27 janvier 2023

Silence ! On a tourné à Issy en 2022 !

L’année 2022 a été bien chargée à Issy-les-Moulineaux pour les caméras, les stars du grand écran et les cinémas de quartier…

Affiche du film L'événement. © XDR
On a vu la consécration d’une nouvelle comédienne pleine de talent et Isséenne de surcroît. Il s’agit de la jeune
Anamaria Vartolomei qui a remporté le César du meilleur espoir féminin pour sa participation au film L’événement (ci-contre). Ce César lui a été remis le 25 février 2022 à l’occasion de la 47e cérémonie des Césars. 
Pour ce film, en 2021, le Lion d’or de la Mostra de Venise lui avait été remis. Pour en savoir plus https://urlz.fr/kro4Le Point d’Appui l’avait mise à l’honneur dans les numéros d’avril et de septembre.

Niveau prise de vues, fin juillet, Nicolas Sirkis, chanteur du groupe Indochine et Moby (Richard Melville Hall) se sont appropriés les quais de Seine (quai de la Bataille-de-Stalingrad) pour tourner leur clip This Is Not Our World (ci-dessous), à hauteur de l’esplanade du Foncet. Un clip très engagé et d’actualité.

Nicolas Sirkis tourne sur les quais de Seine. © Issy.com

Les Bodin’s, quant à eux, ont tourné une courte séquence à la station des Moulineaux du T2. Celle-ci a été diffusée le 8 octobre sur France 2 dans l’émission Sketch Story (ci-dessous).

Les Bodin's à la  station des Moulineaux du T2.

Le 7 septembre, le complexe UGC du Cœur de Ville a ouvert ses portes (ci-dessous). 7 salles de 115 à 276 places pour la plus grande ont accueilli le public. Au 16 janvier, une moyenne de 2 000 entrées par semaine a été enregistrée. Le film Avatar a, quant à lui, reçu la visite de 8 848 spectateurs et il est toujours à l’affiche. 

Entrée du complexe UGC en Cœur de Ville d'Issy. © M. Julien

Le cinéma d’Issy, lui, n’est pas en reste. Il revoit sa programmation avec des films d’Art et d’Essai et grand public ; chaque dimanche du mois, un film pour les tout-petits à voir en famille. Le 8 décembre, Yann Arthus-Bertrand y est venu présenter son dernier documentaire Legacy, notre légende et débattre avec le public.  



 Quant à la télévision, un nouveau quartier a rejoint l’Hôtel de Ville et Corentin-Celton pour les reportages des JT, il s’agit bien sûr de Cœur de Ville qui a été tout de suite adopté. Qu’il s’agisse de TF1, France TV et BFM TV, l’on a pu remarquer ces derniers temps, dans les diverses interviews, les deux promenades caractéristiques qui traversent l’ensemble. Michel Julien

22 janvier 2023

"Les Colonnes" au patrimoine d'Issy-les-Moulineaux

Restaurant "les Colonnes", 65 rue du Général-Leclerc, Issy.. © PCB

C’est en 1932 que commence l’histoire des « Colonnes »  par la construction, à l’angle de la rue Auguste-Gervais et de la rue du Général-Leclerc, d’un immeuble de six étages dont le rez-de-chaussée est d’entrée prévu pour l’installation d’un café. Aujourd'hui, une brasserie bien connue des Isséens y propose de bons petits plats sept jours sur sept !

Une architecture hors norme
Les colonnes de l'immeuble bien visibles. © D. Hussenot
Les architectes de cet immeuble original sont Delaire et Sage ; les constructeurs Barde et Boyer, eux, sont Isséens. En raison de l’incertitude de la stabilité du sous-sol, le bâtiment est construit sur quatre pilotis en béton armé, descendant à 20 mètres de profondeur, et recouverts sur toute leur hauteur extérieure de coffrages leur donnant l’aspect de colonnes (ci-contre). C’est cet aspect qui est à l’origine du nom de l’établissement : « les Colonnes »
Le bâtiment initial fut complété, un peu plus tard, après la destruction de la maison individuelle voisine, à laquelle s’opposait son propriétaire qui y tenait sa crémerie… par un autre bâtiment, celui-ci situé aujourd’hui au-dessus du magasin « Nicolas ».


