17 juin 2018

Historim en visite dans l'Île Saint-Germain - Issy

Deux guides enthousiastes Josette et Françoise ont accompagné une quinzaine de membres de l’association dans une promenade érudite dans l’île. Elles ont ainsi retracé les formidables transformations de ce quartier insulaire et un peu secret.

Historique de l'île Saint-Germain

Josette, plans à l’appui, commence par retracer l’histoire de l’île depuis le VIe siècle quand elle devint la propriété de l’abbaye de Saint-Germain des Prés. Il y avait à l’origine, entre les deux bras de la Seine, plusieurs îlots dont certains noms sont connus : île Chabanne, île du Grand Dauphin… Jusqu’au XIXe siècle, l’accès ne se faisait qu’en bateau. L’occupation par les hommes évolua au cours des siècles : d’abord l'agriculture sur ces terres humides, puis l’industrialisation et l'apparition de maisons modestes dès la première partie du XIXe siècle
L’île Saint-Germain fut alors divisée en deux parties distinctes dont on retrouve encore aujourd’hui les traces. 

Partie nord de l'île Saint-Germain, transformé en parc. ©  A.Bétry

La partie nord, en amont, fut occupée par une verrerie puis des bâtiments de l’Exposition universelle de 1867 (que nous avons évoqué http://www.historim.fr/search?q=exposition+universelle) avant d’être longtemps occupée par un camp militaire. C’est de nos jours pour l’essentiel un parc (ci-dessus). Des projets de lotissement résidentiel sur toute l’île au XIXe siècle n’ont jamais abouti.

La partie sud, en aval, commence alors à se peupler. Des gens modestes venus d’horizons divers, y construisent des maisons sans grands moyens. C’est ainsi que se côtoient des Arméniens, des Espagnols, des Italiens, des Russes, des Chinois etc. Il y avait environ 5000 habitants mais pas d’école. Des villas résidentielles apparaissent aussi et, de nos jours, il y a encore une grande juxtaposition d’habitats variés et d’immeubles de bureaux, des maisons-ateliers dont les couloirs sont décorés (ci-dessous). Plusieurs architectes connus y ont œuvré tels Philippe Starck ou Jean Nouvel.

Mosaïque dans le couloir d'une
maison-atelier. © Liliane.
Souvenirs, souvenirs…

Françoise dont les parents possédaient une épicerie-buvette rue Jean-Pierre Timbaud (boulevard des Iles aujourd’hui) raconte son enfance dont elle garde de très beaux souvenirs (que vous avez pu découvrir  http://www.historim.fr/2012/06/ile-saint-germain-souvenirs-de.html). Il y avait plusieurs magasins d’un côté de la rue face au camp militaire dont l’accès était interdit. Les fêtes étaient nombreuses avec fanfares et parades. Lors des crues de la Seine, elle allait voir au bout de l’île face à l’île Seguin alors que, d’ordinaire, cet endroit n’était guère fréquenté.

Josette a reconstitué sur un plan l’emplacement des commerces, ferrailleurs inclus, et a présenté des photographies des années 1930 qui font partie des collections du Musée Français de la Carte à Jouer. En outre, elle a recueilli les témoignages d’anciens habitants.


Le circuit de la visite

La promenade commence avenue du Bas-Meudon. Celle-ci est en pleine transformation mais il reste encore les devantures d’anciennes boutiques comme une boucherie ou un bar toujours en activité. De plus, certaines belles villas se cachent au fond des allées perpendiculaires, comme la Villa Louis, cette villa bourgeoise située dans un parc de logements HLM (ci-dessous).


Villa Louis, 62 avenue du Bas-Meudon. © Michel  Julien
Au bout de l’avenue, se trouve l’accès discret vers les Jardins familiaux, proches de la Villa de la famille Trouvé, que les Historimiens ont eu la chance de visiter  (http://www.historim.fr/search?q=Jardins+familiaux) en petits comités.

Maison à la façade bleue, rue Pierre Poli. © Liliane
Le retour se fait par la rue Pierre Poli (du nom d’un résistant). Là encore, la diversité architecturale est grande avec de petites maisons agrandies au fur et à mesure des besoins des familles (ci-dessus), des maisons savamment restaurées, ou ultra-contemporaines, dont les cours cachées recèlent des trésors.

