20 octobre 2021

Jean-Christophe Averty et la couleur, par Daniel Grolleau-Foricheur

Il était difficile dans le cadre de notre mois consacré à "Issy, ville des médias" de ne pas organiser une conférence autour de Jean-Christophe Averty, passionné de littérature, de jazz, de radio, de télévision et… de couleurs. « J'adore le bleu. Ma vie ne se sera passée que dans le bleu. Et le bleu, c'est le blues. Et le blues, c'est le jazz qui est ma musique de prédilection », dira-t-il. Ce bleu aux nuances si diverses.

Daniel Grolleau-Foricheur, auteur, éditeur, assistant-réalisateur, a travaillé cinq ans avec Jean-Christophe Averty. Il a sorti un ouvrage récemment (http://www.historim.fr/2021/08/j-c-averty-et-issy-les-moulineaux.html) sur ces années-là… qu'il dédicacera à la fin de la conférence prévue le samedi 23 octobre 2021, à 15 h, au Musée français de la carte à jouer, 16 rue Auguste Gervais, à Issy, ville qui l'a vu naître. Alors, venez nombreux. Vous ne serez pas déçus. 


Tour d'émissions. © A. Robet/Osismes
Avant d'évoquer Jean-Christophe Averty, Daniel nous rappellera les grandes dates de l'invention de la télévision car, de fait, envoyer une image au loin a toujours été un défi pour l'homme, comme d'ailleurs transmettre un son. 

Et puis une fois la télévision en marche, on a voulu y mettre de la couleur… une invention née dans des ateliers isséens. Ça vous le savez déjà. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est d'où vient la couleur, quelles sont les couleurs dites primaires, pourquoi l'on voit une tomate rouge, un mur blanc ou un tissu noir !

Régie dans le célèbre Studio 13, de Cognacq-Jay. © A. Robet/Osismes

Enfin, entre en scène Jean-Christophe Averty (1928-2017) et sa grande révolution artistique : la vidéo, cet outil fait sur mesure pour le format de la télévision… et, en plus, en couleur ! Toujours grâce aux techniciens-chercheurs et truqueurs du CERT d'Issy-les-Moulineaux. 

J.-Ch. Averty, de retour de New York. © A. Robet/Osismes

Ce seront alors, en cinquante ans de carrière, plus de 500 réalisations, plusieurs milliers d'émissions  et un Emmy Award en 1964, décerné par la Télévision américaine (le voici à son retour de New York, ci-contre). 

Jean-Christophe Averty aura réussi à transformer la télévision, non plus en un simple moyen de communication, mais en un nouvel art ! De quoi regarder votre prochaine émission télévisée un peu différemment. Un grand merci à notre conférencier Daniel. PCB                       

Quant à votre prochain rendez-vous sur notre site, c'est le 24 octobre, 18 h, pour découvrir les deux grandes écoles isséennes qui forment aux métiers de la radio et de la télévision.

17 octobre 2021

Éric Legale, directeur général d'Issy Média

Dans le cadre de notre série du mois d'octobre consacrée à "Issy, ville des médias", il était normal, et même indispensable, de laisser la parole à Éric Legale, directeur général d'Issy Média.   

Éric Legale dans son bureau devant une affiche d'Issy Media,
représentant un cornet de glaces, chaque boule évoquant
un réseau social. © P. Maestracci
Son parcours
Éric Legale explique son goût pour les médias par sa passion « pour l’Histoire et le futur » mais aussi par les nouveaux outils de communication… et ce dès son adolescence. Á partir des années 1980/90, explique-t-il, « de nouveaux médias dépassent les frontières et évoluent rapidement : minitel, profusion de chaînes de télévision ». Il prend alors des cours de programmation  puis travaille dans une entreprise de réseau câblé, avant d’arriver à Issy-les-Moulineaux en 1991
Il est chargé d’écrire des discours dans le cabinet du député-maire Monsieur André Santini. Lorsqu’il commence à utiliser internet à titre personnel, en 1994, le député-maire l’encourage vivement «  à regarder de près en quoi ça peut aider la Ville… » 

En 1998, Éric Legale prend en charge Issy Média. Il est « motivé par les usages » et pour lui, « les médias aujourd’hui, c’est instantané avec un site internet [www.issy.com] qu’il faut cadencer. » Il veut « donner à la ville - dit-il - des atouts [et a] l’impression d’écrire l’Histoire. » 
La commune est pionnière dans nombre de services qu’il s’agisse d’un site web dès 1996, de l’état-civil en ligne en 1997, de l’ADSL, de la fibre ou du passage de la 3 G à la 5 G, sans oublier le paiement par téléphone mobile. Ces progrès, selon Éric Legale, se situent dans la continuité de « l’audace et du goût du risque » des aviateurs du début du XXe siècle qui se sont illustrés sur le champ de manœuvres isséen.

