10 octobre 2026

Issy-les-Moulineaux, et les villes voisines

4 - Clamart

 

Les deux communes étaient dans deux départements distincts de la Révolution française aux années 60 : l’une dans celui de la Seine et l’autre en Seine-et-Oise. Elles font maintenant partie de la Petite couronne, dans le département des Hauts-de-Seine


Les limites entre les deux villes ne sont pas très longues mais assez compliquées et impossibles à parcourir à pied, vélo ou voiture car certaines limites sont au milieu d’îlots de maisons et d’immeubles. En tout cas, elles contournent de plus ou moins près l’Hôpital d'Instruction des Armées Percy à Clamart.


Plaque du sentier des Étroites 

entre les deux villes. boulevard Rodin à gauche.



Plaque de Clamart sur le mur d’une 

maison, rue Ferdinand Buisson.


Le parcours commence dans les accès partagés que sont la rue du Chemin vert et l’allée du Chemin de fer. Il se poursuit dans la rue Ferdinand Buisson avant de retrouver plus loin la rue d’Arménie entre les rues Madame et de l’
Égalité. Il faut ensuite atteindre le sentier des Étroites. Celui-ci débouche sur la limite entre l’avenue clamartoise Henri Barbusse et l’isséen boulevard Rodin.


Texte et photographies : P. Maestracci

5 octobre 2026

Issy-les-Moulineaux, et les villes voisines

 3 - Boulogne-Billancourt 

La limite entre Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux est au milieu du bras principal de la Seine en aval de Paris. Elle sépare sur environ 2,6 kilomètres la sous-préfecture des Hauts-de-Seine de l’île Saint-Germain, territoire isséen sur la rive gauche. 

Cette île est la réunion de deux îles séparées jusqu’au XVIIe siècle (cf carte de 1671) ; l’île au nord portait le nom de Saint-Germain et l’autre au sud, donc en aval, celui de Billancourt. Lorsque les deux îles furent réunies par comblement du chenal qui les séparait, l’ensemble prit le nom de l’île la plus importante. L’île n’est séparée du reste de la commune que par le petit bras du fleuve. L’allée de Billancourt fait encore écho à cet ancien nom de la partie sud de l’île.

Pendant des siècles, il fallait traverser la Seine avec un bac pour passer d’une rive à l’autre.


Vue vers le sud du grand bras de la Seine avec Boulogne-Billancourt sur la droite et l’île Saint-Germain très boisée à gauche.



Vue sur l’île Seguin, boulonnaise au-delà du chenal en aval de la Seine.


Un pont double fut construit en 1863 pour relier les deux communes. Il a été remplacé par deux ponts contemporains reliés par le boulevard des Îles. Un autre pont surplombe la pointe nord de l’île depuis 1905 ; appelé d’abord pont des Peupliers, c’est maintenant le pont d’Issy. Une passerelle a été aménagée pour les piétons.

 Texte et photographies : P. Maestracci

29 septembre 2026

Issy-les-Moulineaux et les villes voisines

2 - Meudon

 

Les deux communes étaient dans deux départements distincts depuis la Révolution française jusqu’aux 
années 60 : Issy-les-Moulineaux dans le département de la Seine (75) et l’autre en Seine-et-Oise (78). 






Avenue de Verdun à partir du carrefour de la Ferme. Meudon est à gauche.

Un quartier isséen, celui de la Ferme a fait longtemps partie de Meudon. En effet au Moyen Âge, le chanoine Jehan de Meudon a donné le domaine de la Ferme à la communauté des Chartreux. Il faut attendre 1893 pour que ce quartier situé aux Moulineaux soit rattaché à la commune qui prend alors le nom d’Issy-les-Moulineaux.




Rue de Vaugirard longue de 100 mètres avec un seul immeuble isséen récent ; il est proche du pont sur lequel passe la ligne du Tram T2.



Les deux villes se partagent le chemin de Saint-Cloud, puis le dernier tiers de l’avenue de Verdun, entre le carrefour de la Ferme et la petite rue de Vaugirard, nettement moins longue que la rue parisienne du même nom. Celle-ci est prolongée dans la ville par l’axe qui va de la rue Renan à l’avenue de Verdun.

Texte et photographies : P. Maestracci

 

Issy-les-Moulineaux et les villes voisines

1 - Paris 


Issy-les-Moulineaux a des liens anciens avec la capitale : depuis 558, une grande partie de l’actuel XVe arrondissement était dans le « fief d’Issy ». Au XIIIe siècle, l’abbé Gérard de Moret a créé une paroisse distincte dans ce qui est appelé depuis Vaugirard.
Depuis la Révolution française jusqu’aux années 60, la ville se trouve dans le département de la Seine avant d’intégrer les Hauts-de-Seine.


Rue Victor Hugo prolongée par la rue parisienne du colonel Pierre Avia.


