31 décembre 2011

Bonne et heureuse année 2012

© A. Bétry


Continuez à nous lire, à suivre nos conférences, à nous laisser vos témoignages. 2012 sera riche en événements.


Que ce bel olivier du parc de l'Ile Saint-Germain, symbole de force, de fidélité, de réconciliation, d'espérance et de longévité, vous apporte la paix pour cette nouvelle année.




La présidente



28 décembre 2011

La Blanchisserie de Grenelle

Les bâtiments de la Blanchisserie. © Musée français de la carte à jouer.
Il ne reste rien de l'Usine de Blanchiment, dite Blanchisserie de Grenelle, installée au 14 rue Rouget-de-L'Isle (quartier Val de Seine-Arches), en 1905. Et, pourtant, cette entreprise - fondée en 1865, rue de Grenelle, à Paris - emploie jusqu'à 800 salariés - essentiellement des femmes - en 1935 ! Elle fermera ses portes en 1987, après avoir connu de gros soucis financiers.
Ce travail de lavage et blanchissage a déjà cours sous l'Ancien Régime à Issy, à Clamart et à Vanves, en raison notamment de la présence de sources. On comptait pas moins de seize blanchisseurs à Clamart, autant à Vanves au début du XIXe siècle. C'est donc tout naturellement au bas d'Issy où le sous-sol regorge d'eau naturelle que se construit la nouvelle usine de Blanchiment. En 1923, un puits artésien de près de 500 mètres de profondeur est foré, alimentant les postes de lavage.

Le Palais de l'Education à l'Exposition universelle, 1900.
Carte-réclame.
Selon la tradition, le premier bâtiment édifié en 1905-1907, dite la "Grande Usine", une vaste halle à trois vaisseaux de brique et de fer, seraient une partie ou l'ensemble du Palais de l'Education, élevé pour l'Exposition universelle de 1900… Rien n'est moins sûr ! Car certains avancent qu'il s'agissait plutôt de la Galerie des Machines, construite par l'architecte Ferdinand Dutert, pour l'Exposition de 1889… Au fil des années, et avec le rachat en 1917 par la société Fontex, l'usine s'agrandit jusqu'à occuper, dans les années 1935, 28000 mètres carrés.


La Galerie des Machines. © Library of Congress.
Le dernier bâtiment construit est dû aux architectes du cabinet Puijalon, installé à Issy en 1920. Et toujours présent dans notre commune. En effet, de son union avec le cabinet Néouze (anciennement Blanche fondé en 1898 à Paris), est né en 1993 NCG, administrateur de biens immobiliers avenue Victor Cresson. La Blanchisserie produit alors sa lessive et son eau de Javel.
En 1978, la société devient Interlinge et se spécialise dans le blanchiment du linge militaire, des hôpitaux et des hospices. Avant de devoir fermer moins de dix ans plus tard.

Aujourd'hui, de hauts immeubles en verre abritant le Caceis Corporate Trust, le Crédit agricole et la Société  de gestion de restaurants et d'hôtels Sogeres, ont remplacé le porche Art Nouveau de l'Usine de Blanchiment. Et un petit panneau raconte l'histoire de l'entreprise. PCB
La sortie de l'usine. © Musée français de la carte à jouer.

26 décembre 2011

Aux couleurs de Noël - réponse




Ce pont métallique, d’origine militaire, date du XIXe siècle. Son nom actuel est Passerelle du parc de l’Europe. Il relie l’Ile Saint-Germain à la route de Paris au Bas-Meudon, actuel quai de la Bataille de Stalingrad. Longtemps propriété de l'armée, les bâtiments de ce terrain militaire de 87 500m² servaient de « réserve pour les subsistances militaires » ; la 22e section confectionnait des lits militaires  et y cuisinait également des conserves alimentaires pour l’ordinaire des soldats.
A noter que l’île portait deux noms : île Saint-Germain en amont et île de Billancourt en aval de la Seine ; la limite entre les deux appellations se trouvait sur la route départementale de Billancourt, l'actuel boulevard des Iles.
Texte et cliché P. Maestracci

21 décembre 2011

Aux couleurs de Noël- jeu

Ph. P. Maestracci
Où se trouve cette rembarde rouge et vert qui joue avec les ombres ? Réponse la semaine prochaine !

18 décembre 2011

Les Couturiers, commerçants du Centre Ville

Quand Huguette, née en Dordogne, épouse Aimé Couturier, charentais d’origine, le jeune couple vient en banlieue parisienne travailler chez un oncle qui tient un commerce à Malakoff. Quelques années plus tard, ils s’installent à Issy-les-Moulineaux. Ils vont y travailler de 1956 à 1989.

M.et Mme Couturier, employés et clients dans les années 1960.
Aimé Couturier tient une épicerie/cours des Halles au 16 avenue Victor Cresson (photo ci-dessus). Dès 4 heures du matin, il part avec un «diable » (petite camionnette) aux Halles de Paris, situées alors au centre de la capitale dans les pavillons de Baltard. Il y va tous les jours sauf le lundi, jour de fermeture des Halles, mais non de son épicerie qu’il faut approvisionner en produits frais. Le magasin ouvre dès 6h30 avec Mme Couturier. Les longues journées de travail comprennent tant les heures d’ouverture (6h 30 à 13h puis de 16 à 20 h) que le rangement et les comptes chaque soir. Avec humour, Huguette parle de «bureau de placement » pour leurs commis qui, successivement, prirent femme chez les commerçants du quartier.

Les deux magasins, en janvier 1989, l'année où le couple
 prend se retraite. Photos coll. particulière.
Huguette prend en charge un magasin de prêt-à-porter juste à côté (photo à gauche). Malgré sa formation d’employée de bureau, elle est issue d’une famille de couturières et s’occupe elle-même des retouches sur les vêtements. Elle évoque avec chaleur sa seconde employée qui resta à ses côtés jusqu’au bout. Le magasin est ouvert de 9 à 13 heures et de 14 à 20 heures ; il est fermé le dimanche et le lundi. La famille, qui est composée de trois générations, vit toujours à Issy-les-Moulineaux. Les enfants y sont même nés dans une maternité avenue Pasteur qui a maintenant disparu.

Deux faits divers les ont particulièrement marqués : un attentat OAS, en mars 1962, pendant la guerre d'Algérie qui fit trois morts et de nombreux blessés, dont une de leurs clientes qui eut la main droite arrachée. Et  l'effondrement des carrières le 1er juin 1961 (voir Histoire-dates) : Mme Couturier se souvient du ballet des ambulances et d’un énorme trou avec des maisons effondrées et des arbres pendant dans le vide. P. Maestracci


15 décembre 2011

Visite privée d'Issy - Grand Séminaire et Solitude

Nous avons passé un bien bel après-midi, en compagnie du Père Bonnet, ce 10 décembre 2011.
Petit album souvenir

Notre guide, le Père Bonnet.


Première étape : la Solitude et son parc majestueux.
Dans un couloir, un magnifique tableau d'un artiste anonyme hollandais du XVIe siècle.
Originalité de cette œuvre, Marie donne à manger à Jésus avec une petite cuillère.






Deuxième étape : le Grand Séminaire (voir Patrimoine), construit à l'emplacement du logis de la reine Margot (XVIe siècle) détruit pendant les combats de la Commune, en 1871 (voir Histoire-Personnages).

Le bassin et sa fontaine, puits artésien, datant de la reine Margot.





Tout près de la Grande Chapelle, un petit édifice à moitié souterrain abrite le nymphée de la reine Margot, l'un des rares exemples de ces pavillons de style rocaille italien. Le plafond conserve son décor de verres, mosaïques et coquillages. Il y fait humide, sombre et froid,























La Grande Chapelle est en pleine restauration. Ses splendides vitraux racontent la vie de la Vierge. Le pape Jean-Paul II y reçut les évêques de France lors de sa visite à Paris, en 1980.  Le plafond (ci-dessous), lui, n'a pas encore été rénové.