Des débuts historiques

Les premiers propriétaires furent M. et Mme Vacarès d’origine auvergnate, qui ouvrirent un simple café proposant également quelques charcuteries auvergnates. Ils menèrent leur activité jusqu’en 1946, assistant entre autres, en 1944, au passage devant le café de la 2e DB du général Leclerc.

En 1946, l’établissement fut vendu à M. et Mme Léon Barrier, correziens, qui poursuivront l’activité de café jusqu’en 1966. Il devient, au cours de ces années-là, un lieu de rencontre des ouvriers communistes travaillant sur les sites industriels de la commune et du personnel de la RATP (conducteurs, contrôleurs et poinçonneurs), chacun venant avec sa gamelle ! L’établissement était ainsi ouvert de 5 h du matin (premier métro) jusqu’à l’heure d’arrivée du dernier métro !


L'arrivée de la famille Nayrolles 

Pendant ce temps-là, Justin et Marielle Nayrolles (toujours présente dans le restaurant à 90 ans !) décident, devant l’insuffisance de rentabilité de leur exploitation, de quitter leur Aveyron natal et  « monter » à Paris… à la recherche d’une activité plus rémunératrice. Ils obtiennent alors la gérance d’un tabac, situé au pont d’Argenteuil.


Justin et Marielle Nayrolles, propriétaires en 1964. coll. particulière


Fort de cette expérience, le couple Nayrolles (ci-dessus) rachète le 6 juillet 1964 l’établissement d’Issy pour la somme de 100 millions d’anciens francs (soit 1 million de nouveaux francs) avec l’aide financière de la maison Richard. La maison Richard, fondée en 1892, est une belle histoire  de famille qui se confond avec la vie des cafés, bistrots et restaurants français. Elle a prospéré tout en restant fidèle au principe d’entraide, allant jusqu’à accompagner la propre installation de leurs clients cafetiers, et créa en 1955 l’activité de torréfaction du café à Gennevilliers. 


C’est ainsi que la famille Nayrolles bénéficiera de l’aide de la maison Richard pour acquérir puis exploiter l’établissement d’Issy, en conservant les mêmes locaux, y compris deux salles de billard au sous-sol (qui deviendront plus tard des lieux de réserves et de chambres froides), avec le même équipement. 

Guy Ducoloné. © A. Bétry

En 1968, l’apparition et l’utilisation du formica transforment l’ameublement du café. Au cours des événements de 1968, les salles de billard servent de lieux de réunion des agitateurs de la CGT car elles possèdent une porte dérobée, donnant sur une cour intérieure, permettant la fuite lors des descentes policières.
 
Durant cette période et pendant de nombreuses années l’un des plus fidèles clients et amis de Justin Nayrolles est Guy DucolonéAncien résistant et déporté, il fut secrétaire de l’Union de la jeunesse républicaine de France, puis membre du comité central du parti communiste. Pendant une quinzaine d’années, il fut conseiller municipal d’Issy, où il habitait. Il est décédé en août 2008, peu après avoir participé à la Journée de la déportation, le 27 avril 2008 (ci-dessus). 

 

L'installation du restaurant 

En 1975, l’établissement se met à assurer une petite restauration avant de devenir un restaurant, avec l’installation d’une véritable cuisine qui restera en l’état jusqu’en 2001. En 1978, Patrick Nayrolles, le fils de Justin, bachelier à 17 ans, entreprend des études supérieures et obtient une maîtrise de droit… mais il devient photographe !


Patrick Nayrolles et Mme Fernandez, une fidèle employée.
coll. Particulière.


En 1990, suite à un problème de santé de son père, et ne voulant pas laisser sa mère toute seule à la tête d’une telle affaire, Patrick (ci-dessus) décide de prendre la direction des "Colonnes". Il va faire prospérer l’affaire, d’autant que la clientèle s’est fortement embourgeoisée avec le développement de la ville. En juillet 2001, une réfection totale des lieux est entreprise, mais qui conserve la disposition du comptoir d’origine.


La salle de restaurant des Colonnes.
© D. Hussenot

En 2021, de nouveaux travaux sont engagés pour agrandir, chauffer et climatiser l’ensemble des locaux, comme on peut le voir sur cette photo (ci-contre), à la grande satisfaction du personnel. 

Le 1er janvier 2022, suite à de gros problèmes de santé, Patrick  se voit contraint de laisser sa place à son fils Julien, à sa fille Camille et son gendre Joe.

