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22 septembre 2022

Issy-Hounslow : 40 ans de jumelage

 Ce samedi 24 septembre 2022, pour fêter les quarante ans de jumelage d'Issy-les-Moulineaux et de Hounslow - une ville de la banlieue ouest de Londres, l'Esplanade de l'Hôtel de Ville se met à l'heure anglaise, dès 11h 30 et jusqu'en fin de journée.

Station de métro Mairie d'Issy, ligne 12, sur l'Esplanade de l'Hôtel de ville © PCB

Alors, venez savourer des pâtisseries anglaises, accompagnées d'une petite bière isséenne (avec modération bien sûr), prendre quelques photos, faire un mini-golf… et bien d'autres choses encore comme, par exemple, se promener en taxis britanniques, les Caocao !

Station de métro de la Piccadilly Line à Hounslow.© XDR

Et redécouvrir ce faubourg londonien sur notre site : http://www.historim.fr/2013/04/hounslow-fete-le-saint-patron-des.html
Une belle journée en perspective, isn'it ! PCB

19 août 2017

Futian, ville jumelle

Huitième escale
Futian, district de Shenzhen (Chine)

Nous voici partis pour cette nouvelle escale, en Chine cette semaine, à Futian, l'un des huit districts de la ville de Shenzhen, située en face de l'île de Hong Kong. Rappelons que Hong Kong, colonie britannique depuis 1882, fut rétrocédée à la Chine en 1997.

Signature de l'accord, à Issy-les-Moulineaux, 22 avril 2013. © XDR

C'est le 22 avril 2013 qu'un protocole d'accord fut signé entre nos deux villes (ci-dessus). Shenzhen a acquis depuis plusieurs années une réputation internationale grâce à son dynamisme économique. Ce centre industriel majeur abrite les entreprises high-tech chinoises les plus connues comme Huawei, BYD, Konka, G’Five ou TLC Corporation (1re chaîne de télévision chinoise) ainsi que de nombreuses sociétés étrangères.

La ville de Schenzhen offre aux touristes des parcs d'attractions, des musées d'art et compte les bâtiments les plus modernes au monde (ci-dessous). C'est l'agglomération la plus riche et l'une des plus modernes de Chine. De quoi faire rêver… PCB

Centre des affaires, Schenzhen,
plus de 400 mètres de hauteur. © XDR

5 août 2017

Ichikawa, Japon - ville jumelle

Sixième escale

Ichikawa, Japon

Parc d'Ichikawa. ©XDR
Le 22 octobre 2012, les maires d'Issy-les-Moulineaux et d'Ichikawa ont signé un accord de partenariat entre leurs deux communes dans l'objectif de développer échanges artistiques, culturels et services numériques.
Ichikawa se situe à une vingtaine de kilomètres de Tokyo. La ville a été créée en 1934 par la fusion de plusieurs bourgs. Aujourd'hui, elle compte plus de 450 000 habitants.
Elle est réputée pour son spectaculaire feu d'artifice, tiré sur les deux rives du fleuve Edogawa, tous les ans le premier samedi d'août. 14 000 fusées sont tirées, 450 000 spectateurs font le déplacement.

Qui dit Japon, dit jardin japonais… une coutume ancestrale qui a fait son apparition dans l'éco-quartier du fort d'Issy, grâce aux concepteurs Hirokazu Yuasa et Kinzo Hirakawa, venus d'Ichikawa. On y trouve les traditionnels graviers, eau, tonnelle, pierres et les lanternes. Un jardin qui appelle au repos et à la méditation… PCB

Jardin japonais Ichikawa, au Fort d'Issy. © PCB




22 juillet 2017

Pozuelo de Alarcon - Espagne

Quatrième escale 
Notre ville jumelle espagnole de Pozuelo de Alarcon



Cette ville espagnole, située dans la grande banlieue de Madrid, est jumelée à Issy-les-Moulineaux depuis 1990.