Issy Média
« C’est la seule structure de ce type en France », insiste Éric Legale, car c’est une société d’économie mixte dans laquelle la ville est majoritaire aux côtés d’entreprises de presse ; le statut en est privé. Une équipe de sept personnes y travaille et coordonne ses prestataires. 
Agence de communication de la ville, ses obligations sont multiples. 

Chaque mois paraît le journal Point d’Appui, en ligne et sur papier, avec un format original plus grand que celui d’un magazine. Ce journal fut créé en 1969 par Henri Léger, journaliste isséen indépendant. Le n° 1 (ci-contre) est daté "du 16 au 30 novembre 1969".



Rappelons à l’occasion qu’un journal nettement plus ancien fut imprimé à Issy-les-Moulineaux à partir de 1881 ; c’est le Petit Moniteur dont l’imprimerie se situait rue Ernest Renan (ci-dessous). Les locaux furent ensuite ceux de Chaix Desfossés qui imprimait les horaires des trains et ce, jusqu’en 1975 !

La sortie du Petit Moniteur. © Musée de l'Ile de France, Sceaux

La communication publique a « plusieurs missions essentielles ». Il est nécessaire de communiquer sous des formes variées : affiches, brochures, flyers, invitations et relations avec la presse par exemple. 
Il y a une « mission citoyenne pour rendre compte des décisions municipales et animer la démocratie locale ; une mission sociétale pour sensibiliser la population aux grands enjeux de société comme le climat ; une mission d’information et une mission de promotion du territoire avec le dynamisme du tissu local ».
Plusieurs projets sont en cours de réalisation. Tout d’abord un projet européen « pour tester des « triporteurs à hydrogène pour succéder au triporteur électrique qui sert depuis plusieurs années aux afficheurs qui sillonnent les rues de la ville pour poser les affiches sur les panneaux municipaux et administratifs. »
Stéphane Bern au Fort d'Issy. © PCB


Si le travail de communication est largement reconnu par ses pairs, Éric Legale a aussi beaucoup apprécié la venue de Stéphane Bern au Fort d’Issy au printemps (ci-contre). Celui-ci a tourné un petit documentaire [https://www.youtube.com/watch?v=T_nb5Gtl0ag] sur l’histoire du Fort pendant la Commune de Paris en 1871, soit 150 ans après cet événement tragique. Le Fort est d’ailleurs l’endroit préféré d’Éric Legale pour sa transformation spectaculaire de forteresse militaire en écoquartier bien vivant. 
 
Un grand merci à Éric Legale qui, malgré ses nombreuses obligations, a pris le temps de témoigner pour Historim.  P. Maestracci.

Prochain rendez-vous le 20 octobre, 18 h, pour en savoir un peu plus sur la conférence qui sera donnée le samedi 23 octobre, à 15h au Musée, sur le thème… " de la télévision couleur à l'art vidéo… Jean-Christophe Averty " !

14 octobre 2021

"A vous Cognacq-Jay"… de Paris à Issy

"À vous les studios, à vous Cognacq-Jay !" Qui n’a pas entendu cette phrase… Pendant des dizaines d’années, celle-ci a accompagné les téléspectateurs. Une phrase que les speakerines, reporters et journalistes prononçaient pour « rendre l’antenne ».

L'entrée de l'immeuble parisien de Cognacq-Jay Images.© XDR
Cognacq-Jay me direz-vous, c’est Paris, le berceau de la télévision française avec la RTF (Radiodiffusion-télévision française), puis l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française). Mais voilà, cette année, en 2021, Cognacq-Jay Images (en bas), entité qui a succédé aux chaînes de télévision après leur départ, a rejoint le pôle multimédia d’Issy afin de se rapprocher de ses clients. Elle s’est déplacée en descendant la Seine sur 5 km, du pont de l’Alma au pont d’Issy,  pour rejoindre son nouveau siège face à l’île Saint-Germain.

L'immeuble parisien, rue Cognacq-Jay.
© Coll. Poinsignon. 
Cognacq-Jay, toute une histoire. 
Il faut remonter à la Deuxième guerre mondiale pour que l’ex-dancing Magic City, situé rue de l’Université, soit réquisitionné par les Allemands qui le transforment en studio de télévision, avec suprême luxe, une fosse pour les prises de vues sous-marines. Tout ceci pour leurs soldats hospitalisés. 

A la fin de la guerre, l’ensemble, un immeuble de sept étages  et une partie du matériel, est récupéré puis agrandi en annexant des bâtiments situés aux 13-15, rue Cognacq-Jay (ci-contre)La fosse est recouverte et deviendra le studio n° 2, le plus vaste, dans lequel débutera, vraiment, la télévision française. Le tout prendra le nom que l’on connaît et en fera son renom.

