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28 juin 2024

La Dame qui lisait dans le cimetière


Voici venues les vacances d'été et le temps d'aller se promener... vous rencontrerez peut être Viviane... 

Non, il ne s’agit pas d’un roman d’Arto Paasilinna. C’est l’histoire de Viviane, habitante du quartier des Épinettes depuis 1978, grande lectrice, davantage encore depuis qu’elle est retraitée. C’est aussi une sportive, profitant de ses moments de liberté pour « prendre l’air », à pied ou à vélo, été comme hiver. Enfin, et surtout, elle aime lire dans les parcs de la ville, sur l’île Saint Germain ou au parc Barbusse (avant les travaux) mais aussi… dans le cimetière, en face de chez elle. 
Le cimetière d’Issy-les-Moulineaux fait partie intégrante du patrimoine culturel de la ville*. C’est bien sûr un lieu de mémoire, où les familles rendent hommage aux défunts et où se perpétue les souvenirs familiaux à travers les générations, mais ce peut être aussi un lieu de promenade, de repos, pour tous, arboré, paisible et loin de l’agitation urbaine.

Au cimetière, Viviane s’installe sur un banc (parmi les derniers encore en bon état), celui-ci s’il fait doux, celui-là sous les frondaisons quand le soleil tape trop fort. Elle se plonge alors dans sa lecture, saluant de temps en temps d’autres habitués comme elle, répondant  aux visiteurs curieux de sa présence ou cherchant une tombe.
Lisant beaucoup, elle se constitue en permanence un fonds de livres, dont la provenance est variée : ceux que ses filles ont laissés chez elle, ceux achetés à Chantelivre près de la mairie - « sa » librairie à laquelle elle est très attachée - mais aussi des livres récupérés dans certaines boîtes à livres de la ville,  dans son quartier ainsi qu’à la Fabrique ou au fort, au Temps des Cerises. 
Bien sûr, elle a ses préférences de lecture, centrées sur le livre policier avec des auteurs plutôt anglo-saxons (Douglas  Kennedy, Harlan Coben, Denny Lehane, R.J.Ellory,…) et nordiques (vous savez ceux avec des noms en …sson ou en …nen !) et bien sûr les français Bussi, Norek, Minier et Thilliez.

Si vous allez au cimetière, vous verrez au loin, cette dame plongée dans sa lecture et aussi, peut-être, ce renard qui, parait-il, vit paisiblement près de la clôture au fond. Mais ça, c’est peut-être une légende !

Texte et photos Jacques Primault 


*Voir nos articles : http://www.historim.fr/2012/04/visite-privee-dissy-le-cimetiere.html ; http://www.historim.fr/2012/11 - 11-novembre-des-enfants-au-cimetiere.htm ; http://www.historim.fr/2021/05/la-bataille-dissy-parcours-n2-du.html ;

16 juin 2024

Des tours vues depuis Issy

Le relief isséen est caractéristique du nom du département des Hauts-de-Seine avec une partie de son territoire dans la vallée, ancien lit du fleuve et les coteaux qui vont jusqu’à Meudon. Une position dominante permet d’apercevoir souvent les tours lointaines du paysage urbain. L’axe de certaines rues dessine un cadre pour une vision des tours avec la capitale et sa proche banlieue en arrière-plan.

Tour Eiffel depuis la rue Minard
En descendant la rue Minard, il est possible d’identifier à coup sûr la tour la plus célèbre du monde, la tour Eiffel, érigée en 1889 sur le Champ-de-Mars. Une réplique, miniature et un peu plus récente, se trouve 42 rue Renan. 

Toujours rue Minard, en regardant un peu plus vers la droite, la tour Montparnasse détache sa silhouette compacte sur le ciel. Ce fut une décision prise en 1958 lors du retour au pouvoir du Général de Gaulle avec la destruction de l’ancienne gare, la construction d’un centre commercial et d’une tour haute de 210 mètres (2e hauteur après la tour Eiffel à Paris) devant la gare placée en arrière. Une rénovation de la tour est d’ailleurs prévue. 