Dernière surprise, et non des moindres, dans la crypte que l'on atteint par un petite escalier en colimaçon. Dans la pénombre, on découvre avec émotion le mur (ci-dessous) où furent fusillés le 24 mai 1871, dans la prison de la Grande Roquette à Paris, cinq otages détenus par les communards, dont Mgr Darboy, l'archevêque de Paris. Le mur, ainsi que la cellule où il était détenu, furent transférés au Séminaire à la destruction de la prison en 1899.

Ce fut une belle journée. Merci encore à notre guide de nous avoir fait découvrir tant de choses passionnantes. Photos A. Bétry

12 décembre 2011

La congrégation des Petites Sœurs de l'Assomption d'Issy

La congrégation en 1920. Coll. particulière.
C’est le 17 juillet 1865, de la rencontre entre le père Claude Etienne Pernet (1824-1899) et Marie Antoinette Fage (1824-1883), que naît cette congrégation religieuse. En cette seconde moitié du XIXe siècle, en pleine industrialisation, ses membres se donnent pour mission de « rendre témoignage de l’amour de Dieu parmi les pauvres, les ouvriers et leurs familles, par une présence attentive à travers des gestes simples de service ». Ainsi les petites sœurs assureront les soins aux malades, aux enfants et la tenue des foyers. Elles seront d’ailleurs les premières religieuses à être autorisées à effectuer des soins à domicile. En 1870, le groupe des petites sœurs s’installe au 57 rue Violet (Paris 15e), future maison mère. Elles créent alors plusieurs communautés à travers la France.

Le logis des Sœurs, vers 1880,
 près de l'église Saint-Etienne.
Le 31 décembre 1880, deux sœurs arrivent à Issy-les-Moulineaux, alors petit village essentiellement ouvrier. Elles s’installent dans un deux pièces dans l’arrière cour d’un café situé au 3 rue de la Barre (aujourd’hui impasse Cloquet), tout contre l’église Saint-Etienne. Elles entreprennent aussitôt leur mission d’aide sociale, familiale et médicale auprès de la population ouvrière isséenne. Le 5 octobre 1890, elle déménagent dans un pavillon au 1 rue de Chevreuse où elles resteront pendant deux ans.
C’est en 1892 que la communauté achète à un certain M. de Peretti, au 10 route des Moulineaux (aujourd’hui avenue Victor Cresson), un pavillon entouré d’un jardin s’ouvrant également sur la rue Danton.

Après la loi 1901 sur les associations et la séparation des églises et de l’Etat, les 19 communautés existantes en France sont sommées de quitter la France… mais, soutenues par les ouvriers et les familles, et malgré de nombreux procès, les sœurs parviennent à se maintenir à Issy et dans les autres maisons.
En 1905, les locaux communautaires, mis sous séquestre pat l’Etat, ne seront restitués à la communauté qu’en 1970. En 1913, une chapelle est construite, attenante au pavillon et surmontée d’un étage de logements.
Durant la Grande Guerre, les sœurs de l’Assomption sont chargées des soins aux blessés, regroupés à « l’Ambulance », hôpital de guerre installé au Grand Séminaire. 1940, nouvelle guerre, nouvelle aide : elles s’occupent des réfugiés de passage en région parisienne et distribuent la « soupe populaire » à la maison du Peuple (aujourd’hui le PACI).

En 1958, un nouveau bâtiment est construit pour abriter les activités médico-sociales, et un nombre accru de sœurs (10 permanentes). En 1973, le centre de soins est transmis à la Croix Rouge Française tandis que les religieuses s’engagent dans différents organismes sociaux.
Le 18 mars 1984, le centenaire des Petites sœurs de l’Assomption à Issy est célébré en présence de M. André Santini.
En 1994, des tractations sont entamées avec la mairie d’Issy qui souhaite récupérer le terrain pour y construire des logements sociaux. Ainsi au cours des années 1995-96, un bâtiment est construit au 40 rue Danton pour y recevoir les religieuses tandis que la destruction de tous les bâtiments anciens laissent place à l’immeuble actuel du 10 avenue Victor Cresson. Aujourd’hui, neuf sœurs sont encore présentes rue Danton et poursuivent diverses actions de bénévolat. Denis Hussenot

10 décembre 2011

La Corrida de Noël d'Issy

Dimanche 11 décembre, c'est la fête dans les rues d'Issy. Plus de 10 000 personnes vont courir… lors de la corrida (un mot venu de l'espagnol correr : courir), bien loin des spectacles qui se déroulent dans les arènes.

Passage obligé devant la mairie (édition 2010). Ph. A. Bétry
C'est en 1977 que le Cross de Noël est créé, à l'initiative de la municipalité qui veut animer la quinzaine commerciale des Fêtes. Devant le succès donné à l'événement par la participation de grands noms sportifs, champions du monde ou champions olympiques, la course prend le nom de Corrida en 1982, comme son homologue de Sao Paulo, au Brésil.

On se presse, on se presse ! Ph. A. Bétry
Mais la Corrida de Noël d'Issy reste, avant tout, un grand moment populaire qui rassemble toutes les générations. Et un nombre conséquent de Pères Noël ! C'est certain, cette année, elle aura toujours autant de succès. PCB

9 décembre 2011

Visite privée du 10 décembre

Nous inaugurons nos visites privées - dont l'accès est réservé uniquement aux membres d'Historim et à leurs conjoints - par la découverte de la Solitude et du Séminaire Saint-Sulpice (voir Patrimoine). Notre guide privilégié sera le Père Bonnet, que certains d'entre-vous ont pu écouter l'an passé lors de notre première conférence.

La Solitude, côté jardin. Ph. A. Bétry

La chapelle du Séminaire Saint-Sulpice. Ph. A. Bétry




Rendez-vous, samedi 10 décembre, à 14 h 50, devant la porte en bois de la Solitude, 27 rue Minard, en face de l'Hôpital Suisse ! Soyez à l'heure !!!

6 décembre 2011

7 décembre 1988-la terre tremble en Arménie

Les Oiseaux, de Albert Avetisyan. © A. Bétry

C'est dans le nord de l'Arménie, aux environs de la ville de Spitak, que se situe l'épicentre de ce tremblement de terre de 6,9 sur l'échelle de Richter qui, à 11h41, dévaste la région. En huit secondes, une faille s'est formée sur plus de 20 km. Le bilan est lourd : entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et 530 000 sans abri.
Le monde entier se mobilise. La communauté arménienne d'Issy-les-Moulineaux, installée depuis les années 1920 dans notre cité - après le génocide perpétré par les Turcs (voir Histoire-dates) - se sent particulièrement concernée.
En témoignage de reconnaissance pour l'aide humanitaire apportée par la Ville à l'Arménie, le sculpteur Albert Avetisyan offre cette sculpture en bronze, les Oiseaux, placée dans les Hauts d'Issy, dans le quartier arménien, près du parc Henri-Barbusse, à l'angle des rues Erevan et la Défense. L'artiste est né en Géorgie et a fait ses études à Erevan, capitale de l'Arménie, avant de venir en France. PCB

Des reportages sont là pour rappeler ce qui s'est passé ce terrible jour de décembre 1988. Alors souvenons-nous en, en écoutant ce professeur au milieu des ruines :
http://www.dailymotion.com/video/xemyth_armenie-tremblement-de-terre-de-198_news

5 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - réponse




Ce splendide numéro de rue est visible au 10 rue Edouard Branly. Comme tous les autres numéros de la rue, ses chiffres et son encadrement sont en béton alors que le fond est une mosaïque sur fond or selon la tradition byzantine. La rue Branly, assez courte, en pente et légèrement courbe, est bordée de plusieurs immeubles homogènes de briques jaune pâle cernées de pierre blanche. L’ensemble date des années Trente et se situe dans le quartier du Centre Ville, juste en face du nouveau commissariat.
Edouard Branly ( 1844-1940 ), docteur en médecine, est surtout connu pour avoir travaillé sur la transmission des ondes hertziennes. Il écrit en 1895 un Traité élémentaire d’électricité et un Traité élémentaire de physique. Il entre à l’Académie des Sciences en 1911. Texte et photo : P. Maestracci

3 décembre 2011

Le PACI d'Issy

C'est chose faite… la façade, le hall, une partie de la toiture et le foyer du Palais des Arts et des Congrès d'Issy-les-Moulineaux viennent d'être inscrits au titre des Monuments historiques. Le 4 décembre 2011, une plaque est inaugurée.