En 1947, la RDF (Radiodiffusion française) émet douze heures par semaine ; mais c’est en 1949, avec la RTF, que l’on peut annoncer la naissance de la télévision française. En 1964, l’ORTF prend le relais. Les 2e et 3chaînes (actuelles 
Antenne 2 et FR3) y sont nées mais ont quitté le berceau à la dissolution de celle-ci en 1974. Quant à TF1, née là en 1949, elle est la dernière chaîne à avoir quitté l’immeuble en 1992.

La Régie, rue Cognacq-Jay. © XDR
Il ne restait plus que Cognacq-Jay Images, filiale de TDF (TéléDiffusion de France) qui diffusait les émissions et qui vient donc de s'installer en cette année 2021 à Issy, au n° 3, esplanade du Foncet (ci-dessous). 
Bienvenue, donc, à ce puissant symbole de la télévision française qui sert aujourd'hui plus de 500 clients, dont M6, Orange ou Canal +.

Les locaux de Cognacq-Jay Images, à Issy. © M. Julien
Le dernier symbole des studios, les antennes (paraboles) qui ornaient le toit, ont été démontées en décembre 2020. Michel Julien

À ne pas rater, le 17 octobre, 18 h, le témoignage d'Eric Legale, directeur général d'Issy Média.

10 octobre 2021

Radio Tour Eiffel - cent ans déjà !

Gustave Eiffel. © XDR
Si la radio a sauvé la Tour Eiffel, elle a rétréci Issy-les-Moulineaux. Et pour cause…
De 1887 à 1889, l’ingénieur Gustave Eiffel (ci-contre) crée un chef-d’œuvre d’ingénierie métallique sur le Champ-de-Mars à Paris. Mais, comme l'Armée l'utilisait pour des exercices militaires, il faut lui procurer un autre terrain pour vingt ans, durée de la concession à Gustave Eiffel. 

La Ville de Paris achète alors 63 hectares de terrain sur le territoire isséen, à l’extérieur des Fortifications. C’est ainsi qu’est créé le Champ de manœuvres que les débuts de l’aviation ont rendu célèbre et qui deviendra l’actuel Héliport de Paris.
© XDR

Quant à la tour Eiffel, haute de 300 mètres, elle est la principale attraction de l’Exposition universelle de 1889, célébrant le centenaire de la Révolution française. Quelques années après, elle devient un pôle majeur dans l’essor des télécommunications. Le 5 novembre 1898, Eugène Ducretet lance la première liaison radio électrique entre la Tour et le Panthéon. 
En 1904, une antenne de radio, financée par Gustave Eiffel, est installée en haut de la tour (carte postale de 1912 ci-contre) communiquant avec le poste Tour Eiffel T.S.F. - Télégraphie Sans Fil - (publicité ci-dessus), installé dans un baraquement en bois près du pilier sud. 



Militaires au 3e étage de la Tour. ©XDR
Dans le même temps, Gustave Eiffel met le 3e étage à disposition de l’Armée (ci-contre). Le bâtiment provisoire en bois de la radio est remplacé par des locaux permanents en 1909. Il n’est plus question alors de démolir la tour Eiffel, quand la concession de 20 ans s’achève, mais au contraire de la prolonger. 
La radio prend une importance stratégique pendant la Première Guerre mondiale ; dès le 27 juillet 1914, une circulaire ordonne la réquisition de tous les postes de TSF pour éviter des émissions de radioamateurs de plus en plus nombreux ; d'ailleurs, les locaux de la radio sont gardés en permanence par des militaires.


En 1921Radio Tour Eiffel émet pour la première fois pour le grand public le 24 décembre. Pendant des années, la station diffuse des émissions d'actualité, les bulletins météo, les cours de la Bourse, mais aussi des concerts avec Yvonne Printemps, par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=DuYMLa1LpKg car "la Tour chante"… la publicité est bien là pour nous le rappeler (ci-contre). Mais vous pourrez aussi, pour en savoir beaucoup plus, vous connecter à https://www.issy.com/actualites/la-radio-fete-ses-100-ans-une-histoire-isseenne 


En 1925, le champ de manœuvres de l’Armée est rattaché au XVe arrondissement de Paris et forme une enclave délimitée par la rue Camille Desmoulins, les boulevards Gallieni et des Frères Voisin et la rue du colonel Pierre Avia qui séparent deux villes et deux départements !
Les essais de la télévision y commencent dès 1935, mais c'est en 1957 que la Tour Eiffel se trouve agrandie de vingt mètres par des antennes de télévision. Celles-ci sont d’ailleurs toujours en usage pour des dizaines de chaînes de télévision et de radio.
 
La tour Eiffel isséenne. © P. Maestracci

Issy-les-Moulineaux a donc perdu 63 hectares en faveur de l’Armée pour compenser la perte du Champ-de-Mars où domine toujours la tour Eiffel elle-même sauvée par la radio.
Mais la ville peut s’enorgueillir de posséder aussi une tour Eiffel, haute d’environ 2 mètres et datant de 1892, soit trois ans de moins seulement que le modèle originel. Classée au titre des Monuments historiques depuis 1988, elle est visible au 42 de la rue Renan (ci-dessus). Les deux tours ne sont distantes que d’un peu moins de 4 kilomètres à vol d’oiseau !
P. Maestracci
"À vous Cognacq-Jay, à vous Issy" -  Prochain rendez-vous le 14 octobre, 18 h.