En 1925, la capitale achète un terrain isséen appelé champ de manœuvres. Cela explique l’extension du XVe arrondissement au-delà des boulevards des Maréchaux.

Les limites séparent à la fois les deux communes et les deux départements. Elles mesurent environ trois kilomètres et offrent des formes distinctes. La moitié de cette longueur correspond à des rues partagées au milieu de la chaussée comme autour du parc parisien Suzanne Lenglen : rue Farman, boulevard Gallieni, boulevard des Frères Voisin. En revanche, la rue parisienne du colonel Pierre Avia est prolongée par la rue Victor Hugo.



Entrée rue Jeanne d’Arc avec le panneau départemental du 92.


Dans certains cas, l’adresse des bâtiments est parisienne mais la plus grande partie d’entre eux se trouve en terre isséenne. C’est par exemple le cas de Paris-Santé Campus, rue d’Oradour-sur-Glane.
La limite entre les deux villes peut également traverser des îlots souvent occupés par des bureaux comme entre la rue Farman et la place du maréchal de Rochambeau.
 
Texte et photographies : P. Maestracci
  

25 septembre 2026

Des façades très colorées

Depuis plusieurs années, l’architecture contemporaine propose des façades originales. L’un des critères est le choix de couleurs plus ou moins vives  telles les couleurs primaires des peintres comme le bleu, le jaune et le rouge.
En parcourant les rues isséennes, on peut en voir des exemples, tout particulièrement sur l’île Saint-Germain, mais pas seulement.


Maison, 27 avenue du Bas-Meudon.

Le rouge foncé a été utilisé au 7 rue d’Alembert ou au 4 rue du Moulin de Pierre. Le bleu vif orne la maison située 103 rue Pierre Poli. L’école élémentaire Robert Doisneau au 26 rue J-H Lartigue a un mur rose et  deux autres rouge vif.
L’exemple le plus spectaculaire est la superbe maison au 27 avenue du Bas-Meudon. La façade est peinte avec les trois couleurs primaires mises en valeur par le mur latéral à droite peint en marron.

                                          

Texte et photographie : 

P. Maestracci

 

Chapelle Notre-Dame de Lorette à Issy

 Le séminaire d’Issy abrite une allée, une chapelle et un bâtiment placés tous trois sous le vocable de Notre-Dame de Lorette. Ils rappellent le pèlerinage qu’effectua le fondateur du séminaire à cette basilique italienne. Mais que sait-on de ce sanctuaire – par ailleurs situé à 25 km de notre partenaire Macerata - et de ses liens avec Issy ?


Né en 1608, quatrième enfant d’une famille de noblesse de robe, Jean-Jacques Olier était appelé à devenir abbé mondain. Il se forme à la Faculté de théologie de la Sorbonne puis, ambitieux voire carriériste, part apprendre l’hébreu à Rome. Mais il y est frappé d’une maladie des yeux qui l’empêche de lire, voire le conduit à la cécité ! Il entend parler du pèlerinage à la basilique de Lorette sur les bords de l’Adriatique. Puisqu’il est déjà à Rome, il décide de s’y rendre pour implorer la Vierge Marie, semble-t-il plus par curiosité que conviction.

Il en entend parler car – on l’oublie parfois un peu, le pèlerinage de Lorette est alors le plus grand de la chrétienté occidentale, loin devant St-Jacques de Compostelle. Quatre millions de pèlerins s’y pressent par an. 150 messes quotidiennes y sont célébrées. Les années jubilaires, jusqu’à 500 000 fidèles campent autour de la basilique.

Ce succès phénoménal tient à ce qu’elle abrite une relique exceptionnelle, rien moins que la maison de la Vierge à Nazareth (la Santa Casa), vaisselle comprise. Menacée par les Sarrasins après la débâcle des croisades, elle y a été transportée via les airs par des anges en 1294, après une escale en Croatie et une autre dans un bois de lauriers voisin. Dès lors, les fidèles accourant toujours plus pour y faire leurs dévotions, le pèlerinage a été organisé, une église a été construite autour de l’humble demeure, et le saint lieu a été directement rattaché à la papauté. L’occupation de la Palestine par les Turcs et la piraterie barbaresque en Méditerranée n’ont fait qu’accroître son intérêt comme intermédiaire avec les Lieux saints.
Au XXIe siècle, cette « foi du charbonnier » peut prêter à sourire. C’est oublier qu’à l’époque et plus encore au Moyen Âge, le fidèle n’établit pas de frontière entre le réel et le symbolique. Le vol miraculeux représente l’élévation spirituelle de la Vierge, la Casa mobile l’Église universelle, le passage de l’Orient à l’Occident la diffusion de la foi, et les lauriers la victoire du Christ.
Pour ce qui concerne Jean-Jacques Olier, les résultats vont au delà des espérances. Non seulement il recouvre la vue mais est gratifié d’une nouvelle vision, spirituelle. A l’époque, l’une des grandes questions en suspens est la formation des prêtres, dont le concile de Trente a dénoncé quelques décennies plus tôt les terribles carences. Revenu en France, l’abbé y consacrera sa vie, conduisant à la création du séminaire d’Issy.
Mais la Vierge de Lorette a aussi un autre lien moins connu avec notre commune. Le transport acrobatique de son logis a en effet rapidement incité à la voir comme une marraine naturelle des voyageurs de l’air. Dès 1912, la Société italienne des Aviateurs et Aéronautes se place sous sa protection. Le Vatican s’en saisit. Et en 1920, le pape Benoit XV la proclame solennellement Aeronautarum Patrona, sainte patronne des aviateurs et passagers aériens. Nul doute qu’elle veillait donc avec bienveillance sur le berceau de l’aviation qu’était alors Issy. Elle a gardé ce titre jusqu’à ce jour, quoiqu’en partage avec quelques autres saints personnages (Saint Eloi, Saint Joseph de Copertino …).