La façace, classée, avec ses vitraux Art Déco. © A. Bétry
Petit rappel historique.
L'édifice est construit, en 1930, dans le pur style Art déco, par l'architecte Marcel Chappey. Le maître verrier Louis Barillet et le ferronnier Raymond Subes apportent leur concours et donnent, notamment, à la façade et à l’escalier principal, l’aspect artistique de l’époque.
A sa création, il s'agit d'une salle des fêtes. Transformée en maison du Peuple,  probablement à l’avènement  du Front populaire en 1936. Le sous-sol est aménagé en gymnase et l’espace rez-de-chaussée en salle de bal et banquets.
En 1964 s’y installe le conservatoire municipal et des spectacles y sont donnés.
Une complète rénovation est entreprise en 1988 avec la création d’une salle de 1 000 places.
D’énormes travaux de rénovation et de mise en conformité, en 2007, donnent aux visiteurs un accès et un confort d’une excellente qualité.
Le choix de la télévision pour enregistrer de grandes émissions à fort taux d’écoute, tel “La France a un incroyable Talent", diffusé sur M6, prouvent les qualités technologiques reconnues pour de telles prestations. A.B.

2 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - jeu



Pas mal pour un numéro d'habitation… Non ? Mais où cela se trouve-t-il ?
Réponse le 5 décembre. Cherchez bien.

24 novembre 2011

Trois fleurs de lys - réponse




Cet écusson de bois sculpté orne le portail de l’église Saint-Etienne, dans les Hauts d'Issy. Les fleurs de lys en principe dorées se trouvent généralement sur champ d’azur, couleur bleue de l’héraldique. Il s’agit bien sûr des armes capétiennes. L’église médiévale est remplacée par le bâtiment actuel au XVIIe siècle (1634-1645) à la charnière des règnes de Louis XIII et de Louis XIV. Louis XIII et Anne d’Autriche, mariés depuis vingt-quatre ans ont enfin un Dauphin en 1638 qui est prénommé Louis Dieudonné. Celui-ci devient le roi Louis XIV en 1643 à l’âge de 5 ans ; aussi sa mère exerce-t-elle la régence. La tradition veut qu’ils aient offert le portail à l’église isséenne. Est-ce un rappel de Marguerite de Valois, la reine Margot qui avait posé la première pierre de l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris ?
L’église est consacrée au diacre Etienne, lapidé pour blasphème au 1er siècle selon les Actes des Apôtres. Il est le premier martyr chrétien. Pour en savoir plus sur ce splendide édifice religieux, rendez-vous dans la rubrique Patrimoine.
Texte et photo : P. Maestracci

20 novembre 2011

Louis-Ange Pitou. D'Issy à Cayenne

Journaliste, écrivain, poète, chanteur, contre-révolutionnaire actif, Louis-Ange Pitou (1767-1846) est une figure marquante de cette époque plus que mouvementée. Il rencontre le 10 juin 1790 la reine Marie-Antoinette aux Tuileries qui lui fait don d'un portrait d'elle. Après le journée du 10 août 1792, concrétisée par la prise des Tuileries et la chute de la monarchie, le libelliste doit vivre caché. Arrêté en 1793, il échappe de peu à la guillotine. Quatre ans plus tard, il ne réchappe pas au coup d'Etat du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui place à la tête de la France meurtrie, grâce à l'appui de l'armée et Bonaparte, un triumvir musclé : Barras, Reubell et La Révellière-Lepeaux. Les royalistes, accusés d'avoir tenté un retour au pouvoir, sont condamnés à la déportation à Cayenne, la "guillotine sèche", comme on la surnomme. Qui sera fermée progressivement  après le reportage effectué par le journaliste Albert Londres en 1923. Parmi ces royalistes, Louis-Ange Pitou.

Il va tenir un journal - les Déportés de Fructidor - publié quelques années plus tard, après sa libération en 1799, grâce au coup d'Etat - encore un ! - du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) amenant Bonaparte au pouvoir. Et raconter son expérience dans un ouvrage d'ethnologue : Voyage forcé à Cayenne

XDRL
Et Issy-les-Moulineaux, me direz-vous ? Nous en sommes bien loin. Pas tant que cela - car pour se rendre à Cayenne, il fallait marcher, marcher beaucoup depuis Paris. Gagner La Rochelle, puis l'île de Ré d'où les navires partaient pour la Guyane. C'est au départ de la capitale, le 26 janvier 1798, alors qu'il se rend vers sa première étape : Versailles, encadré de deux archers, que Louis Ange Pitou écrit :

«Le brouillard venait de se dissiper ; le soleil perçait les nuages, je marchais tête baissée, rêvant à la sensibilité de cette jeune femme que je n’avais jamais vue. Je foule une pelouse qui commence à poindre, des rigoles d’une eau argentine traversent par mille sinuosités une prairie déjà tapissée de verdure. À ma gauche, une montagne escarpée n’offre encore que les désastres de l’hiver ; les coteaux de vignes qui la couvrent sont nus ; les vieux pampres d’un noir grisâtre, amoncelés dans les ruisseaux, en arrêtent le cours et tamisent les eaux. Nous voilà à Issy ; j’y cherche en vain les ruines du fameux temple d’Isis ou Cérès. C’est à ce petit village que Paris doit son nom. Issy vient d’Isis et Paris de paratum ysi ou par isi, temple dédié à Isis ou égal à celui d’Isis. Le temps qui ronge les monuments et l’histoire, effacera de même ce moment de tristesse. Avec le temps, je me souviendrai d’avoir passé à Issy pour être déporté ; avec le temps, je reviendrai dans ce village avec autant de plaisir que j’ai de peine à le quitter. Le superbe parc qui l’embellit, appartenait à Mme de Rohan-Guéménée ; il fit envie à Robespierre ; il se l’appropria en faisant guillotiner la propriétaire. Quinze jours avant sa mort, ce tyran rêveur cherchait à dissiper son chagrin par une promenade dans le genre du Promeneur solitaire. Sa vue inspirait tant d’effroi que personne n’osait l’approcher, si ce n’est Collot-d’Herbois et Billaud-Varennes, associés de ses proscriptions. Les hommages de la multitude étaient un poids qui l’accablait. Pour venir à Issy, il se déroba à tous les témoins, excepté aux remords. Après avoir fait une promenade en bateau sur l’étang de ce parc, il dit à ses chers collègues : « Rien ne me plaît ici ; tout m’ennuie à la ville comme à la campagne ; je voudrais m’en retourner... » -Tout me plairait ici ; j’ai le trésor qui lui manquait, la paix d’une bonne conscience. Sans elle, le bonheur est du fiel, et l’adversité un enfer. "

Gageons qu'à son retour en France, enfin retiré de la politique, il eut l'occasion de retourner dans notre commune. PCB

19 novembre 2011

ATTENTION - DUBUFFET

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la conférence sur Dubuffet, initialement prévue le 24 novembre, doit être reportée au 1er décembre.  Rendez-vous donc à 18 h 30 à la Résidence du Parc, 20 rue de l'Abbé Derry (dans les Hauts d'Issy). 
Nous vous attendons nombreux pour tout connaître de celui qui créa la Tour aux Figures (voir Patrimoine) qui se dresse dans l'île Saint-Germain.