P.S. Et n'oubliez pas de noter dans vos agendas la conférence de Daniel Grolleau-Foricheur sur le thème "De la télévision couleur à l'art vidéo… Jean-Christophe Averty", le samedi 23 octobre, 15 h au Musée français de la carte à jouer, 16 rue Auguste Gervais, à Issy.

6 octobre 2021

Gustave Eiffel et Ernest Renan

Ernest Renan. © XDR
Ernest Renan (1823-1892), écrivain, historien, philosophe (ci-contre), fréquente dans sa jeunesse (de 1841 à 1843) le Séminaire d'Issy. D'ailleurs, trois ans après sa mort, une rue porte son nom. Mais c'est aussi un homme curieux de toutes les innovations scientifiques de son temps. 

Gustave Eiffel ©XDR


Ainsi, il va rencontrer le célèbre Gustave Eiffel (1832-1923), l'homme de la Tour (ci-dessous), que vous allez découvrir prochainement  à l'occasion du centenaire de Radio Tour Eiffel, inauguré en 1921. Mais, revenons à l'année 1891. 

Depuis deux ans déjà la Tour Eiffel, élevée à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, domine Paris. Gustave Eiffel, son concepteur, a inclus dans les plans, tout en haut, au-dessus du 3e étage, un appartement de 100 mètres carrés, rien que pour lui (ci-dessous). Ascenseur et escalier desservent ce logis spacieux comportant cuisine, salle de bains, salon… dans lequel on trouve même un piano. Mais pas de lit… il préfère dormir sur terre.

L'appartement de Gustave Eiffel en haut de la Tour. © XDR

© XDR

Il y reçoit ses amis - dont l'Américain Thomas Edison, l'inventeur  du phonographe, cet instrument qui permet d'enregistrer les sons (ci-contre). D'ailleurs, il en possède un exemplaire, sur lequel il travaille, tout en faisant bien d'autres recherches scientifiques. 

Et c'est ainsi que le 17 février 1891, il enregistre la voix de… Ernest Renan, au cours d'une soirée mémorable.
Si l'original a disparu, la Bibliothèque nationale en détient deux copies… dont voici un extrait ! Écoutez bien, le son n'est pas toujours très audible : https://www.youtube.com/watch?v=E99DEwni3x4

Gustave Eiffel continuera ses recherches scientifiques pour très vite transformer la Tour en un centre d'émission des premiers signaux radio. Il assistera ainsi à la naissance de la TSF  - la télégraphie sans fil - et de Radio Tour Eiffel, deux ans avant sa mort.  PCB
Un grand merci à M. Larzillière de nous avoir signalé cet enregistrement. 

Prochain rendez-vous le 10 octobre, 18 h, pour tout savoir sur Radio Tour Eiffel.

1 octobre 2021

Télévision couleur - 1er octobre 1967

Il est 14 h 15 en ce dimanche 1er octobre 1967. Les téléspectateurs attendent avec impatience cet événement : le passage de la chaîne 2 de l'ORTF à la couleur… Quatre hommes sont devant les caméras, dans le studio 13 des Buttes-Chaumont, à Paris. Il y a Georges Gorse, le ministre de l'Information ; Claude Mercier, directeur de l'équipement et de l'exploitation ; Jacques Bernard Dupont, directeur général de l'ORTF ; et Émile Biasini, directeur de la télévision. Le compte à rebours démarre. C'est parti !
https://www.ina.fr/video/I09174897/georges-gorse-et-voici-la-television-couleur-au-jour-fixe-et-a-l-heure-dite-video.html

Treize ans après les États-Unis, la France se met à la couleur. Après la chaîne 2 (logo ci-contre), ce sera au tour de la troisième chaîne, dès sa création, en 1972. Il faudra attendre les années 1980 pour que la première chaîne, devenue TF1 en 1975, adopte, elle aussi, la couleur. 

Mais qui a mis au point cette grande innovation ? Où ? Et pourquoi à cette date ?

Des ingénieurs épaulés par une trentaine de techniciens travaillent depuis plusieurs années sur ce nouveau procédé… dans le Centre d'Études de la Radio-Télévision, le CERT, installé depuis 1948 au n° 3-5 de la rue Jeanne-d'Arc, à Issy-les-Moulineaux. Le bâtiment de plusieurs étages, en forme de U, sera ensuite occupé par Technicolor Inc Research (vue aérienne ci-dessous).