Vue sur la Tour Montparnasse



Les nombreuses tours du quartier d’affaires de la Défense sont repérables de loin.

Ce quartier a été décidé aussi en 1958 en empiétant sur plusieurs communes : Courbevoie, Nanterre et Levallois-Perret. L’adresse postale est pourtant Paris-La Défense. 

L’origine de ce nom vient d’une statue de Barrias érigée en 1883 sur le rond-point de Courbevoie pour commémorer la défense courageuse de Paris lors de la guerre de 1870 contre les Prussiens. 

Depuis 1958, les tours visibles de la place de l’Étoile se sont multipliées.



Une tour plus proche est celle du Groupe Accor à la limite entre deux départements et deux villes : Paris et Issy-les-Moulineaux. C’était à l’origine une tour Bouygues. On peut la voir de plusieurs lieux dont la rue du Moulin de pierre.


Depuis la rue du Moulin de pierre
Enfin, de hautes grues Porte de Versailles soulignent la construction de la tour Triangle qui a déjà plusieurs étages. Son projet décidé sous la mandature de Bertrand Delanoé fut longtemps remis en cause mais la décision finale a créé un chantier spectaculaire. Les grues sont visibles de la rue Renan et de la rue Parmentier. 

La tour Accord












Texte et photographies : P. Maestracci






 





18 avril 2024

La campagne en ville… quand Issy conserve son passé agricole

Pendant des siècles, Issy à flanc de colline et la Ferme dans le quartier des Moulineaux furent des villages assez éloignés l’un de l’autre. Les vignes étaient sur les coteaux et Les champs se trouvaient dans la plaine.

Vendange chez Yves Legrand ©A.Bétry

De ce passé rural, il n’en reste que peu d’éléments. Aux Moulineaux, des vignes en contrebas de la ligne du RER et Le Chemin des Vignes sont gérés par la famille Legrand. Les vendanges se font toujours à l’automne avec la participation d’écoliers. Entre le boulevard Garibaldi et le RER, les talus sont entretenus par des moutons à la belle saison. Enfin depuis quelques années, la Fédération Nationale des Chasseurs occupe l’ancien bâtiment de la Banque de France, à l’angle des rues de Vanves et du Général Leclerc.
En revanche, le nombre des noms de rues évoquant la campagne est nettement plus important.
Certains noms sont caractéristiques en ce qui concerne les terres agricoles. Un clos est un terrain cultivé limité par un mur ou une barrière. Il y a l’allée du Clos, le clos Girard et le clos Munier. Sur un lieu-dit du XVIIe siècle, l’allée des Coutures évoque le nom de champs cultivés, le Champ Chardon celui d’une plante piquante et la rue du Ponceau, l’autre nom du coquelicot. La promenade du Verger, le chemin des Vignes et le sentier (et le quartier) des Épinettes (soit du vin blanc, soit une cage pour volailles) indiquent quelles étaient les productions locales. L’école des Varennes (mot d’origine allemande) évoque la version ancienne de garenne, terrain inculte réservé à la chasse, privilège de la noblesse.
Il existe aussi une évocation des bâtiments. L’allée et le quartier de la Ferme se trouvent dans l’ancienne propriété des Chartreux qui avaient reçu cette propriété au Moyen Âge du chanoine Jean de Meudon. C’est le nom donné à un gymnase, des écoles et une médiathèque. Il y a la rue du Bateau-Lavoir et l’allée du Hameau Normand. Le chemin du Moulin fait écho au terme des Moulineaux et aux armoiries de la ville. Les anciens chemins étroits subsistent dans les noms d’une dizaine de sentiers. Celui de la Bertelotte entre les rues Renan et Michelet fait exception car tous les autres sont autour du Fort comme le Buvier, les Loges, les Marcettes, la Montézy ou les Tricots.


