17 octobre 2017

Les plus belles photos d'Issy des années 1950

Vous savez combien notre association Historim tente par tous les moyens de sauvegarder le patrimoine de notre ville et la mémoire de ses habitants, en publiant notamment des photos anciennes sur notre site : photos de famille, bâtiments anciens, manifestations du passé.

Eh bien voilà que dans le cadre d'un projet européen, mené avec le CNRS, la Ville d'Issy-les-Moulineaux vous incite, à son tour, à remonter le fil du temps. Il s'agit de partager vos vieilles photos sur l'open data, de co-construire un album depuis les années 1950, sur la plateforme
http://issy.routetopa.eu


Dans l'objectif. © XDR
Mode d'emploi :  "Après vous être identifié, en créant un compte ou en utilisant celui de Facebook, il vous suffira d’accéder à la discussion « Issy au fils du temps » (sous l’onglet « Agora ») et de publier vos photos, avec une petite description indiquant notamment son adresse pour faciliter le classement par géolocalisation. Vous pouvez télécharger le tutoriel ou simplement nous contacter à l’adresse issymedia@ville-issy.fr si vous avez besoin d’être accompagné ou conseillé. "

Alors, tous à vos albums… vos greniers doivent receler, parfois sous une tonne de poussières, des trésors photographiques. PCB


© XDR

© XDR



13 octobre 2017

Saint-Exupéry, Farman, Védrines… à Issy

L'INA (Institut national de l'audiovisuel), créé en 1974, est chargé « de la conservation des archives, des recherches de création audiovisuelle et de la formation professionnelle ».



Ainsi, à l'occasion de la cérémonie officielle de panthéonisation d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), le 15 septembre 1965, par le ministre Jean Sainteny, des images d'archives permettent de voir évoluer, sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux :
- Henri Farman, vainqueur du premier kilomètre en circuit fermé, le 13 janvier 1908 ;
- Jules Védrines, vainqueur de la première course aérienne Issy-Madrid, en 1911.
Ce sont quelques secondes inoubliables ! PCB.

9 octobre 2017

Issy-les-Moulineaux en chantier : l'avenue de Verdun

Cette avenue, à cheval sur deux quartiers (la Ferme-les Ïles-Les Chartreux et Val de Seine-les Arches), ne mesure plus qu’un kilomètre et demi car le nom d’avenue Victor Cresson fut attribué à 40% de sa longueur initiale. C’est pourquoi les numéros de l’avenue de Verdun ne commencent qu’au n°83 et au n°118 près de la place Léon Blum. Les deux avenues évoquent les deux guerres mondiales : Verdun, la terrible bataille de 1916, et Victor Cresson, ancien maire de la commune déporté et mort en 1944.

L’avenue de Verdun constitue la partie ultime du grand axe isséen prolongeant la rue de Vaugirard vers Meudon, Sèvres et Versailles au-delà. Elle dessert le lycée Ionesco mais aussi les Serres municipales et longe le quartier haussmannien à l’emplacement des usines Gévelot.

L'avenue est en plein chantier. Les transformations se poursuivent avec la démolition d’immeubles vétustes dans le cadre de la rénovation du quartier nécessaire pour aménager la future station de métro de la Ligne 15 à proximité de la station Issy du RER C.

Avenue de Verdun-Gare d'Issy

Carte postale de 1918
Les bâtiments à droite ont disparu comme la « réclame » du chocolat Menier peinte sur un mur latéral mais l’accès à la gare d’Issy existe toujours. En revanche, comme les pèlerines et les uniformes des écoliers, la perspective vers les hauteurs de Meudon n’est plus qu’un lointain souvenir. En effet, les constructions de part et d’autre de l’avenue masquent maintenant la vue sur la commune limitrophe.