Pensons donc à l’invoquer la prochaine fois que nous prendrons l’avion ! 

P. Baland

                              

20 septembre 2026

Val de Seine

12 septembre 2026
Visite du quartier Issy Val de Seine

Pour répondre à une demande d’Historimiens, une nouvelle visite du quartier Val de Seine leur est proposée. 

Celle-ci commence sur le pont d’Issy (ancien pont des Peupliers en 1905). Cela permet, en suivant le cours du fleuve, une vue d’ensemble de l’Isséane (2007) jusqu’aux tours d’habitation de l’architecte Françoise Raynaud. 


Que de changements depuis les usines installées au cours du XIXe siècle !
Le début de la rue Rouget de Lisle est encadré au nord par les Halles Biltoki surmontées par le siège social d’Orange et au sud par la tour Keiko inaugurée en 2025 pour des mutuelles. Derrière elle, se trouvent les bureaux de l’entreprise Capgemini . 
La rue passe sous les ponts des lignes ferroviaires du tram et du RER. La place Lafayette est encadrée de bureaux de médias comme France 24.
On retrouve essentiellement des bureaux le long de la rue Camille Desmoulins comme ceux de Canal+ ou plus loin ceux d’Eutelsat, entreprise européenne de satellites. 


La rue est prolongée par la rue Farman devant la tour du groupe Accor. Sur le trottoir, est installée une table d’information d’Historim consacrée aux hélicoptères de l’Héliport.

Dans la rue Bara, des maisons de la Belle
Époque hébergeaient des employés d’un grand transfor-mateur électrique situé sur le champ de manoeuvres acheté par la ville de Paris en 1925.

Le retour se fait par le boulevard Gallieni qui longe d’un côté le parc Suzanne Lenglen (Paris XVe) et de l’autre des bureaux, quelques immeubles résidentiels et surtout les Arcades école d’art isséenne pour les petits et les grands.


La visite se termine par une vue sur le Palais des Sports et ensuite celle des anciennes Blanchisseries de Grenelle remplacées par la suite par des bureaux qui sont en cours de rénovation.
 
P. Maestracci
images Michel Julien

16 septembre 2026

Le nymphée d’Issy

retenu par le Loto du Patrimoine

 

Le couperet est tombé ce lundi 31 août 2026 : la restauration du nymphée d’Issy-les-Moulineaux fait partie des 100 projets élus cette année par le Loto du patrimoine, la fondation portée par l’animateur Stéphane Bern. Elle bénéficiera donc d’un substantiel soutien financier pour des travaux de rénovation qui devraient commencer l’année prochaine. C’est l’occasion de revenir sur l’origine et l’état de ce rare joyau de la Renaissance.

La voute du nymphée d’Issy

Dans la mythologie grecque, les Nymphes (littéralement « jeunes filles ») étaient des divinités secondaires personnalisant fleuves, bois et montagnes. L'une d'elles, voulant échapper aux assiduités du Dieu Pan, se réfugia dans une grotte et s’y transforma en source. Le premier nymphée était né. Dès lors, le mot grec désigne des sanctuaires dédiés aux Nymphes sous la forme de grottes naturelles ou artificielles dont le décor intérieur se construit autour de la présence de l'eau : sources, fontaines et coquillages.

Le monde romain s’empare de l’idée et la généralise. Non seulement le culte s’étend à d’autres divinités, mais le nymphée, comme grotte aquatique, devient un lieu décoratif, récréatif ou de réunion. Il sert aussi parfois de réservoir. Public ou privé, presque toujours orné de coquillages, mais de plus en plus souvent aussi de peintures et statues, il prend toutes les tailles, de la niche au bâtiment complet. Il contribue à la diffusion de l’art de la mosaïque. Les premiers chrétiens s’en inspirent pour la conception des baptistères.