Ph. Alain Bétry.

12 novembre 2011

Repotel - une demeure XVIIIe siècle à Issy

Les bâtiments vus des jardins.
Au 23 avenue Jean-Jaurès, la résidence médicalisée Repotel pour personnes âgées, qui a succédé à la Maison Suisse de retraite, a conservé des témoignages de son passé - uniques à Issy-les-Moulineaux.
A la fin de l'Ancien Régime, en effet, de nombreux aristocrates parisiens se font construire dans notre commune de belles propriétés ; c'est le cas de Madame Moulle, l'épouse d'un des conseillers  du roi Louis XVI, qui à la fin du XVIIIe siècle s'installe dans cette propriété du XVIIe siècle, qu'elle remanie.

L'un des bassins.
L'aile perpendiculaire du bâtiment est d'origine (avec ses frises mythologiques), de même que le magnifique jardin traité en terrasses descendant doucement vers la Seine, agrémenté de bassins et de fontaines, alimentés par l'une des sources naissant dans les Hauts d'Issy.
La façade est remaniée au XIXe siècle lorsque la propriété est achetée en 1845 par les Pères du Sacré-Cœur de Picpus. Qui transforment l'ancien vestibule en chapelle - la décorant de deux tableaux de Simon Vouet, ce peintre parisien qui, en 1627, rapporte de son long séjour à Rome et à Venise le baroque italien.  Les deux toiles sont toujours en place. Les Pères conservent aussi le salon de musique.

Les tableaux de la chapelle.
La chapelle.
En 1887, les sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve en deviennent propriétaires et agrandissent l'édifice pour en faire déjà une maison de repos médicalisée. Jusqu'en 1960, date à laquelle s'y installe la Maison Suisse de Retraite.



De la rue, on ne voit rien de ces trésors architecturaux qui mériteraient bien une petite visite privée pour les membres de notre association. Affaire à suivre donc ! PCB. Photos Alain Bétry.



11 novembre 2011

14-18 - Liste des 425 champions français répertoriés morts au champ d'honneur


Cette liste a été établie en recoupant de nombreuses sources d’information. Elle n’est en rien exhaustive.

AARON Robert, Racing Club de France, rugby.
ABADIE Henri, Stade Toulousain, rugby.
ABBAL Étienne, Sporting Club de Nîmes, football.
AHARNEGOITY frères, Biarritz Stade, pelote basque.
ALARY Philippe, cyclisme, Tour de France.
ALAVOINE Henri, cyclisme sur route, Tour de France.
ALIBERT Gaston, escrime, double Champion Olympique individuel et par
équipe à l’épée aux JO de Londres en 1908.
ANDURAN Joseph, S.C.U.F., rugby international
ANOUILH Jean, Stade Bordelais U.C., rugby, champion de France 1911.
ARABET Fernand, Stade Toulousain, rugby.
ARMANDI Alfred, Capitaine du SU Agen, rugby.
ARNAUD Louis, Sporting Club de Marseille, rugby.

BACH André, Sporting Club de Choisy-le-Roi, marche.
BACH Louis, football, International, médaille d’argent aux JO de Paris en 1900
BAILLOT Georges, Racing Club de Reims, football.
BALANS Georges, Stade Toulousain, rugby.
BARBIER, Sporting Club de Vaugirard, rugby.
BARBIER Louis, Stade Amiennois, football.
BARRAT Marius, Stade Toulousain, rugby.
BARRAU Jean-Marie, Stade Toulousain, athlétisme et rugby.
BARTHELEMY Marcel, Stade Toulousain, rugby.
BARTHES Jean, Stade Toulousain, athlétisme et rugby.
BATARD François, Bons Gars de Bordeaux, football.
BATILLY André, cyclisme, Tour de France.
BATON Zacharie, Olympique Lillois, football, international.
BAUDET Marcel, U.S. St-Servanaise, football.
BEAULIEU Jean-Pierre, Aviron Bayonnais, rugby.
BECHADE Roger, Club Athlétique Périgourdin, rugby.
BECKANDT Georges, A. S. Française, football, champion de France.
BECKER, Association Sportive Française, rugby.
BEDEL René, aviation
BELLANGER Guy, Racing Club de France, rugby.
BELOT Georges, natation, champion de France.
BERGES, Languedoc, football.
BERGEYRE Robert, Sporting Club de Vaugirard, rugby.
BERNICHA Victor, Section Paloise, rugby, International B.
BESNIER Émile, cyclisme, Tour de France.
BESSAN Bernard, boxe, international.
BEUCHER André, Stella d’Anjou et Angers U.C., football.
BEYLARD André, C.A. XIV, football.
BLANC Henri Jean, US Montauban, rugby.
BOILLOT Georges, course automobile.
BON Raymond, Nice, boxeur professionnel.
BONGRAS Albert, Stade Toulousain, rugby.
BONNEFOY Henri, tir, médaille de bronze aux JO de Londres en 1908
BONNIER Marc, aviation.
BOROT Gaston, C.A.P., football.
BOSSUT Louis, hippisme.
BOUDREAUX René, Racing Club de France, rugby. International.
BOUE Émile, Stade Toulousain, rugby.
BOUIN Jean, C.A.S.G., athlétisme, premier recordman du monde français.
BOURCIER Émile, Margarita Club du Vésinet, football.
BOURDIN Ernest, U.S. St-Servanaise, football et water-polo.
BOURTAYRE Édouard, Biarritz Stade, rugby.
BOYAU Maurice, Stade Bordelais, rugby, international.
BRANDON Maurice, J A Montrouge, cross-country.
BRINDEJONC des MOULINAIS Marcel, aviation.
BRISE Jean-Baptiste, S.C.U.F., rugby.
BRONCHARD Georges, cyclisme, Tour de France.
BUISSON Vincent, Marseille, cyclisme sur route.
BURGUN Marcel, Racing Club de France, rugby, international.

CALINAUD Georges, Cercle des Nageurs de Paris, natation.
CAMARD René, Association Sportive Française, football, international 1907.
CARPENTIER Élie, Olympique Lillois, football, international
CARTER Alec, hippisme, le meilleur jockey de sa génération.
CARTIGNY Albert, cyclisme, Tour de France. 
CASSAGNAC de Paul, escrimeur.
CASTELNAU de Jean, R.C.F., rugby, fils du général de Castelnau.
CASTERES Maurice, boxe française, champion de France.
CAULLE, Metropolitan Club, athlétisme, international.
CHABROL Henri, Olympique de Sète, football.
CHAL Joseph, Stade Toulousain, rugby.
CHANDELIER Paul, Olympique Lillois, football, international 1913-14.
CHANTELAT, escrimeur.
CHANUT Marcel, cyclisme sur route, international.
CHAPUIS François, escrimeur.
CHAPUT Jean, Racing Club de France, rugby.
CHAUTARD, F.E.C. Levallois, football.
CHAUVIERE Alexandre, cyclisme, Tour de France.
CHEMET Georges, aviation.
CIBOT Édouard, athlétisme, international.
CLEMENT Gaston, boxeur professionnel, finaliste du championnat de France.
CLUNET Pierre, Capitaine du P.U.C., rugby.
COMBEMALE Fred, R.C.F., rugby.
COMES Léon, cyclisme sur piste.
CONILH de BEYSSAC Jean-Jacques, Stade Bordelais, rugby, international.
CONSTANS Louis, cyclisme, Tour de France.
CONSTANTIN Léon, athlétisme, international.
CORDIER François, cyclisme sur route, Tour de France.
CORDIER Maurice, escrimeur.
COTTREL René, cyclisme, Tour de France.
COUDERC Auguste, S.C. de Nîmes, football.
COUFFE Joseph, U.S. Perpignanaise, rugby, champion de France 1914.
COURBET de CHAMPROUGE René, R.C.F., course à pied.
CREDEVILLE Marcel, boxeur professionnel.
CROCE SPINELLI René, R.C.F., rugby.
CUILLE Jean-Marie, Stade Toulousain et Stade Bordelais, rugby.

