16 septembre 2026

Le nymphée d’Issy

retenu par le Loto du Patrimoine

 

Le couperet est tombé ce lundi 31 août 2026 : la restauration du nymphée d’Issy-les-Moulineaux fait partie des 100 projets élus cette année par le Loto du patrimoine, la fondation portée par l’animateur Stéphane Bern. Elle bénéficiera donc d’un substantiel soutien financier pour des travaux de rénovation qui devraient commencer l’année prochaine. C’est l’occasion de revenir sur l’origine et l’état de ce rare joyau de la Renaissance.

La voute du nymphée d’Issy

Dans la mythologie grecque, les Nymphes (littéralement « jeunes filles ») étaient des divinités secondaires personnalisant fleuves, bois et montagnes. L'une d'elles, voulant échapper aux assiduités du Dieu Pan, se réfugia dans une grotte et s’y transforma en source. Le premier nymphée était né. Dès lors, le mot grec désigne des sanctuaires dédiés aux Nymphes sous la forme de grottes naturelles ou artificielles dont le décor intérieur se construit autour de la présence de l'eau : sources, fontaines et coquillages.

Le monde romain s’empare de l’idée et la généralise. Non seulement le culte s’étend à d’autres divinités, mais le nymphée, comme grotte aquatique, devient un lieu décoratif, récréatif ou de réunion. Il sert aussi parfois de réservoir. Public ou privé, presque toujours orné de coquillages, mais de plus en plus souvent aussi de peintures et statues, il prend toutes les tailles, de la niche au bâtiment complet. Il contribue à la diffusion de l’art de la mosaïque. Les premiers chrétiens s’en inspirent pour la conception des baptistères.

La Renaissance italienne redécouvre le goût de l’antique, et donc des nymphées comme édifices d’agrément. A Rome, en Toscane ou dans les jardins de Lombardie, les pseudo-grottes animées d'ingénieux jets d'eau et de décors aquatiques se multiplient. C’est l’époque où s’invente le mot de grotesco pour qualifier ces pastiches minéraux. La mode essaime en France et en Europe. Au XVIIIe siècle, elle s’apparente au style rocaille, le baroque justement à base de décors de coquilles.

Il ne reste en France qu’une dizaine de nymphées. C’est dire l’importance de sauvegarder celui d’Issy. Il n’est pas le plus grand mais assurément l’un des plus anciens. Commandé par la reine Margot pour ses jardins, il date du début du XVIIe siècle. Comme on sait, le terrain et son nymphée passent ensuite à l’ordre de Saint-Sulpice. Une tradition orale veut qu’il accueille alors les fameuses "Conférences d'Issy"- ou du moins certaines d’entre elles - où Bossuet et Fénelon (et leur hôte, le Supérieur Général du séminaire) s’écharpent sur la doctrine de l'Église. Selon d’autres sources, si les conférences prirent bien place sur le site du séminaire, il est douteux que l’état de santé du Supérieur Général lui eût permis de débattre longtemps dans cet endroit alors froid et humide (en outre exigu).

Aussi appelé “Pavillon de rocailles”, de plan carré, le nymphée d’Issy abrite une unique pièce partiellement enfoncée dans le sol. On y pénètre par une porte dont l’orientation a du reste été inversée au XIXe siècle lors de la construction de la première chapelle du séminaire, qui venait s’y adosser. On découvre à l’intérieur un vrai bijou architectural. D’innombrables pierres et coquillages forment des mosaïques où l’on reconnaît sirènes, oiseaux aquatiques et autres figures marines encadrées de compositions ornementales d’esprit italianisant. La mosaïque du sol comportait un jet d’eau aujourd’hui disparu. Le pavillon est classé aux Monuments historiques. Sa préciosité donne une idée de ce que pouvait être le domaine de la reine.                

 Il est malheureusement aujourd'hui assez dégradé. « La toiture est altérée, les murs sont fissurés et les menuiseries sont fortement abîmées, tandis qu’à l’intérieur, les enduits sont lacunaires et les décors de rocailles se fragilisent » peut-on lire sur le site de la Fondation du patrimoine. Un projet de rénovation a donc été lancé. Grâce à sa toute récente sélection, il recevra une aide financière appréciable dont le montant sera annoncé en fin d’année. Toujours selon la Fondation du patrimoine le projet prévoit « une intervention globale » avec reprise des murs, traitement des façades, révision de la charpente et de la couverture, restauration des enduits, des menuiseries, des vitraux et des rocailles. Une intervention urgente avait déjà été lancée « afin de stabiliser l’édifice ». Le gros des travaux débutera en novembre 2027 pour s'achever en juin 2028. Ils s'inscriront dans une plus vaste campagne de réhabilitation du site, menée par le propriétaire, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Une fois les travaux terminés, le nymphée devrait être accessible au public et intégré au parcours de visite du parc. Nous l’attendons avec impatience !

