21 février 2012

Un homme volontaire - Réponse


Cet homme, aux traits si volontaires, se nomme Missiak Manouchian (1906- 1944). Il fut le chef d’un groupe de résistants étrangers. Il se réfugia quelque temps chez son frère, 25 rue de la Défense, dans le quartier arménien des Hauts d'Issy. Une plaque en rappelle le souvenir (ci-dessous).

Ph. P. Maestracci
Mais le 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté, torturé, en compagnie de vingt-trois de ses camarades. Ils sont fusillés au Mont-Valérien, le 21 février 1944. Soixante-six ans après exactement, le 21 février 2010, l'œuvre du peintre sculpteur isséen Michel Adjar est inauguré sur la place Groupe Manouchian, à l'intersection des rues Rabelais, Ferdinand Buisson, Emile Duployé et Docteur Zamenehoff. C'était il y a tout juste deux ans !
Dans une ultime opération de propagande, les autorité allemandes diffusent une affiche de propagande afin de déconsidérer leurs actions auprès de la population. 

PH. XDR
Il s’agit de « L’affiche rouge » ainsi surnommée en raison de la couleur omniprésente pour évoquer le sang versé. Une question est posée en haut du document : « Des libérateurs ? ». En-dessous les photographies des 10 condamnés à mort le 21 février 44, regroupés dans un triangle, pointe en bas. Chacun portrait est légendé. Par exemple : « Manouchian, Arménien Chef de bande 56 attentats 150 morts 600 blessés ». Des photographies de sabotage de lignes ferroviaires ou le torse humain criblé de balles illustrent la réponse à la question posée d’emblée : « La libération par l'armée du crime ! »
Cette affiche fut loin de retourner l’opinion comme l’espéraient les autorités allemandes qui la retirèrent rapidement.

L’un des derniers survivants du groupe Manouchian, Henri Karajan, est mort et enterré à Issy-les-Moulineaux en novembre 2011.
P. Maestracci

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