12 décembre 2011

La congrégation des Petites Sœurs de l'Assomption d'Issy

La congrégation en 1920. Coll. particulière.
C’est le 17 juillet 1865, de la rencontre entre le père Claude Etienne Pernet (1824-1899) et Marie Antoinette Fage (1824-1883), que naît cette congrégation religieuse. En cette seconde moitié du XIXe siècle, en pleine industrialisation, ses membres se donnent pour mission de « rendre témoignage de l’amour de Dieu parmi les pauvres, les ouvriers et leurs familles, par une présence attentive à travers des gestes simples de service ». Ainsi les petites sœurs assureront les soins aux malades, aux enfants et la tenue des foyers. Elles seront d’ailleurs les premières religieuses à être autorisées à effectuer des soins à domicile. En 1870, le groupe des petites sœurs s’installe au 57 rue Violet (Paris 15e), future maison mère. Elles créent alors plusieurs communautés à travers la France.

Le logis des Sœurs, vers 1880,
 près de l'église Saint-Etienne.
Le 31 décembre 1880, deux sœurs arrivent à Issy-les-Moulineaux, alors petit village essentiellement ouvrier. Elles s’installent dans un deux pièces dans l’arrière cour d’un café situé au 3 rue de la Barre (aujourd’hui impasse Cloquet), tout contre l’église Saint-Etienne. Elles entreprennent aussitôt leur mission d’aide sociale, familiale et médicale auprès de la population ouvrière isséenne. Le 5 octobre 1890, elle déménagent dans un pavillon au 1 rue de Chevreuse où elles resteront pendant deux ans.
C’est en 1892 que la communauté achète à un certain M. de Peretti, au 10 route des Moulineaux (aujourd’hui avenue Victor Cresson), un pavillon entouré d’un jardin s’ouvrant également sur la rue Danton.

Après la loi 1901 sur les associations et la séparation des églises et de l’Etat, les 19 communautés existantes en France sont sommées de quitter la France… mais, soutenues par les ouvriers et les familles, et malgré de nombreux procès, les sœurs parviennent à se maintenir à Issy et dans les autres maisons.
En 1905, les locaux communautaires, mis sous séquestre pat l’Etat, ne seront restitués à la communauté qu’en 1970. En 1913, une chapelle est construite, attenante au pavillon et surmontée d’un étage de logements.
Durant la Grande Guerre, les sœurs de l’Assomption sont chargées des soins aux blessés, regroupés à « l’Ambulance », hôpital de guerre installé au Grand Séminaire. 1940, nouvelle guerre, nouvelle aide : elles s’occupent des réfugiés de passage en région parisienne et distribuent la « soupe populaire » à la maison du Peuple (aujourd’hui le PACI).

En 1958, un nouveau bâtiment est construit pour abriter les activités médico-sociales, et un nombre accru de sœurs (10 permanentes). En 1973, le centre de soins est transmis à la Croix Rouge Française tandis que les religieuses s’engagent dans différents organismes sociaux.
Le 18 mars 1984, le centenaire des Petites sœurs de l’Assomption à Issy est célébré en présence de M. André Santini.
En 1994, des tractations sont entamées avec la mairie d’Issy qui souhaite récupérer le terrain pour y construire des logements sociaux. Ainsi au cours des années 1995-96, un bâtiment est construit au 40 rue Danton pour y recevoir les religieuses tandis que la destruction de tous les bâtiments anciens laissent place à l’immeuble actuel du 10 avenue Victor Cresson. Aujourd’hui, neuf sœurs sont encore présentes rue Danton et poursuivent diverses actions de bénévolat. Denis Hussenot

10 décembre 2011

La Corrida de Noël d'Issy

Dimanche 11 décembre, c'est la fête dans les rues d'Issy. Plus de 10 000 personnes vont courir… lors de la corrida (un mot venu de l'espagnol correr : courir), bien loin des spectacles qui se déroulent dans les arènes.

Passage obligé devant la mairie (édition 2010). Ph. A. Bétry
C'est en 1977 que le Cross de Noël est créé, à l'initiative de la municipalité qui veut animer la quinzaine commerciale des Fêtes. Devant le succès donné à l'événement par la participation de grands noms sportifs, champions du monde ou champions olympiques, la course prend le nom de Corrida en 1982, comme son homologue de Sao Paulo, au Brésil.

On se presse, on se presse ! Ph. A. Bétry
Mais la Corrida de Noël d'Issy reste, avant tout, un grand moment populaire qui rassemble toutes les générations. Et un nombre conséquent de Pères Noël ! C'est certain, cette année, elle aura toujours autant de succès. PCB

9 décembre 2011

Visite privée du 10 décembre

Nous inaugurons nos visites privées - dont l'accès est réservé uniquement aux membres d'Historim et à leurs conjoints - par la découverte de la Solitude et du Séminaire Saint-Sulpice (voir Patrimoine). Notre guide privilégié sera le Père Bonnet, que certains d'entre-vous ont pu écouter l'an passé lors de notre première conférence.

La Solitude, côté jardin. Ph. A. Bétry

La chapelle du Séminaire Saint-Sulpice. Ph. A. Bétry




Rendez-vous, samedi 10 décembre, à 14 h 50, devant la porte en bois de la Solitude, 27 rue Minard, en face de l'Hôpital Suisse ! Soyez à l'heure !!!

