A la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, Issy-les-Moulineaux, encore largement campagnarde, accueillait une installation de tir aux pigeons fondée par la maison Gastinne-Renette, un armurier parisien réputé.
| Stand de tir 1963 |
| Palissades, rue d'Erevan |
Cette installation se trouvait dans les Hauts d’Issy, sur un vaste terrain situé entre les rues d’Erevan (anciennement rue du Plateau) et de l’Égalité. Les tirs se faisaient du sud vers le nord en direction d’un espace boisé le long du boulevard Rodin. De hautes palissades en bois protégeaient le voisinage (voir photo ci-dessus).
À cette époque, le tir aux pigeons était une activité sportive populaire, souvent liée aux sociétés de tir et aux concours réguliers, avec des résultats publiés dans la presse locale.
Lors des Jeux olympiques d’été de 1924 à Paris, Issy-les-Moulineaux a accueilli l’épreuve de tir aux pigeons d’argile (pas sur des pigeons vivants) dans le stade des Épinettes.
Cette épreuve faisait partie du programme « tir aux armes de chasse » parmi d’autres disciplines, et opposa plusieurs nations entre le 21 et le 29 juin 1924.
L’équipe américaine remporta l’épreuve par équipes. Le Hongrois Gyula Halasy fut victorieux en individuel.
Le tir aux pigeons d’argile fut ensuite progressivement remplacé par des disciplines plus modernes (comme le ball-trap) et ne figure plus dans le programme olympique après 1968.
Lors des Jeux olympiques d’été de 1924 à Paris, Issy-les-Moulineaux a accueilli l’épreuve de tir aux pigeons d’argile (pas sur des pigeons vivants) dans le stade des Épinettes.
Cette épreuve faisait partie du programme « tir aux armes de chasse » parmi d’autres disciplines, et opposa plusieurs nations entre le 21 et le 29 juin 1924.
L’équipe américaine remporta l’épreuve par équipes. Le Hongrois Gyula Halasy fut victorieux en individuel.
Le tir aux pigeons d’argile fut ensuite progressivement remplacé par des disciplines plus modernes (comme le ball-trap) et ne figure plus dans le programme olympique après 1968.
Une ancienne habitante du sentier des Epinettes raconte : « Dans les années cinquante, il fallait voir les autos luxueuses, des américaines qui stationnaient dans la rue … Dès que mon grand-père entendait les plombs retombaient sur le toit ou dans les gouttières, il sortait de chez lui et surveillait le ciel. Il lui est arrivé plusieurs fois de retrouver des pigeons blessés, qu’il s’empressait de récupérer afin de pouvoir les manger. »
Après l’abandon progressif de l’activité, le lieu devint un terrain vague, même si des vestiges du tir aux pigeons restaient visibles dans les années cinquante (douilles, morceaux de pigeons d’argile) avant d’être définitivement transformé par l’urbanisation dans les années soixante-dix.
Ce terrain n’existe plus aujourd’hui. La catastrophe de juin 1961 a accéléré son abandon. Il a été urbanisé après son abandon progressif et les vestiges ont disparu en 1974 avec la construction de tours et d’immeubles.
Après l’abandon progressif de l’activité, le lieu devint un terrain vague, même si des vestiges du tir aux pigeons restaient visibles dans les années cinquante (douilles, morceaux de pigeons d’argile) avant d’être définitivement transformé par l’urbanisation dans les années soixante-dix.
Ce terrain n’existe plus aujourd’hui. La catastrophe de juin 1961 a accéléré son abandon. Il a été urbanisé après son abandon progressif et les vestiges ont disparu en 1974 avec la construction de tours et d’immeubles.
Dans le catalogue d’armes de la société Gastinne-Renette, une page entière est consacrée à leur école de chasse d’Issy avec, en évidence, le moyen de s’y rendre : sur la ligne électrique Paris-Invalides à Meudon-Val-Fleury, à 2 km de Paris.
Voici le contenu de celle-ci :
L’école de chasse est à la porte même de Paris et d’un accès facile aux automobilistes. Il est même possible de s’y rendre également par chemin de fer ou par le métropolitain (station Mairie d’Issy). Le parcours de chasse a été tracé dans un terrain d’une contenance de 7 hectares, légèrement vallonné dans certaines parties et très accidenté dans d’autres.
Les amateurs peuvent s’exercer utilement à la chasse devant eux en tirant les lapins sortant du terrier ou sautant les allées et les oiseaux artificiels filant devant eux ou passant en travers. Des oiseaux venant à tire-d’aile de derrière les collines ou vigoureusement lancés de la tour seront pour eux d’un excellent entraînement pour le tir en battue. Tous les tirs de chasse se trouvent représentés.
Un personnel expérimenté est à demeure à l’établissement et est à même de donner tous les conseils nécessaires. Aux débutants sont donnés les plus grands conseils de prudence ; ils apprennent vite à se servir convenablement et avec profit d’une arme de chasse. Tous les tireurs y trouvent l’avantage de pouvoir essayer successivement, autant de fois qu’ils le désirent, un oiseau difficile.
Par mesure de sécurité les munitions du tir sont imposées.
En raison du grand nombre de tireurs et des réunions de Sociétés, il est recommandé de toujours prendre rendez-vous par téléphone, avant de se rendre au tir d’Issy.
Par mesure de sécurité les munitions du tir sont imposées.
En raison du grand nombre de tireurs et des réunions de Sociétés, il est recommandé de toujours prendre rendez-vous par téléphone, avant de se rendre au tir d’Issy.
TIR AU PIGEON ET AU BALL-TRAP
Attenant à l’Ecole de Chasse est installé :
1° Un tir au pigeon vivant et aux électrocibles ZZ qui jouit d’une vue très étendue et qui est, par sa position et son altitude, très propice au vol des rapide des oiseaux.
2° Un tir au pigeon d’argile avec fosse réglementaire de 15 mètres spécialement disposée pour l’entraînement des Jeux olympiques.
C’est le rendez-vous des principales sociétés sportives de Paris.
Attenant à l’Ecole de Chasse est installé :
1° Un tir au pigeon vivant et aux électrocibles ZZ qui jouit d’une vue très étendue et qui est, par sa position et son altitude, très propice au vol des rapide des oiseaux.
2° Un tir au pigeon d’argile avec fosse réglementaire de 15 mètres spécialement disposée pour l’entraînement des Jeux olympiques.
C’est le rendez-vous des principales sociétés sportives de Paris.
Michel Julien
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