DANDIGEOIS, S.A. Bordelais., football.
DANGOU Jean, Bordeaux Etudiants Club, rugby.
DANTIGNY, A.S.F., athlétisme, champion de France du 800 mètres 1914.
DEBACKER, Olympique Lillois, football.
DEBAX Félix, escrimeur.
DECAMPS Paul, R.C.F., rugby, international.
DECUGIS Jean, R.C.F., tennis.
DEJOIE Maurice, cyclisme, Tour de France.
DELET Lucien, Boxing Club de Montmartre, boxe.
DELIGNY Gaston, Metropolitan Club, athlétisme.
DELMAS Marcel, Stade Toulousain, rugby, Champion de France 1912
DELRIEU Albert, cyclisme sur piste.
DENIS, R.C. Calais, football.
DIDIER Raymond, cyclisme, Tour de France.
DIJOUD Léon, boxeur professionnel.
DOMPET Louis, football.
DROUARD Henry, escrimeur.
DUBRAUSKHEFF André, Metropolitan Club, athlétisme.
DUBRAUSKHEFF Vincent, Metropolitan Club, athlétisme.
DUBREUIL, C.A.S.G., football, international.
DUBRULLE Auger, Racing Club de Roubaix, athlétisme.
DUCASSE Marcel, Stade Français, rugby.
DUCLOS Clément, Biarritz Stade et Stade Bordelais, rugby.
DUFAU Julien, Biarritz Olympique, rugby, international.
DUFOURCQ William, F.C. Rouen, football.
DUJARDIN Charles, U.S. Tourcoing, football, international.
DUMONTEIL Georges, Metropolitan Club, athlétisme, international.
DUPOUX Léon, C.A.S.G., cyclisme.
DUPRE Paul, R.C.F., rugby, international.
DURBEC Georges, R.C.F. et A.S.F., athlétisme.
DUSSANS Gaston, Sporting Club Agenais et R.C.F, rugby.
DUVAL Gilbert, Capitaine de l’A.S.P. Neuilly, football.

EDOM Achille, escrimeur.
ELOY Albert, Olympique Lillois, football international 1913-14.
ENGEL Émile, un des meilleurs coureurs cyclistes sur route, Tour de France.
ESPAGNET Marius, Bons Gars de Bordeaux, football.
ESPELETTE Pierre, Section Paloise, rugby.
ESTRADE Eugène, natation, champion et recordman de France du 400 mètres.
ETIEN René, cyclisme Tour de France.
EUTROPE Albert, S.C.U.F., rugby. International. 

FABER François, cyclisme sur route, vainqueur du Tour de France 1909.
FALCON Marcel, Gallia Club, football.
FAURE Félix, Stadocest Tarbais, rugby, international.
FAVRE Charles, boxe.
FELIZARD Francis, C.A.S.G., football.
FELLONNEAU Pierre, U.A. Libournaise et R.C.F., rugby.
FENOUILLERE René, Red Star, football, international.
FETON Paul, athlétisme, champion de France du 500 mètres.
FICQUEMONT, A.S.F., rugby.
FIGARET Marcel, Olympique de Sète, football.
FILLIATRE André, R.C.F., athlétisme.
FILLON Emmanuel, Marseille, cyclisme sur piste et sur route.
FILY Camille, cyclisme, Tour de France.
FINCK Eugène, J A Montrouge, football.
FINCK Louis, J A Montrouge, football.
FISCHER Charles, Club Pugilistique de Paris, boxeur, champion de France
poids légers.
FLAMENG Léon, cyclisme. Champion olympique en 1896 à Athènes
FORGUES Jean Charles, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France 1913.
FORGUES Jules, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France 1913.
FORTIN R., F.C. Rouen, football.
FORTIS Jean, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France.
FOURNIER François, U.S. Perpignanaise, rugby, champion de France.
FRANCOIS André, Racing Club de Roubaix, football, champion de France
1902-1903-1904-1906-1908, international.
FRIOL Émile, cyclisme sur piste, champion du monde de vitesse 1907 et 1910.

GAMBETTA, boxeur professionnel, champion du Midi.
GANDERATS Salvat, A.S. du Midi et Stade Bordelais U.C., athlétisme,
champion de France du 110 mètres haies et du saut à la perche.
GARAIX Victorin, aviation.
GARNIER Auguste, cyclisme, Tour de France.
GARROS Roland, cyclisme sur route, aviation.
GARROTE Joseph, Stade Toulousain et Section Paloise, rugby.
GAULT Georges, tennis.
GER Pierre, Stade Toulousain, Football.
GERMOT Armand, tennis, champion de France, international.
GERONIMI Charles, football, international.
GHIS Philippe, joueur et co-fondateur du Stade Rennais
GIACCARDY Marc, Stade Bordelais UC, rugby, 5 fois champion de France
International.
GILBERT Adrien, aviation.
GILBERT Charles, dirigeant du Stade St-Maixentais, athlétisme.
GILBERT Marcel, Stade St-Maixentais, athlétisme, frère du précédent.
GILLET Philippe, joueur de tennis.
GILLY Louis, Olympique de Marseille, football.
GIRAL Aimé, U.S. Perpignanaise, rugby, champion de France.
GIRANGER, Stade Lyonnais, coureur de cross-country, international.
GIRAUDEAU Lucien, J A Montrouge, international de football.
GLANZMANN Charles, A.S.F., athlétisme.
GOMBAULT Paul, cyclisme sur piste.
GOUELLAIN Isidore, F.C. Rouen, football.
GOURINCHAS Marcel, un des fondateurs de la Jeunesse Athlétique de
Montrouge, champion de France des patronages 1904, 1 500 mètres et 400
mètres haies.
GRANDBLAISE Albert, cyclisme amateur.
GRANDCLOS de, escrimeur.
GRASSET, F.C. Rouen, football.
GRATTEAU Jean, Société Nautique de Bayonne, aviron.
GRAVAS Maurice, U.S. Perpignanaise, rugby, champion de France 1914.
GRAVELINES Gustave, Olympique Lillois, football.
GROUIN André, Stade Niortais, rugby.
GUILLARD, F.C. Rouen, football.
GUILLAUX Maurice, aviation.
GUILLEMIN Pierre, R.C.F., rugby, international.
GUYON Émile, cyclisme, Tour de France.

HAILLOTTE Ernest, cyclisme, Tour de France.
HEDEMBAIGT Maurice, Aviron Bayonnais, rugby, international.
HELIOT Edmond, cyclisme, Tour de France.
HELLEBOUT Robert, F.C. Rouen, football.
HELOIN Adrien, cyclisme, Tour de France.
HENRY François dit Franck HENRY, cyclisme sur route.
HERVE, cyclisme sur route.
HEURTIN Gaston, A.S. du Midi Bordeaux, rugby.
HILLEREAU Georges, Association Sportive Amicale, tennis et football.
HOURLIER Léon, cyclisme sur piste.

