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21 août 2022

Abécédaire - C, comme carte à jouer

C, comme carte à jouer


Jeu de cartes. © XDR

Nom féminin ; vient du latin charta (papier, écrit, livre) ; 
carte à jouer : petit carton marqué d'une figure et d'une couleur

Musée français de la carte à jouer
Issy-les-Moulineaux. © PCB

Issy-les-Moulineaux est connue pour son Musée français de la carte à jouer (ci-contre), l’un des sept au monde (Japon, Belgique, deux en Allemagne, Espagne, États-Unis) et le seul en France. Cet édifice, imaginé par l’architecte Philippe Jean, mitoyen du château des Conti devenu la Galerie d’histoire de la ville, est inauguré en décembre 1997. 

Le Chariot. © PCB

Le Musée qui reçut, en 1999, le prix du Musée européen, rassemble plus de 7 000 jeux (de cartes, de tarot, etc.) dont les plus anciens datent du XVe siècle, une collection initiée en 1930 par une donation d'un particulier au profit de la Ville.

Parmi les chefs-d'œuvre de cette collection, la carte du Chariot (ci-contre), de la seconde moitié du XVe siècle : peinture à fond estampé d'or sur papier en plusieurs couches… 

Aujourd'hui, un jeu de cartes à jouer est composé de 52 cartes… Mais pourquoi ?  pour les 52 semaines de l’année ? Pourquoi 4 couleurs (on dit des enseignes) : pique, trèfle, carreau, cœur ? pour les 4 saisons ? Et pourquoi ces figures : roi, dame, valet ? 

Que de mystères autour de ces cartes avec lesquelles on joue à la crapette, à la belote, au bridge, à la bataille, au poker… et même, parfois, au solitaire ! PCB


Adresse du Musée, 16 rue Auguste-Gervais, Issy-les-Moulineaux. Et, pour une visite virtuelle, rendez-vous sur le site : https://www.museecarteajouer.com/le-musee/

C'est ainsi que se termine notre série estivale, en espérant que cet abécédaire vous aura permis de découvrir Issy-les-Moulineaux sous un nouveau jour.

14 août 2022

Abécédaire - B, comme Ballets russes

B, comme Ballets russes

Costumes dessinés par Derain pour les Ballets russes de Diaghilev © PCB.

Nom masculin, pluriel, désignant une compagnie de ballet et d'opéra.

Comment les Ballets russes, cette célèbre compagnie d'opéra et de ballet, créée par le Russe Serge de Diaghilev en 1907, sont-ils liés à Issy-les-Moulineaux ? On va tout vous raconter.

Un roi. © PCB
Le Musée français de la carte à jouer, rue Auguste Gervais à Issy-les-Moulineaux, possède quatre costumes, dessinés par André Derain pour la Boutique fantasque, un ballet conçu par Léonide Massine, et joué par les Ballets russes, en 1919. L'histoire se passe chez un fabricant d'automates qui présente au public ses dernières nouveautés.

Une reine. © PCB

André Derain (1880-1954) est l'un des fondateurs du fauvisme aux côtés d'Henri Matisse - qui habita longtemps dans notre ville. Passionné de cartes à jouer, il va s'inspirer de cartes des XVIIIe et XIXe siècles pour dessiner les tenues de ces rois et reines (ci-contre et ci-dessus) qui participent à ce célèbre ballet, des costumes originaux, totalement restaurés, que l'on peut toujours admirer dans les vitrines du Musée isséen. PCB





9 août 2022

Abécédaire - V, comme vertugadin

V,  comme vertugadin

Bal à la cour d'Henri IV. ©XDR

Nom masculin ; vient de l'espagnol vertugade, vertugado 
qui signifie "pousse, repousse". 

Le vertugadin est une armature, un bourrelet porté par les femmes pour faire bouffer la jupe autour des hanches, comme on peut le voir sur cette illustration (ci-dessus). Cette mode se généralise à la cour d'Henri IV : son épouse Marguerite, fille du roi de France Henri II, portant habituellement le vertugadin sous ses robes.
Mais quel rapport avec Issy-les-Moulineaux ? 

