21 février 2026
Educap City 2026
20 février 2026
Victor Hugo, rue transformée
Dans un article paru sur le site d’Historim en 2019, le CNET (Centre National d’Études des Télécommunications) y figure encore. De l’autre côté de la rue au numéro 19, des bâtiments de l’établissement scolaire Saint-Nicolas ont remplacés fin du XXe siècle ceux qui étaient rue du Général Leclerc.
Devant l’entrée actuelle a été installée une sculpture de deux personnages : Saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1711), séminariste à Saint-Sulpice en 1670 et fondateur en 1682 de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes et un jeune garçon attentif. Les anciens locaux rue du Général Leclerc sont depuis 1998 remplacés par une résidence pour seniors, Les Hespérides.
2° Établissement scolaire Saint-Nicolas actuel avec la statue de son fondateur et l’entrée déplacée de la rue du Général Leclerc.
3° Vue vers le rond-point Victor Hugo. À droite, les Hespérides inaugurées en 1998 à l’emplacement d’une chapelle qui a disparu et de l’ancienne entrée des bâtiments scolaires.
Sur la gauche, de nouveaux immeubles résidentiels (2022) avec une résidence Nohée pour seniors, les écoles maternelle et primaire Françoise Giroud et après un passage piétonnier branche de la promenade un imposant immeuble de bureaux d’un établissement financier.
Texte : P. Maestracci
16 février 2026
Bohin, une tréfilerie disparue
Bohin est une entreprise créée en Normandie au milieu du XIXe siècle pour fabriquer des aiguilles et des épingles. C’est la période de la première Révolution industrielle permettant, entre autres, la fabrication de tissus en très grandes quantités et le transport de marchandises grâce à l’essor du train. Les aiguilles et les épingles sont fabriquées à partir d’un fil d’acier résistant.
L’entreprise Bohin existe toujours à Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne) avec un musée ouvert en 2014 (site : bohin.com).
| Bâtiments de l’usine. (Monique L.) |
Depuis plusieurs décennies, les bâtiments Bohin isséens ont été détruits lors de la métamorphose du quartier ; ils sont remplacés par des immeubles résidentiels juste à côté de la Résidence Ferber
| Salle des machines (Monique L.) |
Un grand merci également à Monique L. qui m’a généreusement transmis des photographies de l’actuel musée normand Bohin.
Texte : P. Maestracci
11 février 2026
Un lion menaçant
Nez en l’air
8 février 2026
Le nouvel an chinois à Issy
Le samedi 1er février, notre ville a célébré le nouvel an chinois par un marché. Des artisans ont eu l'occasion de présenter leurs savoir faire au public isséen qui, bravant les intempéries, a manifesté un grand enthousiasme.
6 février 2026
Jean Dubuffet et la Tour aux Figures
Visite de l’exposition,
Musée Français de la Carte à Jouer
Madame Charlotte Guinois, Conservatrice en chef du Patrimoine et co-commissaire de l’exposition nous fait l’honneur et le plaisir de nous la présenter avec un enthousiasme partagé.
La visite commence par la présentation de la Tour aux Figures « monument le plus important de l’artiste dans le monde » dans le cadre de l’exposition célébrant les quarante ans des liens avec la Fondation Dubuffet. Il y eut déjà une exposition en 1988, organisée par Madame Agnès Barbier pour l’inauguration de la tour. Celle-ci, qui appartenait à l’État, fut cédée en 2015 au département des Hauts-de-Seine « à charge pour lui de l’entretenir. » Le travail des commissaires de l’actuelle exposition s’appuie sur de nombreuses archives publiques et celles bien documentées de la Fondation Dubuffet. Les œuvres de l’artiste « géant sacré du XXe » sont dans des collections du monde entier.
| A-M Costa |
La genèse du travail débute en 1962 avec l’Hourloupe (néologisme de Dubuffet) avec vingt-six dessins aux hachures bleues et rouges séparées de blanc sur un fond noir. On les retrouve sur des jeux de cartes dont l’un appartient au musée isséen.
L’artiste évolue au cours des années de la peinture à la sculpture et l’architecture. Dubuffet se sert du polystyrène expansé dès 1967 pour ses maquettes et d’un pantographe pour les agrandir. En 1968, il réalise plusieurs maquettes dont celle de la Tour aux Figures et en 1973 d’autres tours comme la Tour narrative.