La Renaissance italienne redécouvre le goût de l’antique, et donc des nymphées comme édifices d’agrément. A Rome, en Toscane ou dans les jardins de Lombardie, les pseudo-grottes animées d'ingénieux jets d'eau et de décors aquatiques se multiplient. C’est l’époque où s’invente le mot de grotesco pour qualifier ces pastiches minéraux. La mode essaime en France et en Europe. Au XVIIIe siècle, elle s’apparente au style rocaille, le baroque justement à base de décors de coquilles.

Il ne reste en France qu’une dizaine de nymphées. C’est dire l’importance de sauvegarder celui d’Issy. Il n’est pas le plus grand mais assurément l’un des plus anciens. Commandé par la reine Margot pour ses jardins, il date du début du XVIIe siècle. Comme on sait, le terrain et son nymphée passent ensuite à l’ordre de Saint-Sulpice. Une tradition orale veut qu’il accueille alors les fameuses "Conférences d'Issy"- ou du moins certaines d’entre elles - où Bossuet et Fénelon (et leur hôte, le Supérieur Général du séminaire) s’écharpent sur la doctrine de l'Église. Selon d’autres sources, si les conférences prirent bien place sur le site du séminaire, il est douteux que l’état de santé du Supérieur Général lui eût permis de débattre longtemps dans cet endroit alors froid et humide (en outre exigu).

Aussi appelé “Pavillon de rocailles”, de plan carré, le nymphée d’Issy abrite une unique pièce partiellement enfoncée dans le sol. On y pénètre par une porte dont l’orientation a du reste été inversée au XIXe siècle lors de la construction de la première chapelle du séminaire, qui venait s’y adosser. On découvre à l’intérieur un vrai bijou architectural. D’innombrables pierres et coquillages forment des mosaïques où l’on reconnaît sirènes, oiseaux aquatiques et autres figures marines encadrées de compositions ornementales d’esprit italianisant. La mosaïque du sol comportait un jet d’eau aujourd’hui disparu. Le pavillon est classé aux Monuments historiques. Sa préciosité donne une idée de ce que pouvait être le domaine de la reine.                

 Il est malheureusement aujourd'hui assez dégradé. « La toiture est altérée, les murs sont fissurés et les menuiseries sont fortement abîmées, tandis qu’à l’intérieur, les enduits sont lacunaires et les décors de rocailles se fragilisent » peut-on lire sur le site de la Fondation du patrimoine. Un projet de rénovation a donc été lancé. Grâce à sa toute récente sélection, il recevra une aide financière appréciable dont le montant sera annoncé en fin d’année. Toujours selon la Fondation du patrimoine le projet prévoit « une intervention globale » avec reprise des murs, traitement des façades, révision de la charpente et de la couverture, restauration des enduits, des menuiseries, des vitraux et des rocailles. Une intervention urgente avait déjà été lancée « afin de stabiliser l’édifice ». Le gros des travaux débutera en novembre 2027 pour s'achever en juin 2028. Ils s'inscriront dans une plus vaste campagne de réhabilitation du site, menée par le propriétaire, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Une fois les travaux terminés, le nymphée devrait être accessible au public et intégré au parcours de visite du parc. Nous l’attendons avec impatience !

 P. Baland

 

15 septembre 2026

Gévelot, l'incendie de 1973


Le feu de l'usine d'Issy-les-Moulineaux, le plus grand qu'ait connu Paris depuis 1945, à lui seul, a nécessité l'engagement de 22 casernes et la mise en œuvre de 66 grosses lances.

Pratiquement circonscrit à 1 h. 25, il prenait en quelques minutes des dimensions gigantesques à la suite de l'explosion d'un bâtiment contenant des caisses d'amorces et de cartouches, explosion qui faisait de nombreux blessés dans nos rangs et parmi le personnel de l'usine qui luttait à nos côtés.
Une heure plus tard, aidée par le vent, la propagation aux immeubles d'habitation voisins paraissait inévitable. Avec énergie et courage, les 400 officiers, sous-officiers et sapeurs ont pris tous les risques, malgré 17 nouvelles explosions et d'autres blessés, pour que le feu ne dévore pas le reste de l'usine et les immeubles contigus.



La cartoucherie Gévelot en grande partie détruite, et vue de l'usine avant le sinistre.

Le 2 octobre prochain, Monsieur Jean-Claude Deranlot, ancien de la Brigade des sapeurs pompiers de Paris devait tenir une conférence sur l'incendie de la Cartoucherie Gévelot.
 

13 septembre 2026

Noir pour les façades

En période de dérèglement climatique, le noir pour un mur extérieur est un défi de taille pour les architectes. C’est encore plus évident lors des canicules comme celles de 2026. Alors qu’une couleur pâle renvoie une partie de la chaleur atmosphérique, certains bâtiments isséens ont une façade d’un noir souvent profond. Il est souhaitable qu’ils disposent d’une bonne isolation, d’une climatisation ou une ventilation pour la période estivale.

