14 mai 2011

Les Hauts d'Issy

Les Hauts d'Issy regroupent trois quartiers très différents : les Hauts-d'Issy proprement dits, le Fort et les Épinettes.

Historiquement parlant, le premier les Hauts d'Issy, situé au-dessus de la mairie, est le plus ancien quartier de la commune. C'est vers le VIe siècle, en effet, que se crée autour d'une petite église carolingienne - qui deviendra l'église Saint-Étienne (voir Patrimoine) un village, à mi-hauteur de la colline : un endroit sûr, loin des crues de la Seine et proche de nombreuses sources. Aujourd'hui, maisons et jardins sont conservés et donnent à ce lieu, malgré la présence de quelques immeubles, un petit air de campagne. C'est là que s'installe le peintre Matisse (voir Histoire-Personnages).

Au XIXe siècle, le fort d'Issy est édifié à un endroit stratégique dominant Paris. Il fait partie de la ceinture de forteresses et de remparts qui enserre la capitale à partir de 1840 (voir Patrimoine).

Quant au troisième, situé plus à l'Ouest, à la limite de Clamart, les Épinettes, c'est dans les années 1930 qu'il prend toute sa personnalité avec l'arrivée massive d'Arméniens qui ont survécu au génocide perpétré par la Turquie à partir de 1915.

© A. Bétry
"J'ai toujours aimé les Arméniens parce qu'ils sont le peuple de la bonne espérance parmi les populations actives, honnêtes et littéraires de l'Orient". Ces mots d'Alphonse de Lamartine, extraits de Souvenirs, impressions, pensées et paysage pendant un voyage en Orient (1832-1833), sont inscrits sur le Monument au génocide, rue de la Défense.


Épiceries, centres communautaires, églises (avenue Bourgain) se sont très vite construits. Et pour marquer d'avantage cette implantation, la rue du Plateau est rebaptisée rue Erevan (capitale culturelle de l'Arménie) en 1975 ; et l'ancien emplacement du marché du fort prend le nom de place Etchmiadzine (ville jumelée et capitale spirituelle des Arméniens) en 2004. Notons que l'épinette est un instrument de musique, proche du clavecin.
Le quartier fut marqué par un terrible fait divers en 1961 : l'effondrement, à la limite de Clamart, le long de la rue Antoine Courbarien d'une quarantaine de maisons, de plusieurs immeubles, du terrain de sport (ancien tir aux pigeons), dû à des pluies torrentielles. On dénombra la mort de 22 personnes (voir Histoire-Dates). PCB

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