L’affaire est aujourd’hui florissante et les 19 membres du personnel assurent un parfait accueil et une excellente cuisine. 


Un grand merci à Patrick de nous avoir raconté l'histoire de ce patrimoine de la ville. Denis Hussenot

17 janvier 2023

Le Tour du monde en 80 jours… depuis Issy-les-Moulineaux

Jules Verne, photo de Nadar.
Le Tour du monde en 80 jours, ce roman d’aventure de Jules Verne (1828-1905) paraît pour la première fois en feuilleton, du 6 novembre au 22 décembre 1872, dans le journal Le Temps. Il faut attendre l'année suivante, 1873… il y a 150 ans pour que le livre soit repris en volume et publié aux éditions Hetzel à Paris (ci-dessous). Phileas Fogg, un riche gentleman britannique, accompagné de son fidèle serviteur Jean Passepartout, part pour un périple incroyable.

Édition originale.




Pour Jules Verne, c'est une belle façon de montrer les progrès technologiques dans les moyens de transports au XIXe siècle : chemin de fer, bateau à vapeur, mais aussi de saluer l'ouverture du canal de Suez, en 1869.

Mais quel rapport avec Issy-les-Moulineaux ? Et bien voilà …
Le 18 juin 2019, deux aventuriers Corentin Larose (entrepreneur) et  Samy Da-Dalt (sportif de haut niveau) se préparaient à partir sur les pas de Phileas Fogg pour un tour du monde… mais en hélicoptère. Ils devaient décoller de l'héliport de Paris-Issy-Valérie André (ci-dessous) et s'y poser au retour. Au programme de cette expédition baptisée Skytrek : 14 pays, 80 étapes, 39 000 kilomètres, dans l'hémisphère nord uniquement, en 80 jours seulement !

Corentin Larose (debout) et Samy Da-Dalt, à bord du Guimbal Cabri G2,
dans l'un des hangars de l'héliport d'Issy. © XDR

Malheureusement quelques jours avant le départ, le voyage fut annulé. On vous tiendra au courant si ils repartent ! 
En attendant, vous pouvez vous replonger dans ce roman d'aventure, un succès fou vendu du vivant de Jules Verne à 800 000 exemplaires ! PCB

12 janvier 2023

Jean d'Aillon, La rançon du roi Jean et l'armée anglaise à Issy

Un roman de Jean d’Aillon, écrivain aussi prolifique que passionnant, auteur notamment de romans historiques, évoque un épisode de la Guerre de Cent ans dans La rançon du roi Jean (Robert Laffont, 2022). Le roman, qui fait partie de la série Récits du Temps de Charles V,  raconte comment la rançon énorme exigée pour libérer Jean le Bon est convoitée par des pillards et par le comte d’Évreux Charles de Navarre, surnommé le Mauvais.

En 1360, raconte Jean d'Aillon, le roi d’Angleterre Édouard III  (ci-dessous) qui a débarqué à Calais en novembre de l’année précédente « cherche à livrer bataille contre le Dauphin, occupant Châtillon, Issy, Vanves, Vaugirard et Gentilly. Sans jamais inquiéter la capitale. Dépité par ses échecs, il fila en Normandie… » (Page 98).

Edouard III (1312-1377)
L'histoire se déroule au début de la guerre de Cent Ans, déclenchée par le roi d’Angleterre Édouard III. Petit-fils de Philippe le Bel et fils d’Édouard II et d’Isabelle de France, Edouard III refuse d’être éliminé du trône capétien par la loi salique au profit des Valois. 

Jean II le Bon (1319-1364)







Il mène de nombreuses opérations de guerre en France, comme l’évoque Jean d’Aillon dans son livre. Il bat Philippe VI à Crécy en 1346 et fait prisonnier le roi Jean II le Bon, dit le brave (ci-contre), à Poitiers en 1356. Courageux mais mauvais stratège, Jean part en captivité à Londres où il meurt en 1364.   