Il a fallu inventer un procédé couleur, le système SECAM (Séquentiel Couleur à Mémoire), créé par l'ingénieur Henri de France ; tester de nouvelles caméras couleur ; tourner des émissions expérimentales, équiper les studios de Cognacq-Jay et des Buttes-Chaumont, comme le célèbre Studio 13, celui de Jean-Christophe Averty - un personnage haut en couleur que vous pourrez découvrir prochainement.

Et pourquoi fallait-il que la télévision couleur fonctionne à cette date-là ? Pour que la retransmission des Jeux Olympiques d'hiver, qui allaient se tenir à Grenoble du 6 au 18 février 1968, soit en couleur ! Pari tenu ! https://www.youtube.com/watch?v=lCLYk5Eetr0         PCB

Prochain rendez-vous avec Gustave Eiffel, le 6 octobre 18 h.

27 septembre 2021

Issy, la ville des médias


En 2021, les médias (radio et télévision) sont à l’honneur en France… avec notamment le centenaire de Radio Tour Eiffel, et l’anniversaire de la première émission de télévision en couleur, diffusée le 1er octobre 1967 - une technique inventée à Issy.  Issy qui, cette année, a vu l’arrivée dans ses murs du groupe 1981 et de Cognac Jay Image qui rejoignent ainsi Canal +, Arte, France 24, RFI, France Médias Monde… 

Alors, Historim a décidé de consacrer tout le mois d'octobre aux médias avec de nombreux articles sur son site ; un reportage consacré aux centres de formation aux métiers de la radio et de la télévision, Studec (Studio École de France), installé depuis 2009 dans notre commune, et l'Ina Expert depuis 2014. Il y aura également une interview d'Éric Legale, directeur d'Issy Média, la Société d’Économie Mixte chargée de la communication externe et de l’innovation numérique de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. 


Sans oublier une conférence, le 23 octobre à 15 h au Musée français de la carte à jouer (16 rue Auguste Gervais Issy),  donnée par Daniel Grolleau-Foricheur, auteur, éditeur, assistant réalisateur, sur le thème de la couleur : de la couleur naturelle, venue des étoiles, à la couleur technique inventée à Issy-les-Moulineaux ; sans oublier l’art vidéo mis au point par Jean-Christophe Averty (avec qui Daniel travailla plusieurs années) ! 


"A vous les studios ; à vous Cognacq-Jay" ?  Non, non… c'en est fini de cette expression. Aujourd'hui, c'est : "A vous Historim ; à vous Issy !" Avec un premier rendez-vous : le 1er octobre, 14 h.  PCB


23 septembre 2021

Philippe Fabian dans son atelier des Arches

Philippe Fabian, vous le connaissez déjà. Historim lui a consacré un article en tout début d'année : http://www.historim.fr/search?q=Philippe+Fabian Mais c'est dans son atelier que vous allez le découvrir et qu'il nous a reçus (ci-dessous)… en avant-première !

Philippe Fabian dans son atelier n°15. © PCB
Cet artiste isséen, à la fois photographe et peintre, travaille dans un des ateliers des Arches, boulevard Garibaldi, dans le quartier Bords et Val-de-Seine-les Arches. On le trouve bien installé au rez-de-chaussée de l'arche 15, au milieu de ses œuvres, des paysages qui font rêver, qui mettent en mouvement, dit-il, "notre imaginaire par l'intermédiaire de nos sens qui, ensemble, donnent naissance à la matière".

La couleur. © PCB


Pour les Historimiens qui auront la chance de lui rendre visite très prochainement (le 30 septembre, uniquement sur réservation), Philippe vous expliquera comment il travaille ses paysages. 

Il prend des photos, qu'il touche et retouche, puis il les tire en grand format… et il les peint et repeint, ajoutant de la couleur, beaucoup de couleurs (ci-dessus), "explorant ainsi la frontière entre le réel et l'abstraction".  

Vous pourrez, bien sûr, découvrir son travail à différentes étapes de sa réalisation ! Un programme passionnant avec un artiste disponible, souriant et plein de talents. D'avance, un grand merci. PCB

"Le paysage, lieu de contemplation, rêve de lumière", Philippe Fabian. © PCB

PS. Pour les non-Historimiens, les ateliers d'artistes des Arches (ci-dessous) ouvrent leurs portes le week-end des 25 et 26 septembre, tout l'après-midi. Philippe y sera présent, bien entendu.

Les Arches, boulevard Garibaldi, Issy. © PCB

19 septembre 2021

Patrimoine - 2021


Comme tous les ans, Historim était là, fidèle. Et le soleil était au rendez-vous !

Le samedi 18 septembre 2021

- Au Centre national des Archives de l'Église de France en compagnie de Denis, Michel… et Valentin. Comme l'an passé, les albums de Cœurs Vaillants et de Fripounet étaient à l'honneur (ci-dessous).

