26 février 2021

Réponse - une farandole d'enseignes

 Vous avez trouvé ! Il a fallu en faire des kilomètres le nez au vent, et en l'air ! Mais une belle occasion, peut-être, de découvrir des commerces proches de chez vous… Encore un grand merci à Denis !

N°1 - Joujoux bout d'chou, 7 avenue Victor Cresson

N°2 - Cordonnerie de la Mairie,
25 av. de la République.

N°3 - Établissements Caillau,
28 rue Ernest Renan.


N°4 - Cordonnerie-Serrurerie
de la Mairie, 25 av. de la République

N°5 - Boulangerie Jan, 112 boulevard Gallliéni.


N°7 - La fournée des Isséens,
36 bis rue Ernest Renan.
N°6 - Huissier de justice,
2 Place Bonaventure Leca.


















N°8 - Le bon vin, les bons moments,
15 rue du Général Leclerc.

22 février 2021

Jeu - une farandole d'enseignes

 On parle bien ici d'une enseigne - au féminin, c'est-à-dire d'une marque… et non d'un enseigne - au masculin, c'est-à-dire d'un officier de Marine !

Notre Historimien Denis est parti le nez en l'air dans les rues de la ville et il en a photographiées plusieurs aussi étonnantes les unes que les autres.  A vous de les retrouver !

N°1

N°2

N°3


N°4

N°5


N°7
N°6


















N°8

Réponses le 26 février, 18 h.

20 février 2021

Réponse - une jolie femme chapeautée

Alors ? Vous avez trouvé… Cette magnifique sculpture peut être admirée quai du Président Roosevelt, dans l’écoquartier Val-de-Seine. Elle orne un tout petit jardin public entre l’entrée des bureaux de l’entreprise Capgemini et de spectaculaires immeubles résidentiels dont l’architecte est Françoise Raynaud. 

La sculpture installée en octobre 2019 est l’œuvre de Sabine de Courtilles. Son titre, Le Rêve de Philae, est quelque peu intrigant car la sculpture représente une femme en bronze, pensive, privée de bras, nue et perchée sur une colonne en inox qui s’élève au niveau du premier étage des immeubles voisins (ci-dessous).

Philae n’est pas un personnage mais une île sur le Nil en amont de sa première cataracte. Un temple y était consacré à la déesse Isis. Dans la mythologie égyptienne, Isis était la sœur et l’épouse du dieu Osiris. Celui-ci fut tué et découpé en morceaux par son frère jaloux qui s’en est débarrassé en les jetant dans le Nil. Isis,  épouse éplorée, rechercha les parties du corps de son mari. Elle en retrouva la quasi-totalité, en fit la première momie et lui rendit la vie. 

Osiris symbolise ainsi une résurrection et le renouveau de la végétation. C’est pourquoi, il est souvent représenté avec un visage peint en vert. 

Au cours du XXe siècle, le temple d’Isis fut démonté et reconstruit sur un îlot voisin car l’île de Philae fut submergée en raison de la construction du barrage d’Assouan.
 
Ce n’est sans doute pas un hasard si la femme sculptée est ainsi perchée comme saint Siméon Stylite ; elle est à l’abri des crues potentielles de la Seine !  Elle n’a plus ses bras comme la Vénus de Milo. Elle regarde attentivement une sculpture nettement plus grande de l’autre côté du petit bras de la Seine. Il s’agit bien sûr de la Tour aux Figures de Dubuffet.
Texte et photos P. Maestracci

16 février 2021

Jeu - une jolie femme chapeautée

Profitons de quelques jours de vacances, sans confinement, pour découvrir - ou redécouvrir - notre ville en déambulant nez en l'air dans les rues. 

Où se trouve donc cette jolie femme dénudée… mais chapeautée ?

© P. Maestracci

Réponse le 20 février 18 h.

14 février 2021

La maison de Rika Zaraï à Issy


Rika Zarai en 1969. ©XDR
On ne compte plus les célébrités décédées ces derniers semaines : Claude Brasseur, Robert Hossein, Caroline Cellier, Robert Castel, Pierre Cardin, Valéry Giscard d'Etaing, Claude Bolling, Marcel Uderzo, Nathalie Delon, Jean-Pierre Bacri, Jean-Claude Carrière, Rémy Julienne (que vous pouvez retrouver sur le site)… et Rika Zaraï, (ci-dessus), qui nous a quitté le 23 décembre 2020. 

Cette chanteuse, née à Jérusalem en 1938, est connue pour ses nombreuses chansons à succès, mais peut-être moins pour son livre :  la Médecine naturelle, sorti en 1986, qui se vendit à près de trois millions d'exemplaires ! 