Allée des Maraîchers

Enfin, la promenade des Jardiniers de l’Île et l’allée des Maraîchers mettent en valeur le  travail des professionnels.
Depuis plusieurs années, sont créés des Jardins partagés dans chaque quartier, tels ceux de la résidence Séverine ou celui rue de la Galiote. C’est un retour au passé rural de la ville mais sous une forme contemporaine ! 

Texte et photographie : P. Maestracci

 


                               

13 avril 2024

Déambulation dans des rues aux noms d'arbres

Profitez des vacances pour redécouvrir votre ville.
Issy-les-Moulineaux, territoire longtemps agricole, est devenue une ville industrielle puis tertiaire, densément peuplée. Il existe toujours des parcs disséminés dans la commune ainsi que des arbres remarquables, en particulier sur l’île Saint-Germain.

Plusieurs noms restent associés aux arbres. 

Dans le quartier Centre-Ville, la rue des Acacias croise la rue des Peupliers. Toutes deux sont bordées d’immeubles. Le fief du Bois-Vert  était entre l’église Saint-Étienne et la grand-rue (rue du Général-Leclerc) ; le sous-fief de l’autre côté de la rue correspond au tout récent Cœur de Ville.



Cet immeuble de l’entre deux-guerres (ci-contre) se situe au croisement de la rue des Acacias et des Peupliers. 


Dans le quartier des Hauts d’Issy où subsistent encore d’étroits sentiers, la villa des Cerisiers est une impasse. Tout près, se trouve la place des Tilleuls et la villa du même nom.


Place des Tilleuls (Hauts d'Issy), carte postale

Texte et photographie : P. Maestracci

24 avril 2022

Statuaires religieuses d'Issy-les-Moulineaux (suite et fin)

Voici la deuxième et dernière partie de notre découverte de la statuaire religieuse isséenne avec, cette fois-ci, les représentations de personnages religieux qui, vous le verrez, sont des plus diverses. Profitez des vacances pour parcourir les rues d'Issy-les-Moulineaux.
 
2 rue Jules-Guesde.

Commençons par cette « tête d'homme barbu » (ci-contre) que l'on peut voir sur la façade du 2, rue Jules-Guesde. Il porte autour du cou une croix latine suspendue à un chapelet. Il s’agit là d’une allégorie de la religion catholique.


4, rue du Sergent-Blandan.






« La Sainte Famille » (ci-contre) au-dessus de la porte d‘entrée d’une maison en meulière du début du XXe siècle au 4, rue du Sergent-Blandan.
Il s’agit d’une groupe sculpté d’une quarantaine de centimètres, en terre cuite, représentant Jésus dans les bras de Marie, sous la protection de Joseph, porteur d’une lanterne

« Une scène de lamentations », au pied de la croix du monument aux morts du Parc Saint-Jean-Paul II (ci-dessous), réunit Marie auréolée, priant, le regard tourné vers le Christ ; Marie-Madeleine éplorée, agenouillée au côté gauche de Marie, sa tête reposant sur son genou ; à ses côtés, Jean l’évangéliste, en tenue de séminariste, a la tête et le bras tournés vers le Christ en signe d’espérance pour le futur. 

Parc Saint-Jean-Paul II.

Sur le socle de cet ensemble sculptural (ci-dessus), est inscrite en latin la mention : « Vous tous qui passez par ce chemin, arrêtez-vous et voyez si votre douleur est comme la mienne » !
 
2, allée des Carrières. © PCB

« Notre-Dame-de-Pellevoisin » sur la façade de la maison du 2, Allée des Carrières (ci-contre). 

À Pellevoisin, une petite commune de l’Indre, des apparitions mariales seraient survenues, entre le 14 février 1876 et le 8 décembre 1878, à Estelle Faguette, une jeune femme de 33 ans, alors atteinte d’une maladie incurable. Après sa guérison à la suite de cinq premières apparitions, elle dira continuer à voir la Vierge Marie à dix reprises.
 

Jardin Résidence du Parc.