La reine Margot. ©XDR
Marguerite n'est autre que la célèbre
Reine Margot, mise en scène par Alexandre Dumas en 1845. 
Elle épouse le futur Henri IV en 1572, devient reine de France en 1589, puis se trouve démariée" par le pape en 1599. Elle s'installe à Issy en 1606 dans un superbe manoir de la plaine de Vaugirard, connu sous le nom de Petit Olympe. Elle y reçoit beaucoup… toujours habillée de son vertugadin (ci-contre), attirant à Issy de riches aristocrates parisiens qui se font construire de belles demeures. 
Elle y meurt en 1615.

De cette superbe propriété, qui s'étendait de l'actuel Séminaire Saint-Sulpice au Musée de la carte à jouer et même au-delà, il demeure les jardins et, surtout, le nymphée : un petit bâtiment carré dont la voûte est ornée de rocailles, de coquillages et de pierre (ci-dessous). 

La voûte du nymphée d'Issy.© PCB



Et un poème de Michel Bouterou, le Petit Olympe d'Issy, qui vante "les beaux jardins et prés herbus", "sa belle source ondoyante" et "ses arbrisseaux toujours verts"… des ilôts de verdure dont les Isséens et les Isséennes peuvent aujourd'hui profiter… mais sans être obligées de porter ce vertugadin qui devait être bien inconfortable ! PCB

PS. En architecture, le vertugadin est un terme désignant une bande de gazon servant à mettre en valeur les plans étagés d'un jardin à la française.

31 juillet 2022

Abécédaire - R, comme rouge cardinal

 R, comme rouge cardinal

Nom masculin, désigne une teinte spécifique de la couleur rouge.

Le rouge cardinal est un rouge soutenu (ci-dessus) dont le nom évoque la robe que portent les cardinaux de l'Église catholique. Cette couleur est liée, depuis l'époque romaine au pouvoir et au prestige. L'Église catholique l'a ensuite adoptée, en y introduisant plusieurs nuances en fonction de la hiérarchie : le pape a le rouge le plus éclatant ;  le cardinal le rouge qui porte son nom ; l'évêque est en violet.

Et quel rapport avec Issy-les-Moulineaux ? Deux cardinaux sont passés par Issy…

Le cardinal de Fleury. ©XDR
Le premier est le cardinal de Fleury, le précepteur du jeune roi Louis XV qui en fera son "Premier ministre" (ci-contre). L'amitié entre les deux hommes ne se démentira jamais. Le cardinal habite une "petite maison de campagne dans le village d'Issy", raconte Voltaire, qui deviendra une partie du séminaire Saint-Sulpice. Et le roi y viendra souvent lors de ses habituelles chasses au lapin 
Le cardinal de Fleury meurt à Issy le 14 janvier 1743. Ses obsèques, grandioses, se déroulent dans l'église Saint-Étienne.
Si cela vous intéresse, vous en saurez plus lors de l'exposition : Louis XV - "Goûts et passions d'un roi", qui se tiendra au château de Versailles, du 18 octobre 2022 au 19 février 2023.

Le cardinal Liénard. © XDR


Le second est le futur cardinal Liénart qui étudie au séminaire Saint-Sulpice de 1901 à 1904. Il devient prêtre en 1909, cardinal en 1930. Il est surnommé "le cardinal rouge", pour la couleur de sa robe bien sûr, mais aussi son souci des pauvres et son soutien au syndicalisme chrétien. 
Il participe au concile œcuménique de Vatican II (ci-contre) qui se déroule de 1962 à 1965. Il meurt le 15 février 1973. PCB

Deux articles ont été consacrés à ces cardinaux sur le site d'Historim :









24 juillet 2022

Abécédaire - L, comme lys

Fleurs de lys. © XDR

L, comme lys

Nom masculin - vient de Lilium - plante bulbeuse originaire du Proche-Orient.

Paré de fleurs blanches, rouges ou roses, qui éclosent de juin à septembre, en quoi le lys est-il lié à notre commune d'Issy-les-Moulineaux ? Tout simplement parce qu'on la trouve sculptée sur les écussons de bois (ci-dessous) qui ornent les deux vantaux du portail de l'église Saint-Étienne, dans les Hauts-d'Issy.

