22 février 2016

Paul Drezet et la MJC - Souvenirs, souvenirs…

Dès sa création en 1966, j’ai été membre de la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) et j’ai poursuivi cet engagement jusqu’à la fin des années 1990. J’y ai été membre élu du Conseil d'administration pendant seize (ou dix-sept ans). J’ai donc connu les locaux de l’avenue du Général Leclerc, puis ceux de l’avenue Jean Jaurès (ancien bâtiment à vocation religieuse) enfin ceux qu’elle occupe actuellement, au 31 Boulevard Gambetta (ci-dessous).

Le bâtiment , inauguré en 2006, aest l'œuvre de l'architecte Jean-Michel Wilmotte.
Plusieurs souvenirs personnels marquants sont stockés dans ma (petite) mémoire centrale.

1° Le premier directeur, Michel Arbonier, m’avait chargé de l’aider dans le suivi des comptes de notre association. À chaque Assemblée générale, j’exposais le rapport financier (casquette « trésorier ») et donnais mon avis sur la régularité et la sincérité des comptes( casquette mode « commissaire aux comptes » ) ! La MJC, se structurant en arrivant dans ses locaux actuels, a recruté un comptable qui m’appelait au secours, quasiment tous les quinze jours car il constatait une « dérive » des dépenses !

J’ai participé à l’organisation d’un tournoi de judo pour enfants et adolescents (il y avait une activité judo qui marchait bien à la MJC), dont l’idée revenait à l’un des professeurs de judo de la maison. Ce tournoi qui a eu lieu au gymnase du stade Jean Bouin a réuni plus de 200 judokas venant de clubs de la région et d’autres, une bonne vingtaine d’un quartier de Marseille venus en autocar avec leurs entraîneurs et autres accompagnateurs. Le tournoi s’est terminé par des spectaculaires démonstrations de sports de combat par des sportifs de haut niveau. Tout le monde avait beaucoup aimé cette manifestation.

En 1983/84, la MJC a eu besoin de recruter une personne pour l’accueil. La direction a reçu plusieurs candidatures et m’a demandé mon avis. J’ai proposé de recruter Philippe Renaud qui a très bien réussi et qui a dépassé nos plus folles espérances. En effet, il m’a proposé d’organiser chaque vendredi soir puis un samedi sur deux à partir de 1986, des concerts de musique rock, avec deux groupes à chaque fois, le public en départageant l’un des deux qui était invité à revenir le vendredi suivant. Je passe sur le pouvoir de conviction que j’ai dû inventer pour faire admettre le projet au Conseil d’Administration, auprès des voisins et à la Mairie (mais je retiens avoir apprécié le soutien des deux représentants de la municipalité, Madame Hélène Decaux et Monsieur Richard Calmel). Ce fut une réussite ! 


Ce « spectacle-concert participatif » appelé Farenheit a connu les honneurs de la presse (l'une des affiches ci-dessus). Il fallait retenir souvent sa place, y compris à la FNAC à Paris ! Entre 1984 et 1993, il y a eu environ 500 groupes de rock qui sont venus ; chaque année, 5 000 spectateurs étaient présents. EN 1988, le 100 ème concert s’est déroulé au Zénith, avec 7 000 personnes, 10 groupes de rock et le soutien du Ministre de la Culture, Jack Lang ! Beaucoup de groupes de rock s’y sont fait connaître : La Mano Negra, Les Garçons Bouchers, Les Innocents, Chihuahau, Les Portemanteaux, Les Hillbillies etc. Philippe est devenu l’agent de certains d’entre eux. 
La réussite de ce projet montre que cela correspondait à un vrai besoin. Les différents directeurs de la MJC et le Conseil d’Administration l’ont soutenu et ont été convaincus. Cette réussite, outre les représentants de la Mairie cités, doit beaucoup à Claude Rejon, longtemps vice-présidente de la maison sans qui rien ne se serait passé de cette si belle façon ! Bien sûr, au départ, il y avait Philippe et son projet, entre nous, quand même surprenant quand je l’ai entendu pour la première fois !
http://www.historim.fr/2015/06/lextraordinaire-aventure-de-fahrenheit.html


Enfin, je n’ai pas été d’accord sur le changement de nom de la MJC : quand la question est venue en Conseil d’Administration, j’ai proposé un autre nom… Mais Icare qui s’était élevé et qui avait voulu côtoyer le Soleil, est tombé ! Le logo (ci-contre) est formé des deux lettrines E et I suggérées par une ligne sinueuse pour les deux initiales de l’Espace Icare. Il est apposé sur l’affiche extérieure rappelant les nombreuses activités proposées. Le gâteau dessiné au-dessous symbolise les festivités prévues cette année!
Je suis cependant heureux de constater que notre Espace a choisi l’envol vers la Sagesse ! Paul Drezet


L’Espace Icare est l’ancienne MJC dont Paul Drezet évoque les souvenirs marquants. Le nom d’Icare rappelle irrésistiblement le fils de Dédale, ingénieux auteur du labyrinthe du palais du roi Minos en Crète. Père et fils s’en sont évadés dans les airs, grâce à des ailes faites de plumes collées à la cire. C’est à rapprocher évidemment  du tout proche terrain d’aviation, devenu l’Héliport de Paris. Si Icare s’est trop rapproché du Soleil, ce qui a fait fondre la cire des ailes et a provoqué sa chute et sa noyade, l’Espace Icare, lui, fête cette année ses 50 ans d’existence et poursuit son envol.  Depuis 2009, il gère aussi l’Espace Manufacture et y présente de très belles expositions de photographies.
Sous la direction de Jean-Philippe Brun, cinquante événements sont programmés de février à juin pour célébrer ce demi-centenaire. Á l’intérieur, le hall d’accueil avec le bureau d’information sert également de galerie d’exposition à des artistes variés et talentueux. À droite, un renfoncement avec des sièges et un bar permet une halte appréciée en particulier par les familles attendant les enfants qui pratiquent une activité à l’Espace Icare. Juste à gauche de l’entrée, un accès vers la salle de spectacle bien insonorisée au sous-sol. Toute la musique peut s’y déployer sans mesure ni gêne pour le voisinage. (Photos de  P. Maestracci).


Pour en savoir plus : 01 40 93 44 50 ou www.espace-icare.com

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