29 août 2026

Gévelot

Historique de l'entreprise Gévelot

1820 - Joseph François Marin Batard-Gévelot (1786-1843) crée une maison spécialisée dans la production d’armes blanches et d’équipements militaires, installée au 24 rue Notre-Dame-des Victoires à Paris.
1823 - Marin Batard-Gévelot reçoit l’autorisation du roi Louis XVIII d’utiliser le fulminate de mercure dans la fabrication d’amorces et de cartouches.
1826 - L’activité de fabrication est transférée de Paris, à ce qui deviendra Issy-les-Moulineaux, au bord de la Seine.
Le portail d'entrée de l'usine,
seul vestige de l'époque Gévelot.


1856-1860 - L’usine d’Issy-les-Moulineaux s’étend vers le Nord ; elle quadruple sa superficie et double le nombre de bâtiments.
1884 - 15 décembre : Jules Gévelot et Victor Gaupillat s’associent pour former la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre).
1893 - Construction d’une vingtaine de nouveaux bâtiments à l’usine des Moulineaux.
1898-1908 - Cinquante nouveaux bâtiments sont édifiés aux Moulineaux
1914-1918 - Composées principalement de personnel féminin, les usines Gévelot travaillent jour et nuit à l’effort de guerre et produisent des millions de cartouches et de munitions.

1930 - Suite à des décès et successions, diversification dans la production Gévelot : PCM (société Pompes, Compresseurs Mécanique).
1940-1944 - La SFM met presque totalement son activité en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation.
1950 - 28 septembre : redémarrage de la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre, et devient Gévelot SA).
1973 - Incendie de l’usine des Moulineaux.
1978 - Diverses sociétés sous le contrôle de Gévelot qui devient la holding du Groupe.
1980 - Mise en règlement judiciaire de la Société française de munitions.
1988 - Le Groupe Gévelot comprend à la fin de la décennie neuf sociétés dans quatre grands secteurs d'activités, avec 1 300 salariés.

25 août 2026

Védrines Jules 1881-1919



Le 16 août 1911 pour le pilote de nationalité française Jules Védrines qui décolle d’Issy-les-Moulineaux dans la matinée, installé aux commandes d’un aéroplane monoplan, équipé d’un moteur en mesure de développer 70 chevaux.
 Malheureusement, quelques heures après son départ, une panne de carburant va ruiner son raid par la voie des airs. Il est environ 12 h 30 quand l’infortuné aviateur va ainsi être contraint d’atterrir en virant à hauteur de la ville de Trouville. Une manœuvre délicate qui va se solder par un capotage, l’aviateur finissant dans la Manche. 
Mais il pourra compter sur un vapeur norvégien qui va venir le secourir rapidement. N’ayant que quelques contusions et une blessure au front, Jules Védrines envisage de reprendre son voyage dans la soirée, ce que lui déconseillera son médecin : deux à trois jours de repos seraient préférables.
Airjournal Stéphanie Meyniel
 
Un des pilotes les plus audacieux de son époque. Vainqueur de la course Paris- Madrid, au départ d’Issy-les Moulineaux en 1911. Titulaire de nombreux titres, il accomplit un Paris – Le Caire par étapes en 1913.
Affecté pendant la Première Guerre mondiale, à la fameuse escadrille n°3 des Cigognes où il fut moniteur d’un débutant nommé Georges Guynemer, Védrines effectua de nombreuses missions périlleuses. A sept reprises, en 1915 et 1916, il réussit  à atterrir sur des territoires occupés par les Allemands pour accompagner des agents de renseignement et au cours de mission secrètes, de récupérer ses passagers. 
La paix revenue, il se distingue le 19 janvier 1919, il parvient à se poser sur le toit des Galeries Lafayette. Titulaire du titre de champion du monde de vitesse, remporté en 1912 à sept reprises. Le 21 avril 1919 il trouve la mort accidentellement dans la Drôme, au cours d’un raid Paris – Rome sans escale ; il voulait passer directement au-dessus du massif du Mont-Blanc.
Dictionnaire de l'Aviation - Bernard Marck 
 

18 août 2026

Exposition franco-helvétique

Le Musée suisse du jeu à la Tour-de-Peilz (canton de Vaud) ouvre vendredi 21 août sa nouvelle exposition, consacrée aux cartes à jouer. Plus de 2 000 cartes couvrant 600 ans d'histoire sont à découvrir, du Tarot aux Pokémon.

Des collections de sept musées européens, dont celles du Musée français de la Carte à jouer d'Issy-les-Moulineaux, et une quinzaine de collections privées ont été prêtées pour l'occasion. Elles viennent compléter celles du Musée suisse du jeu pour "offrir un panorama inédit de la longue histoire des cartes à jouer", écrit le musée vaudois dans son communiqué.
Le public pourra notamment découvrir certaines des plus anciennes cartes européennes encore conservées, comme des tarots enluminés du XVe siècle. 

Des "collections exceptionnelles" de cartes "Magic: The Gathering", dont le fameux Lotus noir, seront aussi présentées. De rares cartes Pokemon seront aussi à l'honneur, alors que la célèbre franchise fête ses 30 ans.

L'exposition comprend également 16 postes interactifs, dont plusieurs jeux vidéo qui explorent les mécaniques de la carte. Tournois, conférences et événements spéciaux viendront rythmer la programmation jusqu'au 4 juillet 2027.