Le blason capétien au portail de l'église Saint-Étienne. © PCB
En héraldique, les trois fleurs de lys sont les armes de la dynastie des Capétiens. En principe, de couleur dorée, elles sont représentées sur champ d'azur. Mais que font-elles à Issy ?
L'actuelle église Saint-Étienne est construite à l'emplacement d'un ancien édifice médiéval, au XVIIe siècle (1634-1645), à la charnière des règnes de Louis XIII et de Louis XIV. Louis XIII et son épouse Anne d'Autriche ont enfin un fils en 1638, prénommé Louis Dieudonné, le futur Louis XIV, devenu roi en 1643 à 5 ans seulement. Aussi sa mère va-t-elle exercer la régence. La tradition veut qu'ils aient offert ce portail à l'église isséenne, consacrée au diacre Étienne, lapidé pour blasphème au Ier siècle, selon les Actes des Apôtres. Il est le premier martyr chrétien. 

L'église Saint-Étienne est restaurée et, le 20 mars 2018, c'est avec émotion que le portail est réinstallé… dont les vantaux sont décorés de ces royales fleurs de lys (ci-dessous). Et si Louis XIII et Anne d'Autriche étaient venus admirer ces blasons à l'époque, à l'église Saint-Étienne ! PCB

Réinstallation du portail de l'église Saint-Étienne
avec ses fleurs de lys. © A. Bétry

17 juillet 2022

Abécédaire - J, comme Jeux olympiques

 J, comme Jeux olympiques

Nom commun ; vient d’Olympie en Grèce ; ne pas confondre avec olympiade, unité de temps désignant les quatre années qui séparent deux Jeux olympiques.


Les 5 anneaux créés en 1913, représentant les 5 continents.

Paris se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024, comme en 1900 et 1924. Cela rappelle de beaux souvenirs à Issy-les-Moulineaux.

En effet, en 1900, se déroule dans notre commune l’épreuve de tir de chasse (ou tir sportif) sur des volatiles vivants - un carnage, heureusement interdit ensuite ! En 1924, l’épreuve de tir aux pigeons se fait sur des animaux en argile… Les deux épreuves ont lieu dans le quartier des Épinettes, sur un terrain aujourd’hui disparu, situé entre la rue d’Erevan et la rue de l’Égalité, comme on peut le voir sur cette aquarelle (ci-dessous) de notre Isséen Jean-Baptiste Merlino.

Entrée du tir aux pigeons, de J.B. Merlino. © JP

Issy-les-Moulineaux, labellisée « terre de jeux et certifiée site d’entraînement olympique », se prépare pour les prochains JO de 2024. La toute nouvelle Cité des Sports (ci-dessous) avec son mur d’escalade, ses salles de volley, de hand et de basket, ses courts de squash, son gymnase, sa piste d’athlétisme et son terrain de football pourraient servir de lieux d’entraînement pour les futurs sportifs venus du monde entier ! Tout comme le Palais des sports, l’Agora, le stade Mimoun, etc. Comme quoi les Jeux olympiques à Issy entrent dans la tradition… PCB

La Cité des Sports d'Issy-les-Moulineaux. © M. Julien

10 juillet 2022

Abécédaire - A, comme Arménie

Le 4 juillet 2018, sur le site d'Historim, débutait une série estivale consacrée aux mots liés directement à l'histoire et la vie d'Issy-les-Moulineaux. Cette année, nous reprenons cet abécédaire et pour tout l'été ! Bonnes vacances et bonne lecture.

A, comme Arménie

Nom propre : désigne une République, dont Erevan est la capitale

L'Arménie, considérée comme le berceau du christianisme, fait aujourd'hui partie culturellement, historiquement et politiquement de l'Europe. Son histoire récente est marquée par un terrible génocide.

Monument franco-arménien, Issy © A. Bétry
Le 24 avril 1915, débute le génocide arménien organisé par les Turcs. De cette date-là à 1918, ce sont près de 1,5 million d’Arméniens qui sont exterminés. Quelques années plus tard, 60 000 Arméniens quittent leur pays pour la France : un certain nombre d’entre eux s’installe à Issy-les-Moulineaux, en 1923, pour y travailler dans les usines, mais certains se lancent aussi dans le tissage et le tricotage.
Ils vivent d'abord dans l’île Saint-Germain, puis dans le quartier des Épinettes, rue de la Défense, devenue la rue de la Dé ! Ils sont près de 3 000 aujourd’hui et, comme vous l’avez remarqué, leurs noms de famille finissent souvent par « -ian » qui signifie « fils de ».