IGUINIZ Emmanuel, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France,
international.
IHINGOUE Daniel, Bordeaux E. C. et Stade Bordelais, rugby, international.
ISAAC Henri, R.C.F., rugby, international.

JANVIER Léon, U.A.F., athlétisme, recordman et champion de France du 100,
du 400 et du 500 mètres.
JEANNE Émile, J A Montrouge, athlétisme.
JOYEUX Marcel, Stade Niortais, rugby.
JULIEN François, cyclisme sur route.

HENRY Franck, cyclisme sur route, international.
HOCH Arsène, Club des Nageurs de la Seine.

LABEYLIE François, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France.
LACASSAGNE Henri, Stade Bordelais, rugby, champion de France 1904,
1905, 1906, 1907, international.
LACHAISE Émile, cyclisme, Tour de France.
LACOSTE, Stadoceste Tarbais, rugby.
LACOT Eugène, cyclisme, Tour de France.
LAFFITTE Rémi, S.C.U.F., rugby, international.
LAFOURCADE François, cyclisme, Tour de France. 
LAGARRIGUE de Albin, R.C.F., rugby.
LAMBERT Charles, Beauvais A.C., football.
LAMORILLE, A.S.F., cross-country, international.
LAMORT Henri, Racing Club de Rennes, football.
LANE Gaston, Racing Club de France, rugby, international.
LAPIZE Octave, cyclisme sur route, vainqueur du Tour de France 1910.
LAPORTE, Sporting Club de Vaugirard, rugby.
LARRIBAU Léon, Biarritz Stade, rugby, international.
LASTEGARAY Jean, Stadoceste Tarbais, rugby.
LAURENT Henri, escrimeur.
LEBARS Francis cyclisme sur route.
LE BESCHU de CHAMPSAVIN Louis, équitation, médaille de bronze au saut
d’obstacles aux JO de Paris en 1900.
LEBLOND, F.C. Rouen, football.
LE BRAZ, Stade Rennais Université Club, football.
LEBRETON, Stella Club d’Anjou, athlétisme.
LECKENDT Georges, boxeur nordiste professionnel.
LECOURIOUX Fernand, Gallia Club, football.
LECUONA Louis, cyclisme, Tour de France.
LEFORT, escrimeur.
LEGAGNEUR Raymond, F.C. Rouen, football.
LE GRAIN Marcel, Stade Français et R.C.F., rugby, international.
LEGROS Henri, S.C.U.F., natation, champion de Paris de grand fond.
LEMIRE Georges, F.C. Rouen, football.
LEONARD Eugène, cyclisme amateur sur route.
LEONARD, cycliste professionnel, Tour de France.
LERALE Maurice, A.S.F., athlétisme.
LEUILLET Florimond, Racing Club de Calais, football.
LIDA Joseph, Union Sportive Perpignanaise, rugby.
LIEVIN, champion cycliste amateur.
LIS Raymond, gymnastique, a participé aux J. O. de Londres en 1908.
LOESCH Robert, boxeur professionnel, coéquipier de Georges Carpentier.
LONG Pierre, escrimeur. 
LUCY De FOSSARIEU de Victor, Sporting Club de Vaugirard, rugby. 
LUDO Max, boxeur professionnel.
LUNANT Pierre, A.S. Montferrandaise, rugby.
LOUSTAU Jean, Stade Montois, rugby
LUTHEREAU Alphonse, White Harriers, course à pied.
LUTZ Georges, champion de France, cycliste sur route amateur 1911.

MAISTRE Alfred, Racing Club Chalonnais, rugby.
MAITROT Émile, cyclisme sur piste, Champion du monde de vitesse en 1901.
MALTETE Pierre, Stade Toulousain, athlétisme, rugby, champion de France.
MANTHE de Gaston, aviation.
MARASSIOLE, U.S. Saintaise, rugby.
MARCASTEL François, cyclisme, Tour de France.
MARCELLI Antoine, J A Montrouge, cross-country.
MARGERIDON Louis, A.S.Montferrandaise, rugby.
MARPAUX Roger, secrétaire des marcheurs de Villers-Cotteret.
MARTIN Léopold, Stade Niortais, rugby.
MARTIN Louis, un des promoteurs du football en France.
MARTINET Robert, R.C.F., rugby, athlétisme.
MAS-LATRIE de Jean-Marie, escrimeur.
MASSOT Albert, A.C. du 4e, athlétisme, champion de France du 5 000 mètres.
MATHONAT Gabriel, cyclisme professionnel, Tour de France.
MAYSSONNIE Alfred, Stade Toulousain, rugby, champion de France 1912,
international.
MAX Géo, boxeur professionnel et professeur de boxe.
MAZAN Anselme, cyclisme, Tour de France, frère de Lucien.
MAZAN Lucien, dit PETIT BRETON, cyclisme, vainqueur des Tours de France
1907 et 1908.
MEISTER Marcel, champion de France de natation.
MESMACRE Henri, A.S.F., rugby.
MESPLE Gaston, boxeur bordelais.
MEZIERE Auguste, cyclisme, Tour de France.
MICHEL René, cyclisme, Tour de France.
MILLOT, Metropolitan Club, athlétisme.
MOISY, boxeur professionnel.
MONTAGNE Charles, Olympique Lillois, football, international.
MONTREUIL Albert, F.C. Rouen, football.
MONY Élie, S C Vaugirard, boxeur, champion de France poids mouche.
MOREL André, F.C. Dieppois, football.
MOREL Pol, Red Star football, international 1911.
MOULINES André, Stade Toulousain, rugby, champion de France 1912.
MOULINES Paul, Stade Toulousain, rugby, frère du précédent.
MOURGUES, boxeur professionnel poids léger, champion du Sud-Ouest.
MOURONVAL Pierre, Stade Français, rugby.
MUTTI Carlos, FC Lyon, football.

NARCY Marceau, cyclisme sur route, Tour de France.
NAUTE François, U.S. Perpignanaise, rugby, champion de France.
NIANCEL Marcel, boxeur professionnel.
NIEPCERON Albert, cyclisme, Tour de France.
NIZ, de escrimeur.
NOGUES Marcel, Racing Club de France, rugby.

OHACO Manuel, U.A. Libournaise et Aviron Bayonnais, rugby et aviron.

PANOU Antonin, Stade Niortais, rugby.
PAREL Maurice, F.C. Rouen, football.
PARENT Georges, cyclisme sur piste, triple champion du monde de demi-fond.
PARSY Lucien, Olympique Lillois, football.
PATAA Jean, Stade Bordelais, football.
PEGOUT Adolphe, aviation, voltige aérienne.
PELLETIER, A.S.F., rugby.
PENNES Jean, escrimeur.
PERIN Armand, cyclisme, Tour de France.
PERPERE Joseph, S.B.U.C. et A.S. du Midi, football.
PERREARD Jean-Marie, cyclisme, Tour de France.
PERRENS Fernand, Stade Bordelais et R.C.F., rugby, champion de France.
PERRON Marcel, R.C. Chalonnais, rugby.
PETIT Gaston, U.S. Villeneuve-le-Roi, coureur à pied, champion de France
professionnel du 1 500 mètres.
PETIT Maurice, cyclisme, Tour de France.
PEYROUTOU, C.A. Périgourdin, rugby.
PEYRUSSON Théodore, natation, champion de France de plongeon.
PIERRE G., Football Club de Rouen, football.
PIERRE Pascal, U.S. Hôtelière Parisienne, athlétisme.
PIERRON Auguste, cyclisme, Tour de France.
PIERROT G., Section Paloise, rugby.
PIET Henri, boxe, International
PILLON Pierre, F.G.S.P.F., course à pied, champion de France du 1 500 mètres.
PLANQUE René, boxeur professionnel.
POEYDEBASQUE François, Aviron Bayonnais, rugby, international.
POGGIO (POGGIONOVO), boxeur professionnel.
POLIGNAC de Henri (Prince de POLIGNAC), escrimeur.
POMES Pierre, Stadoceste Tarbais, rugby.
PONCELET, Olympique Lillois, football.
PONSON Charles, cyclisme, Tour de France.
POULIQUEN, natation, champion de France de sauvetage.
POULIN Jean, J A de Montrouge, football.
POURPE Marc, Aviation.
POURPRE Lucien, S C de Marseille, athlétisme.
POURTEAU Jean, Stadoceste Tarbais, rugby
POZZO DI BORGO, escrimeur.
PREGNAC Félix, cyclisme, Tour de France.
PRIVAS Charles, cyclisme, Tour de France.
PRIVAT Pierre Marie Gonzague, cyclisme sur route, Tour de France.
PUIG, Perpignan, rugby.