Centre national des Archives de l'Église de France. © PCB

- Dans l'île Saint-Germain, avec Françoise Kimmich et un autre Michel, pour admirer, deux heures durant, les Arbres remarquables de cet îlot de verdure isséen, partiellement ensoleillé (ci-dessous).

 Passage de l'île Saint-Germain d'Issy. © Michel Julien

- Dans le Centre ville, avec Pascale, pour une promenade Belle Époque avec les immeubles Art nouveau… une grande nouveauté qui passionna les visiteurs, comme cette façade du n°31 rue Kléber, et son bas-relief du Renard et des raisins, fable de La Fontaine (ci-dessous). La Fontaine… que nous avons retrouvé le dimanche après-midi au Musée…

Façade de l'immeuble du 31 rue Kléber, à Issy. © PCB

Le Renard et les raisins. © M. Julien

Le dimanche 19 septembre 2021

Place à notre habituel après-midi au Musée français de la carte à jouer dans une ambiance XVII-XVIIIe siècles, chez les Conti : dans leur château d'Issy, bien sûr, mais aussi dans leurs résidences de Paris, de Neuilly, et même en province. Nous étions en compagnie de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau, mais aussi de Jean de La Fontaine, dont on fête cette année les quatre cents ans de la naissance !

Les sonneurs de Bonnelles. © A. Bétry

L'après-midi débuta par un concert de cors de chasse (ci-dessus) avec les sonneurs du Rallye Trompes de Bonnelles, venus tout droit de Rambouillet. A chaque morceau, son explication…

Florian et les Conti. © PCB

Puis ce fut autour de Florian Goutagneux et de sa conférence sur le thème : "les princes de Conti, esthètes et mécènes" dans la grande salle du sous-sol du Musée (ci-dessus).  

Avant de remonter sur la terrasse, d'écouter, de fredonner et même de chanter avec Pascale et Gérard, accompagné à l'accordéon par Michel
Il y eut bien sûr  le Corbeau et le Renard, la Cigale et la Fourmi, mais aussi d'autres fables moins connues comme la Tortue et les deux canards ! Plus de 200 personnes, bien installées sur la terrasse du Musée, ont applaudi notre trio. 

Gérard, Pascale et Michel à l'accordéon, devant une foule enthousiaste. © A. Bétry

Alors, rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles Journées du patrimoine ? PCB 

15 septembre 2021

Jean Bart et le Grand Conti - 1697

François-Louis de Bourbon Conti (1664-1709), dit le Grand Conti, a l'occasion en 1697 de côtoyer Jean Bart (1650-1702), le célèbre corsaire au service du roi Louis XIV. Depuis 1674, ce dernier cumule les prises, attaquant les navires marchands ennemis de la France. Tant et si bien que Louis XIV l'a même anobli ! Mais c'est une tout autre histoire qui les fait se rencontrer.

Le Grand Conti, vers 1698. 


En 1696, Louis XIV projette de faire élire le Grand Conti roi de Pologne (ci-contre). Ce dernier n'en a guère envie mais désobéit-on au Roi Soleil ? Alors, lorsqu'il est élu roi de Pologne à la majorité de la Diète électorale polonaise le 27 juin 1697, Louis XIV annonce la grande nouvelle et presse le tout nouveau souverain de gagner la Pologne. 


Le Grand Conti embarque donc à Dunkerque sur une escadre commandée par… Jean Bart (ci-dessous). Six frégates quittent le port dans la nuit du 6 au 7 septembre 1697.


Statue de Jean Bart à Dunkerque. © XDR
Après avoir évité des bateaux ennemis, la flotte arrive le 15 septembre devant les côtes danoises, amies, et salue à coups de canon le roi Christian V. Le 26 septembre, l'escadre est en vue de Dantzig, le grand port polonais. 


C'est alors que le Grand Conti apprend que Frédéric Auguste de Saxe, son concurrent au trône de Pologne, s'est fait couronner, grâce à l'appui du tsar russe Pierre le Grand ! A quoi bon démarrer les hostilités ? Les tractations se font nombreuses jusqu'à ce que le Grand Conti prenne sa décision : il rentre en France. 
Le 8 novembre, Jean Bart met les voiles. L'escadre reprend la mer, atteint le port de Nieuport en Belgique le 12 décembre. Le Grand Conti continue par la route et arrive à Paris deux jours plus tard.

Cette équipée maritime sera la dernière de Jean Bart. Quant au Grand Conti, il achètera deux ans plus tard le château d'Issy (ci-dessous) et continuera de briller en société, comme le raconte Saint-Simon dans ses Mémoires : "Il se mettait sans cesse, et merveilleusement, à la portée et au niveau de tous, et parlait le langage de chacun avec une facilité non pareille. Tout en lui prenait un air aisé. Il avait la valeur des héros, leur maintien à la guerre, leur simplicité partout". 