Du Street art au fond d'une cour.
© M. Julien
     

     Comme cette fresque Street art (ci-contre), 
     située au fond de la cour d'une maison près du 
     petit bras de la Seine. 










        Encore un grand merci à nos guides 
       émérites de la part  du groupe. 
         P. Maestracci







14 juin 2018

Journées nationales de l'archéologie - Hommage aux Poilus

Comme nous vous l'avons annoncé, Historim propose à tous les Isséens 
deux circuits-promenades à travers la ville
à la découverte des lieux de mémoire de la Grande Guerre.


Samedi 16 juin, 15 heures
devant le cimetière, rue de l'Égalité

Pascale vous fera découvrir le carré militaire et les trois Monuments aux morts du cimetière. Puis par le passage des casemates, vous vous rendrez aux Temps des Cerises pour y admirer un certain nombre d'objets prêtés par des Isséens, certains venus tout droit des tranchées où combattirent leurs aïeuls.


Carré militaire du cimetière. © A. Bétry

Dimanche 17 juin, 15 heures
devant la stèle du poilu, place du 11 novembre 1918

Florian vous attendra, place du 11 novembre, c'est-à-dire au carrefour des rues d'Alembert, de l'abbé Grégoire et d'Auguste Gervais. Direction l'église Saint-Etienne, puis le parc Saint Jean-Paul II. Arrêt au Musée français de la carte à jouer pour y découvrir lettres, cartes et jeux de la Grande Guerre. Avant de terminer place de la République au Monument aux morts.

Place du 11 novembre. © A. Bétry

On  le rappelle, ces deux circuits-promenades sont ouverts à tous. 
On vous attend.


11 juin 2018

Journées nationales de l'archéologie - Hommage aux poilus isséens

Historim et le Musée français de la carte à jouer organisent, à l'occasion des Journées nationales de l'archéologie, deux circuits-promenades autour des Monuments aux morts d'Issy-les-Moulineaux, le week-end des 16 et 17 juin http://www.historim.fr/2018/06/historim-et-les-journees-nationales-de.html
En écoutant nos intervenants, Pascale et Florian, vous raconter l'histoire de ce patrimoine venu tout droit de la Grande Guerre, ayez une pensée pour ces poilus isséens dont certains sont morts sur le front. Tous vivaient à Issy-les-Moulineaux au moment de leur mobilisation en 1914. En voici la liste. PCB


© A. Bétry

Marcel Henry François Mignot (1884-1964)
36e régiment d’infanterie


Paul Louis Bourgeois (1878-1960)
59e régiment d’artillerie – 62e régiment d’artillerie


Jean Wladimir Hebert (1898-1984)
177e régiment d’artillerie de tranchées


Jean Justin Boyer (1890-1970)
130e régiment d’infanterie


Bernard Boyer 1880-1948)
139e régiment d’infanterie


Auguste André Rouvier (1882-1917)
55e régiment d’infanterie


Hypolitte Joseph Felix Duval (1886-1914)
43e régiment d’infanterie coloniale


Georges Jacques Frey (1879-1951)
?

Jules Emile Lacroix (1882-1934)
5e régiment d’artillerie coloniale


Edouard Maurice Verdier (1892-1978)
Escadrille Maurice Farman 2


Fernand Paul Joseph Lévêque (1883-1915)
109e régiment d’infanterie


Armand Maurice Durietz (1897-1976)
105e régiment d’artillerie lourde


Alexis Eugène Durietz (1885-1917)
?


Albert Bernard Zolla (1897-1916)
105e régiment d’artillerie lourde 


Alphonse Eugène Pierre Marie Gillet (1890-1973)
50e régiment d’artillerie


Gabriel Renaud (1879-1953)
49e régiment d’artillerie, 69e régiment d’infanterie territoriale, 4e régiment de zouaves.


