5 juin 2011

Hommage aux combattants d'Indochine

Le mercredi 8 juin 2011, comme chaque année, la ville d’Issy-les-Moulineaux rend hommage aux combattants français morts en Indochine et en Corée. Rendez-vous à l'angle du boulevard Gambetta et de la rue Henri Mayer, à 17h 30. 

Mais un peu d’histoire pour la Mémoire…  
La présence de la France en Extrême Orient remonte au XIXe siècle. Sous Napoléon III puis sous Jules Ferry, l’Empire français se compose de plusieurs royaumes : le Cambodge, le Laos sous protectorat à l’ouest ; le Tonkin et l’Annam à l’est ; la Cochinchine au sud.  
Dans les années 30, des mouvements nationalistes d’inspiration communiste s’agitent, et un personnage devenu célèbre, Ho Chi Minh fonde en 1941 la ligue pour l’indépendance d’un Vietnam marxiste.
Le 9 mars 1945, le Japon, hostile à la présence française dans la région, engage des combats terribles contre la France. 9 000 militaires sont faits prisonniers, certains seront exécutés au sabre, la majorité part en camps.
Le conflit, de dimension internationale, puisque la guerre du Pacifique avec les Américains fait rage, se termine par le largage de la première bombe atomique le 6 août 1945 sur Hiroshima, puis une seconde le 9 août sur Nagasaki.
Le 2 septembre, en baie de Tokyo, à bord du Missouri, l’acte de capitulation du Japon est signé par les Américains et par le général Leclerc représentant la France.
Les attaques du Viet-Minh augmentent et des confrontations sérieuses avec les soldats français font de nombreuses victimes. L’oncle Hô galvanise le peuple indochinois et le pousse à lutter sans merci contre la France. «Luttez par tous les moyens dont vous disposez. Luttez avec vos armes, vos pioches, vos pelles, vos bâtons. Sauvez l'indépendance et l'intégrité territoriale de la patrie. Vive le Vietnam indépendant et indivisible. Vive la démocratie ».  
Pour la France, qui sort de la Seconde Guerre mondiale, et qui politiquement vit des périodes d’instabilité, la lutte à l’autre bout du monde n’intéresse pas vraiment les gouvernements. De plus, nous sommes en pleine guerre froide : l’URSS soutient le Viet-Minh, la Chine aussi. Les Français reçoivent le soutien modéré de l’Amérique…  

Mémorial de Fréjus aux soldats d'Indochine.

Dès 1950, les deux belligérants subissent d’énormes pertes. En novembre 1953, la France tente une grosse opération : l’occupation de la plaine de Dien Bien Phu. Mais le 7 mai 1954, après d’effroyables combats, la cuvette est envahie par le Viet-Minh. Le cessez le feu est ordonné. C’est le début d’un long calvaire pour les prisonniers français, les longues marches vers les camps, la malnutrition, les épidémies, les sévices corporels et mentaux. Sur 37 000 prisonniers, seulement 10 700 auront survécu et seront libérés après six mois de captivité.
En 1968, et les années suivantes, dans la lutte contre le communisme, les Américains perdront encore plus d’hommes. Les terrifiantes images de vérité diffusées dans les médias soulèveront la population et le président Lyndon Jonhson choisira de mettre aussi un terme à la lutte. Texte et photos Alain Bétry



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