Ce qu'il reste du château des Conti, à Issy. © P. Maestracci

C'est bien cette facette de la personnalité du Grand Conti - et de toute sa famille - que vous pourrez découvrir aux Journées du patrimoine, le dimanche 19 septembre, à partir de 14 h au Musée français de la carte à jouer. Attention cette année, pass-sanitaire et masques obligatoires.
Vous y entendrez le Rallye Trompes de Bonnelles sonner des airs composés par le Grand Conti lui-même, Florian Goutagneux évoquer les relations des Conti avec quelques personnages illustres de l'époque, comme le peintre Hyacinthe Rigaud, Voltaire, Rousseau ou Jean de La Fontaine (né il y a quatre cents ans), dont quelques fables seront chantées par notre trio, Pascale, Gérard et Michel, à l'accordéon. Un bel après-midi en perspective… bien loin de la haute mer et des corsaires ! PCB

PS. N'oubliez pas que le samedi 18 septembre, Historim vous attend, toujours dans le cadre des Journées du Patrimoine, pour une belle promenade dans Issy Belle Époque à 9 h et 10 h 30 ; aux Archives nationales de l'Église de France, de 9 h 30 à 17 h ; sur l'île Saint-Germain à 15 h. Inscriptions obligatoires à la Maison du Tourisme, 01 41 23 87 00.

11 septembre 2021

Domenica, la mémoire du quartier des Épinettes

Domenica est une Isséenne de longue date, née dans la maison familiale rue Madeleine (Erevan de nos jours). Quelques années après sa naissance, la famille emménage pas très loin dans une maison neuve.

Son enfance
La famille est d’origine italienne. Pietro le père, issu d’une famille d’agriculteurs, vient d'Atina, au sud de Rome non loin du mont Cassin. Après la Première Guerre mondiale, il vient travailler comme maçon. Il habite d’abord au Bas-Meudon, puis dans un logement « au Maroc » (surnom du quartier près de l’actuelle place Léon Blum) avant de faire venir sa femme Caterina et ses enfants quand sa situation le lui a permis. Domenica fréquente l’école maternelle Paul Bert à deux ans et demi avant d’aller à l’école de filles rue du Fort (emplacement du futur collège de la Paix). 

Domenica et sa maman. Coll. privée.
La maman ouvre un café-épicerie au rez-de-chaussée de la maison en 1931. Les décors peints sur les murs ont depuis été recouverts. Le quartier cosmopolite est habité par « des Italiens, des Français, des Espagnols, des Arméniens ». Ceux-ci faisaient sécher la laine étalée sur des matelas posés sur les trottoirs de la rue de la Défense. Quand il faisait chaud, « les portes étaient ouvertes ». Il y a beaucoup d’entraide et quand sa maman faisait de la polenta, elle  partageait avec les voisins. 
Au verso de cette photo de Domenica et de sa maman (ci-contre), Domenica a écrit : « J’ai été au grainetier chercher des graines », rue du Docteur Lombard. 

Elle évoque aussi l’épicerie À la Grâce de Dieu (ou À la Gloire de Dieu)- http://www.historim.fr/2013/09/michel-robert-souvenirs-de-lepicerie-la.html - , rue Renan (devenue rue du Général Leclerc après-guerre). La livraison se faisait en carriole tirée par un cheval. Quand la petite fille est libre, elle va à la piscine municipale (remplacée par la piscine Alfred Sevestre, article de juin 2015). Elle se souvient de son « maillot blanc… J’étais fière » Et puis de son vélo (ci-dessus) qu'elle reçoit en cadeau pour ses 6 ans ; elle exige qu'on enlève les petites roues. Et lors du premier essai, elle tombe et s'ouvre le menton !

Seconde Guerre mondiale

Lors de l’exode en juin 1940, « tout le monde a voulu partir. Je suis partie avec mon baluchon mais ma mère m’a rattrapée sur le trottoir… Les clés étaient restées sur la porte ». L’école du Fort, ayant fermé au début de la guerre, Domenica fréquente ensuite l’école La Fontaine, rue Henri Tariel, puis l’école Jules Ferry. C'est une petite fille modèle, qui porte  (ci-dessous) la veste tricotée, comme tous les ans à Pâques, par sa maman. À 14 ans, Domenica  commence à travailler. 


Domenica. Coll. privée

Le ravitaillement est difficile. Devant la charcuterie Tanguy (emplacement du Centre administratif municipal), il fallait faire la queue dès 4 heures du matin pour avoir quelque chose. Certains vont à Villacoublay acheter « du beurre, des œufs chez les paysans. ». Ils glanent aussi à Velizy dans les champs après la moisson. « On revenait avec quelques sacs [de grain], on faisait sécher et moudre ». Une fois dans les bois de Clamart, la mère de Domenica eut une amende pour avoir coupé du bois au lieu de le ramasser. Autre anecdote, la viande rouge achetée une fois se révéla être du chien que la maman refusa de manger. La famille allait aussi acheter de la paille pour garnir les matelas à la graineterie qui se situait au début de la rue du Général Leclerc (un restaurant l’a remplacée). 