© XDR
Fondée au XIIIe siècle, longtemps spécialisée dans l'artisanat de la tannerie et la tapisserie, la commune de Pozuelo doit son nom de Alarcon à un noble espagnol Don Gabriel de Ocana de Alarcon qui, un jour de chasse en compagnie du roi de France François 1er, aurait acheté le puits de Pozuelo, où les deux hommes se seraient désaltérés… mais rien n'est moins sûr !
Le blason municipal (ci-dessus), adopté le 5 décembre 1975, représente un château fort et une croix, surmontés de la couronne royale.

Aujourd'hui, la cité trouve sa notoriété dans le secteur de l’audiovisuel, notamment avec la Cité de l’Image (ci-dessous) qui abrite l’École Régionale du Cinéma et des Arts Visuels et le plus grand complexe cinématographique d’Europe (25 salles).

La Cité de l'Image © XDR
A noter également, l'implantation de l'École Saint-Louis des Français (ci-dessous) qui, de la maternelle à la terminale, accueille près de 800 élèves.

L'École Saint-Louis des Français © XDR
Alors, si vous passez par Madrid, cet été, faites une petite escale dans notre ville jumelle, si belle la nuit (ci-dessous) ! PCB.


© XDR

1 juillet 2017

Le Bouddha du parc Rodin d'Issy-les-Moulineaux

A ceux qui, cet été, restent à Issy-les-Moulineaux, Historim va tenter de vous faire voyager, de vous évader, de vous entraîner dans un vagabondage divertissant et enrichissant. Tous les samedis, 18 h, retrouvez-nous sur www.historim.fr

Première escale
Le Bouddha du parc Rodin

Samedi 1er juillet 2017. Il y a une petite foule dans le parc Rodin pour l'inauguration de ce Bouddha assis qui trône en haut des escaliers mécaniques… C'est sous une pluie battante que les maires d'Issy et de Leshan (ci-dessous) ont inauguré ce Bouddha assis, qui regarde la tour Eiffel. Il mesure 2 mètres de haut quand même !

Les maires d'Issy-les-Moulineaux et de Leshan devant le Bouddha du parc Rodin. ©A. Bétry
Il s'agit d'un cadeau de Leshan (province du Sichuan), notre ville chinoise jumelle. Leur Grand Bouddha assis (ci-dessous) , lui, mesure 71 mètres de hauteur. Il a été taillé dans le roc, à l'époque de la dynastie Tang (618-907). Les travaux ont duré quatre vingt-dix ans. Il est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le Bouddha assis de Leshan. © XDR
Puis les spectateurs du parc Rodin assistent à la traditionnelle danse du lion, interprétée par deux danseurs acrobatiques, suggérant toute la férocité et l’agilité du puissant lion. Le lion arbore une combinaison de rouge, orange et jaune (les couleurs royales). 

La danse du lion devant messieurs les maires. © A. Bétry

Photo souvenir. © A. Bétry
La délégation chinoise n'est pas venue les mains vides : dix dessins racontant l'histoire extraordinaire de ce Grand Bouddha de Leshan (ci-dessous).
Pas de doute, cette première escale méritait bien le déplacement… PCB.

Dessin. ©XDR
Pour en savoir plus sur Leshan : http://www.historim.fr/2014/03/leshan-issy-un-partenariat-qui.html




5 juin 2014

Macerata, une merveille italienne


A l'occasion de la venue du président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano (à droite), aux cérémonies du 6 juin célébrant le 70e anniversaire du Débarquement en Normandie, découvrons notre ville jumelle italienne : Macerata, située dans la région des Marches à une trentaine de kilomètres de la mer Adriatique.

Cette ravissante cité a un passé prestigieux. Quelques dates en témoignent.
1290 : fondation de l'université. Aujourd'hui, ce sont pas moins de 13 000 étudiants (sur une population de 40 000 habitants) qui fréquentent les somptueux locaux : on y suit les cours de sciences politiques dans un couvent du XVIe siècle ; dans la bibliothèque, on y découvre des incunables uniques au monde. 
XVe siècle : édification de la cathédrale

Vue générale de Macerata. Ph. XDR

1581 : construction de la place principale de la ville, la Place de la Liberté, qui présente des façades Renaissance et baroque (ci-dessous). 