Joseph Julien Lemoine (1883-1914)
125e régiment d’infanterie territoriale


Emile Henri Faivre (1869-1942)
44e régiment d’infanterie, 19e escadron du train des équipages militaires





7 juin 2018

Historim et les Journées nationales de l'archéologie

Depuis 2010, le ministère de la Culture confie à l’Inrap (L’Institut national de recherches archéologiques préventives) la coordination et la promotion des Journées nationales de l’Archéologie (JNA). Vous savez l'Inrap… ce sont eux qui ont fouillé le site du CNET à l'occasion de la découverte d'un squelette sur le chantier !
http://www.historim.fr/2018/03/issy-les-archeologues-sinvitent-sur-le_30.html

Cette année 2018, les manifestations se déroulent le week-end des 15, 16 et 17 juin. A Issy-les-Moulineaux, comme dans de nombreuses communes, tous se mobilisent pour faire découvrir au public les trésors du patrimoine et les dessous de la discipline. Le thème : les Poilus et la Grande Guerre.


Historim se joint aux Temps des Cerises et au Musée français de la carte à jouer et organise deux circuits-promenades pour faire découvrir à nos concitoyens les Monuments aux morts de notre ville. 
Au lendemain de la Grande Guerre, ce sont quelque 36 000 monuments aux morts qui sont érigés en France, honorant les 1,4 millions de Français morts au combat.


Premier circuit-promenade, samedi 16 juin.
Rendez-vous à 15 heures avec Pascale, devant le cimetière, rue de l'Egalité.
Le cimetière, ses trois Monuments aux morts et son carré militaire (ci-dessous) où sont enterrés un certain nombre de soldats de la Grande Guerre, de toutes nationalités, méritent une longue visite. Puis, par le passage des casemates, vous rejoindrez le Temps des cerises, dans le Fort, pour découvrir l'exposition "14/18, Archéologie de la Grande Guerre" : un ensemble d'objets qui relatent le quotidien du poilu. 

Carré militaire du cimetière d'Issy-les-Moulineaux. © A. Bétry

Deuxième circuit-promenade, dimanche 17 juin.
Rendez-vous à 15 heures avec Florian, place du 11 Novembre 1918, 
devant la stèle du poilu.
Issy-les-Moulineaux possède un certain nombre de Monuments aux morts et de lieux de recueillement. De la place du 11 novembre, vous gagnerez l'église Saint-Etienne avec un magnifique vitrail de poilu et la liste des morts. Puis direction le parc Saint-Jean-Paul II avec un Monument aux morts peu connu des Isséens. Un arrêt est prévu au Musée de la carte à jouer où se tiendra une exposition de jeux et de cartes postales. Enfin, vous apprendrez tout sur le Monument aux morts situé avenue de la République (ci-dessous). 

Monument aux morts, avenue de la République. © A. Bétry

Vous êtes tous les bienvenus. Venez nombreux participer à ces Journées nationales de l'archéologie. PCB.


1 juin 2018

Issy - des pâtisseries pour becs sucrés


Comme nous l'avons vu, Ferrandi, Ducasse, les grands noms de la gastronomie et de l'hôtellerie sont présents à Issy. Mais n'oublions pas non plus les pâtisseries et autres chocolateries de la ville aux noms si évocateurs qu'ils ne peuvent que réjouir les gourmands avant même toute dégustation de leurs productions aussi variées et appétissantes les unes que les autres. Toutefois, ne pas négliger la modération dans la consommation pour respecter l’équilibre nutritionnel !


Le Pâtissier. Illustration du Larousse du XXe siècle, 1931.

Gros plan sur l'illustration (ci-dessus)
Le travail du pâtissier est dessiné sur les deux plans supérieurs : préparation de la pâte (1), de biscuits à la cuiller (6) ou de crème (9) avant l’enfournement (10).
En bas, présentation de différentes pâtisseries : Saint-Honoré (16), brioche (11), tarte, savarin (12), madeleine etc. De nos jours, l’offre s’est nettement diversifiée sans faire disparaître pour autant ces gâteaux traditionnels.