Intersection avenue de Verdun/ rue Aristide Briand

Photo, 2016.
Le cliché a été pris au début du chantier de la future station de métro. L’immeuble élevé à droite sera conservé au milieu d’un îlot réaménagé par Daniel Liebeskind, architecte réputé. Par contre, entre les deux voies, le bâtiment de deux étages avec Le café de la Gare au rez-de-chaussée a été démoli au début de cette année 2017. La rue Aristide Briand à droite est désormais à sens unique en raison des travaux d’aménagement des abords de la future Gare d’Issy

Immeubles disparus aux numéros 118-120



Ces deux immeubles de l’avenue de Verdun se trouvant à l’emplacement de la future gare souterraine et de l’immeuble qui la surmontera ont été démolis. L’aménagement de la gare est confié à un binôme : le cabinet Brunet-Saunier Architectes et l’artiste Pablo Valbuena. C’est l’option choisie associant d’emblée architectes et artistes pour toutes les futures gares de la ligne 15.

Immeubles disparus aux numéros 105-107  


Disparu aussi cet immeuble qui abritait un restaurant de spécialités orientales, Le Palmier, ainsi qu’une boulangerie-pâtisserie, La Gerbe de blé.

Bâtiment décrépi en sursis aux numéros 129-133  


Aujourd’hui désaffectés, ces bâtiments abritèrent un hôpital de jour dépendant de l’hôpital Corentin Celton, situé à l’autre extrémité de la commune. L’ensemble appartient à l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris). Texte et photographies P. Maestracci

P.S. Depuis un certain temps, les membres de l'association repèrent et photographient les bâtiments voués à la destruction, sauvegardant ainsi la mémoire patrimoniale de notre ville. D'autres recueillent les témoignages d'Isséens, leurs souvenirs d'enfants avant la guerre, d'adolescents sous les bombardements en 1940, illustrés bien souvent de photos de famille. En février dernier, nous avons ouvert une plateforme pour vos photos :
http://www.historim.fr/2017/02/issy-les-moulineaux-en-photos.html
Dans le cadre d'un grand projet européen, Issy Média met en place une plateforme "Issy au fil du temps" - à découvrir prochainement sur notre site. PCB.


5 octobre 2017

Richard Calmel, homme de cœur, homme d'action

Richard Calmel, ancien maire-adjoint aux sports, à la jeunesse, aux associations, aux fêtes et animations et à l’office du tourisme de 1983 à 1995 et médiateur de la ville depuis 2014, est décédé le 26 juillet 2017 à l’âge de 70 ans.
Historim lui rend hommage.

Richard Calmel

Richard Calmel est né en 1947 à Talence en Gironde. Son père, Jean Calmel, était une personnalité : ancien pilote de bombardier lourd Halifax dans la Royal Air Force durant la guerre (Pilotes de nuit , éd. La Table Ronde, 1952) puis ayant mené une carrière brillante dans l’Armée de l’air et à l’OTAN, jusqu’au poste de major général, n°2 de l’Armée de l’air de 1965 à 1967. Grand officier de la Légion d’honneur.



L’aventurier

Richard Calmel suit des études à Paris, notamment au lycée Janson de Sailly, avant de s’orienter en 1965 vers le monde maritime en suivant la formation d’officier de la marine marchande à l’école nationale du Havre (« Hydro »), ce qui lui donne l’occasion de faire trois tours du monde en 1966-67.

« Pilotin pont » (élève officier) sur les cargos des Chargeurs Réunis , il traverse les océans, passe le canal de Panama et découvre les ports des USA, d’Asie et d’Europe du nord. Son ami René confirme qu’il se signale déjà comme un camarade enjoué et plein d’entrain (ci-contre).

En 1968, il effectue logiquement son service militaire dans la Marine, comme quartier-maître chef (ci-contre), participant à la « protection » de la rade de Saint Tropez sur le lance-torpille l'Intrépide. Consigné à bord, il ne « fait » pas mai 68 à Paris.