La Place de la Liberté. Ph. XDR
C'est l'année où Michel de Montaigne, au cours de son voyage en Italie (1580-1581), visite la cité qu'il décrit dans son Journal :  « Belle ville de la grandeur de Libourne, assise sur un haut en forme approchant du rond, et se haussant de toutes parts également vers son ventre. Il n’y a pas beaucoup de bâtiments beaux. J’y remercai un palais de pierre de taille, tout taillé par le dehors en pointe de diamants carrée ; comme le palais du Cardinal d’Este à Ferrare cette forme de constructure est plaisante à la vue. L’entrée de cette ville, c’est une porte neuve, où il y a écrit : Porta Boncompaigno, en lettres d’or ; c’est de la suite des chemins que ce Pape a redressés. C’est ici le siège du Legat pour le pays de la Marche. »

1829 : édification de l'opéra. De nos jours, ce bâtiment unique en son genre, le Sphéristère, accueille, dès les beaux jours, une série de concerts et de spectacles lyriques. Avec son arène de 90 mètres de long et son mur rectiligne de 18 mètres de haut, il bénéficie d'une acoustique exceptionnelle (ci-dessous).


L'opéra ou Sphérisphère - unique. Ph. XDR

1982 :  jumelage avec Issy-les-Moulinaux. Si notre commune abrite le Musée français de la carte à jouer, unique en son genre, Macerata possède elle aussi une collection insolite : installé dans les anciennes écuries du palais Buonaccorsi du XVIIIe siècle, l'incroyable musée du Carrosse rassemble plusieurs exemplaires de berlines, coupés et autres fiacres, dont certains rarissimes. PCB.

27 mars 2014

Leshan - Issy : un partenariat qui fonctionne


Alors que le président de la République populaire de Chine Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan terminent leur séjour en France, découvrons notre cité partenaire chinoise : Leshan, une ville de plus de 600 000 habitants, située au sud dans la province du Sichuan.

Le Grand Bouddha.

Elle doit sa notoriété à son Grand Bouddha, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, en 1996. Érigé entre 713 et 803, il atteint des dimensions extraordinaires : 71 mètres de hauteur pour 28 mètres de largeur. De chaque côté, apparaissent des guerriers taillés dans la roche de 8 mètres de haut. Il s'agit de la première manifestation du bouddhisme en Chine.. Ce Bouddha était supposé protéger les pêcheurs des tourbillons du fleuve qui serpente au milieu de la ville, et des crues qui inondaient la région.


Juste au dessus, se dressent le temple et le monastère Wuyou, De là, quelques escaliers mènent à la tête du Bouddha dont les yeux mesurent 3 mètres. Puis d'autres marches descendent le long de son corps jusqu'à la rivière.
Depuis 2009, les échanges se font tous les ans entre les collégiens des deux cités. Rappelons que le chinois, comme le japonais, sont enseignés dans les collèges de notre commune. PCB

Pont sur le fleuve.

30 décembre 2013

Dapaong (Togo), au cœur de la savane

Comment ne pas évoquer notre ville jumelle Dapaong, au Togo, à l'heure où le Musée français de la carte à jouer se met à la marionnette. (Pour tout renseignement : http://www.historim.fr/2013/12/issy-les-moulineaux-lheure-des.html). Et oui, cette cité togolaise, jumelée avec Issy-les-Moulineaux depuis 1989, est le berceau du plus grand marionnettiste du pays, de renommée internationale : Danaye Kanianfei (ci-dessous), créateur de la compagnie le Théâtre des Marionnettes du Togo.


Les marionnettes sont avant tout des fétiches pour lui, représentant ses ancêtres moba. Il le dit lui-même : "« Sur scène, je suis la marionnette. Une fois que la marionnette prend vie, elle est en moi. Elle prend corps avec moi. Elle est moi. » C'est en 1977 que la troupe effectue sa première tournée mondiale. Depuis, il est sur les routes… avec ses personnages faits de calebasses, de bois, de papier, de tissus et de matériaux en tous genres.




La cité, située à 700 kilomètres de Lomé, la capitale, se trouve en plein cœur du pays Moba, dans la région des savanes. Le nom de Dapaong signifie marché, et c'est bien ce qu'est la ville à un carrefour commercial important de l'Afrique de l'Ouest. Les principales ressources de la région sont la culture du coton, du mil et du maïs, de la tomate. La population est estimée, en 2006, à 34000 habitants, dont la moitié de moins de 20 ans.