Revenons à Issy-les-Moulineaux.
Certaines enseignes sont plus qu’évocatrices comme Les Délices de l’Étoile, 2 boulevard Voltaire ou La Gourmandise d’Issy, 4 rue de l’Abbé Grégoire. Une autre fait référence à un gâteau précis ; il s’agit de Citron meringué, 71 esplanade du Belvédère dans le Fort. En revanche, le nom de Ze Gato, 28 avenue du Bas-Meudon est issu d’un mélange entre le pronom personnel anglais the (le) et une prononciation simplifiée du mot gâteau. C’est amusant mais assez déconcertant pour ceux qui parlent espagnol ou italien car gato ou gatto signifie un chat dans ces deux langues !
Bien entendu, il existe dans la commune bien d’autres pâtisseries, chocolateries et boulangeries. Certaines d’entre elles ont aussi un nom évoquant la cuisson du pain : Au Vieux Pétrin (35 avenue Victor Cresson), La Fournée des Isséens (36 bis rue Renan) ou Le Fournil du Parc (13 rue Georges Marie). 
Bien entendu, il existe dans la commune bien d’autres pâtisseries, chocolateries et boulangeries. Certaines d’entre elles ont aussi un nom évoquant la cuisson du pain : Au Vieux Pétrin (35 avenue Victor Cresson), La Fournée des Isséens (36 bis rue Renan) ou Le Fournil du Parc (13 rue Georges Marie). 
Vous avez le choix, n'hésitez pas. P. Maestracci

30 mai 2018

Une nouvelle adresse à Issy pour Alain Ducasse

Issy-les-Moulineaux a trouvé une nouvelle adresse pour le célèbre chef multi-étoilé (18 étoiles !) Alain Ducasse (ci-contre). 

Les bureaux se situent dans l'écoquartier des Bords de Seine, 13 esplanade du Poncet et regroupent la restauration, déjà présente à Issy, le conseil, l’hospitalité (Châteaux & Hôtels Collection) et même l'édition :  "140  talents y sont réunis avec la direction générale, les fonctions opérationnelles et supports pour l’ensemble de nos activités “ annonçait un porte-parole du groupe.

Les nouveaux locaux du groupe Ducasse. ©XDR















Comme quoi Issy-les-Moulineaux qui abritera d'ici quelques années l'École hôtelière Ferrandi, devient incontournable pour tout ce qui touche à la gastronomie et à l'hôtellerie. Affaire à suivre. PCB

25 mai 2018

La Reine Margot à l'honneur à Issy-les-Moulineaux

Marguerite de Valois, la célèbre reine Margot, fait partie de l'histoire d'Issy-les-Moulineaux, comme vous pouvez  le découvrir : http://www.historim.fr/search?q=Margot

La Reine Margot. © XDR
Historim regrettait qu'aucune rue, qu'aucun lieu porte son nom, rappelant ainsi son parcours dans note commune. ce sera bientôt chose faite. Lors de la séance du Conseil municipal du jeudi 12 octobre 2017 il a été décidé deux choses importantes.


Cours de la Reine Margot
L'impasse Cloquet, qui se situe le long de l'église Saint-Étienne et date du XVIIe siècle, sera baptisée Cours de la Reine Margot.


Hôtel de la Reine Margot
Le Foyer de la Solitude, situé 27 rue Minard, est un bâtiment un peu délabré, faisant partie du domaine des prêtres de Saint-Sulpice, installé dans la propriété que possédait la reine Margot à Issy. Voir notre article http://www.historim.fr/2011/02/le-pere-bonnet-et-la-solitude.html

Un complexe hôtelier 4-5 étoiles et une école d'application sous l'enseigne Ferrandi, qui prendra le nom de Hôtel de la Reine Margot, verra le jour d'ici deux ou trois ans.

La Solitude, côté jardin, futur Hôtel de la Reine Margot. © A. Bétry
C'est l'architecte Jean-Michel Wilemotte qui est à la manœuvre. 40 chambres seront aménagées dans l'ancien bâtiment de la Solitude et 30 chambres supplémentaires seront installées dans un bâtiment qui sera construit dans les jardins. L'hôtel accueillera également un restaurant gastronomique. Avec l'arrivée de l'enseigne Ferrandi, Issy-les-Moulineaux se positionne comme un haut-lieu de la gastronomie et de l'hôtellerie. Car un autre grand nom est déjà là. À suivre. PCB

22 mai 2018

Réponse - Qu'il est beau ce gros chien !