« Jerzy Alexander Popieluszko », dans le jardin jouxtant la Résidence du Parc 20, rue de l'Abbé-Derry (ci-contre). 
Ce prêtre catholique polonais, né en 1947, ordonné en 1972 à Varsovie, aumônier du Syndicat Solidarnosc, est l’une des figures emblématiques de la lutte contre le régime communiste en Pologne. 
En 1984, il est enlevé et meurt en martyre sous la torture. Il est béatifié le 6 juin 2010 par le pape Benoit XVI.


« Saint Jean-Baptiste de La Salle », auprès d’un enfant lui tendant un livre ouvert, devant l’école Saint-Nicolas, rue Victor-Hugo (ci-dessous). Né en 1651 à Reims dans une famille noble de juristes, chanoine en 1667, Jean-Baptiste de La Salle est ordonné prêtre à 27 ans, en 1678. Il ouvre des écoles gratuites pour les enfants déshérités et fonde l’institut des Frères des écoles chrétiennes le 25 mai 1684. Il meurt le 7 avril 1719 près de Rouen. Il est canonisé en 1900 par le pape Léon XIII.

L'école Saint-Nicolas.
Considéré comme un novateur en pédagogie et maître spirituel, il est en 1950 déclaré par le pape Pie XII « patron de tous les éducateurs chrétiens ». Les frères des Écoles chrétiennes dirigent aujourd’hui l’école Saint-Nicolas où se trouve donc sa statue.

Repotel-Hôpital Suisse.
« Saint-Thomas de Villeneuve », à Repotel-Hôpital Suisse, 23, avenue Jean-Jaurès (ci-contre). 
Tomas de Villanueva, né en Castille en 1486 et mort à Valence en 1555, est un religieux de l’ordre de saint Augustin, qui devient archevêque de Valence. 
Après une formation d’humaniste, de grammairien, de philosophe et de théologien, en tant que boursier, il enseigna dans le même collège de 1472 à 1576, afin de s’acquitter ainsi de sa bourse. Il entre chez les ermites de Saint-Augustin en 1516. Ordonné prêtre le 18 décembre 1518, il sera nommé archevêque de Valence par Charles Quint le 6 juillet 1544. Il s’est surtout tourné vers les indigents à qui il fait distribuer l’argent du diocèse… d’où sa représentation avec une bourse à la main destinée à un enfant ! Béatifié en 1618 par Paul IV, il est canonisé en 1658 par le pape Alexandre VII. 
Jardin du Centre Saint-Paul.
En 1661, est fondée la 
congrégation des Sœurs hospitalières de Saint-Thomas-de-Villeneuve. Les religieuses s’installent en 1887 à Issy-les-Moulineaux, et jusqu’en 1960, sur le site actuellement occupé par l’hôpital Suisse et par Repotel, où elles dirigèrent une maison de convalescence.

 
« Le père Jean Émile Amizan », une sculpture placée dans le jardin du Centre Saint-Paul, 22, rue de l’Abbé-Derry, la maison-mère de la congrégation (ci-contre).
Prêtre catholique née en 1853 et mort en 1928, ordonné prêtre en 1877 en l’église Saint-Sulpice, il est le fondateur en 1918 de la congrégation religieuse catholique des Fils de la Charité dont la mission est l’évangélisation des milieux populaires et dont il fut reconnu supérieur général par Benoit XV.
Il exerça son apostolat dans deux paroisses parisiennes du quartier de Charonne : le Bon Pasteur et Notre-Dame de l’Espérance, où fut érigée sa statue après sa mort. Vers 1970, la Ville de Paris, propriétaire des lieux, fait démolir Notre-Dame de l’Espérance. La statue du père Amizan est alors récupérée et transférée à Issy, rue de l’Abbé-Derry.
 
Jardin de la Solitude.