Rika Zaraï fut Isséenne dans les années 1970. Elle habita avec sa fille Yaël, née en 1959, une belle « villa » de style mauresque, allée Jean Nicot (ci-dessous),  puis une maison au n°32 rue Henri-Tariel , proche de celle de son pianiste. Cette dernière adresse elle lui apporta beaucoup de déboires, car elle fut squattée pendant un certain temps par des familles yougoslaves
C'est alors qu'eut lieu "l'affaire du bal d'Issy-les-Moulineaux", en juillet 1972, qui fit la une des journaux : squat, attaque à main armée, viol en réunion…

Sa villa, allée Jean Nicot, à Issy. © INA

Cette affaire qui se termina cinq ans plus tard par un non-lieu, la contraria beaucoup car il entraîna des polémiques dans les médias. Elle vendit la maison… à une date indéterminée. Depuis, après avoir été rasée, un immeuble fut construit sur son emplacement. Michel Julien.

Allée Jean Nicot. © INA.

10 février 2021

Le Dictionnaire amoureux de Paris, Nicolas d'Estienne d'Orves

© XDR

En ces temps frileux, pourquoi ne pas découvrir le Dictionnaire amoureux de Paris, de Nicolas d'Estienne d'Orves (ci-contre) publié cher Plon… pas moins de 736 pages ! Et, voilà que, page 440, Issy-ls-Moulineaux est cité  dans la rubrique consacrée au traitement des déchets !

« Après la Grande Guerre, la proche banlieue (Ivry, Issy-les-Moulineaux, Saint-Ouen…) se dote d’usines de destruction des ordures ménagères. L’incinération des ordures produit d’ailleurs une vapeur réutilisée pour le chauffage public ». 


Cette citation fait référence à l’ancienne usine appelée TIRU (Traitement Industriel des Résidus Urbains) qui se trouvait en bordure de Seine, quai de la Bataille de Stalingrad. Elle était visible de fort loin avec ses très hautes cheminées d’où sortait une fumée blanche. L’une d’elle d’ailleurs, s’effondra sur elle-même, rongée par les fumées de produits chimiques qui y étaient brûlés. L’incinération fournissait eau chaude toute l’année et chauffage l’hiver dans le cadre du Chauffage urbain mais l’usine était devenue obsolète… 

La TIRU a été démolie pour laisser place à l’écoquartier du Val-de-Seine ; à son emplacement, il y a maintenant des immeubles de bureaux, comme le siège d'une grande banque, quai de la Bataille de Stalingrad (ci-dessous).

Immeubles de bureaux, quai de la Bataille de Stalingrad, Issy. 

Elle est remplacée par l’Isséane (ci-dessous), usine paysagère sur un quai de Seine plus proche de Paris, inaugurée en 2009 dont les architectes sont Dubosc et Landowski, AAE Architecture. Gérée par le SYCTOM (Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères), elle dessert vingt-cinq communes franciliennes. C'est un vaste bâtiment sans cheminée dont la façade est végétalisée. Si on l'ignore, on ne peut imaginer qu'il s'agit d'une usine d'incinération ! Texte et photos P. Maestracci

L'Isséane, quai du Président Roosevelt, Issy.

5 février 2021

Saint Benoît, Marie, l'Enfant Jésus et…  l'hélicoptère


La Vierge à l'enfant avec Saint Benoît, musée de Tessé. 
© Les Musées du Mans

Il existe au musée du Palais de Tessé au Mans (Sarthe), une huile sur bois tout à fait étonnante (ci-dessus). L'auteur en est inconnu mais, en revanche, on sait qu'elle fait partie d'un retable datant du XVe siècle, représentant Marie, Jésus et saint Benoît - que l'on fête le 14 mars en Orient et le 11 juillet en Occident !
Rappelons que saint Benoît de Nurcie (vers 480-547) est le fondateur de l'ordre des Bénédictins et a largement inspiré le monachisme en Occident.

Mais que tient donc Jésus dans sa main ? Un drôle de jouet… (ci-dessous) qui ressemble fortement à celui qui fit le bonheur des enfants au siècle dernier : on tirait sur une ficelle et l'hélice s'envolait !

Pas de doute, cela semble être l'hélice de l'hélicoptère conçu par Léonard de Vinci, à peu près à la même époque. Des études ont été faites par des historiens. et il s'avère qu'il existe d'autres représentations datant du Moyen Age, en Flandre mais aussi en France. Dans l'ouest de la France, on les appelle des  "molinets de noix": molinet signifiant "petit moulin", est devenu dans le langage courant : moulinet. 