Elle est connue pour son patrimoine historique qui attire toujours plus de touristes : des peintures rupestres préhistoriques, notamment dans le site de Namoudjoga (à droite).




Notre commune soutient sa ville jumelle togolaise dans des programmes d'aide à la population : accès à l'eau potable et travaux d'assainissement ; reboisement ; initiation dans les écoles à l'outil informatique, etc. Des projets reconnus à leur juste valeur (photo ci-dessous). PCB


24 novembre 2013

De la synagogue d'Issy à Nahariya


© Alain Bétry
24 novembre 2013. Jubilé du rabbin Albert Abraham Nakache (au centre) à la synagogue d'Issy-les-Moulineaux. Les trois vitraux de gauche viennent d'être dévoilés. © A. Bétry

Un certain nombre d'entre nous ont eu la chance de pouvoir assister ce 24 novembre 2013 au jubilé du rabbin Albert Abraham Nakache, à l'inauguration de trois nouveaux vitraux de la synagogue d'Issy-les-Moulineaux et à un concert de musique juive. Un moment fort et une découverte pour qui n'est pas au fait des cérémonies juives.


© Alain Bétry
M. André Santini remettant la médaille
de la ville au rabbin Nakache. © A. Bétry
Le député-maire André Santini, ami de longue date du rabbin, se faisait un plaisir de lui remettre la médaille de la ville (à gauche).
Les trois nouveaux vitraux, offerts par des familles isséennes, étaient tour à tour dévoilés. Réalisés par Elisabeth Brenas-Pech, artiste peintre verrier, ils représentent Pourim (fête commémorant les événements relatés dans le livre d'Esther), Hanouka (la fête des lumières) et Chabbat (le jour du repos).
Au programme du concert, dont il faut saluer la voix exceptionnelle d'Adolphe Attia, des chants liturgiques, de toute beauté.

L'occasion pour Historim de vous faire découvrir notre ville jumelle Nahariya, ravissante station balnéaire en Galilée. Son nom vient du mot Nahar qui signifie rivière en arabe et en hébreu - la rivière Gaaton partage la cité en deux.

Monument aux immigrants, Nahariya. XDR
Elle fut fondée par des émigrants allemands dans les années 1930. Deux familles s'y installèrent définitivement le 10 février 1935, journée dès lors considérée comme la date officielle de la création. Un monument aux immigrants (à droite) se dresse en bordure de mer. Parmi les vestiges historiques proches de la ville, les mosaïques d'une église byzantine du VIe siècle, à Shavei Tsion, sont remarquablement conservées.
C'est en juin 1994, à Nahariya,  que le député-maire André Santini prononce ce discours : "Le jumelage entre la ville de Nahariya et la ville d’Issy-les-Moulineaux est, dans notre esprit, un véritable serment d’amitié, entre nos deux cités fières, de leur passé et confiantes dans leur avenir, entre deux peuples aussi audacieux et courageux, qui ont laissé dans l’histoire de notre civilisation des traces indélébiles". Dorénavant, une rue de la ville israélienne porte le nom d'Issy-les-Moulineaux (ci-dessous). PCB

Notre ville présente à Nahariya. ©XDR


1 septembre 2013

Dongcheng, district de Pékin

La Cité interdite.  © Tangka.com

Jumelé avec Issy depuis 1998, ce district est un des hauts-lieux historiques chinois avec notamment le Palais impérial et le Temple du Ciel, dans la Cité interdite, classés au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Ce palais, construit entre 1406 et 1420, s'étend sur une superficie de 72 hectares et compte, selon la légende, 9999 pièces - en réalité on en dénombre 8704 - ce qui est, quand même, un chiffre considérable ! Vingt-quatre empereurs s'y sont succédé de 1420 à 1911.

Ph. XDR
L'entrée de la Cité interdite se fait sur la place Tian'anmen, centre de nombreuses manifestations, notamment le 4 mai1989, pour réclamer des réformes politiques et démocratiques : elles furent réprimées dans le sang (il y eut ce jour-là dans la foule plus de 3 000 morts). Et le 4 juin suivant, tout le monde garde en mémoire l'image de cet homme, à pied, face au char (photos-dessus).