Le militant 

Richard Calmel entre en 1969 chez IBM comme cadre commercial et manager. Mais, en parallèle à son activité professionnelle déjà très intense et à des postes importants, il est attiré par la vie politique et rejoint les Républicains Indépendants. Il découvre l’action militante en participant activement à la campagne d’Alain Madelin à Issy pour les législatives de mars 1973 puis à la campagne présidentielle de 1974. Il ne cessera plus de militer pour ses idées et ses valeurs (ci-dessous). 

Il se signale vite par une capacité à mener de front sa vie familiale et ses multiples activités, professionnelles, militantes et sportives. Homme de contact et de convivialité, il participe aussi bien à l’élaboration des programmes électoraux qu’à la campagne sur le terrain. Pour lui le militantisme, c’est aussi l’amitié et les rencontres, le casse-croûte amical après les distributions de tracts sur les marchés ou les collages nocturnes d’affiches.


L’élu local
Richard Calmel  participe à la campagne des municipales de 1977 et intègre l’équipe municipale comme conseiller délégué aux sports. L’expérience s’avère très concluante et, à la suite des municipales de 1983, élu cette fois sous l’étiquette du Parti Républicain, il se voit proposer un poste de maire-adjoint, avec une très importante délégation aux sports, à la jeunesse, aux associations, aux fêtes et animations et à l’office du tourisme (à noter que sa délégation sera scindée entre 3 maires adjoints à son départ en 1995 !). Il a à cœur de développer le CLAVIM, tout juste créé en 1982, et notamment son volet prévention jeunesse.

Années 1980. Jumelage sportif avec Weiden

Le challenge est d’importance et il se donne à fond, comme dans tout ce qu’il entreprend. Toujours actif, positif, diplomate, il fait face aux multiples obligations quotidiennes de sa délégation, week-ends compris avec les continuelles réunions, rencontres sportives ou fêtes d’associations. Il organise bien sûr les grandes « parades » traditionnelles, mais surtout créé de nouvelles fêtes sur l’île Saint Germain, notamment les Jeux sans frontières, les Intervilles d’Issy-les-Moulineaux et les fêtes de l’été. 

1986. La fête de l'été.

Il fait venir à Issy les championnats du monde de natation synchronisée ainsi que les prologues de grandes courses cyclistes (Paris-Nice, tour de France). Il fait évoluer le « cross de Noël » en « corrida de Noël », qui va devenir peu à peu la course internationale renommée que l’on connaît aujourd’hui. Il développe dans les années 1980 le volet sportif du jumelage créé en 1954 avec la ville de Weiden. Et tout cela, avec le soutien constant de son épouse Betty qui, sans compter, travaille dans l’ombre, essentielle dans la réussite de tout ce que Richard Calmel entreprend.

L’entrepreneur 

En 1989, il entame son troisième mandat au sein du conseil municipal. Son activité professionnelle évolue en 1991, lorsque IBM se sépare de sa division Impression au profit de Lexmark, dont Richard Calmel va diriger désormais la division grand public France. 

En 1995, à la fin de son troisième mandat, il souhaite passer la main à d’autres Isséens membres du Parti Républicain, d’autant qu’un nouveau projet se profile pour lui : créer son entreprise.
L’opportunité se présente en 1999, lorsque Lexmark décide de sous-traiter son activité merchandising en France. Richard Calmel se lance dans l’aventure avec sa société Avantage France, devenue ensuite Alinéa Europe, spécialisée dans la formation et l’encadrement de forces de vente d’appoint au profit des entreprises.


En 2010, il est fait chevalier de l’Ordre national du mérite (ci-dessus). Cette même année, il vend sa société, mais le mot « retraite » n’étant pas dans son vocabulaire, il accepte en 2014 la mission de médiateur de la ville, où il met son réseau et son professionnalisme une nouvelle fois au service des Isséens.

