16 février 2020

Jeu - Un château bien coloré

Quel bien étrange château-fort ! Partez à sa découverte… les enfants seront ravis de se promener dans les rues d'Issy. Encore quelques jours de vacances !

© PCB
Réponse le 20 février, 18 h.


14 février 2020

Tout Matisse, un livre plein de promesses

Henri Matisse, un personnage bien connu des Historimiens… et des Isséens. Mais comment tout savoir sur lui… ou presque ? En découvrant, pendant les vacances, l'ouvrage Tout Matisse, sous la direction de Claudine Grammont (collection Bouquins, Robert Laffont, Paris, 2018, 917 p.).



L’ouvrage consacré à cet artiste qui fut isséen depuis 1909, y demeura pendant la Grande Guerre et dont la propriété avenue du Général de Gaulle appartient toujours à ses descendants, offre d’abord un parcours biographique, une bibliographie, la liste des catalogues d’expositions et une chronologie.
La grande majorité des articles concernant Issy-les-Moulineaux est rédigée par Claudine Grammont qui coordonne le travail d’une bonne vingtaine d’auteurs.
Devant cette « manne matissienne », un choix est fait de regrouper les rubriques isséennes selon deux thèmes : les visiteurs et les œuvres de l’artiste.

Les visiteurs
De nombreux visiteurs sont allés voir Henri Matisse pendant cette période. Ils arrivaient pour la plupart en train et descendaient à la gare de Clamart pour venir dans cette demeure route de Clamart (actuelle avenue du Général de Gaulle). Il y avait des artistes comme Ozenfant à plusieurs reprises, Bonnard en 1910 ou Picasso qui monta à cheval avec Matisse dans les bois de Clamart en 1913. L’épouse de Derain, Alice Primat, s'y rendit aussi au début de la guerre ; ainsi que deux mécènes venus admirer des œuvres : Chtchoukine une seul fois pour La Danse et La Musique  ; et, plus souvent, Marcel Sembat et sa femme Georgette Agutte. Enfin, une photographe, Germaine Bongrand a immortalisé les enfants de Matisse et son propre fils autour de la table en marbre rose.

Les œuvres
Elles sont le reflet de la vie quotidienne de l’artiste à Issy. Plusieurs tableaux sont consacrés à sa famille dont voici quelques exemples : La Conversation, La leçon de piano, Madame Matisse au châle de Manille, Le thé dans le Jardin, des portraits de Marguerite en 1918 etc. La maison se retrouve dans La Desserte rouge, Les Poissons rouges. Le jardin n’est pas oublié avec La Table de marbre rose et Le Jardin d’Issy en 1917.
De plus pendant cette période, Henri Matisse travaille à l’élaboration de sculptures en bronze : Jeannette numéros I à V et La Serpentine.

Alors, si vous aimez cet artiste, pas une minute à perdre… Vous ne serez pas déçu. 
P. Maestracci
P.S. Vous pouvez aussi retrouver la conférence donnée par Historim en 2016 :

12 février 2020

Réponse - Une belle façade contemporaine

Alors… vous avez trouvé où se trouve cette splendide façade…

Façade du 32-40 rue Guynemer. © P. Maestracci
Cette vue frontale est celle de bureaux se trouvant dans un immeuble entre la rue Colonel Avia (Paris 15e arrondissement) et les numéros 32 à 40 de la rue Guynemer à Issy-les-Moulineaux (ci-dessous). Il correspond à un ensemble de bureaux conçu par le cabinet d’architectes Arte Charpentier pour le siège social français de Nestlé, entreprise mondialement connue.

Bureaux du siège français Nestlé, rue Guynemer. © P. Maestracci

 Les lamelles métalliques de cette façade forment un spectaculaire jeu optique de lignes brisées qui se croisent. Des formes géométriques blanches se détachent d’autant mieux qu’il y a quelques éléments en retrait.
Il s’agit d’une réhabilitation spectaculaire d’un immeuble datant de quelques décennies. Seule la structure en béton a été conservée. Après de gros travaux de reconstruction, la livraison est prévue en ce début d'année 2020. L’immeuble mesure 160 mètres de long et s’élève à 28 mètres. Plusieurs milliers de collaborateurs doivent venir y travailler. Bienvenue à eux ! P. Maestracci

8 février 2020

Jeu - Une belle façade contemporaine

Voici le temps des vacances revenu… avec notre jeu "nez en l'air" que vous appréciez particulièrement. Une autre façon de découvrir la ville, côté patrimoine historique ou, comme ici, côté architecture contemporaine…
Découvrez où se trouve cette belle façade au spectaculaire jeu optique de lamelles métalliques perpendiculaires. Bonne promenade.

© P. Maestracci
Réponse le 12 février, 18 h.

4 février 2020

La halle Eiffel - un avenir tout en… orange !

Nous avions consacré un article en 2017 au démantèlement de cette halle. Mais qu'en est-il aujourd'hui ?

La halle Eiffel isséenne date de 1884 et est donc antérieure de cinq ans à une tour du même nom mais plus connue et située à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau. Ce bâtiment rectangulaire à structure métallique était perpendiculaire aux lignes du RER et du tram T2. Peint en vert, il était utilisé par l’entreprise Yves Rocher. Démantelée en 2017 (http://www.historim.fr/2017/03/la-halle-eiffel-dissyen-pleine.html),  elle vient d’être remontée rue Rouget de Lisle près du quai.

Le chantier du "Bridge". Sur la droite, la halle Eiffel. © A. Bétry
Elle va faire partie des tout nouveaux bâtiments d'Orange (ci-dessous) construits en bord de Seine, baptisés "Bridge", dont la première pierre a été posée en octobre 2018. «  Surplombant la halle Eiffel, conservée et déplacée, un spectaculaire porte-à-faux déployé sur 15 mètres de longueur s’apparentera à la passerelle d’un navire jouant un rôle de sentinelle urbaine  », déclare l’architecte Jean-Paul Viguier. Car notre halle Eiffel sera bel et bien remise en valeur.

Le "Bridge" terminé : bâtiments Orange et halle Eiffel. © Altarea Cogedim

La halle Eiffel adossée au siège d'Orange, spectaculaire
avec cette avancée au-dessus du vide. © P. Maestracci 
L’ensemble métallique est désormais, en ces premiers jours de 2020, repeint en gris. Longue d’environ 100 mètres, la halle mesure 14 mètres de large et est haute de 11 mètres. 

Le premier étage repose sur une structure métallique horizontale qui finit en triangle du côté Seine pour laisser visible toute la hauteur. 

Sur la longueur (ci-dessous) sont visibles dix travées séparées par des fermes Polonceau. Toutefois il y a une certaine asymétrie car si la plupart des travées ont 3 fenêtres à l’étage, deux travées centrales ont 4 fenêtres chacune. Il s’agissait probablement d’une adaptation au terrain originel entre ligne ferroviaire et quai.

Spectaculaire enchevêtrement métallique. © A. Bétry


P. Maestracci