C'est aussi dans ce district que se déroula le 1er octobre 1949 la cérémonie de fondation de la République populaire de Chine par Mao Zedong.

Centre culturel, avec de nombreux musées, siège administratif puisque Dongcheng abrite la mairie de Pékin, c'est aussi un centre éducatif de premier rôle : depuis 2001, le lycée Ionesco d'Issy mène une politique d'échange scolaire avec le lycée chinois de Huiwen - avec succès.

Ph.XDR
Cet été, le mercredi 3 juillet dernier, une délégation de Dongcheng menée par Monsieur Song, cadre supérieur de Dongcheng, a profité de son déplacement en Europe pour visiter notre maire.
Cette venue "s’est conclue par une entrevue avec André Santini au cours de laquelle il a été réaffirmé notre volonté commune de voir se poursuivre les échanges scolaires entre nos deux cités, le bénéfice tiré des échanges entre bibliothécaires, ou encore la réussite de la politique menée dans le cadre de l’aménagement du territoire de notre ville qui pourrait alimenter les réflexions de nos partenaires chinois dont l’objectif est d’impulser une dynamique similaire à Dongcheng. ”      PCB.


17 mai 2013

Guro (Corée du Sud), un jumelage 4G

Le colloque Korez France eForum s'est déroulé le 17 mai 2013 à Issy-les-Moulineaux. Trois thèmes ont été étudiés : l'attractivité numérique ; la culture et les loisirs numériques ; la ville numérique intelligente. Une occasion pour Historim de découvrir cette ville jumelées depuis le 5 octobre 2006, située dans un district de Séoul. La date choisie marque le 120e anniversaire des relations franco-coréennes.

Victor Collin de Plancy. © XDR
Le 4 juin 1886, un traité d'amitié de commerce et de navigation est signée entre les deux pays. L'année suivante Victor Collin de Plancy (1853-1924), premier représentant officiel de la France, prend ses fonctions à Séoul. Ce lettré, sorti de l'École des langues orientales de Paris, consul de France à Shanghai en 1884, va laisser au musée Guimet un certain nombre d'objets coréens et à la Bibliothèque nationale une partie de sa bibliothèque sur la Corée.
En 1906, la Corée perd son hégémonie au profit du Japon et l'ambassade de France ferme ses portes jusqu'en 1949… Pour un an seulement : le nouvel ambassadeur victime de la guerre entre le Nord et le Sud, restera trois ans prisonnier dans les geôles nord-coréennes. Depuis 1954, les relations diplomatiques entre les deux pays ne se sont plus interrompues.

Si Guro est aujourd'hui connue pour être la cité du numérique par excellence - la République de Corée est d'ailleurs le premier pays au monde pour le pourcentage d'habitants connectés à Internet (70%) -, elle conserve cependant quelques traces d'un passé prestigieux, notamment pendant la période Joseon (ou Choseon) au XVe siècle. Le cimetière abrite les tombes de personnages influents, tel Yeogye, le fils de Yeoching, ministre de la Guerre (1351-1423). Remontons encore le temps… pour découvrir un dolmen préhistorique, mis au jour en 1998, dans la montagne de Gocheok-dong. Dernière attraction - pour le moins insolite - le Pont d'Issy (ci-dessous), inauguré en octobre 2004 (avant même la signature de l'accord de jumelage !).  PCB.

Pont d'Issy, à Guro (Corée du Sud). © XDR


22 avril 2013

Hounslow fête le saint patron des Anglais

Hounslow, c'est une ville (la 4e jumelée avec Issy-les-Moulineaux en 1982), c'est aussi l'un des quartiers du Grand Londres, situé au sud-ouest. Un lieu champêtre, plein de charme, qui a conservé un patrimoine culturel important.



Les vieilles bâtisses des XVe-XVIe siècles dans Tudor Court, sur Castle Way, ont été souvent remplacées par des bâtiments plus tardifs. Seuls quelques vestiges rappellent ces temps anciens. Certains ont servi de relais de chasse au roi Henri VIII, comme cette demeure (ci-dessus).