Alors ! Vous avez trouvé où niche ce "gentil ti toutou" ? Et à qui il appartient ?


© Michel Julien

Il est là, tranquillement endormi, aux pieds de ce couple de paysans. Cette sculpture, œuvre de l'artiste  Henri Coutheillas (1862-1928), est baptisé Le repos du soir et se dresse derrière l'EHPAD Lasserre, à l'angle de la rue Séverine et de l'allée de la Chapelle Saint-Sauveur.
Pour en savoir plus : http://www.historim.fr/search?q=Le+Repos+du+Soir

18 mai 2018

Jeu - Qu'il est beau ce gros chien !

Encore un week-end prolongé… et il est prévu du soleil. 
Alors, pourquoi ne pas en profiter pour partir à la recherche de ce gentil toutou, 
comme le chantait Richard Gotainer en 1984. 

© Michel Julien

Il était où le gentil ti Youki 
Où il était le gentil ti toutou 
Il était où hein il était où 
Où il était le gentil ti Kiki


Réponse : mardi 22 mai, 18 heures.

16 mai 2018

Issy-les-Moulineaux - Rue du Gouverneur Général Eboué

Cette rue du quartier Val-de-Seine/Les Arches, s’étire sur un kilomètre entre le rond-point Victor-Hugo et le boulevard Gallieni. Elle constitue le segment central d’un axe parallèle à la rue du Général Leclerc et à l’avenue Victor Cresson dont les noms sont glorieusement associés à la France Libre et à la Résistance. Félix Éboué méritait lui aussi qu’une rue évoquât sa mémoire.

Félix Éboué (1884-1944)
Né en 1884 en Guyane, Félix Éboué (ci-dessus) fut gouverneur de colonies, d’abord de la Guadeloupe dès 1936 puis du Tchad en 1938. Le 26 août 1940, il se rallia au général de Gaulle. Le Tchad fut ainsi la première colonie française de la France libre. Félix Éboué fit partie des premiers membres du Conseil de l’Ordre de la Libération et sa dépouille entra au Panthéon en 1949.

Arbres méditerranéens du Square Macerata.
La rue du Gouverneur Général Eboué fut d’abord un simple passage appelé Chemin des Vaches. Les marchands-bouchers de Paris faisaient paître les troupeaux dans la plaine de Grenelle et la plaine très humide d’Issy ; une plainte à ce sujet se trouve d’ailleurs dans le cahier de doléances de 1789 ! http://www.historim.fr/search?q=révolution+1789
Le chemin longeait le fond de belles propriétés donnant sur la grande route. Il était dans l’axe de la rue Guynemer menant à Paris. Il s’appela rue du Vivier en 1862 puis en 1894, rue Jean-Jacques Rousseau dont il n’en reste que la partie la plus occidentale dans le quartier de la Ferme. Enfin, la rue prit le nom du Gouverneur Général Éboué, l’année de la cérémonie au Panthéon en 1949. 
La rue est bordée de bâtiments extrêmement variés allant de maisons individuelles à des immeubles plus ou moins élevés, des locaux commerciaux mais aussi des équipements collectifs culturels ou sportifs.

Parmi les équipements collectifs, le square de Macerata (ci-dessus), du nom de la ville italienne jumelée, longe un bassin de stockage d’eaux pluviales en construction. Il est creusé sous le stade Gabriel Voisin. L’objectif est de retenir les eaux pluviales en cas de fortes intempéries avant de les reverser plus tard dans les égouts. Il évitera des inondations de caves ainsi que le rejet de polluants directement dans la Seine. Ce projet a été lancé en 2015 et le chantier est en cours d’achèvement. 


De l’autre côté de la rue au numéro 33, se trouve la très fréquentée Médiathèque du Centre-Ville, dont l'accès se fait par la place adjacente (ci-dessus)

À l’autre extrémité de la rue, le Parc Municipal des Sports (entrée au 5 avenue Jean Bouin) est en pleine restructuration. Conçu dans les années 1970, il est fermé depuis l’année dernière pour une transformation de grande ampleur. Il sera remplacé par une Cité des Sports dans quelques années. On y trouvait un restaurant-musée du sport,  repaire des médias sportifs du quartier. Sur cette photographie (ci-dessous), on voit surtout le gymnase au carrefour. Et, en bas, l'entrée officielle avec son mur d'enceinte revêtu de briques avec une incrustation d’anneaux concentriques en terre cuite.
   
