Exposition éphémère qui s'est tenue à l'Espace Andrée Chedid jusqu'au 30 novembre dernier.
7 décembre 2024
Crayons, une exposition insolite
Exposition éphémère qui s'est tenue à l'Espace Andrée Chedid jusqu'au 30 novembre dernier.
8 novembre 2024
Issy l'industrielle… à partir de 1825
| Haut de la porte d'entrée de l'usine Gévelot |
Descriptif des fabrications Gévelot |
Des noms de rues évoquent l’agro-alimentaire comme le chemin du Moulin, l’allée de la Brasserie ou la rue de la Biscuiterie (Guilloux qui se trouvait dans l’actuel Cœur de Ville).
Il y a de nombreuses références aux avionneurs dont les usines entouraient le champ de manœuvres comme le boulevard des Frères Voisin (partagé avec Paris), la rue Gaston et René Caudron ou la rue Édouard Nieuport.
Pour le moment, aucun nom ne concerne les entreprises du secteur tertiaire implantées dans la commune mais à l’avenir, rien d’impossible…
27 septembre 2024
La rue Charlot, décorée par des artistes de rue
| Les livres, symboles de la culture. |
Texte et photos : Denis Hussenot
11 juillet 2024
Gros plan sur les écoles d'Issy
bâtiment de 1904, à l’angle des rues Aristide Briand et Paul Bert, avec son entrée monumentale maintenant fermée, annexée à l’actuel collège Victor Hugo.
École Voltaire, rue Maurice Champeau.
Écoles Jean de La Fontaine rue de l’Abbé Derry. Les briques recouvrent la façade et la disposition des fenêtres évoquent le style de Le Corbusier. Outre les écoles maternelle et élémentaire, il y a aussi une crèche.
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Texte et photographies : P. Maestracci
16 juin 2024
Des tours vues depuis Issy
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| Tour Eiffel depuis la rue Minard |
Toujours rue Minard, en regardant un peu plus vers la droite, la tour Montparnasse détache sa silhouette compacte sur le ciel. Ce fut une décision prise en 1958 lors du retour au pouvoir du Général de Gaulle avec la destruction de l’ancienne gare, la construction d’un centre commercial et d’une tour haute de 210 mètres (2e hauteur après la tour Eiffel à Paris) devant la gare placée en arrière. Une rénovation de la tour est d’ailleurs prévue.
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| Vue sur la Tour Montparnasse |
Ce quartier a été décidé aussi en 1958 en empiétant sur plusieurs communes : Courbevoie, Nanterre et Levallois-Perret. L’adresse postale est pourtant Paris-La Défense.
L’origine de ce nom vient d’une statue de Barrias érigée en 1883 sur le rond-point de Courbevoie pour commémorer la défense courageuse de Paris lors de la guerre de 1870 contre les Prussiens.
Depuis 1958, les tours visibles de la place de l’Étoile se sont multipliées.
Une tour plus proche est celle du Groupe Accor à la limite entre deux départements et deux villes : Paris et Issy-les-Moulineaux. C’était à l’origine une tour Bouygues. On peut la voir de plusieurs lieux dont la rue du Moulin de pierre.
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| Depuis la rue du Moulin de pierre |
31 mai 2024
Place Paul-Vaillant-Couturier à Issy-les-Moulineaux
Dans les années trente, l’école de garçons sur la place fut reconstruite et la station de métro des Petits-Ménages apparut en 1934 lors du prolongement de la ligne 12 au-delà de la porte de Versailles. En 1937, la place prend son nom actuel de Paul-Vaillant-Couturier. Ce membre du Parti Communiste Français et rédacteur du journal L’Humanité vient de mourir ; la municipalité communiste de Victor Cresson décide alors de perpétuer sa mémoire.
En 1945, l’hospice des Petits-Ménages et la station de métro prennent le nom de Corentin Celton, résistant qui travaillait aux Petits-Ménages et fut fusillé en 1943 au Mont-Valérien.
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| Place contemporaine. |
Au premier plan sur la place, l’arrêt du Tuvim est proche de la « colonne Morris » contemporaine devant un kiosque à journaux, le seul du quartier.
Tout à droite, le bar-brasserie Le Café Français déploie ses stores rayés au rez-de-chaussée de l’immeuble Belle Époque. C’est un lieu de rencontre incontournable du quartier. L’immeuble contemporain qui le jouxte a remplacé l’école Voltaire déplacée rue Maurice-Champeau. Au fond, le parvis Corentin-Celton se trouve devant les bâtiments de l’hôpital.
Au début du XXIe siècle, la place fut transformée avec la suppression de l’école et la petite rue pour en faire un espace piétonnier. L’hôpital Corentin-Celton a été complètement reconstruit avec deux ailes parallèles de part et d’autre du jardin et un passage sous le parvis Corentin Celton. L’entrée de l’hôpital est décalée vers le passage Sténon. La place et le parvis sont utilisés trois fois par semaine pour un marché en plein air, des manifestations comme des cérémonies militaires ou les structures d’un jour d’Éducap City par exemple.
