30 avril 2026

Gouverneur Général Félix Eboué

Félix Eboué 1884-1944

La rue du Gouverneur Général Felix Eboué à Issy-les-Moulineaux est un axe de circulation important. 
Mais qui est donc ce personnage ?
Descendant d’esclave, Félix Eboué est né à Cayenne en Guyane, en 1884. Issu de la petite bourgeoisie, il termine ses études secondaires à Bordeaux, puis ses études supérieures à Paris, à l’Ecole coloniale.

Il occupe de nombreuses fonctions en temps qu’administrateur en AEF (Afrique équatoriale française).
Successivement à la Martinique, au Soudan français, il est secrétaire général. De 1936 à 1940, il est gouverneur de la Guadeloupe, puis gouverneur du Tchad.


C’est à ce moment qu’il choisit de rejoindre la France Libre du général de Gaulle en répondant à son célèbre appel du 18 juin 1940.

En novembre de la même année, de Gaulle le nomme gouverneur général de l’AEF à Brazzaville, au Congo. Et comme il est un des premiers à avoir rejoint la France Libre, il est de ceux qui deviennent « Compagnon de la Libération ».

Grace à son expérience et sa maîtrise de l’administration coloniale, il gère au profit de la France Libre les populations et les ressources de l’AEF.

Epuisé et malade, Félix Eboué décède en mai 1944.

« Premier artisan du ralliement du Tchad au général de Gaulle en août 1940, âme de l’Afrique équatoriale française libre, ce grand administrateur colonial de la République mit son énergie tout entière dans l‘œuvre de libération du territoire national ».

Personnage emblématique de la IIIe République et grand serviteur de l’Etat, 

Félix Eboué entre au Panthéon en mai 1949.

A. Bétry

28 avril 2026

Henri Rousseau

Peintre devenu célèbre, cet artiste surprenant nous transporte dans le domaine du rêve. C’est l’impression que l’on ressent au terme d’une visite au musée de l’Orangerie de Paris. Peintre autodidacte, tout lui est permis et les sujets de la vie courante lui deviennent familiers.
A l’âge de quarante ans, il est alors employé municipal, il est chargé de prélever un impôt sur les marchandises entrant dans Paris. Ce qui lui valut de porter le surnom de Douanier, légende construite de ce provincial venu de Laval, né en 1844.
C’est en 1885 qu’il fait ses débuts dans l’Art. Après bien des déboires, deux marchands collectionneurs, Paul Guillaume parisien, et par la suite un américain Albert Barnes assureront la notoriété de l’œuvre de Henri Rousseau.
D’un style particulier, Rousseau reconnaît en1910 n’avoir jamais quitté la France car une grande partie de sa peinture reflète un exotisme parfois envahissant de végétation et à la fois de création. En réalité, c’est au Muséum national d’Histoire naturelle et dans les serres du Jardin des Plantes que Rousseau puisa son inspiration. Le talent de l’artiste nous transporte réellement dans un autre monde. De plus, l’exposition est admirablement bien présentée. Pour nous, Historim, un tableau a particulièrement retenu notre attention : « Les Pêcheurs à la ligne », 1908-1909 (46 x 55 cm).


L’avion dans le ciel serait aux dires du musée de l’Orangerie un hommage aux premiers vols du biplan des frères Wright en 1908. 
A.Bétry


Henri Rousseau, Musée de l’Orangerie, du 25 mars au 20 juillet 2026.

25 avril 2026

Ecole Fontaine, puis Ecole Anatole France

L’institution Fontaine, du nom de son directeur M. Gustave Fontaine a été créée à Issy entre 1882 et 1902. C’était un établissement privé pour jeunes gens qui était situé au 12 rue du Parc (adresse de l’époque, aujourd’hui 10 rue Henri Tariel). La fermeture de cette école a été actée le 14 mars1921.
Au début du siècle, en 1903, elle comprenait 172 élèves (15 de plus de 13 ans et âgés de 6 à 13 ans) répartis en sept classes primaires élémentaires. Le personnel enseignant était composé d’un 
instituteur et de sept adjoints. 
Dans l’indicateur « Bijou » de 1927, elle est baptisée « Ecole Commerciale d’Issy ». 




Quelques années plus tard, avant 1933, elle est acquise par le département. Elle est aujourd’hui devenue l’école Anatole France.