« Notre-Dame-des-Bombes », dans le jardin de la Solitude (ci-contre), appartenant aujourd'hui à l’ensemble hôtelier de la Résidence de la Reine Margot. 
Elle est toujours là sur un socle composé d’anciens obus, lancés en mai 1871, pendant les combats de la Commune, par les Versaillais contre les Fédérés réfugiés dans les bâtiments du Séminaire Saint-Sulpice… des combats qu'Historim a longuement évoqués l'an passé à l'occasion des 150 ans de la Commune.





Ainsi se termine cette escapade dans les rues, les jardins et les parcs de notre ville. Si vous trouviez d'autres sculptures religieuses qui nous ont échappé, n'hésitez pas à laisser un commentaire sur le site ! Bonnes vacances. Texte et photos Denis Hussenot.
 

15 avril 2022

Statuaires religieuses d'Issy-les-Moulineaux

En ce week-end de Pâques, pourquoi ne pas déambuler dans les rues et les parcs d'Issy-les-Moulineaux, à la découverte de ces nombreuses sculptures se rapportant à des personnages ou des faits religieux. Commençons par les représentations de la Vierge Marie, le plus souvent portant l'enfant Jésus, puis par celles du Christ. 

1. Des représentations de la Vierge Marie


Séminaire Saint-Sulpice d'Issy.

 
« La Vierge et l’enfant » sur la façade du Séminaire Saint-Sulpice d’Issy, 33, rue du Général-Leclerc 
(ci-contre).  

Marie est assise et tient l’enfant Jésus debout sur son genou droit, accueillant, par un salut du bras droit le visiteur, tandis que Marie porte son regard vers le bas pour accompagner cet accueil.



Autre « Vierge et l'enfant », autre Séminaire…


Séminaire polonais.




« La Vierge et l’enfant » au-dessus de la porte d’entrée du Séminaire polonais de Paris, 11, rue Jules-Guesde, (ci-contre).












Marie, en souveraine couronnée, porte l’enfant dont les bras d’accueil sont grands ouverts… les deux bras cette fois-ci (ci-dessus) !

Encore une « Vierge et l’enfant » (ci-dessous), dans le jardin de la maison de Sœurs du Christ, une congrégation installée au 37, rue du Général-Leclerc, depuis 1971.

La maison des Sœurs du Christ




Cachée sous les arbres, la Vierge est debout, tenant l’enfant Jésus, habillé, sur son bras gauche. Marie détourne son regard de Jésus, comme pour refuser déjà le destin qui l’attend (ci-dessous). 











Dans le jardin de la maison des Fils de la Charité, au 22, rue de l’Abbé-Derry, « la Vierge et l’enfant » (ci-dessous) est tout à fait originale.

La maison des Fils de la Charité.

D’une dimension relativement petite, environ 80 cm, la statue est sculptée dans un bloc de granit de provenance bretonne. 
Marie est assise, porte l’enfant sur son bras droit et soutient son pied de la main gauche. L’ensemble sculptural est d’une très grande sobriété, aux lignes rigides, taillées dan la pierre.




Toujours dans le jardin de la maison des Fils de la Charité, une « Vierge et l’enfant » d’une quarantaine de centimètres, appliquée sur une écorce, est accrochée au tronc d’un cèdre (ci-dessous). Marie, au visage très juvénile, est couronnée et l’enfant Jésus est aussi porteur d’une couronne de lauriers, d’allure victorienne.

La maison des Fils de la Charité.

Le choix du cèdre pour l’accrochage de cette sculpture n’est pas hasardeux : vers 976 av. J.-C., le bois du cèdre fut utilisé par le roi Salomon pour la construction du premier temple de Jérusalem. Le cèdre est l’arbre le plus souvent cité dans la Bible (70 fois !). Par ailleurs, le cèdre ne pourrit pas. C’est pourquoi un patriarche d’Alexandrie au IVe siècle comparait le bois du cèdre à la chair du Christ qui reste imputrescible. Enfin, cet arbre est un emblème de grandeur, de noblesse et  pérennité. Il est l’arbre symbole du Liban.
 