Il décède brutalement le 26 juillet 2017, à l’âge de 70 ans

Remerciements à Mmes Suzanne Calmel et Betty Calmel, MM René Brillet, Guy Duval, Gérard Martin, Jacques Primault et Jean-Marc Szmaragd, 

A noter que la plaquette « Enfance et jeunesse » 2017-2018, du CLAVIM, lui est dédiée

1 octobre 2017

Matisse et les artistes isséens

Que ce soit au Musée français de la carte à jouer ou au PACI, les visiteurs des Journées du patrimoine ont pu admirer un certain nombre d'œuvres exécutées par des artistes amateurs isséens, "à la manière" du peintre Matisse. Les voici présentées ici.

Portrait de Matisse par Derain, Elisa.
Maison vue du jardin (acrylique), Claudine.
 
Pasiphaé, 1944 (broderie), Odile.

Feuilles (d'après la technique des papiers gouachés découpés),
Elisabeth.
Poissons rouges (mosaïque), Patrick.
Coin d'atelier, 1912 (mosaïque), Patrick
Nu bleu (peinture sur verre), Elisabeth.


Bravo à tous : Elisa, Claudine, Geneviève, Odile, Elisabeth, Patrick… sans oublier Daniel (Été) et Micheline (Blouse roumaine) - dont les deux aquarelles n'ont malheureusement pas été photographiées.
Merci à Patrick Laforge, auteur des mosaïques et des photos. P. Maestracci

27 septembre 2017

Les Arches d'Issy ouvrent leurs portes…

Journées Portes Ouvertes chez les 28 artistes résidents des Arches. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte les samedi 30 septembre (14h-20h) 
et dimanche 1er octobre 2017 (14h-18h) !






25 septembre 2017

Issy- Souvenirs, souvenirs… Ils ferment - 2

Et puis, ce fut au tour du célèbre bottier Robert F. de fermer le 31 août dernier.

Les derniers jours du magasin. © XDR

Historim avait consacré un grand article à l'histoire de Robert Fermanian. A lire et relire :
http://www.historim.fr/2016/03/robert-f-46-ans-de-chassures.html

22 septembre 2017

Issy - Souvenirs, souvenirs ! Ils ferment - 1

Cette rentrée est marquée par deux fermetures - définitives - d'incontournables bonnes adresses de notre commune.

A commencer par le Restaurant du Stade


Le Restaurant du Stade, côté stade. © Michel Julien
Il était une fois un restaurant, mais pas n'importe quel resto, un resto de stade, une institution sur la ville d'issy. De nombreuses personnalités y sont venues pour y déguster la fameuse andouillette de l'ami Jean Luc, les excellentes charcuteries de mon ami Pierre Oteiza, enfin une carte adaptée à notre clientèle. Quinze année d'exercice ont fait de ce Resto et de son Musée du sport la grosse cote de la ville. Merckx, Hinault, Gimondi, des champions par dizaines sont venus me raconter leurs exploits. Les Isseens Riboud, Diomede, et bien d'autres. Les politiques, les journalistes aussi… Ils ont écrit sur les murs des petits mots d'au-revoir. Voilà  le grand livre du sport et de la gourmandise restera, je pense, dans l'histoire du stade et de notre belle ville. Serge Rebondy.
Merci à notre Historimien Michel qui conserve la mémoire de ce Resto à travers la photo.

Messages d'amitié sur les murs. © Michel Julien


20 septembre 2017

Journée du Patrimoine (suite) - animation au PACI


Dans l’après-midi du dimanche 19 septembre 2017, au Musée Français de la Carte à Jouer, un hommage fut rendu à Henri Matisse qui quitta Issy en 1917. En soirée, une petite scène fut redonnée dans le hall du PACI (Palais des Arts et Congrès d’Issy-les-Moulineaux) avenue Victor Cresson. Il s’agit d’un entretien entre Henri Matisse (incarné par Michel) et une journaliste (incarnée par Pascale) à Nice, dans l'atelier du peintre en 1942 (reconstitution ci-dessous). 