QUAISSARD, cycliste sur piste, professionnel.

RABAU, escrimeur.
RABOUTOT Robert, U.A. XXe, athlétisme, champion de France du 100 et du
200 mètres.
RAFFINI Antoine, Rugby Club Toulonnais, rugby.
RAMBOUR Maurice, F.C. Rouen, football.
RAMSAY D., F.C. Rouen, football.
RANDABEL Pierre, escrimeur.
RAPOUTET André, J A de Montrouge, football, cross-country.
RECULARD Félicien, F.C. Rouen, football, cross-country.
REICH François, Stadoceste Tarbais et Sporting Club de St-Girons, rugby.
RENAUD, A.S.F., athlétisme.
REUTLINGER Jean, P.U.C., athlétisme.
RIGAUX Frédéric, cyclisme, Tour de France.
ROBERT Charles, J A de Montrouge, athlétisme.
ROBERT Louis, U.S. Angers, athlétisme, football.
ROBERT Marcel, cyclisme, Tour de France.
ROBILLARD Louis, Lorette Sports, football.
ROCCA-SERRA, Sporting Club de Vaugirard, rugby.
ROGER Max, boxeur professionnel.
ROLLE Robert, athlétisme, international.
ROSENBERG Sylvain, R.C.F. rugby.
ROUMENGOU Marc, Toulouse Olympique, rugby.
ROUQUETTE, A.S.F., football.
ROUSSY Georges, Association Sportive de la Seine, rugby.
ROUX René, C.A. Périgourdin, rugby.
ROUXEL, Stade Français, football, international.
ROUZIER DORCIERES Eugène, escrimeur.
ROYET Marcel, U.S. Parisienne et Club Français, football.
RUAULT, Football Club de Levallois, football.
RUGERE Paul, cyclisme sur piste.
RUMPELMAYER René, aéronaute international.

SAINT-CYR de Adrien, R.C.F., athlétisme.
SAINT-GAUDENS, Sport athlétique Bordeaux-Talence, football.
SALOMEZ R.C.F., athlétisme, coureur de fond.
SCHANG Pierre, Aviron Bayonnais, rugby, champion de France.
SCHEFFIELD Roger, Amical Club Gaulois, course à pied.
SCHOEGEL Henri, boxe, champion de France amateur.
SCHOLKOFF Georges, P.U.C., athlétisme.
SCHULLER Raymond, US Perpignanaise, rugby, Champion de France 1914.
SCHUTTENBACH, de Sporting Club de Vaugirard, rugby.
SEBILEAU Marcel, Groupe Sportif du Crédit Lyonnais, course à pied.
SEMARANA, Biarritz Stade, rugby.
SERISE Jean, Stade Toulousain, rugby.
SERVAT, Stade Toulousain, rugby. Champion de France 1912.
SEVESTRE M., Football Club de Rouen, football.
SICARD Henri, cycliste amateur sur route.
SIMON Charles, football, président du Comité Français Interfédéral fondement
de la future Fédération Française de Football. En son honneur une coupe est
créée en 1917, c’est l’actuelle coupe de France de Football.
SIMOULIN Joseph, Jeunesse Athlétique de Montrouge, football.
SIX Pierre, Havre Athlétique Club et Olympique Lillois, football, international.
SOALHAT Michel, Racing Club de France, athlétisme, international.
STABAT Pierre, cyclisme, Tour de France.

TACHOIRES Henri, Stade Bordelais, rugby.
TALLOT Jean, escrimeur.
TAUZIN Henri, R.C.F., athlétisme, international. Médaille d’argent aux JO de
Paris en 1900 sur 400 m haies.
THE Marius, cyclisme sur route.
THOMAS Louis, Club Sportif d’Oyonnax, rugby.
TOUR DU PIN CHAMBLY de la CHARCE de la, René Thomas, escrimeur.
TOURNIE Albert, cyclisme sur piste.
TOURNIER, Section Paloise, rugby.
TRIBOUILLARD Georges, cyclisme, Tour de France.
TRICKRI Eugène, boxeur professionnel.
TROUSSELIER Auguste, C.A.S.G., football.

VASSE Henri, boxeur professionnel.
VEDRINES Jules, aviation.
VENDEVILLE de Charles, natation. Premier champion olympique de l’histoire
de la natation française, il remporte la médaille d’or de l’épreuve de 60m nage
sous l’eau aux JO de Paris en 1900.
VERDIER René, J A de Montrouge, athlétisme, football, gymnastique.
VETILLARD Roger, Stade Français, athlétisme.
VIALARET Justin, C.A. XIV, football.
VIANEY Marcel, S.C. Vaugirard, moniteur à l’Ecole de Joinville, rugby.
VIEZ Fernand, Stade Amiénois, football.
VILLETTE Marius, cyclisme, Tour de France
VIOLANT Jean-Baptiste, football, Vice-Président du Comité de Champagne.
VIOLET, escrimeur.
VISPALY Pierre, Biarritz Stade, rugby.
VOIRIN Marcel, R.C.F., rugby.
VOIRIN René, boxeur professionnel.
VUGE Pierre, cyclisme, Tour de France.

WALKER, Olympique Lillois, football.
WATTELIER Anthony, cyclisme, Tour de France.
WEIL Paul, S.C.U.F., rugby.

YAKLO Maurice, F.C. Rouen, football.

Se souvenir - réponse



Cette plaque, à la mémoire des enfants d'Issy-les-Moulineaux déportés de 1942 à 1944, fut apposée le 4 mai 2006 sur le mur droit, face à l'entrée, du Groupe scolaire Jules Ferry, 1 rue Jules Ferry. Achevée de construire en 1910, l'école accueille ses premiers élèves en 1911. Aujourd'hui, la capacité est de 22 classes en élémentaire et 12 pour la maternelle, qui jouxte l'établissement.
Aujourd'hui, les chiffres les plus souvent admis, concernant le nombre d'enfants juifs déportés en France, se situe autour de 11400 - dont font partie ces 6 jeunes Isséens. PCB. Photos A. Bétry




Et, comme l'a indiqué l'un de nos lecteurs dans son commentaire (Jeu), on trouve la même plaque sur le mur de l'école Voltaire, 1 rue Maurice Champeau, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.


6 novembre 2011

Hommage aux Poilus de 14-18

Comme le rappelle M. Christian Poujols, président de la 46e section de l’Union nationale des combattants d’Issy-les-Moulineaux, "le clairon devait sonner  à la 11e heure du 11e jour du 11e mois de l'année 1918. J'ai été frappé par la répétition des chiffres car c'est le 11e jour du 11e mois de la 11e année de ce siècle que nous allons commémorer l'armistice de la Grande Guerre. "


Chaque année, la municipalité rend hommage aux poilus morts durant la Première Guerre Mondiale, place du 11 novembre 1918, où le 11 novembre 2008 fut inaugurée une stèle à leur mémoire, à l’occasion du 90e anniversaire de la fin du conflit (photo ci-dessus).
Dans l’église Saint-Etienne (voir Patrimoine), il existe également une trace de ce lourd combat matérialisé par un vitrail. Celui-ci représente un poilu, un aumônier militaire à ses côtés et dans l’angle supérieur droit la représentation d’une cathédrale en flammes. Il s’agit de celle de Reims, ville martyre dont le joyau gothique fut fortement endommagé dès 1914.