Anciens ateliers AMX en bordure de Seine.


Ces bâtiments noirs manifestent une diversité dans leur usage grâce à quelques exemples répartis dans la commune.
Le plus ancien correspond à l’ancien Atelier des Moulineaux qui fabriquait des chars AMX (Atelier des MoulineauX) quai de la Bataille de Stalingrad. Il est ensuite transformé et occupé par l’entreprise de restauration Sodexo ; il est en cours de réhabilation

Plusieurs établissements scolaires ont une façade noire. Celle-ci peut être en bois comme les écoles Justin Oudin (allée Lucie Aubrac) ou Louise Michel (rue du 
Dr Zamenhoff) ou une façade métallique comme le collège de la Paix, rue du Fort. Ces trois établissements se trouvent dans le quartier du Fort. L’université Paris Campus Santé dont l’adresse se trouve sur Paris XVe a des bâtiments délimités par les rues Jeanne d’Arc et Jeannin-Garreau ; ils sont aussi noirs.

Immeuble 221,  rue Jean-Jacques Rousseau.

C’est le cas également de l’hôtel Courtyard by Marriott 5, rue Renan. Sa façade est composée de larges baies vitrées avec un encadrement d’un noir profond.

Enfin, l’immeuble résidentiel le plus récent car il fut inauguré en 2023, est  221-223 de la rue Jean-Jacques Rousseau.

Texte et photos : P. Maestracci

8 septembre 2026

Libération de Paris

C'était le 25 août 1945 - il y a 81 ans 

Pour cette célébration, notre maire Thierry Lefèvre, dans son allocution, a rendu un précieux hommage à une femme dont une rue d’Issy-les-Moulineaux porte le nom.


Simone Michel-Lévy, c’est son nom. Elle fait partie, avec bien d’autres, des premiers résistants des PTT. Ceux -ci sont bien placés pour envoyer des messages à Londres, résidence provisoire de la France Libre du Général de Gaulle, depuis le 18 juin 1940, et diffuser en France de la littérature anti-allemande .

En 1943, les PTT disposent d’une véritable organisation, travaillant en étroite collaboration avec la Résistance : par exemple, pour préparer le plan de sabotage des lignes téléphoniques.

Simone Michel-Lévy s’efforce également de sauver du STO (Section du Travail Obligatoire organisée par l’occupant), en les faisant embaucher aux PTT. Le camouflage d’équipements techniques est aussi l’une des missions qui lui sont confiées.

En novembre 1943, par trahison, elle est arrêtée dans Paris et torturée. Déportée à Ravensbrück, puis transférée en Tchécoslovaquie dans une usine d’armement dépendant du camp de Flossenbürg. Refusant de plier, elle sabote la production avec deux autres femmes également déportées, Hélène Lignier et Noémie Suchet.

Le 13 avril 1945, les trois femmes sont pendues par les nazis. Le Général de Gaulle nomme Simone Michel-Lévy compagnon de la Libération à titre posthume, le 26 décembre 1945.


Une précision à propos de la Libération de Paris : celle-ci s’est faite à la course. La deuxième DB  (2e Division Blindée) du Général Leclerc était en approche de la capitale. L’ordre lui a été donné d’arriver le plus rapidement à la gare Montparnasse où la fin fut actée. 

A grande vitesse le capitaine Drone du RMT (Régiment de Marche du Tchad) a devancé Rol Tanguy, chef des FTP Francs Tireurs et Partisans communistes en majorité, a été coiffé à l’arrivée ; le Général de Gaulle ne souhaitant pas le voir revendiquer la victoire. Celle-ci a donc été collective, dans un esprit d’union de la France.

A.Bétry

2 septembre 2026

Funeste réconciliation

Début 1743 le marquis François-Victor Le Tonnelier, seigneur de Breteuil, se rend à la maison de campagne du cardinal de Fleury à Issy. Tout Paris sait le vieux ministre au plus mal et il souhaite l’honorer d’un dernier salut.
Il n’est pas besoin de présenter le cardinal de Fleury, ancien précepteur de Louis XV devenu son principal ministre, ex-pensionnaire du séminaire d’Issy, propriétaire d’une villégiature voisine qu’il occupe au moment de cette visite, et auquel Historim a consacré plusieurs articles.

De 33 ans son cadet, Le Tonnelier est moins connu. Il est alors l’un des plus hauts représentants de l’illustre famille des Breteuil. Habile et aidé par le prestige de son nom, il a très tôt commencé sa carrière sous Louis XIV, au Parlement de Paris puis à la chambre des requêtes. Sous la Régence et sans transition, il est promu intendant des finances de plusieurs régions de France, et notamment le Limousin. Il y rencontre et devient le protégé de l’abbé Dubois, natif de Brive-la-Gaillarde et principal conseiller du Régent.

