Un patrimoine à redécouvrir
Faune d'Alexis Marquet
Lorsque le parc Henri-Barbusse fut créé, en 1936, la municipalité souhaita y apporter une dimension artistique. Elle envisagea de faire appel au préfet de la Seine et à la direction des Beaux-Arts afin d’acquérir plusieurs œuvres destinées à agrémenter le nouveau parc. Au dépôt d’Auteuil, une dizaine de sculptures furent ainsi sélectionnées, parmi lesquelles Praxitèle, Aphrodite, le Faune, l’Étreinte et la Pastorale.
| L'Etreinte de Félix Desruelles |
Dès 1937, le grand escalier, qui allait devenir l’un des éléments caractéristiques du parc, fut aménagé. L’Étreinte prit place sous l’escalier, tandis que le Faune, en bronze, fut installé sur un piédestal devant celui-ci.
Aujourd’hui, la découverte de ces sculptures peut commencer par l’entrée créée en 1970, place du 8- Mai-1945. Sur la gauche se dresse Praxitèle (2), œuvre en pierre d’Auguste Carli. Un peu plus loin, sur la droite et en contrebas, se trouve Aphrodite (3), également en pierre, d’Ernest-Charles Diosi. La sculpture porte encore les traces d’une mutilation ancienne : la main gauche a disparu.
En poursuivant la promenade, il faut imaginer le parc avant la disparition du grand escalier. C’est là que se trouvait le Faune (X), œuvre en bronze d’Alix Marquet, datée de 1912. Sous l’escalier, l’Étreinte, en marbre, de Michel Béguine, offrait un autre témoignage de cette présence artistique. Cette dernière peut notamment être redécouverte grâce à cette vidéo : https://youtu.be/b26fkxtInUA.
Plus loin, à proximité de l’entrée de la rue de la Défense, la Pastorale (1), en pierre, de Félix Desruelles, rappelle elle aussi cette première période du parc. La sculpture a connu quelques vicissitudes puisqu’elle dut être restaurée après avoir subi des dégâts dans les années 2010, notamment au niveau de la queue de la vache.
Mais l’histoire la plus mouvementée est sans doute celle du Faune. La sculpture disparut en novembre 1989.
Plus loin, à proximité de l’entrée de la rue de la Défense, la Pastorale (1), en pierre, de Félix Desruelles, rappelle elle aussi cette première période du parc. La sculpture a connu quelques vicissitudes puisqu’elle dut être restaurée après avoir subi des dégâts dans les années 2010, notamment au niveau de la queue de la vache.
Mais l’histoire la plus mouvementée est sans doute celle du Faune. La sculpture disparut en novembre 1989.
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| Grand escalier avec piédestal du Faune |
Quelques mois plus tard, en février 1990, elle réapparut dans des circonstances pour le moins étonnantes : un homme vint remettre au parc la statue que son frère avait dérobée. Une véritable histoire rocambolesque… dont il manque malheureusement le dernier chapitre. Depuis cette date, nul ne sait en effet ce que le Faune est devenu.
Le parc a lui-même profondément changé. Avec la construction de l’ouvrage Barbusse, le grand escalier fut démoli en 2018. Cette transformation entraîna la disparition du piédestal du Faune et le déplacement de l’Étreinte (5). La sculpture se trouve désormais au bord du grand bassin des Conti, dans l’alcôve centrale. Elle y est accompagnée de deux autres œuvres en marbre : à gauche, Apollon recouvrant Hyacinthe (4), de Jean-Michel Menant, et à droite, La Grecque (6), de François Mourgues. À l’origine, Apollon recouvrant Hyacinthe était installé dans le vestibule de l’Hôtel de Ville.
Enfin, dominant le bassin des Conti, une œuvre beaucoup plus récente témoigne de la continuité de cette présence artistique dans le parc : la sculpture réalisée par l’artiste Achiam en 1995. Elle s’inscrit dans un ensemble dont on peut retrouver d’autres exemples sur le mail Raymond-Ménand et la place Jacques-Madaule. La statue du parc a elle-même été légèrement déplacée à la suite d’un affaissement de son soubassement.
Au fil des décennies, les emplacements ont changé, certaines œuvres ont disparu, d’autres ont été restaurées ou déplacées. Pourtant, ces sculptures demeurent les témoins discrets de l’histoire du parc Henri-Barbusse et, plus largement, de la volonté d’associer l’art au paysage urbain.
Au fil des décennies, les emplacements ont changé, certaines œuvres ont disparu, d’autres ont été restaurées ou déplacées. Pourtant, ces sculptures demeurent les témoins discrets de l’histoire du parc Henri-Barbusse et, plus largement, de la volonté d’associer l’art au paysage urbain.
| Statues du grand bassin des Conti |
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| Emplacement des statues |



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