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| La Grande Guerre. © Coll. Thierry Gandolfo |
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| ©XDR |
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| La Grande Guerre. © Coll. Thierry Gandolfo |
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| ©XDR |
Le gui est une plante parasite, c'est-à-dire qu'elle pousse sur d'autres arbres parmi lesquels les chênes bien sûr, mais aussi les peupliers et, tout particulièrement, le peuplier noir… cet "arbre remarquable" (ci-dessous) que certains d'entre vous ont pu découvrir cette année sur l'île Saint-Germain, lors des Journées du patrimoine.
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| Le peuplier noir de l'île Saint-Germain. © PCB |
Et qui dit forêt dit druide… qui dit druide dit gui ! Jules César ne s'y est pas trompé, lui qui dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules, consacre un paragraphe aux druides cueilleurs de gui : "La cérémonie de cueillir le gui est la plus solennelle de toutes celles que pratiquaient les druides". Parmi ses vertus miraculeuses : guérir certaines maladies ; protéger contre le poison ; garantir la fertilité ; se prémunir contre le mauvais sort…
Et à Issy, des druides il devait y en avoir. Le site fut occupé très tôt. Des sépultures du Ve siècle ont été retrouvées, près de l'église Saint-Benoît ; la charte de Childebert mentionne le fief d'Issy au VIe siècle… Et, parmi les hypothèses sur l'origine du nom "Issy" … celle du mot gaulois signifiant "sous le bois" est fort probable ! Tout le sud-ouest de l'Île de France est alors couverte de forêts.
Si le houx est lié à la fête de Noël, le gui est la plante du Nouvel An, sous laquelle on s'embrasse - difficile avec le masque ! - à minuit pour se porter bonheur. Ce que l'on vous souhaite pour 2021 ! PCB
Cette tradition médiévale est beaucoup plus ancienne puisqu'elle provient de rituels païens, liés au solstice d'hiver. Les flammes possèdent des vertus protectrices : si les étincelles sont nombreuses, la moisson sera bonne ; si des ombres bizarres sont projetées par la lueur du brasier sur le mur, un décès dans la famille est à prévoir ; les cendres protègent des maladies…
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| La bûche de bois. © XDR |
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| La bûche comestible. ©XDR |
Mais quand sommes-nous passés de la bûche de bois à la bûche comestible ?
Dans le courant du XIXe siècle, lorsqu'un certain pâtissier parisien, M. Quillet, invente, dans les années 1870, la crème au beurre utilisée dans cette recette de bûche au chocolat :
"Mélangez deux œufs à 150 g de sucre en poudre dans une casserole sur feu doux. Faites fondre 50 g de chocolat noir au bain-marie. Coupez en morceaux 250 g de beurre et battez-le au fouet pour le réduire en crème. Incorporez le mélange œufs-sucre tout en continuant à fouetter et, enfin, le chocolat fondu. Fouettez encore." La crème est prête et la bûche aussi !
Et pour accompagner ce délicieux dessert, pourquoi ne pas servir un vin rouge doux - jeune ou vieux… et toujours avec modération. Ce n'est pas Auguste Hude, maire d'Issy de 1884 à 1888 et député de la Seine, qui aurait dit le contraire : il était négociant en vins ! PCB
Alors il ne fait pas de doute que la traditionnelle messe de minuit, célébrée pour la première fois en 590 par le pape Grégoire 1er le Grand, rassembla pendant des siècles les fidèles isséens.
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| Saint François d'Assise, 24 décembre 1223. ©XDR |
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| Crèche dans l'église Saint-Étienne. © XDR |
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| Santons de Provence. ©XDR |
Puis des tableaux vivants évoquant la naissance de Jésus prennent place à l'entrée des églises - comme devant l'église Saint-Étienne - et, parfois, dans le chœur. Au fil des siècles, les santons remplacent les personnages vivants. Les plus anciens datent du XVe siècle. Quant au sapin décoré de guirlandes et de boules, il fait son apparition dans les maisons et dans les communes, à la toute fin du XIXe siècle.
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| Sapin décoré. © XDR |
"Fêtons Noël comme il viendra, et ne ronchonnons pas. L'essentiel est de le fêter… ", écrivait Colette dans son livre les Quatre saisons, publié à partir de 1929 : "La fête est un état d'esprit plutôt qu'une frairie".