Syon House. Vue sur le jardin d'hiver. ©Issy.com

Et, surtout Syon House, la résidence du duc et de la duchesse de Northumberland (depuis plus de quatre cents ans), et ses deux cents hectares de parc (photo ci-dessus) méritent le détour. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à vous rendre sur le site : http://www.visithounslow.com

Enfin, Hounslow, c'est le tout premier aéroport de Londres, en activité dès la fin de la Première Guerre mondiale.

Le 23 avril, comme tous les ans, la ville et toute l'Angleterre vont célébrer Georges, devenu leur saint patron sous le règne d'Edouard III (1312-1377), le fondateur de l'Ordre de la Jarretière. Georges, un officier de l'armée romaine, torturé et mis à mort au début du IVe siècle parce qu'il était chrétien. Une légende rapporte qu'il aurait été plutôt terrassé par un dragon ! Quoiqu'il en soit, le drapeau anglais (que les fans de rugby connaissent bien puisqu'on le brandit lors du tournoi des 6 nations) représente la croix de saint-Georges (ci-dessus). Depuis plusieurs années, les échanges se font nombreux entre collégiens et lycéens des deux côtés de la Manche.
Notre tour des villes jumelées est loin d'être terminé. Puisqu'il y en a dix. A suivre donc ! PCB.



19 janvier 2013

Frameries, une terre franque, en plat pays

Blason de la ville
"D'or à l'aigle bicéphale  . de sable"
Alors que certains de nos compatriotes quittent la France pour migrer vers la Belgique, découvrons notre ville jumelle : Frameries, située juste de l'autre côté de la frontière, dans le Borinage, en pays wallon. Elle est jumelée avec Issy-les-Moulineaux depuis 1979.

Son histoire
Les cinq localités qui furent réunies en 1977 pour former cette ville de 21 000 habitants remontent loin dans le temps. On en trouve les premières traces écrites au XIIe siècle, mais  on sait qu'elles furent occupées très tôt par les Romains - puisqu'une route y passait - , puis par les tribus franques. En 1142,  le comte Baudouin IV concède des terres aux Templiers. Au XIIIe siècle, on y exploite déjà le charbon, une des principales ressources de la région. Et en 1691, on compte déjà 120 puits d'extraction en activité, le charbon étant exporté jusqu'en Flandre.

Son âge d'or minier
Le XIXe siècle voit l'exploitation à grande échelle de la houille, dans le bassin de Mons-Borinage. L'empereur Napoléon y est pour beaucoup : par la loi du 21 avril 1810 il organise les nouvelles conditions d'exploitation de charbon et institue "la propriété perpétuelle des concessions".  L'Etat se réserve le choix des concessionnaires. Entre 1860 et 1870, le Borinage est le plus grand centre minier d'Europe et fournit les trois quarts des besoins français.

Les puits 11 et 12, entre les deux guerres. © XDR

Le déclin et la mémoire
C'est après la Première Guerre mondiale que le déclin débute. Les puits vont fermer les uns après les autres. En 1920, la Compagnie des Charbonnages belges possède 11 puits en activité dont plusieurs à  Frameries. Le puits n°11, au lieu-dit Crachet Picquery (ci-dessus), s'arrête définitivement le 16 juillet 1960. Le n°12, le 28 décembre de la même année. Le chevalement du n°11 est classé en 1989.
Puis l'architecte Jean Nouvel transforme le site en Parc d'aventures scientifiques et de société, le PAAS (ci-dessous) - un musée des sciences interactif dans un parc de 28 hectares.  PCB

Le PAAS.
Pour en savoir plus :
http://www.pass.be/
http://www.patrimoine-minier.fr/belgique_borinage/index.html

2 décembre 2012

Etchmiadzine l'Arménienne, Patrimoine mondial de l'Unesco

Il était normal que notre commune qui abrite une importante communauté arménienne soit jumelée avec une ville d'Arménie. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit du siège de l'Église apostolique arménienne, inscrit depuis l'an 2000 au Patrimoine mondial de l'Unesco. 
Ph.XDR
Depuis le 5 décembre 1989, date officielle du jumelage entre Etchmiadzine et Issy-les-Moulineaux, de nombreux projets de coopération ont vue le jour, notamment au niveau culturel : aménagement et équipement d'écoles et de crèches, chantiers d'été, concerts de jeunes. Il existe même un café portant le nom de notre ville (photo à droite).