Décor avec deux peintures de Matisse et des œuvres inspirées su peintre,
réalisées par Claudine, Elisa et Patrick.

La visite du PACI fut ensuite assurée par la conférencière Bathilde Nadal. Celle-ci retraça l’histoire du bâtiment Art Déco voulu par le maire Justin Oudin dans les années Trente. Cette Maison du Peuple originelle abrita entre autres une salle de boxe et de catch, une salle des banquets, un théâtre etc. L’actuel PACI dispose d’une belle salle de spectacle, de salles de réunion et autres possibilités.


Ferronnerie en façade de l'ouverture centrale du balcon. 
Les visiteurs du soir ont pu profiter du superbe balcon d’ordinaire interdit au public (ci-dessus). La mosaïque avec avion et moulins évoque les armoiries de la ville. Les épis symbolisent l’agriculture et les arcs des roues dentées, l’industrie, deux activités majeures de la commune dans les Années 30. 

Denis "le magicien des lieux" fait
une démonstration de maniement de cintres.
Puis, en traversant la salle, on put monter sur la scène (où se produisit Jimi Hendrix) et admirer les coulisses grâce à Denis (ci-contre) qui en connaît tous les secrets. Les cintres hauts de 14 mètres disposent d’une machinerie traditionnelle avec cordes et cabestans mais aussi, heureusement, d’un équipement contemporain nécessitant moins d‘efforts physiques mais tout autant d’habileté ! 
Côté jardin (à gauche de la scène vue de la salle), une ancienne porte métallique haute de 9 mètres permet de faire glisser les décors ensuite accrochés aux cintres. Une salle de stockage adjacente communique avec un quai de déchargement en pente dont l’accès est rue André Chénier. 
Au sous-sol, un long couloir dessert des loges rénovées : il est décoré d’affiches dédicacées par les artistes qui se sont produits sur scène : musiciens, chanteurs, acteurs. On peut citer Véronique Sanson ou Le Quatuor pour ne prendre que deux exemples.

Merci au personnel de la sécurité qui nous a accueillis avec gentillesse et efficacité, à Denis qui nous a fait découvrir les coulisses avec infiniment de verve, à Bathilde Nadal qui assurait la responsabilité de la visite ainsi qu’à Claudine, Michel et Patrick qui ont monté l’éphémère décor. P. Maestracci.

18 septembre 2017

Journée du Patrimoine - Matisse à Issy - un succès !

Ce fut une belle journée, pluvieuse, ensoleillée, fraîche… mais le public était venu nombreux. En l'honneur du peintre Henri Matisse (1869-1954).

Henri Matisse dans son atelier d'Issy-les-Moulineaux. © XDR
Il y avait des enfants, passionnés par les jeux de cartes Matisse, une animation organisée par Gwenaël.

Contre-jour : la journaliste et son beau chapeau ; Matisse devant la reproduction de la Musique (1910). Sur les vitres, les collages des jeunes du Clavim, inspirés par les œuvres du peintre. © PCB
Il y avait des musiciens amateurs, curieux de découvrir l'attirance que le peintre Henri Matisse avait pour la musique.  Une interview fictive, mais véridique quant aux déclarations du peintre, permit aux spectateurs de découvrir cette facette méconnue de l'artiste. Merci à Pascale, la journaliste, et Michel, le peintre (ci-dessus).

Mosaïque d'après les Poissons rouges.
Il y avait des artistes amateurs qui, depuis plusieurs semaines, travaillaient sur des œuvres "à la manière de Matisse" : des découpages collages exécutés par les jeunes du Clavim (en haut), des mosaïques (ci-dessus), des tissus, des peintures. Merci à tous.

