18 mai 2011

Le château des Conti à Issy, détruit pendant la Commune

Entrée du château. A dr., le Pavillon des bains (disparu) ; à g., le pavillon qui subsiste,
actuel Musée. La porte correspond à la rue Berthelot. © coll. particulière.
C'est en 1699, que François Louis de Bourbon Conti achète à Issy  un très beau château construit peu avant par l'architecte Pierre Bullet. Il reste dans la famille jusqu'en 1776. Le domaine souffrit considérablement des combats de la Commune du printemps 1871 (voir rubrique Commune). L'édifice est incendié, le parc dessiné par Le Nôtre est saccagé et occupé par l’armée versaillaise lors des combats menés pour la prise du Fort d’Issy, tenu par les Fédérés.


Mai 1871 - (et non 1870 - comme l'indique la légende) -
le château est en ruines. Seul le péristyle et ses quatre colonnes
est reconnaissable. On distingue
le C des Conti sur la grille. Coll. particulière


Le parc est rapidement loti ; il n’en reste qu’un vestige : le bassin du parc Henri Barbusse. 
Le château, qui a brûlé comme ceux de Saint-Cloud et des Tuileries, n’a gardé que des murs menaçants de s'écrouler, car toitures et planchers n’ont pas résisté au feu. Pourtant, les ruines ne sont complètement démolies que vers 1910 pour laisser place à la rue Berthelot.
De l’entrée monumentale, il ne reste à Issy que le pavillon de gauche qui appartient au Musée français de la carte à jouer et abrite la Galerie d’histoire de la ville. Le bâtiment des Officiers, à gauche dans la cour, a disparu, remplacé par la partie moderne du musée. 

Un passage voûté en pierre et un abreuvoir aux dauphins, adossé à un mur qui a disparu, sont les seuls vestiges des communs. Ils se trouvent dans une copropriété qui doit les entretenir.  

Le péristyle, surmonté du fronton triangulaire, du château d'Issy,
a été remonté par Rodin dans sa propriété de Meudon. © P. Maestracci


Une partie du château est achetée par Auguste Rodin, dont le mouleur Paul Cruet, proche collaborateur de l'artiste entre 1908 et 1917,  habitait près du château. Le sculpteur fait remonter dans sa Villa des Brillants, à Meudon, le péristyle de la façade originelle sur le jardin avec le fronton triangulaire qui était autrefois au-dessus du premier étage. P. Maestracci

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