Parc Saint-Jean-Paul II.
Dans le parc Saint-Jean-Paul II, à l‘ombre d’un bosquet (ci-contre), est érigée une statue de « la Vierge et l’enfant ». Jésus, couronné, se tient débout sur un globe terrestre représentant l’univers, dans le ciel au-dessus des nuages. 

Il s’agit, en fait, comme il en existe de nombreuses en France et à travers le monde d’une réplique de la statue de Notre-Dame-des-Victoires, située dans la basilique du même nom, dans le IIe arrondissement de Paris. Elle en diffère seulement par l’absence de couronne en or et pierres précieuses sur la tête de Marie. 
L’église Notre-Dame-des-Victoires fut construite au début du XVIIe siècle à la demande de la communauté des religieux « les petits Pères », avec l’aide des subsides accordés par le roi Louis XIII, en reconnaissance à Marie, après sa victoire sur les protestants, au siège de La Rochelle en 1627. Mais à une condition : qu'elle soit dénommée Notre-Dame-des-Victoires. Après la Révolution, l’église fut à nouveau affectée au culte en 1809 par Napoléon Ier. On y installa alors l’actuelle statue de la Vierge… mais non couronnée ! Ce n’est qu’en 1853, à la demande du pape Pie IX, qu’une couronne précieuse fut rajoutée. 
Le jardin de la Solitude.

Dans le jardin de la Solitude, une statue de la « Vierge et l’enfant » est placée sous un dais de pierre évoquant un pinacle, soutenu par quatre colonnes aux chapiteaux corinthiens à feuilles d’acanthe, et surmonté d’une flèche (ci-contre). 

La Solitude, 27, rue Minard, était la maison de retraite des prêtres. Après une longue période de travaux, elle va abriter un ensemble hôtelier de haut de gamme, le Domaine de la Reine Margot, Mais la statue sera toujours là. 



                              
  2. Des représentations du Christ

 

Dans le jardin du Séminaire polonais, 11, rue Jules-Guesde, un Christ, presque grandeur nature (ci-dessous), un cœur frappé sur la poitrine, objet de dévotion, se tient les bras grands ouverts pour accueillir les fidèles.  Reposant sur les nuages, il présente à ses pieds les instruments de la Passion : trois clous, des fouets, un ciboire et une couronne tressée, évoquant la couronne d’épines.


Le séminaire polonais.

Dans le parc Saint-Jean-Paul-II, un Christ en croix, accompagné de deux larrons (ci-dessous), surmonte le monument, bien visible dans le haut du parc, dédié aux séminaristes ou religieux morts durant la Grande Guerre. Au pied de la croix, est inscrite la phrase suivante, traduite du latin : « Leurs noms sont inscrits dans le ciel ; courageux, ils tombèrent au combat ».



Parc Saint-Jean-Paul II.

En espérant que cette première escapade isséeenne vous a plu. La suite le dimanche 24 avril, toujours à 18 h, pour débuter ainsi les vacances de Pâques. Texte et photos Denis Hussenot.

3 février 2022

Grand Paris express - ouvrage Barbusse à Issy

Sur la commune, trois chantiers importants du Grand Paris express sont en cours d’élaboration. Le premier, le plus important, la future gare Issy RER, et les deux autres, des ouvrages de service dénommés ouvrage Résistance (le long de la Seine), pour le premier, et ouvrage Barbusse, pour le second, dans le parc Henri Barbusse. Leurs noms viennent du lieu où ils sont implantés. 

Le grand escalier avant les travaux… © M. Julien

Le chantier de l'ouvrage Barbusse a commencé en 2018, après la démolition de l’escalier monumental (ci-dessus). Actuellement, le puits d’une profondeur de 50 mètres est creusé (ci-dessous). L’on passe au stade de réalisation des couloirs d’accès au tunnel.