Il y avait aussi le grand historien de l'art Peter KropmannsSa conférence sur les années Matisse à Issy-les-Moulineaux (1909-1917) était fort intéressante, mettant en parallèle les toiles du peintre et la maison des Hauts d'Issy, dont on découvrit des vues fort rares (ci-dessous). Absolument passionnant ! Au premier rang, dans le public, M. le Maire André Santini… fort intéressé;

L'atelier, aujourd'hui détruit. © XDR
La maison et son jardin. ©XDR
Il y avait enfin le jazz-band Quarte impro qui nous offrit un concert des plus grands airs de la Nouvelle Orléans (ci-dessous). Là encore, une excellente manière de nous rappeler les goûts musicaux de Matisse, qui découvrit le jazz à Nice dès les années 1918.

Le jazz-band sur la terrasse du Musée. ©PCB
A l'arrière-plan, le Musée. © A. Bétry
Un grand merci au Musée français de la Carte à jouer, à Bathilde, Florian, Denis, Gwenaël… sans oublier tous ceux et toutes celles qui n'ont pas cessé de transporter tables et chaises pour le bien être du public. PCB.

11 septembre 2017

Le peintre Matisse à l'honneur - Journée du Patrimoine 17 septembre 2017

Cette année, Historim, en association avec le Musée français de la carte à jouer, organise une après-midi picturale et musicale autour du peintre Henri Matisse pour deux raisons.

Henri Matisse en 1910
© Alvin Langdon Cobrun

1. Henri Matisse a vécu à Issy-les-Moulineaux jusqu'en 1917. C'est dans son atelier, situé dans les Hauts d'Issy - il ne reste aujourd'hui que sa maison - qu'il a peint certains de ses tableaux les plus célèbres, comme la Musique, en 1910, acheté par le grand collectionneur russe Chtchoukine.

La Maison de Matisse, dans les Hauts d'Issy. © P.Maestracci

2. Henri Matisse était un grand musicien, comme vous le découvrirez : il jouait, il appréciait, il connaissait les grands classiques, mais aussi le jazz. Or 1917 est l'année de l'arrivée en France du jazz, avec les troupes américaines débarquées pour prêter main-forte aux troupes alliées.


Voici le programme. Venez nombreux. Entrée libre.



10 septembre 2017

Forum des Associations - bilan

Stand Historim - de gauche à droite : Jacques, Patricia, Didier et Odile
Ce furent deux belles journées (pas au niveau du temps !), bien animées, avec de nombreuses visites sur notre stand : demandes de renseignements, discussions animées autour d'un projet… et adhésions de nouveaux Isséens !

Merci à toutes celles et ceux qui sont venus donner de leur temps. Rendez-vous l'année prochaine au Palais des Sports Robert Charpentier.

Mais, avant, n'oubliez pas la Journée du patrimoine du dimanche 17 septembre. Rendez-vous lundi 11 septembre sur le site pour un programme détaillé. PCB.

7 septembre 2017

Forum des Associations - 8-9 septembre 2017

Premier grand rendez-vous du mois de septembre : le Forum, toujours organisé au Palais des Sports Robert Charpentier.
Attention aux nouveaux horaires : vendredi de 13 h à 20 h ; samedi de 10 h à 18 h. Le stand Historim est toujours situé au même endroit.


Vous y retrouverez Pascale, Jacques, Jean-Michel, Denis, Patricia, Didier, Jacqueline, Odile, d'autres encore… qui vous présenteront l'animation "Journées du patrimoine" du dimanche 17 septembre autour du peintre Henri Matisse ; le projet "les Murs peints racontent", prévu pour 2018 ; notre action autour de "la Mémoire par la photo " ; et les succès de notre site www.historim.fr

Venez nombreux. Nous vous attendons.