Texte et photographies : P. Maestracci
21 mai 2024
L'atelier rouge isséen de Matisse à la Fondation Louis Vuitton
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| L'atelier de Matisse peint par C.M. Burgun |
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| L'Atelier rouge de Matisse |
L’exposition « Matisse, L'Atelier rouge » est issue d’une exposition conçue par le Museum of Modern Art, New York, et le SMK– Statens Museum for Kunst, Copenhague.
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| Une vue depuis l'intérieur de la Fondation Vuitton © PCB |
13 mai 2024
Grands propriétaires et noms isséens
Dès le Moyen Âge, on connaît le nom de riches propriétaires, nobles ou ecclésiastiques à Issy et aux Moulineaux.
Commençons par les noms qui n’ont pas été retenus.
Le roi mérovingien Childebert 1er n’apparaît pas directement mais le nom de la rue Clotilde est celui de sa mère, épouse de Clovis.
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| Bâtiment de l’entrée de la propriété des Conti. Actuelle Galerie d’histoire du Musée Français de la Carte à Jouer, rue Auguste-Gervais. |
Le nom des princes de Conti, branche cadette des Condé et des Bourbons est juste cité sur la plaque de la rue de la Glacière. C’était une grotte conservant la glace toute l’année pour les menus princiers. Elle dépendait de la vaste propriété des Conti de 1699 à 1776, entre l’actuelle rue Auguste-Gervais et le parc Henri-Barbusse. Le financier Nicolas Beaujon possédait deux fiefs isséens (la Gentillesse et le Bois-Vert, nom d’un actuel chemin). Il fit construire une magnifique demeure (à l’emplacement de l’Hôtel de ville) avant de la vendre en 1784 pour acheter l’Hôtel d’Évreux (Palais de l’Élysée) et créer un hôpital à son nom à Paris, rue du faubourg-Saint-Honoré. Deux maréchaux d’Empire ont possédé des propriétés ; la Ferme aux Moulineaux appartint à Berthier, prince de Neuchâtel et de Wagram, et l’ancienne propriété de Beaujon à Mortier, duc de Trévise. La famille de Menou, comte d’Empire, acheta l’ancienne propriété de La Haye.
À l’inverse de ces noms oubliés, des rues et des bâtiments ont été choisis pour perpétuer le souvenir de grands propriétaires. La plus illustre des Isséennes, la Reine Margot a une rue à son nom depuis quelques années. Cette première épouse du roi Henri IV est venue à Issy en 1606 chez Jean de La Haye qui possédait le fief Vaudétard. Séduite par le terrain en face de la demeure de celui-ci, elle le lui acheta. Cette partie du fief correspond à l’actuel Séminaire Saint-Sulpice ainsi qu’au parc Saint Jean-Paul II. La rue Vaudétard se trouve à proximité.
Cours de la Reine Margot.
Les vantaux du porche (non visible) de l’église Saint-Étienne sur la gauche furent offerts par Louis XIV et sa mère, d’où les fleurs de lys gravées sur le bois. Au fond du cours, c’est l’entrée du Domaine de la Reine Margot, hôtel 5 étoiles et restaurant Marguerite 1606, références à la Reine et à l’année de sa venue à Issy. |
Un peu plus loin sur les hauteurs, le cours de la Reine Margot (ancienne impasse Cloquet) fait ironiquement écho au Cours-la Reine créé en 1616 sur la rive droite de la Seine par Marie de Médicis, seconde épouse de Henri IV.
Le nom de certaines familles existe encore dans les noms de la Villa Marguerite et de la rue Delahaye (famille qui a reçu la reine Margot).
Les noms de deux communautés ecclésiatiques sont mis en valeur. Childebert 1er donna à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés des terres du Quartier latin à Issy en 558, date de sa mort. L’île Saint-Germain en perpétue le souvenir. Les Chartreux, à qui le chanoine Jean de Meudon donna la Ferme au XIVe siècle, sont évoqués dans le nom d’écoles, d’un gymnase et d’une médiathèque entre le tram et le quai. La Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice hérita de l’ancien domaine de la Reine en 1676 pour former de futurs prêtres, c’est l’actuel Séminaire Saint-Sulpice, rue du Général-Leclerc.
Texte et photographies : P. Maestracci
31 mars 2024
Issy – Les archéologues s’invitent sur le chantier Centre Ville – (suite et fin).
| Fouilles de mars 2018. |
Dans le précédent article, les structures découvertes avaient un début de réponse mais il fallait des études plus poussées pour en découvrir la finalité.
Pour faire simple, les fouilles seront divisées en trois catégories. 1. Moyen Âge, 2. XVIIe siècle, 3. XIXe et XXe siècles.