Elle renferme dans son enceinte l’un des derniers vestiges de l’ancien Parc des Princes de Bourbon-Conti créé au XVIIe siècle : un bassin au dessin original, autrefois placé au sommet de la grande perspective transversale. Il était bordé par le mur, toujours existant, de soutènement du château d’eau, orné de « trois portiques en brique couronnés d’une balustrade » (Dulaure : « Nouvelle description des environs de Paris », Paris 1786).
Aujourd'hui, en 2026, à l'emplacement de cet établissement ayant changé plusieurs fois de nom, ont été construits des immeubles d'habitation rue Henri Tariel, ainsi qu'une nouvelle école Anatole France. dont l'entrée principale se trouve boulevard Rodin.

Collaboration de M. Laurent Bonvalet,
de Florian Goutagneux,
et du Musée français de la carte à jouer d'Issy-les-Moulineaux.














19 avril 2026

Rue Danton

Cette rue, assez proche de l’Hôtel de Ville avec une légère pente est longue d’environ 350 mètres. Elle relie deux grands axes de la ville, à savoir l’avenue Victor Cresson et la rue du Gouverneur Général Éboué.



Son nom est celui d’un des plus célèbres révolutionnaires, Georges Danton (1759-an II soit 1794). Cet avocat s’engage pleinement dans la Révolution française et crée le Club des Cordeliers en 1790. 


Plaque de la rue, ancienne rue des Entrepreneurs.


Par la suite, il est élu à la Convention député de Paris et organise la défense du pays en guerre. Sa phrase « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace » est devenue iconique. Membre du Comité de Salut Public en l’an I (1793), il est devenu un opposant à Robespierre qui le fait guillotiner l’année suivante.


Rue en 1910. Le bas de la rue est envahi par les eaux de la Seine lors de la dernière grande inondation dite crue centennale. Sur la droite, le profil de la façade de l’immeuble au 33. Un peu plus loin, le croisement avec la rue Hoche et au-delà, le bas de la rue fermé à la circulation pour cause d’inondation. 

La rue Danton est essentiellement bordée d’immeubles résidentiels. L’un d’eux, au numéro 33,  est caractéristique de la Belle Époque  car il est construit en meulière. 

Rue Danton vue de l’avenue Victor Cresson. La poissonnerie au rez-de-chaussée d’un petit  immeuble  a maintenant disparu car l’immeuble ancien a été remplacé depuis quelques années par un immeuble résidentiel plus haut.

Un immeuble des Années Trente en pierre et brique claire est à l’angle de la rue Anatole France. Une maison, à l’angle de la rue du Gouverneur Général Éboué est décorée juste sous le toit par des animaux en plein saut.

Texte et photographies : P. Maestracci 

15 avril 2026

Le stand de tir devenu ZAC Rodin


A la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, Issy-les-Moulineaux, encore largement campagnarde, accueillait une installation de tir aux pigeons fondée par la maison Gastinne-Renette, un armurier parisien réputé. 

Stand de tir 1963
Palissades, rue d'Erevan



Cette installation se trouvait dans les Hauts d’Issy, sur un vaste terrain situé entre les rues d’Erevan (anciennement rue du Plateau) et de l’Égalité. Les tirs se faisaient du sud vers le nord en direction d’un espace boisé le long du boulevard Rodin. De hautes palissades en bois protégeaient le voisinage (voir photo ci-dessus).



À cette époque, le tir aux pigeons était une activité sportive populaire, souvent liée aux sociétés de tir et aux concours réguliers, avec des résultats publiés dans la presse locale.
Lors des Jeux olympiques d’été de 1924 à Paris, Issy-les-Moulineaux a accueilli l’épreuve de tir aux pigeons d’argile (pas sur des pigeons vivants) dans le stade des Épinettes.
Cette épreuve faisait partie du programme « tir aux armes de chasse » parmi d’autres disciplines, et opposa plusieurs nations entre le 21 et le 29 juin 1924.
L’équipe américaine remporta l’épreuve par équipes. Le Hongrois Gyula Halasy fut victorieux en individuel.
Le tir aux pigeons d’argile fut ensuite progressivement remplacé par des disciplines plus modernes (comme le ball-trap) et ne figure plus dans le programme olympique après 1968.