31 août 2017

La mémoire de l’impasse Wagner, à Issy-les-Moulineaux

Finies les vacances, vive la rentrée… et les 
témoignages d'Isséens, comme celui que nous évoquons ici à travers cet entretien


Deux habitantes de l’impasse Wagner (donnant rue Pierre Brossolette), Véronique L et Valérie S ayant emménagé l’une et l’autre au tournant du siècle (janvier 2000) dans deux maisons situées en vis-à-vis, ont rédigé en 2005 un livret de 30 pages sur l’impasse, son passé, ses habitants d’alors afin de préserver la mémoire de ce quartier populaire à la fois pour les nouveaux habitants et pour les générations futures. Cet article a été déposé au musée d’Issy où il peut être consulté. 
Historim applaudit une telle démarche de sauvegarde du patrimoine social et culturel Isséen et a souhaité approfondir les conditions dans lesquelles cette recherche a été effectuée, à titre de "bonne pratique" susceptible de donner des idées à nos lecteurs. 

Historim : Comment est née cette idée d’écrire sur le passé de votre rue et sur ses habitants ? Y avait-il une urgence ? 

Valérie et moi venions de Paris et avons été charmées par le mode de vie encore très villageois de cette petite impasse calme et presque familiale. L’impasse était encore habitée par nombre d’"anciens" qui en furent les fondateurs et constructeurs. 

Jardins des maisons  de l'impasse.
J’ai moi-même acheté ma maison à l’un des premiers habitants, considéré par tous comme l’âme du quartier et qui venait de décéder à l’âge de 90 ans. J’y ai fait nombre de travaux car la maison remontait aux années 1930 et avait été construite à la main et, quel qu’en soit le charme, elle méritait d’être sérieusement revue et corrigée… Mais j’ai senti que tous les voisins m’avaient à l’œil et surveillaient de très près les transformations que je faisais car j’habitais "la maison de Monsieur Franck" et me devais de respecter la mémoire des lieux. Valérie et moi avons réalisé que ce que nous faisions nous-mêmes dans nos maisons respectives allait être le lot de tout le quartier et nous avons décidé d’en faire un état des lieux et de fixer par écrit son histoire avant qu’il ne se transforme complètement.

L'impasse Wagner.
Historim : Devant un tel projet, par quel bout commencer : l’information des voisins, les interviews, la recherche d’archives, de cartes postales, etc.. ? Quel plan d’action avez-vous élaboré ? Quel délai vous donniez-vous ? 

Nous nous donnions de six mois à un an, le temps de faire le tour de toutes les maisons et d’en comprendre l’implantation et comment on y vivait. Ayant déjà tissé des liens amicaux avec le voisinage, nous avons donc été trouver chaque maisonnée pour présenter notre projet et leur demander s’ils pouvaient et aimeraient y participer. Leur accueil a été, à une exception près, extrêmement enthousiaste, car chacun semblait heureux de faire revivre une certaine époque dont il voyait bien qu’elle touchait à sa fin. Il n’y avait pas d’archives publiques, seulement quelques archives familiales conservées par l’un ou l’autre, donc nous avons procédé par rencontres et entretiens approfondis. 

Historim : Combien d’entretiens avez-vous réalisés ? Y a-t-il eu des difficultés, récurrentes ou ponctuelles ?


Nous avons réalisé une douzaine d’entretiens, certaines personnes étant revues plusieurs fois au fur et à mesure de l’avancement de nos travaux et de notre questionnement. Nous n’avons rencontré aucune difficulté particulière car les "anciens" se connaissaient tous assez bien et pour plusieurs d’entre eux avaient même des liens familiaux. Ils avaient plein de souvenirs et d’anecdotes à nous confier et cela leur permettait de faire revivre toute une époque très conviviale même si elle avait été rude et difficile matériellement. Et puis aussi de dire des choses qui partiraient en même temps qu’eux et qui étaient leur vie.

Geneviève, Huguette, Simone et Jeannette.

Historim : Avec votre voisine, comment s’est passée la co-écriture ?