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| Christophe Colomb. © XDR |
La dinde devient vite un mets recherché par les nobles. Marguerite de Navarre (1492-1549) en élève dans son château d'Alençon ; au cours d'un banquet organisé par Catherine de Médicis (1519-1589), 70 dindes sont servies.
Au siècle suivant, la dinde est au menu de toutes les grandes tables… dont celle de la reine Margot, sans aucun doute, Isséenne de 1606 à 1615. Comme elle le sera certainement d'ici quelques mois à la table gastronomique du Domaine de la Reine Margot, cet hôtel 5 étoiles installé à l'emplacement de la propriété de la reine Margot. A cette époque, on sert la dinde, farcie de pigeonneaux, de palais de bœufs ou de truffes…
Au XIXe siècle, la dinde devient le plat traditionnel de la nuit de Noël… Le marquis de Cussy (ci-dessous), préfet du palais de l'empereur Napoléon Ier, auteur de l'Art culinaire, nous donne cette recette de dinde qu'il surnomme "dinde des artistes" :
"Faites un hachis de veau, de poulet, de perdrix, si vous en avez, ajoutez-y un quart de chair à saucisses ; faites cuire dans une eau bien salée, où vous avez introduit une feuille de céleri, quinze ou vingt beaux marrons de Lyon que vous pilerez et récurez en bouillie avec votre hachis. Joignez-y un bon boudin de table, que vous hacherez avec le reste. Mettez un bouquet de persil au centre de cette farce, que vous introduirez dans le ventre de votre dinde ; rétrécissez autant que possible l'orifice intérieur, dans lequel vous fourrerez un morceau de beurre salé et poivré ; mettez votre dinde à la broche, et ne l'en retirez que lorsque jailliront de son corps, comme d'un volcan, de petits jets de fumée qui indiqueront qu'elle est cuite à point”.
Une bonne idée pour ce réveillon 2020… autorisé. Voici quelques autres possibilité d'accompagnement : du riz sous forme de risotto à la truffe ou aux morilles, et une purée à base de courge, de panais ou de céleri. Bon souper ! PCB
La Corrida d'Issy-les-Moulineaux a toujours réuni de nombreux Pères Noël… plus beaux les uns que les autres.
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| Saint Nicolas. © XDR |
Mais d'où vient donc cette tradition ? A l'origine, le 6 décembre, jour de sa fête, c'est le bon Saint Nicolas (ci-contre) qui portait - et apporte toujours, notamment en Alsace et en Lorraine - des cadeaux aux enfants… mais uniquement les sages ! car pour les petits désobéissants, le Père Fouettard est là pour les punir. Parmi les cadeaux, des pains d'épices et des oranges.
Et puis, au XIXe siècle, les Américains transforment Saint Nicolas en Père Noël. Il arrive en Europe peu après avec ses traditions. Il habite le Pôle Nord, voyage en traîneau tiré par des rennes. Le soir venu, avant d'aller se coucher, les enfants, qui lui ont écrit de longues lettres, déposent leurs chaussures au pied de la cheminée ou du sapin… le Père Noël y distribuera les jouets, sortis de ses usines tenus par de gentils lutins…
Une tradition qu'évoque, en 1862, Victor Hugo dans les Misérables : "Cosette, avec cette touchante confiance des enfants qui peut être trompée toujours sans se décourager jamais, avait mis elle aussi son sabot dans la cheminée” (ci-dessous).
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| Cosette, son sabot et sa poupée devant la cheminée. © F. Batet |
Vous vous souvenez, Victor Hugo, le jeune homme qui venait pendant les week-ends voir sa bien aimée Adèle Foucher dans une jolie maison d'Issy, rue Auguste Gervais. C'était en 1819 !
Mais qui lui a donné au Père Noël ces drôles de vêtements et ses couleurs traditionnelles : le rouge et le blanc. Tout vient de la firme américaine Coca Cola qui, en 1931, imagine un personnage rondouillard en train de boire un soda… habillé aux couleurs de l'entreprise : le rouge et le blanc ! PCB
La traditionnelle corrida est annulée pour cause de Covid mais la Ville a organisé une corrida connectée, le première de l'histoire !
Du 1er au 24 décembre, marchez, courez à l'heure que vous souhaitez, sur l'un des 5 parcours prévus : Centre-Ville, Corentin-Celton, Bords de Seine, Le Fort, La Ferme (carte ci-dessous).
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