L’exposition retrace les étapes du chantier sur l’île Saint-Germain, suite à une commande de l’État en 1983. Le conseil municipal du 28 février 1985 présidé par Monsieur André Santini, maire et ancien Ministre entérine l’emplacement choisi sur l’île. La maquette présentée dans l’exposition est l’originale avec le gastrovolve entouré des deux parties de l’extérieur
(affiche de l’exposition). La tour sera en béton armé pour l’intérieur et l’extérieur recouvert de résine époxy.
Dubuffet meurt en 1985 mais le chantier se déroule de 1986 à 1988 sous la direction de son fidèle Richard-Dhoedt. François Mitterrand, Président de la République préside l’inauguration de cette tour haute de 24 mètres en compagnie de son ministre de la Culture Jack Lang ainsi que des élus locaux dont Monsieur André Santini. En 2019-2020, la tour a été entièrement restaurée tout en sauvegardant les peintures d’origine.
L’exposition s’achève par un film documentaire d’une vingtaine de minutes. Elle peut être complétée par le très intéressant catalogue de l’exposition sur Jean Dubuffet et sa tour (éditions LIENART, 2025. Merci à Françoise pour me l’avoir fait découvrir).
Un grand merci à Madame Charlotte Guinois pour nous avoir fait partager ses connaissances sur l’œuvre magistrale d’un grand artiste.
L’exposition s’arrête le 28 juin 2026 ; il serait dommage de ne pas venir l’admirer.
Texte : P. Maestracci
Photographie de la Tour sur l’île d’A-M Costa.
Photographies de l’exposition : Michel Julien.
2 février 2026
Les fortifications d'Issy-les-Moulineaux
Or dans la dernière salle est accroché un tableau qui intéresse tout particulièrement les Isséens amateurs d’histoire et d’art : il est intitulé LES FORTIFICATIONS - ISSY-LES-MOULINEAUX, daté de 1915 et signé. "Kikoïne »
Hedwig Calmelet, Sortie des fortifications par les carrières de glaise d'Issy. 1er Novembre 1851 / Près de la porte de Versailles. 10 mai 1863, mine de plomb, aquarelle et rehauts de gouache sur papier, coll. Musée du Domaine départemental de Sceaux inv. 62.4.28.1/2/3
Le tableau qui nous intéresse en témoigne avec une réussite indéniable. Pour être devenu rare aujourd’hui, il n’a cependant pas toujours été complètement inconnu. Il avait en effet déjà été reproduit dans diverses revues d’art. Et avant d’être acquis par son propriétaire actuel à la fin des années 2000, il avait également été exposé en plusieurs occasions pendant plus d’un demi-siècle (y compris à l’étranger : à Turin, Genève, Londres, et encore en Allemagne, Belgique, même au Japon).
L’exposition dure jusqu’au 15 février. Si l’envie vous en prend, allez-y ! Vous y ferez d’autres heureuses découvertes, parmi lesquelles des œuvres de Foujita, Moïse Kisling, Amedeo Modigliani, Jules Pascin, Ossip Zadkine...
Florian Goutagneux
1 février 2026
La Chandeleur
En 492, le pape Gésale Ier organise à cette occasion une grande fête avec distribution de crêpes. Et c’est ainsi que serait née la tradition de consommer des crêpes le jour de la Chandeleur.
25 janvier 2026
Historia, il y a un an
Disparition de Patricia Crété, ancienne rédactrice en chef d'Historia
Éric Pincas, rédacteur en chef d'Historia, réagit à la disparition de celle qui l'a précédé à la tête du magazine et dont nous avons eu la douleur d'apprendre le décès le 25 janvier 2025
Par ÉRIC PINCAS Publié le 27 janv. 2025 à 16:09
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de Patricia Crété-Bétry qui fut rédactrice en chef d’Historia, magazine auquel elle s’est dédiée sans compter pendant quarante-deux ans. Patricia est entrée aux éditions Tallandier en 1972, groupe auquel appartenait alors Historia, développant une expertise dans l’art de l’édition et de la vulgarisation historique. Au fil des années, elle a su tisser un lien privilégié avec les auteurs, proposant aux lecteurs d’Historia des numéros éclairés, pédagogiques, parfois-même ludiques. Car apprendre sans jamais trop se prendre au sérieux était l’une de ses règles. Elle fuyait d’ailleurs les cercles élitistes et l’entre-soi parisien. L’important était ailleurs, loin des égos et des sirènes du carriérisme. Les clés de sa réussite tenaient sans doute à cette forme d’indépendance et d’espièglerie qui la caractérisaient. En 1999, avec Pierre Baron, directeur de la rédaction et Anne-Marie Finkelstein, directrice générale de l’époque, elle participa à la grande transformation d’Historia : le passage au grand format que vous affectionnez tant.