Missak Manouchian. © A. Bétry
Issy-les-Moulineaux abrite deux églises arméniennes : l’église apostolique et l’église évangélique ; une école ; le Monument franco-arménien, rue de la Défense, lieu de nombreuses manifestations du souvenir (ci-dessus) ; un monument à Missak Manouchian dans le quartier du Fort (ci-contre), en hommage au chef du Groupe Manouchian exécuté le 21 février 1944 ; et plusieurs associations.

Depuis le 5 décembre 1989, la ville d'Etchmiadzine est jumelée à Issy-les-Moulineaux et de nombreux projets de coopération (culturels notamment) se font régulièrement entre nos deux communes. PCB.

22 août 2018

Abécédaire - V, comme Vigne

La Confrérie Saint-Vincent d'Issy-les-Moulineaux. © A. Bétry

V, comme Vigne


Nom commun ; vient du latin vinéa qui signifie vignoble ; traduction du latin vitis - d’où l’étymologie des mots viticulture, viticole


Issy et ses vignes ! C’est une longue histoire qui remonte… au VIe siècle, à l’époque où l’Eglise développe la culture des vignes pour obéir à la règle de saint Benoît. Le moine doit cultiver la vigne pour le vin de messe mais « ne pas en boire jusqu’à satiété ; car le vin fait apostasier même les sages ».
En 528, le roi Childebert donne aux moines de Saint-Germain-des-Prés un terroir viticole, qui s’étend d’Issy à Suresnes, en bordure de Seine, pour faciliter le transport du vin. Au XIVe siècle, leur domaine isséen compte 28 vignobles sur une superficie de plus de 50 hectares. Puis, au XIXe siècle, l’industrialisation de la ville, met à mal la culture de la vigne.
Dans les années 1970, le restaurateur Yves Legrand décide, aidé par les membres de la Confrérie Saint-Vincent, de replanter, dans son domaine du quartier de la Ferme, des vignes afin de faire revivre la tradition du chardonnay et du pinot gris.
Quinze siècles plus tard, le vin d’Issy a toujours bonne réputation, un petit vin blanc primé à deux reprises, vendangé tous les ans par les enfants des écoles ! N’hésitez pas à vous rendre Chemin des vignes, déguster quelques bons crus, en souvenir de ce poète du Moyen âge qui s’extasiait : "le territoire d'Issy produit un vin égal au nectar de Rhodes et au Falerne [un vin de Campanie apprécié depuis l'Antiquité] tant vanté par Horace". À boire toujours avec modération ! PCB


Bien d’autres mots ont leur place dans cet abécédaire qui, nous l’espérons, vous a diverti cet été : Arménien, Bière, Carte à jouer, Érosion, Incendie, Gendarme, Jeux olympiques, Lys, Robot, Vitrail … Mais la rentrée approche. Alors, place à l’actualité et aux incontournables rendez-vous de septembre : Forum des Associations et  Journées du Patrimoine !

15 août 2018

Abécédaire - T, comme Tourisme

La Maison du Tourisme d'Issy-les-Moulineaux. © A Bétry

T, comme Tourisme


Nom commun ; vient de l’anglais tourist qui, lui-même, vient du français tour.


Le « Grand Tour » désignait au XVIIe siècle le voyage que tout jeune homme de la haute société se devait de faire à travers l’Europe. Passait-il par Issy ? Nul ne le sait. Mais, aujourd’hui, le tourisme fait partie du quotidien de notre ville. Ce sont, en effet, plus de 16 000 visiteurs qui sont venus à Issy en 2017, en provenance d’Espagne, du Royaume-Uni, des États-Unis, de France… Les Isséens ne sont pas en reste, leur ville étant l’une des plus attrayantes du département.
Pas moins de 10 sites classés « Monuments historiques », tel le Séminaire Saint-Sulpice ou l’église Saint-Étienne ; le Musée français de la carte à jouer, unique en son genre en France ; et trois circuits numériques permettant de découvrir trois facettes de la cité : le Centre ville patrimonial ; le parcours Berceau de l’Aviation ; le parc de l’île Saint-Germain. Cet été, n’hésitez pas à pousser les portes de la Maison du tourisme, 62 rue du Général Leclerc (entrée sur la place) et partez sur les traces du roi Childebert, de la reine Margot, de l’aviateur Roland Garros,  de l’écrivain Victor Hugo, du peintre Henri Matisse, de tant d’autres encore… PCB