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| Vestiges du logis principal du XVIIe siècle. |
Pour le XVIIe siècle, les vestiges sont plus flagrants (ci-dessus). Il reste le mur est du logis principal ainsi que la base d’un escalier menant à la cave. Ils peuvent être attribués à la propriété de M. Nicolas Potier de Novion. Il a été trouvé quelques petits tessons de poterie ainsi qu’une pièce de monnaie à l’effigie de Louis XIV. Et, ce que l’on prenait pour un puits, n’est autre que la base d’un bassin d’agrément et sa conduite d’évacuation (ci-dessous).
| Base du bassin d'agrément. |
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| Vestiges de la galerie de chauffe de la biscuiterie Guillout © INRAP |
Je tiens à remercier les archéologues pour leur bienveillance et particulièrement M. G. Drwila, responsable des fouilles, ainsi que M. Garcia, président de l’INRAP qui m’a fourni une synthèse des fouilles que vous pouvez retrouver ici https://journals.openedition.org/adlfi/111097.
Pour mémoire, le 1er avril 2018, notre association Historim a rendu compte de l’avancement des travaux de fouilles du quartier Cœur de ville à venir. Ce sont les images de notre adhérent Michel Julien qui ont alerté notre maire André Santini de la découverte d’un squelette sur le chantier. Certaines personnes de la mairie nous ont contactés pour savoir s’il ne s’agissait pas d’un canular de 1er avril. L’information tardive provoqua au niveau de la municipalité quelques turbulences. Le présent article récapitule et met un terme à l’événement. A. Bétry
21 mars 2024
SITI, un bâtiment très discret et méconnu…
En 1958, est créé l’Atelier de Montrouge par un groupe de jeunes architectes. Celui-ci œuvre pour l'EDF de 1962 à 1977.
Au début des années soixante, EDF demande à l’Atelier de Montrouge de transformer l’ancienne centrale thermique d'Issy-les-Moulineaux par un bâtiment moderne. En 1963, après démolition, débute la construction d’une petite tour qui va abriter les ordinateurs de la première génération. Celle-ci sera nommée SITI (Service de Traitement de l'Information).
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2007 vue sur la tour avant démolition. |
En 1972-73, pour compléter le site et en faire un ensemble administratif et technique, commence la construction d’une tour plus haute et adaptée aux nouvelles technologies. Elle abritera tout le personnel qui était réparti sur plusieurs sites (1 200 à 1 300 personnes). Celle-ci est opérationnelle en 76-77. Elle est ultramoderne.
Des délégations étrangères venaient la visiter. IBM y avait installé un des plus gros ordinateurs d’Europe. C’est l’informatique qui démarrait. Prenaient place le service d’exploitation qui avait en charge les ordinateurs, le service de programmation, le fichier clientèle avec la facturation des clients ; c’était l'époque des cartes perforées.
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| Vue plongeante sur les nouveaux immeuble d'affaires. |
Elle a même servi aux pompiers de Paris pour leur exercice de sauvetage en milieu périlleux (GRIMP) quand il était basé à Issy.
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| Vue aérienne montrant la proche situation du boulevard périphérique © XDR. |
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| Actuelle configuration de l'ancien site EDF, devenu très discret. |
Mise au point. La centrale thermique d’Issy-les-Moulineaux fut construite en 1911 sur l’ancien champ de manœuvres (héliport) annexé par la ville de Paris. Le SITI, s’y trouve aussi à moins de 10 m de la limite communale. Quant à la tour, elle se trouvait bien sur la commune.
5 mars 2024
Constant Pape - Exposition à Issy-les-Moulineaux
Le Musée Français de la Carte à Jouer organise avec le Musée d’art et d’histoire de Meudon une exposition de l’artiste Constant Pape (1865-1920). Cet important paysagiste francilien, inspiré par l’École de Barbizon et les Impressionnistes, a consacré sa vie aux paysages des Hauts-de-Seine au tournant du siècle, livrant une image idéalisée de la banlieue entre sous-bois, paysages de carrières et fêtes champêtres.
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| La Seine à Issy-les-Moulineaux 1907, Huile sur toile, 167,5 × 212 cm, Collections municipales d’Issy-les-Moulineaux, © Ville d’Issy-les-Moulineaux / François Doury |
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| Vieille carrière, à Issy-les-Moulineaux 1905, Huile sur toile, 198 × 130 cm . Collections municipales d’Issy-les-Moulineaux © Ville d’Issy-les-Moulineaux / François Doury |
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| Les Brillants, Meudon 1913, Huile sur toile, 216 × 173 cm Collections municipales d’Issy-les-Moulineaux © Ville d’Issy-les-Moulineaux / François Doury |
Un catalogue coédité avec les éditions Lienart (ci-contre), richement illustré, et une programmation culturelle dédiée (conférences, actions de médiation) accompagnent l’exposition qui se tient au Musée français de la carte à jouer jusqu'au 13 juillet 2024.
1 mars 2024
Première bibliothèque municipale d'Issy-les-Moulineaux
Si la Médiathèque du Centre-Ville existe depuis trente ans, il existait bien avant une bibliothèque municipale. Celle-ci se trouvait au premier étage de la Mairie (qui date de 1895), au fond du couloir, et donnait sur la rue Kléber. Deux catalogues édités pendant la Seconde Guerre mondiale sous l'occupation allemande permettent de se replonger dans un passé plus ancien.
Je remercie la généreuse Muriel qui m’a fait connaître ces catalogues, héritage familial précieux.












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