 P. Baland

 

15 septembre 2026

Gévelot, l'incendie de 1973


Le feu de l'usine d'Issy-les-Moulineaux, le plus grand qu'ait connu Paris depuis 1945, à lui seul, a nécessité l'engagement de 22 casernes et la mise en œuvre de 66 grosses lances.

Pratiquement circonscrit à 1 h. 25, il prenait en quelques minutes des dimensions gigantesques à la suite de l'explosion d'un bâtiment contenant des caisses d'amorces et de cartouches, explosion qui faisait de nombreux blessés dans nos rangs et parmi le personnel de l'usine qui luttait à nos côtés.
Une heure plus tard, aidée par le vent, la propagation aux immeubles d'habitation voisins paraissait inévitable. Avec énergie et courage, les 400 officiers, sous-officiers et sapeurs ont pris tous les risques, malgré 17 nouvelles explosions et d'autres blessés, pour que le feu ne dévore pas le reste de l'usine et les immeubles contigus.



La cartoucherie Gévelot en grande partie détruite, et vue de l'usine avant le sinistre.

Le 2 octobre prochain, Monsieur Jean-Claude Deranlot, ancien de la Brigade des sapeurs pompiers de Paris devait tenir une conférence sur l'incendie de la Cartoucherie Gévelot.
 

13 septembre 2026

Noir pour les façades

En période de dérèglement climatique, le noir pour un mur extérieur est un défi de taille pour les architectes. C’est encore plus évident lors des canicules comme celles de 2026. Alors qu’une couleur pâle renvoie une partie de la chaleur atmosphérique, certains bâtiments isséens ont une façade d’un noir souvent profond. Il est souhaitable qu’ils disposent d’une bonne isolation, d’une climatisation ou une ventilation pour la période estivale.

Anciens ateliers AMX en bordure de Seine.


Ces bâtiments noirs manifestent une diversité dans leur usage grâce à quelques exemples répartis dans la commune.
Le plus ancien correspond à l’ancien Atelier des Moulineaux qui fabriquait des chars AMX (Atelier des MoulineauX) quai de la Bataille de Stalingrad. Il est ensuite transformé et occupé par l’entreprise de restauration Sodexo ; il est en cours de réhabilation

Plusieurs établissements scolaires ont une façade noire. Celle-ci peut être en bois comme les écoles Justin Oudin (allée Lucie Aubrac) ou Louise Michel (rue du 
Dr Zamenhoff) ou une façade métallique comme le collège de la Paix, rue du Fort. Ces trois établissements se trouvent dans le quartier du Fort. L’université Paris Campus Santé dont l’adresse se trouve sur Paris XVe a des bâtiments délimités par les rues Jeanne d’Arc et Jeannin-Garreau ; ils sont aussi noirs.

Immeuble 221,  rue Jean-Jacques Rousseau.

C’est le cas également de l’hôtel Courtyard by Marriott 5, rue Renan. Sa façade est composée de larges baies vitrées avec un encadrement d’un noir profond.

Enfin, l’immeuble résidentiel le plus récent car il fut inauguré en 2023, est  221-223 de la rue Jean-Jacques Rousseau.

Texte et photos : P. Maestracci

8 septembre 2026

Libération de Paris

C'était le 25 août 1945 - il y a 81 ans 

Pour cette célébration, notre maire Thierry Lefèvre, dans son allocution, a rendu un précieux hommage à une femme dont une rue d’Issy-les-Moulineaux porte le nom.


Simone Michel-Lévy, c’est son nom. Elle fait partie, avec bien d’autres, des premiers résistants des PTT. Ceux -ci sont bien placés pour envoyer des messages à Londres, résidence provisoire de la France Libre du Général de Gaulle, depuis le 18 juin 1940, et diffuser en France de la littérature anti-allemande .

En 1943, les PTT disposent d’une véritable organisation, travaillant en étroite collaboration avec la Résistance : par exemple, pour préparer le plan de sabotage des lignes téléphoniques.

Simone Michel-Lévy s’efforce également de sauver du STO (Section du Travail Obligatoire organisée par l’occupant), en les faisant embaucher aux PTT. Le camouflage d’équipements techniques est aussi l’une des missions qui lui sont confiées.

En novembre 1943, par trahison, elle est arrêtée dans Paris et torturée. Déportée à Ravensbrück, puis transférée en Tchécoslovaquie dans une usine d’armement dépendant du camp de Flossenbürg. Refusant de plier, elle sabote la production avec deux autres femmes également déportées, Hélène Lignier et Noémie Suchet.

Le 13 avril 1945, les trois femmes sont pendues par les nazis. Le Général de Gaulle nomme Simone Michel-Lévy compagnon de la Libération à titre posthume, le 26 décembre 1945.