Gymnase du Parc Municipal des Sports.

Entrée officielle du Parc Municipal des Sports
Entre les deux, au numéro 74 se dresse le Théâtre du Petit Miroir  qui date de 1978 (ci-dessous). Il propose des spectacles d’ombres et de marionnettes chinoises pour les enfants. La façade est composée de deux parois vitrées encadrant la porte, le tout sous un fronton triangulaire. (http://www.theatre-ombres-chinoises-marionnettes.fr).Une silhouette de personnage y est reproduite trois fois. Pour protéger l’accès du jeune public, une rambarde a été installée sur le trottoir. 


En face, une sculpture contemporaine en inox orne le mur latéral de l’école maternelle Claude Boujon. Malheureusement, aucune plaque n’en indique le titre pas plus que le nom de l’artiste… Dommage !
Texte et photographies P. Maestracci

11 mai 2018

Issy-les-Moulineaux, la ville où il fait bon lire

Dans notre commune, tout est facilité pour la lecture de livres et de journaux, qu’ils soient sous forme papier ou sous format numérique. Il y a, évidemment, différents points de presse spécialisés dans les quartiers et tout particulièrement deux kiosques à proximité des deux stations de métro de la ligne 12, Mairie d'Issy et Corentin-Celton.

Charles V le Sage
(1337-1380)
Mais avant de parler d'Issy-les-Moulineaux, évoquons Charles V le Sage.  Ce roi amoureux des livres, installe en 1367-68 une librairie, en fait sa bibliothèque, au Louvre. Elle compte plus de neuf cents manuscrits abordant des thèmes variés. Elle se déploie sur trois étages dans la tour de la Fauconnerie au nord-ouest de l’enceinte du château-fort. C’est l’ancêtre de la Bibliothèque nationale. Il n’en reste qu’un marquage au sol dans le Louvre médiéval restauré près du donjon.
Les librairies
Issy-les-Moulineaux a la chance de disposer de quatre librairies dont le nom fait référence à l’histoire du livre. Nous allons les citer par ordre alphabétique.

La librairie Caractères , 5 rue du Général Leclerc ; son nom fait penser aux caractères d’imprimerie. Au XVIe siècle, le célèbre fondeur et graveur français, Claude Garamond crée ceux qui portent encore son nom. Les italiques, en revanche, sont l’invention d'Ale (ou Aldo) Manuce à Venise en pleine Renaissance. Les claviers contemporains offrent ainsi une diversité de caractères comme le times new roman, l’arial etc.

Le nom de la librairie Chantelivre, 32 avenue de la République, associe deux plaisirs : la lecture et la musique ! Un établissement similaire se trouve rue de Sèvres à Paris VIe, à quelques stations de métro sur la ligne 12. www.chantelivre.com 


Gutenberg (1400?-1468).
La librairie Gutenberg, 17 boulevard Voltaire, rend un bel hommage à Johan Gutenberg (ci-contre). Celui-ci perfectionna l’invention chinoise de l’imprimerie en inventant, à Strasbourg vers 1440, la typographie, soit la fonte de caractères mobiles en plomb. Le premier livre imprimé est sa Bible à 42 lignes, éditée à Mayence en 1455. C’est le premier incunable (ouvrage imprimé avant 1500).

Le livre et la Tortue, 47 esplanade du Belvédère ( www.lelivreetlatortue.com ) est dans l’éco-quartier du Fort. Son nom, omettant volontairement une lettre, évoque malicieusement une fable de La Fontaine !