8 août 2018

Abécédaire d'Issy - S, comme Seine

"…On s'aime comme ça, la Seine et moi". © A. Bétry

S, comme Seine

Nom propre ; vient du latin Sequana,


Ce terme apparaît pour la première fois sous la plume de Jules César dans ses Commentaires de la guerre des Gaules, publiés vers 52-51 av. J.-C. Il désigne le fleuve de 776,6 km qui prend sa source sur le plateau de Langres (Côte d’Or), se jette dans la Manche entre Honfleur et Le Havre, et baigne la ville d’Issy-les-Moulineaux.
La Seine… ce sont de biens mauvais souvenirs d’inondations catastrophiques : 1910, 1950, 2018… De bien beaux tableaux signés Félix Ziem, Maximilien Luce ou François-Louis Français… Et des paroles chantées par Vanessa Paradis : « Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi/On s’aime comme ça, la Seine et moi ».
Mais ce sont aussi, pour les aoûtiens isséens, d’agréables promenades, à commencer par celle du parc Saint Germain et de ses jardins enchantés qui s’étirent entre le grand bras et le petit bras de la Seine, où sont amarrées des péniches. Cela rappelle l’époque où, avant la construction du pont de Billancourt, en 1863, la traversée de la Seine se faisait par le bac. D’ailleurs cette activité de passeur est longtemps restée aux mains de la même famille, les Contesenne. 
Et puis, surtout, c'est le tout nouveau parcours des rives de Seine, côté rive gauche, inauguré en mai 2018 : 4,2 kilomètres qui vous conduisent d’Issy à Sèvres, en passant par Meudon, dans un paysage verdoyant, calme et… rafraîchissant. Idéal pour les piétons, les cyclistes et même… les adeptes de la trottinette ! PCB

1 août 2018

Abécédaire d'Issy - P, comme Parc

P, comme Parc

Nom commun, vient du latin parricus, clôture ; le parc désignait au Moyen Âge une basse-cour ou un enclos pour les moutons - comme sur le talus Garibaldi !


Parc Henri Barbusse. © A. Bétry
Pour les Isséens et les touristes, nombreux en cette saison, Issy-les-Moulineaux  propose un grand nombre de parcs et jardins, certains agrémentés de rafraîchissantes pièces d'eau. 
Bien sûr, il y a le parc de l'île Saint Germain, bordé par la Seine, avec ses différents jardins, ses oiseaux et la Tour aux Figures de Dubuffet. Proche du Centre Ville, derrière le Grand Séminaire, s'ouvrent les portes du parc saint Jean-Paul II, un havre de paix avec sa petite pièce d'eau où barbotent les canards. Sous les hauts immeubles des Épinettes, le parc Rodin et son Bouddha vous dépaysent vers la Chine millénaire. Quant au parc Henri Barbusse et ses nombreuses sculptures, il mérite un petit rappel historique. Il fut inauguré le 5 juillet 1936 par le nouveau maire d'Issy-les-Moulineaux, le communiste Victor Cresson. Fidèle à ses convictions, il voulait offrir à la population ouvrière de la ville toutes sortes de facilités : ouverture d'une piscine municipale, d'un stade sportif et d'un parc municipal… qui, clin d'œil de l'histoire, faisait partie du parc de la demeure de la reine Margot, l'épouse d'Henri IV !
N'oublions pas non plus les nombreux jardins dispersés dans tous les quartiers, tel le square de Macerata et sa végétation méditerranéenne d'oliviers, de cyprès et de buissons de lavande. Et, pour rester dans l'actualité des manifestations "Japonismes 2018", faites un détour par le Fort pour découvrir  le jardin japonais d'Ichikawa : on y trouve les traditionnels graviers, l'eau, la tonnelle, les pierres et les lanternes. Un jardin qui appelle au repos et à la méditation… PCB