L'entrée du puits de l'ouvrage Barbusse. © M. Julien

Cet ouvrage, technique, est l’un des nombreux puits qui vont émailler le parcours de la ligne 15 Sud. Il se situe à mi-distance de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart et Issy RER. 
© XDR

Ces puits (plan ci-contre) jalonnent le parcours tous les 800 m environ et servent au bon fonctionnement de la ligne en assurant la ventilation et le désenfumage, l’alimentation électrique et l’évacuation des eaux du tunnel et, le plus important, l’accès des secours et l’évacuation des passagers. Celui-ci, outre son accès de secours, n’assure que la ventilation, il en est de même pour l’ouvrage Résistance. 
Quand il sera mis en service, après remblayage et aménagement, la partie visible du local technique servira de belvédère et offrira un panorama sur Paris. 

Le grand escalier du parc Henri Barbusse, aujourd'hui démoli. © M. Julien

Il va falloir patienter encore quelque temps avant de retrouver un parc qui ne soit pas défiguré par le chantier. Mais quid de l’escalier d'avant (ci-dessus) ? Michel Julien.

28 mai 2021

Cygnes à Issy-les-Moulineaux


Il y a près du pont de Billancourt, sur le quai de la Seine à l'entrée du parc Saint-Germain d'Issy-les-Moulineaux, un couple de cygnes qui, en ce mois de mai 2021, couvent sept énormes œufs, sur le point d’éclore. La naissance est imminente. Peut-être même qu'à l'heure actuelle ils ont éclos ! Alors, les parents mettent les enfants à l’eau et toute la famille s’en va à la queue leu leu ! Savez-vous qu'il existe trois mots différents pour désigner les bébés cygnes : cygneau, cygnet ou cygnon ! 

Mai 2021. Issy. 
C’est l’attraction du quartier et des environs ; ce phénomène attire de plus en plus de monde. Les appareils photographiques crépitent pour saisir l’instant magique pendant lequel la future maman se lève pour refaire le nid et modifier l’emplacement de ses sept trésors que l’on peut voir à ce moment-là. Les exclamations fusent alors dans l’assistance émerveillée.
Serait-ce un signe du destin cette naissance de cygnes, alors que nous sommes en cours de déconfinement… 

Merci à notre Historimienne Odile pour ce texte et ces splendides  photographies.



6 mai 2018

L'île Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux, vous connaissez ?


La médiathèque des Chartreux, 2 rue du Clos-Mounier, vous la fait découvrir grâce à une exposition, ouverte depuis le 2 mai.
« Regards Croisés : deux visions du parc de l'Ile Saint-Germain » vous fera (re)découvrir cette petite bulle de verdure au travers des œuvres de deux passionnés : Nicolas Davy, photographe, et Charles Bouis, peintre. Ils ont mis leur art au service de la vie sauvage exceptionnelle qui foisonne dans le parc :
Mante religieuse, libellule ou encore passereau ont tous été préalablement capturés par l’œil averti du photographe, puis réinterprétés sur la toile du peintre. Les deux œuvres sont présentées en regard l’une de l’autre, pour une invitation à la rêverie et à la flânerie dans un lieu emblématique de la vie isséenne.
Du mercredi 2 mai au 28 juillet 2018
Poursuivez l’exposition par « Atelier créatif », le samedi 23 juin à 16 h : dès 6 ans, sur inscription au 01.41.23.84.34."

Mais pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour aller vous y promener. Pour vous aider, jetez un coup d'oeil sur les articles publiés sur notre site historim. Il y en a plusieurs mais commencez par celui-là : http://www.historim.fr/2011/07/ile-saint-germain-decouverte-dun-parc.html Bonne promenade.

Et puis, l'île Saint-Germain, c'est aussi toute une partie habitée, que les membres de notre association - et uniquement eux - pourront découvrir dans une balade privée "nez en l'air" le 9 juin.