Il faut rajouter à cette liste le Porte-Plume, 58 avenue Victor Cresson. Si ce sont essentiellement des journaux qui y sont vendus, la boutique prend des commandes de livres surtout pour les fêtes. Son enseigne rend hommage à l’écriture manuelle ancienne. Autrefois, les écoliers apprenaient à écrire avec un porte-plume et un encrier. Dans certains pays actuellement, l’apprentissage de l’écriture manuelle est négligé au profit du clavier…

Les médiathèques
Mais pour lire, il est aussi indispensable de fréquenter les trois médiathèques isséennes (www.issy.com/mediatheques) qui proposent des ordinateurs, des lectures sur place ou des prêts, y compris de tablettes, voire d’instruments de musique, de nombreuses animations etc. ainsi que des espaces de travail très fréquentés par les étudiants à l'approche des examens.

La Médiathèque Centre-Ville (ci-dessous) remplace depuis 1994 une bibliothèque, autrefois logée à l’étroit 18 rue de l’Abbé Derry (actuelle Ludothèque). Le changement sémantique de nom illustre l’élargissement des activités proposées avec le recours systématique à l’informatique. Elle est installée dans un immeuble de deux étages reliés par un escalier de belle ampleur. Son entrée se fait sur une place perpendiculaire à la rue du Gouverneur Général Éboué. 


Médiathèque du Centre-Ville. On y donne aussi des concerts.

La Médiathèque des Chartreux se trouve à l’angle de la rue du Clos Munier et du quai de la Bataille de Stalingrad. Son nom rappelle une ancienne propriété qui appartenait depuis 1343 aux moines dont l’ordre fut fondé par Saint-Bruno au XIe siècle dans le massif de la Grande Chartreuse. Ce fief comportait une ferme qui a laissé son nom au quartier ainsi que les Chartreux.

La médiathèque la plus récente est Le Temps des Cerises qui date de 2014, soit vingt ans après la médiathèque du Centre-Ville. On la trouve 90-98 promenade du Verger, dans l’éco-quartier du Fort. Son nom rend hommage à la fameuse chanson de Jean-Baptiste Clément ainsi que la sculpture de Christian Renonciat, Merle moqueur, sur le rond-point tout proche. Elle propose toute une série de services dans le domaine culturel et numérique. L’histoire du Fort et de la Commune de 1870/71 y bénéficie d’une présentation spécifique très intéressante.

Place Madaule. Extérieur.

Les bibliothèques partagées


Enfin, il ne faudrait pas oublier les bibliothèques partagées qui permettent aux uns d'y déposer un livre, aux autres de l'emprunter pour le lire.  On en compte deux aujourd'hui. La plus ancienne se situe place Madaule, dans une cabine téléphonique abandonnée (ci-contre). Une seconde a été inaugurée en décembre dernier en haut de l'avenue du Bas-Meudon.

Place Madaule. Intérieur.






N'oubliez surtout pas d'apposer sur la couverture une petite étiquette : "Ceci est un livre voyageur. Merci de le remettre en circulation après lecture".






Merci à mon amie Monique qui m’a fourni une réponse rapide lors de la préparation de cet article. Texte et photographie 
P. Maestracci

6 mai 2018

L'île Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux, vous connaissez ?


La médiathèque des Chartreux, 2 rue du Clos-Mounier, vous la fait découvrir grâce à une exposition, ouverte depuis le 2 mai.
« Regards Croisés : deux visions du parc de l'Ile Saint-Germain » vous fera (re)découvrir cette petite bulle de verdure au travers des œuvres de deux passionnés : Nicolas Davy, photographe, et Charles Bouis, peintre. Ils ont mis leur art au service de la vie sauvage exceptionnelle qui foisonne dans le parc :
Mante religieuse, libellule ou encore passereau ont tous été préalablement capturés par l’œil averti du photographe, puis réinterprétés sur la toile du peintre. Les deux œuvres sont présentées en regard l’une de l’autre, pour une invitation à la rêverie et à la flânerie dans un lieu emblématique de la vie isséenne.
Du mercredi 2 mai au 28 juillet 2018
Poursuivez l’exposition par « Atelier créatif », le samedi 23 juin à 16 h : dès 6 ans, sur inscription au 01.41.23.84.34."

Mais pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour aller vous y promener. Pour vous aider, jetez un coup d'oeil sur les articles publiés sur notre site historim. Il y en a plusieurs mais commencez par celui-là : http://www.historim.fr/2011/07/ile-saint-germain-decouverte-dun-parc.html Bonne promenade.