Situé à une vingtaine kilomètres d'Erevan, Etchmiadzine chargée d'histoire (appelée Vagarshapat jusqu'en 1945) fut capitale de l'Arménie entre 163 et 428. C'est à cette époque, entre 301 et 303, qu'est bâtie la cathédrale d'Etchmiadzine (qui signifie Descente du Fils unique), devenue le centre religieux du pays. Elle a été détruite par les Perses dans les années 340-349 qui construisent à son emplacement un temple païen. Reconstruite en 484-485, il ne subsiste de ces temps anciens que quelques murs de soubassements. L'ensemble actuel date du XVIIIe siècle. Bien d'autres églises et monastères se dressent alentour, attirant de nombreux touristes tout au long de l'année, notamment aux moments des grandes fêtes religieuses de Pâques et de Noël.

La cathédrale d'Etchmiadzine, patrimoine mondial de l'Unesco. Ph.XDR.
La réputation de ce centre cultuel ne date pas d'hier. Dans son poème posthume inachevé, intitulé Dieu, publié en 1891, Victor Hugo - qui rappelons-le vécut un temps à Issy-les-Moulinaux (voir Histoire-Personnages) -  évoque, dans la partie "l'Esprit humain", la cité arménienne :

"De la chienne Scylla sur la mer calabraise
Dodone, Horeb, rochers effarés, bois troublants,
Couvent d’Eschmiadzin aux quatre clochers blancs,

Noir cromlech de Bretagne, affreux cruach d’Irlande,
Poestum où les rosiers suspendent leur guirlande,
Temples des fils de Cham, temples des fils de Seth"

Si vous aussi, l'Arménie vous intéresse, sachez qu'Historim organise dans les jours à venir :
- une conférence sur la culture arménienne, grâce à Robert Fermanian, le jeudi 6 décembre, à 18h30, à la Résidence du Parc- entrée libre.
- une visite privée de l'église apostolique d'Issy-les-Moulineaux par le Père Avedis Balekian. Uniquement pour les membres de l'association.
A ne pas rater. PCB.



8 juillet 2012

Weiden, jumelée avant la réconciliation de Reims 1962

Sceau de Conrad IV.
8 juillet 1962, Reims. Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d'Allemagne, assistent dans la cathédrale de Reims à une messe solennelle pour la paix, présidée par Mgr Marty, évêque de Reims. Ainsi était scellée la réconciliation entre les deux pays. Pourtant, Issy-les-Moulineaux a ouvert la voix depuis déjà 1954. Voici comment.

Moins de dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Issy décide effectivement de se jumeler avec une ville allemande. Il s'agit de Weiden, en Bavière, une cité médiévale entourée de forêts, située au carrefour de grandes routes commerciales  - celle de Magdebourg à Ratisbonne - et de la route de l’or reliant Nuremberg à Prague. Son nom apparaît pour la première fois dans des documents signés en 1241 par le roi Conrad IV de Hohenstaufen (1228-1254). Aujourd'hui, la ville compte 40 000 habitants environ.

La cité bavaroise sous la neige. © Issy.com

De ce passé, Weiden conserve un hôtel de ville gothique et des maisons  particulières à pans de bois. Ravagée par la guerre de Trente ans, par des incendies, la peste, elle retrouve au XIXe siècle une renommée industrielle avec ses cristalleries, tissages et porcelaines. Ces dernières sont toujours actives et ont une renommée internationale.

La porcelaine de Waiden. © XDR.
C'est, en septembre 1954, à l'initiative des deux maires, Bonaventure Leca (en poste de 1953 à 1973, date de sa mort) et Hans Schelter, que ce rapprochement peut s'opérer. Bonaventure Leca, membre de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière), puis du Parti Socialiste, fut connu pour son combat dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jumelage entre les deux communes devient effectif en 1962. Depuis les échanges entre collégiens des deux villes sont habituels. PCB.