 

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil, 1686-1743

(Château de Breteuil, peintre inconnu)

 


En 1723, Dubois favorise son élévation à 37 ans comme secrétaire d'État à la Guerre en remplacement d’un certain Claude Le Blanc opportunément arrêté pour malversations (il semblerait que l’alliance entre les deux hommes doive quelque peu à la contribution de Breteuil à l’effacement d’épisode scabreux de la jeunesse de l’abbé dans les registres judiciaires). L’ascension du marquis semble irrésistible. Mais la mort quelques mois plus tard de Dubois, suivie de celle du Régent, va sérieusement l’infléchir. Principal ministre du tout jeune Louis XV à partir de 1726, le cardinal de Fleury ne l’accepte pas dans son cercle restreint. Il fait acquitter son prédécesseur de tous ses crimes, démettre Breteuil, et restituer Le Blanc dans ses anciennes fonctions.

Ce dernier meurt deux ans plus tard. Tout logiquement, Le Tonnelier demande à reprendre sa place mais Fleury maintient son veto. Breteuil ronge son frein en exerçant diverses fonctions honorifiques à Versailles. L’affaiblissement de la position du cardinal à partir de 1740 lui permet de revenir aux affaires comme ministre de la Guerre. C’est dans cette position qu’il visite trois ans plus tard à Issy celui qui fait toujours office de chef du gouvernement.
Un cardinal de Fleury qui, pourtant, n’aura cessé de lui mettre des bâtons dans les roues. S’agit-il d’une tardive réconciliation ? Est-ce un geste d’humanité envers un vieillard sur la fin ? Ou Breteuil cherche-t-il à se faire adouber en vue d’une succession qui ne saurait désormais tarder ?

Quoi qu’il en soit, la visite ne lui porte pas bonheur. Il a à peine franchi le porche de la maison du cardinal qu’il est frappé d’« apoplexie » (ou d'une « attaque cérébrale »). Son état le rend intransportable. Breteuil décède sur place quelques jours après, le 7 janvier 1743. Il avait 56 ans.

Son hôte le suit dans la tombe une semaine plus tard (ou trois selon certains auteurs). Mais lui avait 89 ans. Un article d’Historim relate les détails de ses funérailles isséennes.

La disparition des deux hommes décide le jeune roi Louis XV – il a 32 ans - à entrer de plain-pied dans la politique. Désormais, il n’aura plus de « ministre principal ».

A Paris, l'avenue de Breteuil (la plus chère du Monopoly) et la place du même nom rappellent la mémoire de ce ministre de l’ancien régime mort à Issy.

P. Baland


 

 


29 août 2026

Gévelot

Historique de l'entreprise Gévelot

1820 - Joseph François Marin Batard-Gévelot (1786-1843) crée une maison spécialisée dans la production d’armes blanches et d’équipements militaires, installée au 24 rue Notre-Dame-des Victoires à Paris.
1823 - Marin Batard-Gévelot reçoit l’autorisation du roi Louis XVIII d’utiliser le fulminate de mercure dans la fabrication d’amorces et de cartouches.
1826 - L’activité de fabrication est transférée de Paris, à ce qui deviendra Issy-les-Moulineaux, au bord de la Seine.
Le portail d'entrée de l'usine,
seul vestige de l'époque Gévelot.


1856-1860 - L’usine d’Issy-les-Moulineaux s’étend vers le Nord ; elle quadruple sa superficie et double le nombre de bâtiments.
1884 - 15 décembre : Jules Gévelot et Victor Gaupillat s’associent pour former la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre).
1893 - Construction d’une vingtaine de nouveaux bâtiments à l’usine des Moulineaux.
1898-1908 - Cinquante nouveaux bâtiments sont édifiés aux Moulineaux
1914-1918 - Composées principalement de personnel féminin, les usines Gévelot travaillent jour et nuit à l’effort de guerre et produisent des millions de cartouches et de munitions.

1930 - Suite à des décès et successions, diversification dans la production Gévelot : PCM (société Pompes, Compresseurs Mécanique).
1940-1944 - La SFM met presque totalement son activité en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation.
1950 - 28 septembre : redémarrage de la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre, et devient Gévelot SA).
1973 - Incendie de l’usine des Moulineaux.
1978 - Diverses sociétés sous le contrôle de Gévelot qui devient la holding du Groupe.
1980 - Mise en règlement judiciaire de la Société française de munitions.
1988 - Le Groupe Gévelot comprend à la fin de la décennie neuf sociétés dans quatre grands secteurs d'activités, avec 1 300 salariés.