Domenica exerça plusieurs métiers. Elle commence dans l’enceinte du Fort pendant la guerre : elle soude et répare des fils téléphoniques cassés. Le travail se fait de jour ou de nuit en alternant chaque semaine. Lors des alertes, tout le monde se ruait aux abris, dans le Fort puis dans les champignonnières proches. Domenica travaille ensuite près de la Gare et des Arcades à réparer des filets de camouflage. Quand elle était de travail la nuit, sa maman lui apportait son repas vers 18 heures.

Domenica évoque les grenouilles dans le parc Henri Barbusse ainsi que les gros escargots, les crapauds et les chouettes la nuit.

En août 1944, les chars de la 2e DB passent en fin de journée avant la Libération de Paris. Il y eut aussi, rue de la Défense, des femmes tondues pour avoir fréquenté des Allemands.


Après-guerre

Dans la commune, Domenica travaille à la Blanchisserie de Grenelle et, sept ans, aux usines Mazda en tant que contrôleuse de la qualité des ampoules. Cette usine remplaça l'usine des lampes Larnande (ci-dessous), située à l'angle des rues Rouget-de-Lisle et Camille Desmoulins. Elle est, par la suite, employée de bureau à La Mutuelle des Pétroles à Paris dans le VIIIe arrondissement.


Usine des lampes Larnande. Carte postale début XXe siècle.

Son mari, lui, travaille à l’usine d’aviation Nieuport boulevard Gallieni, côté Paris en face de l’actuelle rue Maurice Mallet. Ses souvenirs du Tir aux Pigeons (en haut de la rue d’Erevan) sont gourmands : on pouvait « manger des pigeons à l’œil » quand ils tombaient aux alentours. Les pigeons étaient  « bien nettoyés mais il restait des plombs ». Les pratiquants du tir aux Pigeons étaient à leur aise : «  Il y avait de la bagnole ! ». Dans les rues, passaient des marchands de glace ou de châtaignes, des rémouleurs, des vitriers « chantaient la sérénade ». Texte de P. Maestracci


C'est ainsi que se termine ce beau témoignage, commencé dans le quartier surnommé avant guerre "le Maroc" (ci-dessous), aujourd'hui en pleine métamorphose avec le chantier de la gare de la ligne 15 !

- Merci à M. Stéphane Formont, conseiller municipal délégué à la politique culturelle qui est à l’initiative de ce témoignage.

- Merci également à Franck, petit-cousin très dévoué de Domenica.


Viaduc et arcades dans le quartier surnommé "le Maroc". Carte postale début XXe siècle.

7 septembre 2021

Jean-Paul Belmondo à Issy

Ce 6 septembre 2021, le cinéma français est en deuil. Jean-Paul Belmondo (1933-2021), après une dernière pirouette, a tiré sa révérence. C’est  un grand comédien qui nous a quittés en laissant, dans le cinéma français, une empreinte durable. Les plus grands metteurs en scène l’ont dirigé. Ses prises de risque l’ont rendu populaire car il ne laissait personne d’autre que lui pour réaliser ses propres cascades. Avec A bout de souffle (1960) de Jean-Luc Godard, c’est la consécration. Ensuite, s’enchaînent de nombreux films jusqu’aux années 1980. Puis le retour au théâtre mais des problèmes de santé, en 2001, l’ont éloigné du spectacle.

Pierrot le Fou. © Michel Julien
En 1964, Belmondo est venu tourner une petite séquence du film Pierrot le fou de Jean-Luc Godard dans un bistrot du 287, quai de la Bataille-de-Stalingrad (qui n'existe plus). Dans cette scène (ci-dessus), qui est censée se passer en province, il arrive au volant d’une 404 rouge, accompagné d’Anna Karina et s’arrête devant ce petit bistrot pour téléphoner et en repart en jouant à l’auto-tamponneuse.

L'Animal, dans les jardins de la Solitude, à Issy. © M. Julien

Puis, en 1976, il revient tourner une scène de l’Animal (ci-dessus) de Claude Zidi avec Charles Gérard dans les jardins de la Solitude (Voir http://www.historim.fr/search?q=l%27Animal). Depuis, les jardins de la Solitude ont bien changé (Voir http://www.historim.fr/search?q=Solitude).


C’était un acteur bien sûr, mais aussi un grand sportif et la boxe sa passion. Le 30 mars 2001, il était venu inaugurer la nouvelle salle de boxe de l’Agora qui porte son nom, avenue Aristide-Briand (ci-contre). Il revenait aux sources car il avait débuté à Issy à l’Avia-Club. A cette occasion, le maire, M. Santini lui remettait la médaille d’or de la ville d’Issy-les-Moulineaux.

Le Conseil municipal du 14 octobre prochain lui rendra hommage. Et c'est bien mérité… Michel Julien.