27 août 2018

Jean-René Pennarun, un gendarme isséen à la Libération, août 1944

Jean-René Pennarun (1914-1984).


Jean-René Pennarun (ci-contre) participe à la lutte contre l’occupant allemand. Il est né en 1914 à Kerfeunteun en Bretagne, une commune annexée aujourd'hui à Quimper. Jugé apte au service armé en 1934, il reçoit plusieurs affectations, en particulier à la Garde républicaine. Le 26 novembre 1940, il est nommé aux Forces de la Gendarmerie de Paris Sud-Ouest. Cette légion de la Gendarmerie de Paris devient la Première Légion de Gendarmerie.

Août 1944
Les Alliés, débarqués le 6 juin en Normandie, approchent de Paris. Le gendarme Jean-René Pennarun participe aux combats à Issy-les-Moulineaux, dont celui qui se déroule sur l’île Saint-Germain (ci-dessous). Cela lui vaut une demande de citation par son supérieur hiérarchique, le lieutenant-colonel Tart, commandant la subdivision Ouest :

« A fait preuve de courage et d’abnégation, en se portant courageusement au péril ce sa vie, à hauteur de barricades pour donner le coup de feu.
A pris également une part active pour l’épuration de la circonscription, notamment des Miliciens qui se cachaient dans les immeubles.
Le samedi 26 août 1944, s’est porté à l’attaque du campement militaire de l’Ile Saint-Germain où 700 soldats allemands opposaient résistance.
Par suite de la reddition a escorté les Officiers ennemis et assuré le service d’ordre pour éviter le pillage. 


Photographie prise du pont des Peupliers sur le petit-bras  :l’île Saint-Germain 
à gauche et des usines sur le quai.(actuel de la Bataille de Stalingrad).
Après-guerre
Jean-René Pennarun, devient gendarme de 1re classe en 1952 et prend sa retraite en 1962. Lors de l’attentat perpétué à la Salle des Fêtes quelque temps auparavant, deux de ses collègues policiers sont morts.
Il se retire alors à Issy-les-Moulineaux en étant « affecté dans les réserves de la Gendarmerie ». Pendant leur enfance, il emmena souvent ses deux filles se promener sur l’île Saint-Germain en empruntant le pont des Peupliers sur le petit bras de la Seine. Il y avait à l’époque une piscine dans le fleuve et un plongeoir. Ce pont a disparu lorsqu’il fut remplacé en amont par l’actuel pont d’Issy.
Décoré de la Médaille militaire, de la Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 avec l’inscription « France Libération », il décède à Paris en 1984. 
P. Maestracci

Merci à sa fille Monique qui a confié à Historim des documents familiaux pour rendre hommage à la mémoire de son père.

Pour en savoir plus sur la Libération d'Issy-es-Moulineaux, retrouvez le Journal de Jeanine Provôt :

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