25 août 2026

Védrines Jules 1881-1919



Le 16 août 1911 pour le pilote de nationalité française Jules Védrines qui décolle d’Issy-les-Moulineaux dans la matinée, installé aux commandes d’un aéroplane monoplan, équipé d’un moteur en mesure de développer 70 chevaux.
 Malheureusement, quelques heures après son départ, une panne de carburant va ruiner son raid par la voie des airs. Il est environ 12 h 30 quand l’infortuné aviateur va ainsi être contraint d’atterrir en virant à hauteur de la ville de Trouville. Une manœuvre délicate qui va se solder par un capotage, l’aviateur finissant dans la Manche. 
Mais il pourra compter sur un vapeur norvégien qui va venir le secourir rapidement. N’ayant que quelques contusions et une blessure au front, Jules Védrines envisage de reprendre son voyage dans la soirée, ce que lui déconseillera son médecin : deux à trois jours de repos seraient préférables.
Airjournal Stéphanie Meyniel
 
Un des pilotes les plus audacieux de son époque. Vainqueur de la course Paris- Madrid, au départ d’Issy-les Moulineaux en 1911. Titulaire de nombreux titres, il accomplit un Paris – Le Caire par étapes en 1913.
Affecté pendant la Première Guerre mondiale, à la fameuse escadrille n°3 des Cigognes où il fut moniteur d’un débutant nommé Georges Guynemer, Védrines effectua de nombreuses missions périlleuses. A sept reprises, en 1915 et 1916, il réussit  à atterrir sur des territoires occupés par les Allemands pour accompagner des agents de renseignement et au cours de mission secrètes, de récupérer ses passagers. 
La paix revenue, il se distingue le 19 janvier 1919, il parvient à se poser sur le toit des Galeries Lafayette. Titulaire du titre de champion du monde de vitesse, remporté en 1912 à sept reprises. Le 21 avril 1919 il trouve la mort accidentellement dans la Drôme, au cours d’un raid Paris – Rome sans escale ; il voulait passer directement au-dessus du massif du Mont-Blanc.
Dictionnaire de l'Aviation - Bernard Marck 
 

18 août 2026

Exposition franco-helvétique

Le Musée suisse du jeu à la Tour-de-Peilz (canton de Vaud) ouvre vendredi 21 août sa nouvelle exposition, consacrée aux cartes à jouer. Plus de 2 000 cartes couvrant 600 ans d'histoire sont à découvrir, du Tarot aux Pokémon.

Des collections de sept musées européens, dont celles du Musée français de la Carte à jouer d'Issy-les-Moulineaux, et une quinzaine de collections privées ont été prêtées pour l'occasion. Elles viennent compléter celles du Musée suisse du jeu pour "offrir un panorama inédit de la longue histoire des cartes à jouer", écrit le musée vaudois dans son communiqué.
Le public pourra notamment découvrir certaines des plus anciennes cartes européennes encore conservées, comme des tarots enluminés du XVe siècle. 

Des "collections exceptionnelles" de cartes "Magic: The Gathering", dont le fameux Lotus noir, seront aussi présentées. De rares cartes Pokemon seront aussi à l'honneur, alors que la célèbre franchise fête ses 30 ans.

L'exposition comprend également 16 postes interactifs, dont plusieurs jeux vidéo qui explorent les mécaniques de la carte. Tournois, conférences et événements spéciaux viendront rythmer la programmation jusqu'au 4 juillet 2027.

26 juillet 2026

La place des Tilleuls revisitée




La place des Tilleuls, cœur historique du quartier des hauts d’Issy, connaît une métamorphose majeure, fruit d’une démarche de concertation innovante centrée sur l’usager. Aujourd’hui le lieu retrouve sa place dans le cœur des habitants.


Au cœur de cette rénovation, la place propose une expérience sensorielle innovante. Conçue comme un parcours dédié à la découverte et à l’éveil des sens, cette réalisation invite à se reconnecter au vivant. La direction de la Ville durable a choisi des arbustes mellifères comme l’oranger du Mexique ou le céanothe pallidus, pour stimuler l’odorat et la vue. Elle a aussi sélectionné des vivaces comestibles et médicinales telles que l’achillée millefeuille, le calament ou l’herbe à curry, pour éveiller le goût. La végétation couvre-sol et d’autres arbustes sont choisis pour leur parfum, leur texture ou leurs propriétés thérapeutiques.  
Un lieu où l’on cultive non seulement du lien, mais aussi l’émerveillement de la nature, pour le plaisir des petits et grands.

14 juillet 2026

Noms de rues isséennes et villes proches


Issy-les-Moulineaux dans le département des Hauts-de-Seine est limitrophe de Paris. Depuis la Révolution jusqu’aux années 60, la ville était dans le département de la Seine avant d’être intégrée au nouveau département de la Petite couronne.



                                                         
 Plaque de la rue de Vanves



De cette proximité avec la Capitale, il existe une petite rue isséenne de Vaugirard, proche de Meudon à l’opposé de la fin de la rue de Vaugirard, la plus longue de Paris et qui finit Porte de Versailles. Mais la rue Burgun a porté longtemps le nom de rue de Paris.
D’autres rues portent le nom des autres villes limitrophes dans le même département. La rue de Vanves qui part de la place de la Fontaine est prolongée à Vanves par la rue d’Issy. Ce fut l’axe majeur entre les deux villes avant le percement du boulevard Voltaire sous le Second Empire. La rue de Meudon aux Moulineaux et l’avenue du Bas-Meudon sur l’île Saint-Germain évoquent le quartier de la Ferme appartenant à Meudon du Moyen Âge à 1893.