Nous sommes quelques-uns à Historia à lui devoir énormément. C’est elle qui en 1998, alors que je sortais tout juste de l’Institut français de presse, m’a ouvert les portes de ce prestigieux magazine. Auprès d’elle, j’ai observé, écouté, travaillé d’arrache-pied pour me montrer à la hauteur de la confiance qu’elle m’accorda. Auprès de Pierre Baron, ancien directeur de la rédaction, nous avons fini par constituer un trio complémentaire, bientôt transformé en quatuor avec Victor Battaggion, le rédacteur en chef adjoint qui a beaucoup travaillé avec elle. Pour le centième anniversaire d’Historia, en décembre 2009, nous nous tenions en haut des marches de l’escalier d’honneur du musée Carnavalet pour accueillir nos invités. J’ai alors découvert le métier de « physionomiste » qui n’était pas son fort et auquel je palliais en toute discrétion. Car sans vouloir faire offense à qui que ce soit, elle avait cette particularité de moins retenir les visages que les voix et les talents d’écriture des auteurs dont elle savait s’entourer. Ce qui nous valut des éclats de rire mémorables !
Ce soir-là, les plus grands historiens ne manquèrent pas de lui rappeler, à raison, combien le succès d’Historia était le sien.
En septembre 2014, il y a une dizaine d’années, elle nous passa le relais pour une retraite méritée mais hyperactive. Elle présidait notamment l’association historique d’Issy-les Moulineaux (Historim), sa ville de cœur, et participait au succès de la collection Quelle Histoire (Bayard) à destination du jeune public. Toujours ce souci de la médiation chevillé au corps.
Avec Franck Ferrand, toute la rédaction d’Historia exprime ses plus sincères condoléances à son époux Alain et à sa fille Aurélie. Patsy, vous allez nous manquer.
21 janvier 2026
Valérie André
Pour un ultime vol, Madame le Général Valérie André nous a quittés le 21 janvier 2025.
Pilote, parachutiste, résistante, Valérie André, dont l'héliport d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) porte le nom, a aussi été la première femme au monde à piloter des hélicoptères en mission de guerre. Son neveu, André Santini, ancien ministre et maire d’Issy-les-Moulineaux, lui rend hommage en ces termes : « Elle a démontré que les femmes sont capables des plus grands exploits et peuvent accomplir des destins extraordinaires. » Portrait d’une femme exceptionnelle et d’une véritable héroïne.
16 janvier 2026
Raoul Follereau 1903-1977
Mais qui est ce personnage qui, chaque année fin janvier, est sollicité par une quête publique au bénéfice de la fondation qui porte son nom.
Raoul Follereau, écrivain, journaliste et avocat français, originaire de Nevers a consacré sa vie à lutter contre l’exclusion, la pauvreté et un mal terrible, la lèpre.
D’origine bactérienne, cette maladie fait partie des maladies tropicales négligées.
De nombreux cas sont recensés chaque année et dans plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. D’après l’Organisation Mondiale de la santé, 2,8 millions de personnes sont atteintes par la lèpre dans le monde et chaque année 750 000 nouveaux cas sont enregistrés dans le monde, selon les chiffres officiels de 161 pays.
Pour atteindre un monde exempt de la lèpre, une stratégie mondiale est lancée chaque année. Aussi, quand nous verrons la campagne d’affichage dans les lieux publics le 25 janvier, nous saurons qu’un homme, Raoul Follereau, est à l’origine de cet appel.
Un serviteur de l’humanité !
A.Bétry
Raoul Follereau et son épouse Madeleine
14 janvier 2026
Une tourelle vraiment ?
Texte et photo : P. Maestracci
8 janvier 2026
L'Epiphanie
A. Bétry