22 septembre 2013

Solveig Darrigo, la muse du bien-manger

Pour clôturer la Fête de la gastronomie qui s'est déroulée les 20, 21 et 22 septembre 2013, il nous semblait intéressant de publier le témoignage de Solveig, cette Isséenne qui applique la règle des trois S : "Cuisiner Simple, Savoureux et Sain".

Solveig dans son atelier Nutrition.
Ph. P. Maestracci
La famille
Les parents de Solveig Darrigo ont peut-être influencé la double vocation de leur fille : cuisiner pour bien se nourrir ; et transmettre ces savoir et savoir-faire.
Le père, Robert a fait des études de typographie à l’école Chaix, 20 rue Bergère à Paris. L’imprimerie Chaix se trouvait entre la rue Renan et la rue Foucher Lepelletier (Issy). Il travaille au journal Le Parisien libéré. Lors de la disparition conflictuelle du quotidien, il reprend un hôtel-bar-restaurant à 1000 mètres d’altitude, dans le Chablais (Haute-Savoie) et le restaure avec sa famille. L’établissement fait partie des Logis de France. Solveig, déjà très sportive dans son enfance puis son adolescence a vécu cette période « comme une grande liberté…tout le temps dans la nature ».
Sa maman Solange cuisine avec brio pour la famille et la cinquantaine de pensionnaires. Elle fait quasiment tout : pâtes, pain, yaourts tout en variant savamment les menus. Sa fille en a retenu la leçon mais avoue que « sa madeleine de Proust » est la blanquette de veau maternelle et inimitable. Après avoir revendu l’hôtel, la famille revient à Paris.

Les études
La jeune Solveig continue ses études au lycée Racine dans le quartier Saint-Lazare ; elle bénéficie d’un horaire aménagé avec des cours jusqu’à 14 heures puis danse moderne à l’Académie du spectacle dirigée par Jacques Chazot, rue Legendre à Paris. Elle poursuit dans le supérieur en Sciences naturelles / Sciences de la Nature et de la Vie puis en diététique tout en voulant travailler dans la communication.


Le travail
Le best-seller.
Son premier boulot est un remplacement à l’hôpital Saint-Louis dans une équipe de 20 diététiciens ; on y prépare alors un logiciel de menus pour un grand chef étoilé. Dans la foulée, elle est engagée au Trianon Palace, à Versailles, sous la houlette de Gérard Vié et de son second, Emmanuel Laporte. Elle doit participer à la création des recettes, élaborer des menus, recevoir des clients VIP qui viennent pour un week-end ou une semaine. Le premier qu’elle reçoit est le célèbre Grégory Peck. Un travail aussi dense que passionnant. Cela ne l’empêche pas de relever un autre défi : faire courir la brigade dans la course Paris-Versailles sous les couleurs du Trianon Palace. En outre, elle enseigne le lundi après-midi à Institut Maxim’s, rue Saint-Lazare.
Au bout de trois ans, elle change de patron. Elle travaille avec le docteur Jacques Fricker qui vient de l’hôpital Bichat et  s’installe en libéral. Elle apporte sa contribution à plusieurs ouvrages : Dessert en liberté. Le plaisir en gardant la forme (Odile Jacob). En parallèle, elle travaille en free lance comme consultante nutrition pour le groupe Accor, formatrice pour des médecins du travail, utilisatrice de la cuisine pédagogique, pigiste pour des magazines et organisatrice de conférences en contact avec des agences de communication ! C’est ainsi qu’elle rencontre Dominique Brunet-Loiseau et co-écrit avec Thierry Galais un livre destiné aux écoles hôtelières, Cuisine et diététique (éditions BPI, Clichy).

Les années Issy
Elle vient habiter Issy-les-Moulineaux, rue d’Estienne d’Orves où avait déjà vécu son frère. Elle se marie dans la commune en 2000 et installe son cabinet dans des bureaux d’affaires rue Diderot. Elle rédige des recettes bien-être et des conseils nutritionnels pour des journaux : Avantages, Marie-Claire, Cuisine et Vins de France. Elle est aussi chroniqueuse régulière sur France 5 dans Le Magazine de la Santé de Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse. Ceux-ci ont préfacé son livre Bien cuisiner léger, 300 recettes minceur (Solar.) C’est un « best-seller, vendu à plus de 200 000 exemplaires ».

Carte de visite de l'atelier Nutriveig. Dessin Pierre Bourcier.
La tomate flûtiste évoque le Joueur de flûte de Hamelin.
Solveig se consacre aussi à sa commune. Elle affirme : « qu’après avoir habité un peu toute l’Île de France, je me sens vraiment chez moi à Issy et que je ne regrette pas mes montagnes que je retrouve régulièrement. Je n’ai d’ailleurs jamais habité si longtemps à un endroit, c’est bon signe ! ». De fait, elle participe pleinement à la vie isséenne. En septembre 2011, elle intervient au côté du chef Jean-Christophe Lebascle de La Manufacture [rue Renan] pour la première Fête de la Gastronomie. Cette année, elle a participé à des cycles le vendredi soir sur l’alimentation à l’espace Parents-Enfants. Elle anime en parallèle des ateliers Nutrition (à gauche, carte de visite) - Nutriveig - le vendredi après-midi sur « la cuisine bien-être », 36 rue Jules Ferry.

Sportive accomplie, elle est membre de l’Avia, association pour laquelle elle est coach « course et nutrition » pour préparer la rituelle Corrida de Noël. De plus en plus d’inscrits s’entraînent à la rentrée et se retrouvent dans la halle Christine Guillaume. Comme si cela ne suffisait pas, elle interviendra sur le thème « Nutrition et équilibre alimentaire » pour la fête du Jeu, à l’espace Andrée Chedid [en cours d’aménagement dans les locaux jouxtant l’Hôtel de Ville]. 


Dessin de Pierre Bourcier. Ph. P. Maestracci

Son objectif est la « transmission via le ludique, via la cuisine » ; son « rêve serait d’ouvrir un jour une école intergénérationnelle sur le bien manger… à Issy bien sûr ! ».  P. Maestracci.
Pour en savoir plus : www.nutriveig.fr


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