6 décembre 2011

7 décembre 1988-la terre tremble en Arménie

Les Oiseaux, de Albert Avetisyan. © A. Bétry

C'est dans le nord de l'Arménie, aux environs de la ville de Spitak, que se situe l'épicentre de ce tremblement de terre de 6,9 sur l'échelle de Richter qui, à 11h41, dévaste la région. En huit secondes, une faille s'est formée sur plus de 20 km. Le bilan est lourd : entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et 530 000 sans abri.
Le monde entier se mobilise. La communauté arménienne d'Issy-les-Moulineaux, installée depuis les années 1920 dans notre cité - après le génocide perpétré par les Turcs (voir Histoire-dates) - se sent particulièrement concernée.
En témoignage de reconnaissance pour l'aide humanitaire apportée par la Ville à l'Arménie, le sculpteur Albert Avetisyan offre cette sculpture en bronze, les Oiseaux, placée dans les Hauts d'Issy, dans le quartier arménien, près du parc Henri-Barbusse, à l'angle des rues Erevan et la Défense. L'artiste est né en Géorgie et a fait ses études à Erevan, capitale de l'Arménie, avant de venir en France. PCB

Des reportages sont là pour rappeler ce qui s'est passé ce terrible jour de décembre 1988. Alors souvenons-nous en, en écoutant ce professeur au milieu des ruines :
http://www.dailymotion.com/video/xemyth_armenie-tremblement-de-terre-de-198_news

5 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - réponse




Ce splendide numéro de rue est visible au 10 rue Edouard Branly. Comme tous les autres numéros de la rue, ses chiffres et son encadrement sont en béton alors que le fond est une mosaïque sur fond or selon la tradition byzantine. La rue Branly, assez courte, en pente et légèrement courbe, est bordée de plusieurs immeubles homogènes de briques jaune pâle cernées de pierre blanche. L’ensemble date des années Trente et se situe dans le quartier du Centre Ville, juste en face du nouveau commissariat.
Edouard Branly ( 1844-1940 ), docteur en médecine, est surtout connu pour avoir travaillé sur la transmission des ondes hertziennes. Il écrit en 1895 un Traité élémentaire d’électricité et un Traité élémentaire de physique. Il entre à l’Académie des Sciences en 1911. Texte et photo : P. Maestracci

3 décembre 2011

Le PACI d'Issy

C'est chose faite… la façade, le hall, une partie de la toiture et le foyer du Palais des Arts et des Congrès d'Issy-les-Moulineaux viennent d'être inscrits au titre des Monuments historiques. Le 4 décembre 2011, une plaque est inaugurée.

La façace, classée, avec ses vitraux Art Déco. © A. Bétry
Petit rappel historique.
L'édifice est construit, en 1930, dans le pur style Art déco, par l'architecte Marcel Chappey. Le maître verrier Louis Barillet et le ferronnier Raymond Subes apportent leur concours et donnent, notamment, à la façade et à l’escalier principal, l’aspect artistique de l’époque.
A sa création, il s'agit d'une salle des fêtes. Transformée en maison du Peuple,  probablement à l’avènement  du Front populaire en 1936. Le sous-sol est aménagé en gymnase et l’espace rez-de-chaussée en salle de bal et banquets.
En 1964 s’y installe le conservatoire municipal et des spectacles y sont donnés.
Une complète rénovation est entreprise en 1988 avec la création d’une salle de 1 000 places.
D’énormes travaux de rénovation et de mise en conformité, en 2007, donnent aux visiteurs un accès et un confort d’une excellente qualité.
Le choix de la télévision pour enregistrer de grandes émissions à fort taux d’écoute, tel “La France a un incroyable Talent", diffusé sur M6, prouvent les qualités technologiques reconnues pour de telles prestations. A.B.

2 décembre 2011

10 - 2 x 5 ? - jeu



Pas mal pour un numéro d'habitation… Non ? Mais où cela se trouve-t-il ?
Réponse le 5 décembre. Cherchez bien.

24 novembre 2011

Trois fleurs de lys - réponse




Cet écusson de bois sculpté orne le portail de l’église Saint-Etienne, dans les Hauts d'Issy. Les fleurs de lys en principe dorées se trouvent généralement sur champ d’azur, couleur bleue de l’héraldique. Il s’agit bien sûr des armes capétiennes. L’église médiévale est remplacée par le bâtiment actuel au XVIIe siècle (1634-1645) à la charnière des règnes de Louis XIII et de Louis XIV. Louis XIII et Anne d’Autriche, mariés depuis vingt-quatre ans ont enfin un Dauphin en 1638 qui est prénommé Louis Dieudonné. Celui-ci devient le roi Louis XIV en 1643 à l’âge de 5 ans ; aussi sa mère exerce-t-elle la régence. La tradition veut qu’ils aient offert le portail à l’église isséenne. Est-ce un rappel de Marguerite de Valois, la reine Margot qui avait posé la première pierre de l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris ?
L’église est consacrée au diacre Etienne, lapidé pour blasphème au 1er siècle selon les Actes des Apôtres. Il est le premier martyr chrétien. Pour en savoir plus sur ce splendide édifice religieux, rendez-vous dans la rubrique Patrimoine.
Texte et photo : P. Maestracci