7 mars 2017

Louis Cortot, compagnon de la Libération

Le 5 mars 2017, à 91 ans, Louis Cortot, compagnon de la Libération, disparaissait. Quel rapport avec Issy-les-Moulineaux ? lisez la suite…

Louis Cortot. Ph. XDR
Dès l’âge de 16 ans, Louis Cortot, né à Sombernon, en Côte d'Or, s’engage dans la Résistance. Sa biographie officielle nous raconte.

« Entré en contact avec l’Organisation spéciale (OS) du Parti communiste, il manifeste son désir de participer à l’action directe ; il commence par récupérer des armes, couper des lignes téléphoniques et distribuer des tracts. Parallèlement, il doit abandonner ses études au milieu de sa troisième année à l’Ecole supérieure de Suresnes et devient ajusteur. C’est dans l’usine dans laquelle il travaille qu’il confectionne les bombes qu’il va utiliser lors de ses missions. 

" Louis Cortot réussit avec brio de nombreuses opérations ; il provoque ainsi avec son groupe le déraillement d’un train de tanks provenant des usines Renault, rend inutilisable un transformateur disjoncteur à Issy-les-Moulineaux en mai 1942 et participe au grenadage d’un convoi de jeunesses hitlériennes à Trappes. En juillet 1942, son groupe fait sauter le bureau du Rassemblement national populaire (RNP) à Boulogne-Billancourt, puis détruit à l’explosif le bureau d’embauche des ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne de Courbevoie. 

"En janvier 1944, Louis Cortot rejoint les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de Seine-et-Marne pour participer à l’implantation d’un maquis à Saint-Mammès. A partir de mai, il est chargé des liaisons entre l’Etat-major des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de Seine-et-Marne et celui de Paris. Le 26 août 1944, il est très grièvement blessé à la face à Lieusaint en Seine-et-Marne, par des éclats de balles explosives, au cours des combats de la libération, faisant, malgré cela, preuve d’un grand courage et de sang-froid en n’acceptant que sur ordre formel de rejoindre un poste sanitaire. »

Pour en savoir plus

Churchill reconnaît de Gaulle et les FFL le 27 juin 1940. L’appellation FFL (Forces françaises libres) est valable jusqu’au 1er août 1943.

1038 : c'est le nombre de Compagnons enregistrés comme Compagnons de la Libération par le général de Gaulle. L’ordre de la Libération a été créé par le général de Gaulle le 16 novembre 1940. Un compagnon est membre de l’ordre de la Libération. 

Croix des Compagnons de
la Libération.  PH. XDR
Plusieurs villes sont également Compagnons de la Libération : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, l'Ile de Sein.
Lorsque le 23 janvier 1946 est signé le décret de forclusion de l'ordre de la Libération, le nombre des compagnons de la Libération s'élève à 1 036 personnes auxquelles il faut ajouter cinq communes françaises et dix-huit unités combattantes.
A deux reprises, l'Ordre sera exceptionnellement ouvert de nouveau par le général de Gaulle, qui attribuera la croix de la Libération à Winston Churchill (1958) et au roi d'Angleterre George VI  (1960), portant ainsi le nombre définitif des personnes titulaires de cette haute distinction à 1 038.

270 ont été nommés à titre posthume et 50, déjà Compagnons, sont morts au combat ou en service commandé avant la fin de la guerre. Un peu plus de 700 d'entre eux ont survécu à la guerre. A.B.


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