"L'objet est constitué d'une hélice dont la tige axiale traverse une grosse noix évidée", nous explique Philippe Boulay, délégué général au Patrimoine à l'Union française de l'Hélicoptère, que certains d'entre vous connaissent. 

Le molinet de noix de Philippe.
Et Philippe sait de quoi il parle puisqu'il en a fabriqué un (ci-contre).

D'ailleurs il nous en livre ici le mode de fabrication :
1- choisir une grosse noix. Les variétés anciennes étaient très grosses. La mienne mesure 47 mm dans sa plus grande dimension, elle est un peu juste.
2- commencer par le perçage des trous (aux extrémités pour l'axe à la pointe et au cul de la noix, et à mi-hauteur pour la ficelle d'entraînement). C'est beaucoup plus facile. Si l'on ne dispose pas d'un foret de diamètre adapté on peut le faire à l'ancienne, en utilisant un clou chauffé au rouge. 
3- fabriquer l'axe dans un bois dur (le mien est en buis pour qu'il ne cintre pas) pour qu'il "tienne la distance"
4- faire les pales dans un bois dur (les miennes sont en cerisier) à partir de planchettes que l'on aura affinées à 1 mm d'épaisseur. En plus d'un meilleur aspect, ainsi elles vrilleront naturellement (c'est mieux pour le bruit), et elles seront plus solides.
5- l'ouverture se fait assez facilement si l'on utilise avec précaution une lame chauffée au rouge, à l'ancienne. De toute manière il faut une lame aussi fine que possible. La scie de modéliste est l'outil "moderne" idéal.
6- il est impératif de graisser la ficelle (de la graisse minérale est idéale) pour qu'elle ne s'use pas trop vite
7- pour refermer la noix, la colle cyanoacrylate en gel est parfaite.

Alors, Isséens, habitants le "berceau de l'aviation", n'hésitez pas. A la veille des vacances, confectionnez avec vos enfants cet historique molinet de noix. Merci Philippe de ce voyage dans le temps. PCB.

1 février 2021

Le transport fluvial en plein boom

Pendant des siècles, les fleuves ont permis aux hommes de circuler et de commercer. A Issy comme ailleurs. Alors que la voiture est de plus en plus bannie de la capitale, que les vélos font une percée remarquée, pourquoi ne pas remettre à jour les transports publics sur la Seine…  comme au XIXe siècle 

En 1886,  la Compagnie des Bateaux parisiens a le monopole de la circulation fluviale à Paris. En 1907, ce sont pas moins de 52 bateaux qui desservent trois lignes. Il y a Auteuil-Charenton, rive droite ; Auteuil-Austerlitz, rive gauche ; et Port-Royal-Suresnes, avec aucun arrêt à Issy. Mais un arrêt Billancourt (rive droite) et Bas-Meudon (rive gauche). A la fin du XIXe siècle, 25 millions de voyageurs empruntent les bateaux de la compagnie (ci-dessous), tous les ans. L'arrivée du train va signer la disparition de ce moyen de locomotion.

1900 - Compagnie des Bateaux parisiens. © XDR

Une manière de circuler rétablie lors des grandes grèves d'avril 1994. Plus de train, plus de bus, plus de métro… alors, des bateaux furent réquisitionnés pour transporter les passagers. On embarquait à Orsay vers 17h et, après un ou deux arrêts, on débarquait au pont de Saint-Cloud (rive droite). 

En 2013, des travaux colossaux ont débuté pour réhabiliter les ports de l'Ouest parisien : le port Victor et le port d'Issy-les-Moulineaux. Il s'agissait non seulement de moderniser les installations réservées aux activités industrielles mais aussi d'aménager les bords de Seine pour les piétons. C'est aujourd'hui chose faite - http://www.historim.fr/2016/01/le-port-dissy-et-ses-berges.html

2021- Le Seabubble. © XDR

Et, en 2019, c'est un tout nouveau prototype qui fait ses premiers essais sur la Seine entre Issy-les-Moulineaux et Bercy, le Seabubble (ci-dessus)… avec, à son bord, notre maire André Santini. Cet engin volant à 30 ou 40 centimètres au-dessus de l'eau, grâce à son "foil",  totalement écologique, a été conçu par l'architecte Alain Thébault. Les premiers ne transportent que 7 personnes et sortiront de l'usine courant 2021. D'autres, prévus pour 2022, devraient avoir une capacité de 30 passagers environ. 

Alors, d'ici quelques années, peut-être pourrons-nous embarquer à Issy-les-Moulineaux à bord d'un Seabubble pour nous rendre au centre de Paris… sans embouteillage et sans pollution ! PCB.