Et puis, l'île Saint-Germain, c'est aussi toute une partie habitée, que les membres de notre association - et uniquement eux - pourront découvrir dans une balade privée "nez en l'air" le 9 juin.

Enfin, la Maison du Tourisme prépare, avec Historim, un parcours nature dans le parc de l'île Saint-Germain. Il sera bientôt disponible sur l'application Cart(o)Graff. A suivre donc. Mais d'ores et déjà, pourquoi ne pas passer dans leur bureau, sur l'Esplanade de l'Hôtel de ville, acheter un pot de miel, venu tout droit des ruches de l'île ! PCB

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry



29 avril 2018

Issy - la rue Aristide Briand en pleine métamorphose

Cette rue Aristide Briand opère une jonction entre deux quartiers : La Ferme/Les Îles /Les Chartreux et Val de Seine/Les Arches. C’est d’ailleurs aussi le cas de la rue Jean-Jacques Rousseau et de l’avenue de Verdun. La rue Aristide Briand débute place Léon Blum et finit 6oo mètres plus loin place Jules Gévelot, en suivant une légère pente. Au début du XXe siècle, elle s'appelait Chemin de Grande Communication N°2, ; ensuite elle fut nommée rue de Boulogne.

Qui est Aristide Briand ?
Cet axe rend hommage à l’homme politique Aristide Briand (1862-1933). Cet avocat de formation (ci-contre) fut ministre à de multiples reprises et plus d’une dizaine de fois président du Conseil sous la Troisième République. En 1926, il reçut à Oslo le prix Nobel de la Paix, conjointement avec l’Allemand Streseman en gage de réconciliation franco-allemande (celle-ci ne dura qu’un temps !). 
Briand était aussi célèbre pour son esprit de répartie. Un seul exemple suffira. Au Britannique Lloyd George qui affirmait à propos des Français « entre la vanité et le ridicule, il n’y a qu’un pas ! », Briand rétorque : « Oui, le Pas-de-Calais ! ». No comment…

Un chantier colossal

Immeuble vétuste au carrefour de l'avenue de Verdun
et de la rue Aristide Briand. En cours de démolition. 
La rue Aristide Briand est en plein chantier depuis plusieurs mois et pour quelques années encore. En effet, elle se trouve à proximité immédiate d’une gare souterraine de la future Ligne 15 du métro. Plusieurs immeubles vétustes ont déjà été démolis à l’angle de la rue avec l’avenue de Verdun (ci-dessus) afin de permettre la construction de la gare souterraine qui sera surmontée d’un immeuble. D’autre part, des logements HLM qui n’ont que quatre étages commencent eux aussi à disparaître (ci-dessous) et leurs habitants relogés. La circulation automobile est provisoirement perturbée en raison des travaux autour de la place Léon Blum. 

Au premier plan, un terrain en friche remplace le premier HLM
détruit pour faire place aux futures constructions.

Plusieurs équipements collectifs se trouvent dans la rue. Les plus anciens sont une ancienne école intégrée au collège Victor Hugo et, au 27, l’école élémentaire Paul Bert. Ces bâtiments sont construits en pierre meulière, caractéristique au tournant du XXe siècle. Cette carte postale (ci-dessous) montre l'ancienne école à l'architecture typique de la IIIe République.  

Les Écoles de la rue de Boulogne, devenue rue Aristide Briand, à l'angle de la rue Paul Bert.

Désormais intégrée au collège Victor Hugo, l'entrée de cette école est condamnée. A l'entrée du collège Victor Hugo, au n°24, le mur peint latéral représente le grand écrivain (ci-dessous). Dans sa jeunesse, celui-ci venait voir Adèle Foucher, sa future femme, dans la maison familiale, rue Auguste Gervais.

Entrée du collège Victor Hugo.
Victor Hugo sur le mur. © A. Bétry

















Nettement plus récents : le gymnase L’Agora et l’ALIM (Association de Liaison d’Issy-les-Moulineaux) au 18 de la rue et qui regroupe des dizaines d’associations. Texte et illustrations : P.Maestracci