Enfin, la Maison du Tourisme prépare, avec Historim, un parcours nature dans le parc de l'île Saint-Germain. Il sera bientôt disponible sur l'application Cart(o)Graff. A suivre donc. Mais d'ores et déjà, pourquoi ne pas passer dans leur bureau, sur l'Esplanade de l'Hôtel de ville, acheter un pot de miel, venu tout droit des ruches de l'île ! PCB

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry



1 juillet 2017

Le Bouddha du parc Rodin d'Issy-les-Moulineaux

A ceux qui, cet été, restent à Issy-les-Moulineaux, Historim va tenter de vous faire voyager, de vous évader, de vous entraîner dans un vagabondage divertissant et enrichissant. Tous les samedis, 18 h, retrouvez-nous sur www.historim.fr

Première escale
Le Bouddha du parc Rodin

Samedi 1er juillet 2017. Il y a une petite foule dans le parc Rodin pour l'inauguration de ce Bouddha assis qui trône en haut des escaliers mécaniques… C'est sous une pluie battante que les maires d'Issy et de Leshan (ci-dessous) ont inauguré ce Bouddha assis, qui regarde la tour Eiffel. Il mesure 2 mètres de haut quand même !

Les maires d'Issy-les-Moulineaux et de Leshan devant le Bouddha du parc Rodin. ©A. Bétry
Il s'agit d'un cadeau de Leshan (province du Sichuan), notre ville chinoise jumelle. Leur Grand Bouddha assis (ci-dessous) , lui, mesure 71 mètres de hauteur. Il a été taillé dans le roc, à l'époque de la dynastie Tang (618-907). Les travaux ont duré quatre vingt-dix ans. Il est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le Bouddha assis de Leshan. © XDR
Puis les spectateurs du parc Rodin assistent à la traditionnelle danse du lion, interprétée par deux danseurs acrobatiques, suggérant toute la férocité et l’agilité du puissant lion. Le lion arbore une combinaison de rouge, orange et jaune (les couleurs royales). 

La danse du lion devant messieurs les maires. © A. Bétry

Photo souvenir. © A. Bétry
La délégation chinoise n'est pas venue les mains vides : dix dessins racontant l'histoire extraordinaire de ce Grand Bouddha de Leshan (ci-dessous).
Pas de doute, cette première escale méritait bien le déplacement… PCB.

Dessin. ©XDR
Pour en savoir plus sur Leshan : http://www.historim.fr/2014/03/leshan-issy-un-partenariat-qui.html




17 juin 2015

Les oiseaux de l'Île Saint-Germain

Martin pêcheur. © D. Joye
Le parc de l'île Saint-Germain, vous connaissez ? Peut-être avez vous l'habitude d'y faire votre jogging ou de vous y promener en famille. Vous avez sûrement apprécié le charme des 22 hectares de ce parc, et le contraste savamment entretenu entre jardins fleuris et espaces sauvages. Historim avait consacré tout l'été 2011 à la découverte botanique de cet ancien terrain militaire (du jardin des lavandes au jardin antérieur, en passant par le jardin clos -http://www.historim.fr/2011/07/ile-st-germain-les-jardins-clos.html).

C'est à une autre découverte que vous convie Denis Joye. La création du parc de l’île Saint-Germain en 1980 a permis de préserver, tout près de chez vous, un magnifique écrin de biodiversité. Savez vous que la gestion différenciée du parc, vous donne la possibilité d'observer près d’une soixantaine d’espèces d'oiseaux sur l'année.

Bouvreuil-pivoine. © D. Joye
Si vous souhaitez écouter le chant de la grive musicienne, observer la gracieuse bergeronnette des ruisseaux, admirer les couleurs exceptionnelles du bouvreuil pivoine ou du martin-pêcheur, je vous propose de m'accompagner. Agissant bénévolement pour la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), j'organise un samedi par mois, une visite gratuite du parc. Si vous souhaitez participer, il vous suffit de vous inscrire. Vous trouverez le calendrier des visites et toutes les informations utiles sur : 
Faites vite avant l'été, deux dates encore : 20 juin et 11 juillet ! Denis Joye


Bergeronnette. © D. Joye