Le célèbre journaliste Albert Londres dans le quotidien Le Matin, édition du 29 septembre 1914, raconte : "Elle est ouverte. Il n'y a plus de portes. Nous sommes déjà au milieu de la grande nef quand nous nous apercevons avoir le chapeau sur la tête. L'instinct qui fait qu'on se découvre au seuil de toute église n'a pas parlé. Nous ne rentrions plus dans une église.
"Il y a bien encore les voûtes, les piliers, la carcasse mais les voûtes n'ont plus de toiture et laissent passer le jour par de nombreux petits trous ; les piliers, à cause de la paille salie et brûlée dans laquelle ils finissent, semblent plutôt les poutres d'un relais ; la carcasse, où coula le réseau de plomb des vitraux n'est plus qu'une muraille souillée où l'on ne s'appuie pas.
"Deux lustres de bronze se sont écrasés sur les dalles. Nous entendons encore le bruit qu'ils ont dû faire. Des manches d'uniformes allemands, des linges ayant étanché du sang, de gros souliers empâtés de boue, c'est tout le sol. Comment l'homme le plus catholique pourrait-il se croire dans un sanctuaire !..."
Pour en savoir plus sur Albert Londres : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/guerre_14-18/reims_albert-londres.asp

Pour le programme du 11 novembre à Issy-les-Moulineaux : http://www.souvenirfrancais-issy.com/
Texte et photos Alain Bétry

3 novembre 2011

Se souvenir - Jeu

Où se trouve cette plaque commémorative, rappelant la déportation de plusieurs enfants de juifs de notre commune ? Une façon de ne pas les oublier… Réponse jeudi prochain, le 11 novembre.



© A. Bétry

2 novembre 2011

Quelle bête tête ! - réponse


Cette belle tête sculptée se trouve 63 rue du Général Leclerc, au-dessus de la porte d’entrée de l'immeuble. Le sourire semble quelque peu narquois en faisant ressortir les pommettes. Mais que représente-t-elle ? Si l’on regarde distraitement, on a l’impression de voir une femme. Mais il y a des moustaches ! Et puis, ce visage est environné de pommes de pin. Elle symbolise une divinité gréco-romaine de la nature.
La pomme de pin est l’attribut de divinités féminines : sa personnification, la nymphe Pithys, la déesse Cybèle ou, plus connue, la déesse de l’agriculture Déméter chez les Grecs ou Cérès chez les Romains (à l’origine du mot céréale). Elle peut également caractériser une divinité masculine. Dans ce cas, il pourrait s’agir du dieu Pan mais sans sa flûte ; cela semble assez peu probant. Il reste la possibilité de Sylvain, le dieu romain de la forêt. A moins qu’il ne s’agisse d’un vainqueur des Jeux Isthmiques, non loin de Corinthe, en l’honneur du dieu de la mer Poseidon. Le gagnant était couronné de pommes de pin, ce qui est le cas pour cette tête sculptée. Texte et photo : P. Maestracci

30 octobre 2011

Les Lalu, mère et fille, investies dans la Commune

Sportive et dynamique, Christiane - la fille - nous attend au rez-de-chaussée du foyer-logement où habite sa mère Madeleine depuis 2003. 

Parisienne de naissance, Madeleine a passé son enfance et son adolescence dans le 18e arrondissement où elle s’est mariée. Sa famille travaille dans la restauration, sa mère est employée dans les cantines des écoles de la ville. Elle passe son certificat d’études, suit une formation professionnelle rue Ganneron, est inscrite dans la section de corseterie orthopédique. Elle travaille chez Bernardon rue de la Pépinière dans le 9e, un atelier d’une dizaine de personnes.
La famille habite La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine où Madeleine demeure jusqu’en 2003 avant de rejoindre sa fille à Issy-les-Moulineaux et d’emménager à la Résidence du Parc. Là, « on s’amuse », dit-elle. Il est vrai que Madeleine a des semaines bien remplies : informatique le lundi, chorale avec Mireille le mardi, goûter le mercredi, couture et tricot le jeudi, scrabble tous les soirs. Autre temps fort, le gâteau d’anniversaire mensuel : moment convivial fort attendu. Elle tricote des couvertures pour bébé en jouant sur les couleurs des laines et participe aux chants avec l’école La Fontaine toute proche. Elle est tout à fait ravie d’habiter Issy-les-Moulineaux. Quand elle en a envie, elle va voir les canards, les canetons et la tortue du parc Jean-Paul II ou prend le TUVIM (navette gratuite) pour faire ses courses près de la mairie. Au fur et à mesure de la conversation, le passé resurgit chez Madeleine, sous l’œil attendri de sa fille qui la chouchoute et veille discrètement sur son bien-être. 

Christiane ne s’est guère éloignée des bords de Seine où elle est née. Elle suit des études de comptabilité et de secrétariat au collège Paul Painlevé de Courbevoie, ce qui lui permet de travailler ensuite aux lycées de Courbevoie puis de Suresnes, avant d’aller à l’ENNA (Ecole Normale Nationale d’Apprentissage), dans le 16e arrondissement. A la création des IUFM, elle est nommée à sa demande au siège de Versailles. Elle réussit les concours successifs de la fonction publique et gravit les échelons d’une carrière qu’elle termine au CNEFEI (Centre National d’Education et de Formation pour l’Enfance Inadaptée) à Suresnes, au pied du Mont-Valérien. Ses rencontres professionnelles et ses contacts avec les handicapés lui ont beaucoup appris. Elle dit sa soif d’apprendre et de servir les autres : « Je suis une femme de devoir et d’action ». 

Elle se consacre à de nombreuses activités  et participe à des séjours sportifs (souvenirs de sa jeunesse) avec la MJC et à de la randonnée avec l’association Chemin d’Issy et d’Ailleurs.  Membre de la MJC/Espace Icare depuis 1974 (pour le dessin et la peinture), elle participe au chantier de la galerie Espace 31 et à celui d’une MJC au Sénégal. La vie culturelle, la notion de « ce qu’est un citoyen » lui ont été apportées grâce à la MJC dont elle occupe des fonctions importantes à titre bénévole. Elle a contirbué à la création de la première brocante rue de l’Egalité en 1985, limitée à ses débuts à une vingtaine de stands et devenue un temps fort de l’animation de la ville un dimanche de printemps.
Christiane Lalu a été conseillère municipale de 1983 à 2008. Son souci est de privilégier « les liens avec les gens » en étant très présente sur le terrain. Elle s’occupe du service Jeunesse et Sports avec énergie et passion. Elle part en Thaïlande en 2005 avec le Clavim et le comité de jumelage afin d’aider les victimes du tsunami. Cette expérience l’a marquée durablement.
Elle se trouve impliquée dans d’autres domaines : l’urbanisme, la ludothèque, la commission Handicap, la vie des femmes. « Tout doit nous intéresser » déclare-t-elle. Elle voyage beaucoup avec La Maison du Tourisme ; elle a énormément aimé la Chine mais a eu « le déclic pour l’Afrique et l’Inde ».
Elle est aussi un membre éminent du Conseil de quartier Centre Ville et du Comité de jumelage où elle s’implique avec son dévouement habituel. J. Brouillou et P. Maestracci