19 juillet 2012

Course d'aviation Paris-Madrid 1911 - épisode n°1

Nous allons cet été vous faire revivre la mythique course Paris-Madrid grâce aux archives que la Galerie d'histoire de la ville possède sur l'histoire de l'aviation et sa collection de magazines La Vie au Grand Air


En ce dimanche 21 mai 1911, à cinq heures du matin, sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux, le départ de la course Paris – Madrid  est donné dans l'enthousiasme général. Après la performance de Maurice Farman, détenteur du premier vol en circuit fermé, la noble invention de l’aviation prend deux orientations : le sport aérien, puis l’exploitation militaire. L’évolution de cette invention est très rapide et le rêve d’Icare est devenu très populaire. Et le public est au rendez-vous. On évoque le chiffre de 200 000 personnes.

La foule se presse dans et sur le train qui transporte les spectateurs de Paris à Issy-les-Moulineaux.

Organisée par le Petit Parisien, cette manifestation sportive est dotée d’un prix de 100 000 francs au vainqueur de l’épreuve qui se déroulera en trois étapes, du 21 mai au 25 mai :
- Paris – Angoulême,
- Angoulême – Saint Sébastien
- Saint-Sébastien – Madrid.

Le gagnant sera celui qui couvrira le parcours total dans le temps minimum.
Les concurrents sont libres de suivre le trajet qui leur plaît entre les villes d'étapes. Néanmoins, un parcours idéal a été tracé. Jalonnés par des feux et des colonnes de fumée, ils seront entretenus pendant toute la durée de l'épreuve. Le trajet Paris-Poitiers déjà couvert plusieurs fois est bien connu des aviateurs, tout comme celui de Paris-Pau ainsi que celui de la région de Bayonne. 
Pour l’Espagne, les choses se compliquent ; joindre Saint-Sébastien  à Madrid en ligne droite au-dessus de zones désertes et montagneuses, présente quelques difficultés.
Aussi le suivi de la voie ferrée par Vitoria et Burgos est recommandé par le Real-Aéro-Club, observateur et guide du côté espagnol. Pour franchir la Sierra de la Guadarrama qui s’élève à 1460 mètres, le défilé de Sommo Cuatra Vientos devra être emprunté. 
L’enthousiasme soulevé par l’épreuve est considérable, de chaque côté de la frontière : des souscriptions sont ouvertes, des comités d’accueil sont formés au cas où certains aviateurs seraient amenés à se poser. Le roi d'Espagne s’intéresse, lui aussi, à l’épreuve et offre un prix au vainqueur. 









Les concurrents sont au nombre de vingt. Leurs noms sont indiqués ci-dessous, dans l'extrait du journal. Les aéronefs sont de deux types, biplan et monoplan : 16 monoplans et 4 biplans. 

Huit militaires participent également à l’épreuve : 4 monoplans et 4 biplans. 

Pour le ministre de la Guerre, Maurice Bertaux, et pour le général Roques, inspecteur général de l'aéronautique, cette course constitue un ban d’essais qui influencera les choix futurs du gouvernement.
A suivre.




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