            
 Plaques de la rue de Paris et de la rue Marcel Burgun

                                                         


D’autres noms ont disparu, comme l’île de Billancourt en fait rattachée en 1808 et intégrée depuis à l’île Saint-Germain.

L’avenue du Général de Gaulle était autrefois appelée route de Clamart.
 
Texte et photographies : P. Maestracci

7 juillet 2026

La famille de L’Espine

Passions d’outre-Alpes d’Achille-Etna à Vincenzo Bellini

de Pierre Baland, Beit-Kifa, juin 2026 

                                                                






Ce livre publié récemment cite Issy, et plus particulièrement son château et certains de ses propriétaires. 
Au chapitre VII, l’auteur y écrit ainsi qu’Achille-Etna Michallon encore enfant fait vers 1810 « la connaissance d’un (…) amateur éclairé qui le prend en sympathie, le comte Pierre-Charles de L’Espine. (…). [Celui-ci] appartient à une vieille famille d’origine piémontaise, les Spina, installée depuis des siècles en France. Directeur de la fabrication à la Monnaie de Paris, propriétaire du château des Conti à Issy au sud de Paris, c’est un homme riche. (…) [Achille-Etna Michallon] devient un invité fréquent du château d’Issy. » 

Un peu plus loin, au Chapitre XXI, le même livre rappelle que son fils, lui vicomte de L’Espine, a ensuite été nommé maire d’Issy par le roi Charles X, « la ville où il a hérité du château de son père. C’est d’ailleurs dans ses lambris, décorés d’esquisses de Michallon et autres paysagistes, qu’il réunit ses conseils municipaux. » 

Les chapitres précédents rappellent qu’Achille-Etna Michallon (1796-1822) est un artiste peintre paysagiste enfant prodige, fils d’un sculpteur lui-même connu, qui a vécu son enfance au Louvre puis, devenu adulte, trois ans et demi à la Villa Médicis à Rome. Il fut ensuite le maître de Camille Corot !
Pour rappel, le comte de L’Espine travaillait en effet à la Monnaie de Paris, quai de Conti, dont les bâtiments de 1777 sont à l’emplacement du Grand et du Petit Hôtels de Conti. Il a acheté en 1809 la propriété isséenne que les Conti avaient possédée de 1699 à 1776. Il a fait restaurer le château (au milieu de l’actuelle rue Berthelot) et aménagé le vaste parc en jardin à l’anglaise.

La propriété fut ensuite démembrée en 1857 et les ruines du château vendues au début du XXe siècle. Il n’en subsiste plus qu’une partie de l’entrée intégrée au Musée Français de la Carte à Jouer. La collection de peintures de la famille de L’Espine est quant à elle entrée dans les collections du Louvre en 1930.

L’auteur, Pierre Baland retrace dans ce livre la vie d’artistes et personnages politiques de France et d’Italie souvent célèbres qui, le plus souvent par passion, ont choisi de vivre et travailler dans les deux pays à la fin du XVIIIe siècle ou durant les premières décennies du XIXe. Il peut s’agir de peintres comme justement Michallon, de musiciens comme Bellini et Rossini, ou d’écrivains comme Stendahl, sous oublier la célèbre cantatrice la Malibran ou la reine Marie-Amélie. Des vies fort intéressantes dans tous les cas.


Pascale Maestracci

3 juillet 2026

Rue Baudin

 

La rue Baudin, ancienne rue des Pensards, longue de 300 mètres relie la place des Tilleuls à l’avenue du Général de Gaulle. La rue donne aussi l’accès à l’impasse du même nom.



Jean-Baptiste Baudin est né en 1811 dans le département de l’Ain. Sous la Seconde République, il en devient le député à l’assemblée législative. En 1851, lors du coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, il est sur une barricade de la rue Sainte-Marguerite dans le faubourg Saint-Antoine. Tenant le drapeau tricolore, il est tué par les forces de l’ordre. Son cercueil entre au Panthéon en 1889 pour le centenaire de la Révolution car il est considéré comme un « représentant du peuple ».



Un ancien relais de poste avec des écuries dans la cour au numéro 50, a été remplacé par deux immeubles résidentiels.

Au numéro 52, se trouve la maison de Jacques Madaule qui fut maire de la commune de 1949 à 1953.

De chaque côté de cette rue paisible, se succèdent maisons et immeubles résidentiels.

Merci aux Isséennes Chantal et Germaine qui m’ont amicalement parlé de cette rue.


Texte et photo : P. Maestracci