoins la réussite financière du propriétaire.

Pignons du toit avec l'écusson central.
Les fenêtres avec des garde-corps aux motifs floraux sont surmontées de linteaux en pierre sculptée. Leur forme de ceux-ci varie selon les niveaux : droite au premier étage, ogivale au second et arrondie au rez-de-chaussée, comme on vous l'avait montré (gros plan en haut). Ce linteau est sculpté de six fleurs de part et d’autre d’une clé de voûte. Une grille élégante protège l’ouverture. L’ensemble est surmonté d’une ligne formée de briques émaillées.

La toiture de tuiles déborde assez largement pour mettre en valeur des poutres en bois arrondies et sculptées. Quant aux pignons, ils sont valorisés par une armature en bois. La toiture latérale, donnant sur la terrasse, est dotée d’un arrondi en bois sculpté. Une bien belle maison ! Texte et photos P. Maestracci

Prochain rendez-vous le 9 août, 18 h.

2 août 2020

Jeu - un bien beau décor

Encore un jeu… vous aimez beaucoup cela. Cette fois-ci, nous partons à la recherche d'une plaque émaillée et d'un décor très ouvragé. Sur une façade de maison… oui, mais laquelle ?

© P. Maestracci

© P. Maestracci
Réponse le 7 août, 18 h.