Une ancienne habitante du sentier des Epinettes raconte : « Dans les années cinquante, il fallait voir les autos luxueuses, des américaines qui stationnaient dans la rue … Dès que mon grand-père entendait les plombs retombaient sur le toit ou dans les gouttières, il sortait de chez lui et surveillait le ciel. Il lui est arrivé plusieurs fois de retrouver des pigeons blessés, qu’il s’empressait de récupérer afin de pouvoir les manger. »
Après l’abandon progressif de l’activité, le lieu devint un terrain vague, même si des vestiges du tir aux pigeons restaient visibles dans les années cinquante (douilles, morceaux de pigeons d’argile) avant d’être définitivement transformé par l’urbanisation dans les années soixante-dix.
Ce terrain n’existe plus aujourd’hui. La catastrophe de juin 1961 a accéléré son abandon. Il a été urbanisé après son abandon progressif et les vestiges ont disparu en 1974 avec la construction de tours et d’immeubles.

Dans le catalogue d’armes de la société Gastinne-Renette, une page entière est consacrée à leur école de chasse d’Issy avec, en évidence, le moyen de s’y rendre : sur la ligne électrique Paris-Invalides à Meudon-Val-Fleury, à 2 km de Paris.

Voici le contenu de celle-ci :

 L’école de chasse est à la porte même de Paris et d’un accès facile aux automobilistes. Il est même possible de s’y rendre également par chemin de fer ou par le métropolitain (station Mairie d’Issy). Le parcours de chasse a été tracé dans un terrain d’une contenance de 7 hectares, légèrement vallonné dans certaines parties et très accidenté dans d’autres.
Les amateurs peuvent s’exercer utilement à la chasse devant eux en tirant les lapins sortant du terrier ou sautant les allées et les oiseaux artificiels filant devant eux ou passant en travers. Des oiseaux venant à tire-d’aile de derrière les collines ou vigoureusement lancés de la tour seront pour eux d’un excellent entraînement pour le tir en battue. Tous les tirs de chasse se trouvent représentés.

Un personnel expérimenté est à demeure à l’établissement et est à même de donner tous les conseils nécessaires. Aux débutants sont donnés les plus grands conseils de prudence ; ils apprennent vite à se servir convenablement et avec profit d’une arme de chasse. Tous les tireurs y trouvent l’avantage de pouvoir essayer successivement, autant de fois qu’ils le désirent, un oiseau difficile.
Par mesure de sécurité les munitions du tir sont imposées.
En raison du grand nombre de tireurs et des réunions de Sociétés, il est recommandé de toujours prendre rendez-vous par téléphone, avant de se rendre au tir d’Issy.

 

TIR AU PIGEON ET AU BALL-TRAP
Attenant à l’Ecole de Chasse est installé :
1° Un tir au pigeon vivant et aux électrocibles ZZ qui jouit d’une vue très étendue et qui est, par sa position et son altitude, très propice au vol des rapide des oiseaux.
2° Un tir au pigeon d’argile avec fosse réglementaire de 15 mètres spécialement disposée pour l’entraînement des Jeux olympiques.
C’est le rendez-vous des principales sociétés sportives de Paris.

Michel Julien





12 avril 2026

Succès d'Educap City 2026

Merci encore et bravo pour votre engagement.


Tout s'est bien passé avec des moments parfois chargés mais souvent intéressants. Notre animatrice Ana a été remarquable alors qu'elle n'a été prévenue que le matin même.


Nous avons reçu 73 équipes (sur 200), ce qui est nettement plus que les années précédentes.







5 avril 2026

Educap city 2026

 


Rappel Educap city, le 11 avril 2026

Toute la ville grouille d'enfants activés par le rendez-vous annuel d'un millier de participants.
Par équipe de six jeunes accompagnés d'un adulte, ils vont de 10 h à 16 heures parcourir les différentes étapes d'un immense jeu avec les questionnaires établis par les divers associations ou partenaires de notre ville.

Le samedi 11 avril, c'est pour la plupart d'entre nous jour de repos et de détente. Nous risquons de croiser nombre de ces jeunes âgés de 9 à 13 ans. Animés par l'envie de gagner des points au final de l'épreuve, ils risquent inconsciemment de prendre des risques. Aussi, nous Isséens, automobiles, vélos, trotinettes, essayons encore plus qu'à l'habitude, de modérer nos vitesses afin que la fête se passe sans problème.

En fin d'après-midi, tout le monde et vous Isséens, nous nous retrouverons place Corentin Celton pour célébrer ce moment annuel de joie et de plaisir.
Certains des enfants participants sont certainement vos enfants, vos petits-enfants ou vos voisins de palier.

Alors, une ultime consigne PRUDENCE.
Laïcité : apprendre à vivre ensemble
Merci à tous


Historim sera présent 
 à l’intersection des rues Vaudétard et Général Leclerc, sur le trottoir attenant au Séminaire.