L’apanage de la Bourgogne qu’il octroie à son fils Philippe le Hardi sera à l’origine de la future guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons, alliés aux Anglais…

 

Charles V (1338-1380)
Le dauphin Charles, duc de Normandie, exerce la régence pendant la captivité de son père, avant de devenir le roi Charles V le sage (ci-contre) à la mort de son père. Le dauphin assure efficacement la défense de Paris en renforçant l’enceinte de Philippe-Auguste sur la rive droite et sur la rive gauche (actuels Ve et VIe arrondissements de Paris) à quelques kilomètres d’Issy. Par la suite, il fait construire une enceinte au-delà de celle de Philippe-Auguste sur la rive droite et réorganise la forteresse du Louvre à l’intérieur de la nouvelle enceinte parisienne, avec une bibliothèque sur trois étages ; celle-ci est à l’origine de la Bibliothèque nationale de France !

Issy à proximité de Paris subira plusieurs occupations par la suite au cours des siècles, ne serait-ce que celle des troupes du roi de Navarre juste avant qu’il ne devienne Henri IV, roi de France en 1589. Historim vous en a déjà parlé (http://www.historim.fr/2022/02/issy-pendant-la-guerre-de-cents-ans.html)


PS Le prochain bouquin de Jean d'Aillon - les Assassins d'Étienne Marcel - sortira au printemps 2023, toujours chez Robert Laffont. Parlera-t-il une nouvelle fois d'Issy ? A vous de nous le dire… quand vous l'aurez lu !  P. Maestracci 


7 janvier 2023

Histoire des rues d'Issy - l'avenue Jean-Jaurès

Cette avenue débute en face de l’Hôtel de Ville, dans le quartier Centre-Ville, et monte vers la place de l’Eglise sur un parcours sinueux de 200 mètres environ. Lors de l’intersection avec la rue Etienne Dolet, elle bifurque sur la gauche ; ce dernier segment correspond à la dernière partie de l’ex-rue des Noyers. Elle porte le nom d'une personnalité inoubliable.

Jean Jaurès


Jean Jaurès (1859-1914)
Philosophe de formation, il mena une carrière politique qui finit tragiquement. Plusieurs fois député, il est le chef de file du Parti Socialiste. Il milite en faveur de la révision du procès du capitaine Dreyfus. En 1904, il fonde le journal L’Humanité puis le PSU (Parti Socialiste Unifié) deux ans après. Il souhaite : « Aller vers l’idéal en passant par le réel ». Pacifiste, il est assassiné en juillet 1914 par Raoul Villain au Café du Croissant à Paris. 


Les immeubles Belle Époque de l'avenue Jean-Jaurès. Carte postale de 1944.
Collection privée.

La Belle Epoque à l'honneur
Au départ de l’avenue, deux immeubles Belle Epoque en pierre de taille se font face (ci-dessus). A gauche, c’est l’œuvre de l’architecte E. Puijalon en 1899 (Séron constructeur). Selon les souvenirs de l’Isséenne Lise que je remercie pour son témoignage, il y avait un grand café au rez-de-chaussée ; il est remplacé de nos jours par une banque. De l’autre côté de l’avenue, c’est un immeuble à la décoration abondante de l’architecte E. Delaire inauguré en 1900. Il y eut longtemps une charcuterie qui a fait place à une boucherie. En montant sur le même trottoir, toujours selon Lise, se succédaient un stand de journaux et l’imprimerie Bertrand, un cinéma et une petite usine de fabrication de lampes. Ces bâtiments ont disparu au profit d’autres immeubles avec au numéro 6, l’OMS (Office Municipal des Sports,  www.oms-issy.com).  

Résidence Lasserre. Carte postale ancienne. Collection privée.

En revanche, on peut toujours admirer la résidence Lasserre (ci-dessus) inaugurée en 1900 par le président de la République Emile Loubet (http://www.historim.fr/2016/03/le-president-emile-loubet-la-maison-de.html). Elle est devenue une résidence privée après le transfert de la résidence Lasserre vers la rue Séverine. De l’autre côté de l’avenue, il y avait un garage à l’angle de l’avenue et de la rue Lamartine.

Des bâtiments religieux
Au-delà du croisement avec la rue Etienne Dolet, deux bâtiments furent des établissements religieux. Au numéro 17, se trouvait un Prieuré (ci-dessous) au XVIIIe siècle (merci à Eliane pour l’avoir évoqué). En 1817, Les Filles de la Croix y créent une école gratuite pour filles pauvres. Il y eut d’autres congrégations puis une MJC (Maison des Jeunes et de la Culture, merci Hélène pour l’info) en 1968. Un commissariat s’y installa de 1971 à 1994, remplacé par une résidence privée. 