Nous avons décidé du plan de l’article, du planning de notre enquête ensemble et nous avons effectué les entretiens le plus souvent à deux, en prenant des notes à la main. Étant habituée à écrire de par mon métier, je me suis chargée de la rédaction avec toujours le regard et l’intervention de Valérie, car nous avons tout fait en parfaite entente, accord et harmonie. Cela nous intéressait et amusait beaucoup et cela a resserré les liens entre nous et avec tout le voisinage. Repas de quartier chaque année en juin (avec même les premières années la présence d’André Santini), une gazette, bavardages dans la ruelle, petits coups de main à droite et à gauche, partage des produits des potagers, etc. La vie de village avait repris un peu comme "au bon vieux temps" et ce fut une période très chaleureuse et active.

La gazette.
Repas de quartier.

Historim : Avez-vous abordé le volet architectural de la rue, fait des photos ? 

Oui bien sûr. Parler des maisons et de leur construction était une partie centrale de notre projet car chacun avait soit construit la sienne, soit en connaissait l’histoire et parlait de ses propres aménagements. Tout était très précis et argumenté car l’histoire de l’impasse remonte aux années trente et les souvenirs des anciens étaient encore très présents.

Les maisons de l'impasse.
Nous avons pris des photos depuis certaines terrasses pour avoir une vue d’ensemble des maisons et de leurs jardins mais cela restait assez difficile car le terrain initial qui appartenait à Monsieur Wagner, un "glaiseux" [c'est-à-dire un exploitant de carrières de glaise], avait été partagé en lanières longitudinales avec les maisons sur le devant et, à l’arrière, les jardins potagers assortis de toutes sortes de dépendances, ateliers, et abris de jardin. Et les maisons en question sont de petites maisons avec un ou deux étages maximum, assorties d’ajouts au fil du temps, le tout à la bonne franquette et plutôt de guingois. Ce qui en fait, mais on peut dire aujourd’hui en "faisait" le charme. 

 
Vue panoramique.
Historim : Un an après le lancement, comment avez-vous procédé au "rendu" de l’étude à vos voisins ?

Nous avons fait plusieurs tirages de photos et photocopies du livret que nous avons distribué à celles et ceux que cela pouvait intéresser. Mais il faut préciser que parmi les personnes interrogées, nombre ne lisaient pas ou plus, leur seul mode de communication étant l’oralité et…le sourire.
En revanche, j’ai informé le Musée français de la Carte à Jouer de notre travail et l’un des conservateurs, Florian Goutagneux, a exprimé son intérêt. Un exemplaire s’y trouve donc. Le titre que nous lui avons donné est : Il était une fois…l’impasse Wagner.

Historim : Onze ans sont passés depuis ce travail et de nouveaux habitants se sont installés dans votre petite rue. Avez-vous continué à distribuer votre livret à ces nouveaux arrivants ?

Mon amie Valérie a quitté le quartier il y a plusieurs années, emportant avec elle notre tandem et notre dynamisme à deux. En effet, ce serait une très bonne idée de le faire connaître aux nouveaux arrivants et de le leur envoyer par mail puisque c’est maintenant le mode de communication de tous, même au fin fond de notre impasse. Ah, si nos anciens savaient cela, ils diraient, ils chanteraient…

Des photos comme témoignages.
Historim : Y aurait-il lieu d’actualiser ce travail, notamment sur le volet architectural avec les modifications effectuées par ces nouveaux arrivants ?

Ah oui certainement car, en dix ans, l’impasse s’est totalement modifiée. Les anciens sont tous décédés, leurs maisons revendues et pour la plupart complètement transformées. Y sont ajoutées des surélévations, des vérandas, des toitures arrondies, etc… Depuis plusieurs années, l’impasse est en chantier permanent, certaines maisons deviennent même de petits immeubles, et de la jeune arrivante que j’étais il a quinze ans, je suis devenue, au même titre que mon prédécesseur, la doyenne ou presque. A défaut d’en être l’âme….
Interview réalisé par JP- merci à véronique L