L'ancien prieuré, au numéro 17 de l'avenue Jean-Jaurès.

Au numéro 23, il y avait au XVIIe un autre établissement religieux. Le savant Nicolas Sténon y prononça un discours en 1665 sur l’anatomie du cerveau et en particulier celle de la cavité buccale, d’où le canal de Sténon (http://www.historim.fr/2015/10/impasse-nicolas-stenon.html). Les pères du Sacré-Cœur-de-Picpus y créent un noviciat en 1845 remplacé ensuite par la maison de convalescence des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve. La statue de ce Saint est d’ailleurs placée en hauteur à l’angle d’un bâtiment dominant l’entrée. L’ensemble est devenue la Maison Suisse de Retraite (ci-dessous).  

Entrée de la Maison Suisse de retraite, au numéro 23 de l'avenue Jean-Jaurès.

Un petit espace vert
En face, le petit square Jean Jaurès (ci-dessous) se trouve à l’emplacement de la blanchisserie de « Mémère Guillaume » dont le fils Sylvain, résistant, fut tué en 1944. Historim lui consacra un article en septembre 2016 (http://www.historim.fr/2016/09/monique-et-memere-guillaume.html). Une plaque sur le mur au fond du square (ci-dessous) perpétue sa mémoire. Bonne promenade. Texte et photos P. Maestracci

Plaque à la mémoire
de Sylvain Guillaume. © PCB
Square Jean-Jaurès.

P.S. C'est le 15 janvier 1888 que le journal la Dépêche publie la "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès, insistant sur la laïcité à l'école et le rôle primordial des enseignants dans la formation des futurs citoyens. Cette lettre fut lue dans toutes les classes le 2 novembre 2020, en mémoire du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020. PCB

2 janvier 2023

Les 40 ans du CLAVIM


Les 40 ans du Clavim à l'Hôtel de Ville,
le 17 décembre 2022. © PCB

Le samedi 17 décembre, premier jour des vacances scolaires, le CLAVIM fêtait ses 40 ans à l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulineaux en compagnie d’élus et de personnalités (ci-dessus), dont M. le Maire André Santini, le ministre délégué Gabriel Attal, la députée des Hauts-de-Seine Claire Guichard qui fut présidente du CLAVIM. Il y avait aussi le maire-adjoint délégué à la jeunesse et à la famille Alain Lévy, la maire-adjointe déléguée à la culture Fabienne Liadzé… et, bien entendu, le directeur général Bruno Jarry, le directeur jeunesse, prévention socio-éducative et animation de quartiers Christophe Moulle et Patrick Sutter, le tout premier directeur du Clavim de 1982 à 1986.

CLAVIM signifie : Cultures, Loisirs, Animations de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. L'association fut créée en 1982 dans le but de favoriser l’autonomie, la bienveillance, la tolérance, la fraternité, le respect et la solidarité. A écouter les témoignages des enfants et des jeunes qui se sont exprimés, le résultat est bien là.
 
Certains, les plus petits, ont évoqué la joie de se retrouver et découvrir le vivre ensemble, de partir entre copains lors des séjours de vacances toujours basés sur la sociabilisation. Des adolescents ont parlé de leur expérience dans le Conseil communal des jeunes, le service civique ou le service national universel ; d’autres, jeunes adultes, de leurs expériences d’accompagnateurs au Clavim notamment dans l’association Mes années Clavim.
 
Des conférences et autres journées d’études sont organisées régulièrement… et, au Temps des cerises, en rejoignant le réseau des Micro-Folies, c’est tout l’espace numérique du Minilab qui a été salué, mais aussi les nombreux partenaires du Clavim comme Eurodesk, Infojeunes, l’institut virtuel Seine Ouest, bien d’autres encore. 


Cette matinée se termine par l’annonce de nouveaux projets comme le Centre socio-culturel des Epinettes, ouvert à tous, et mettant en avant des animations autour de l’astronomie et de la biodiversité. Mais aussi le Centre culturel Georges Dumézil qui, en collaboration avec le CNRS, s’intéressera aux mythologies, croyances et religions. 
 
Merci à toutes les équipes du Clavim qui, régulièrement, apportent leur aide lors de certaines animations d’Historim, comme pour l'Educap City d'avril 2022 ! PCB