Une précision à propos de la Libération de Paris : celle-ci s’est faite à la course. La deuxième DB  (2e Division Blindée) du Général Leclerc était en approche de la capitale. L’ordre lui a été donné d’arriver le plus rapidement à la gare Montparnasse où la fin fut actée. 

A grande vitesse le capitaine Drone du RMT (Régiment de Marche du Tchad) a devancé Rol Tanguy, chef des FTP Francs Tireurs et Partisans communistes en majorité, a été coiffé à l’arrivée ; le Général de Gaulle ne souhaitant pas le voir revendiquer la victoire. Celle-ci a donc été collective, dans un esprit d’union de la France.

A.Bétry

2 septembre 2026

Funeste réconciliation

Début 1743 le marquis François-Victor Le Tonnelier, seigneur de Breteuil, se rend à la maison de campagne du cardinal de Fleury à Issy. Tout Paris sait le vieux ministre au plus mal et il souhaite l’honorer d’un dernier salut.
Il n’est pas besoin de présenter le cardinal de Fleury, ancien précepteur de Louis XV devenu son principal ministre, ex-pensionnaire du séminaire d’Issy, propriétaire d’une villégiature voisine qu’il occupe au moment de cette visite, et auquel Historim a consacré plusieurs articles.

De 33 ans son cadet, Le Tonnelier est moins connu. Il est alors l’un des plus hauts représentants de l’illustre famille des Breteuil. Habile et aidé par le prestige de son nom, il a très tôt commencé sa carrière sous Louis XIV, au Parlement de Paris puis à la chambre des requêtes. Sous la Régence et sans transition, il est promu intendant des finances de plusieurs régions de France, et notamment le Limousin. Il y rencontre et devient le protégé de l’abbé Dubois, natif de Brive-la-Gaillarde et principal conseiller du Régent.

 

François-Victor Le Tonnelier de Breteuil, 1686-1743

(Château de Breteuil, peintre inconnu)

 


En 1723, Dubois favorise son élévation à 37 ans comme secrétaire d'État à la Guerre en remplacement d’un certain Claude Le Blanc opportunément arrêté pour malversations (il semblerait que l’alliance entre les deux hommes doive quelque peu à la contribution de Breteuil à l’effacement d’épisode scabreux de la jeunesse de l’abbé dans les registres judiciaires). L’ascension du marquis semble irrésistible. Mais la mort quelques mois plus tard de Dubois, suivie de celle du Régent, va sérieusement l’infléchir. Principal ministre du tout jeune Louis XV à partir de 1726, le cardinal de Fleury ne l’accepte pas dans son cercle restreint. Il fait acquitter son prédécesseur de tous ses crimes, démettre Breteuil, et restituer Le Blanc dans ses anciennes fonctions.

Ce dernier meurt deux ans plus tard. Tout logiquement, Le Tonnelier demande à reprendre sa place mais Fleury maintient son veto. Breteuil ronge son frein en exerçant diverses fonctions honorifiques à Versailles. L’affaiblissement de la position du cardinal à partir de 1740 lui permet de revenir aux affaires comme ministre de la Guerre. C’est dans cette position qu’il visite trois ans plus tard à Issy celui qui fait toujours office de chef du gouvernement.
Un cardinal de Fleury qui, pourtant, n’aura cessé de lui mettre des bâtons dans les roues. S’agit-il d’une tardive réconciliation ? Est-ce un geste d’humanité envers un vieillard sur la fin ? Ou Breteuil cherche-t-il à se faire adouber en vue d’une succession qui ne saurait désormais tarder ?

Quoi qu’il en soit, la visite ne lui porte pas bonheur. Il a à peine franchi le porche de la maison du cardinal qu’il est frappé d’« apoplexie » (ou d'une « attaque cérébrale »). Son état le rend intransportable. Breteuil décède sur place quelques jours après, le 7 janvier 1743. Il avait 56 ans.

Son hôte le suit dans la tombe une semaine plus tard (ou trois selon certains auteurs). Mais lui avait 89 ans. Un article d’Historim relate les détails de ses funérailles isséennes.

La disparition des deux hommes décide le jeune roi Louis XV – il a 32 ans - à entrer de plain-pied dans la politique. Désormais, il n’aura plus de « ministre principal ».

A Paris, l'avenue de Breteuil (la plus chère du Monopoly) et la place du même nom rappellent la mémoire de ce ministre de l’ancien régime mort à Issy.

P. Baland


 

 


29 août 2026

Gévelot

Historique de l'entreprise Gévelot

1820 - Joseph François Marin Batard-Gévelot (1786-1843) crée une maison spécialisée dans la production d’armes blanches et d’équipements militaires, installée au 24 rue Notre-Dame-des Victoires à Paris.
1823 - Marin Batard-Gévelot reçoit l’autorisation du roi Louis XVIII d’utiliser le fulminate de mercure dans la fabrication d’amorces et de cartouches.
1826 - L’activité de fabrication est transférée de Paris, à ce qui deviendra Issy-les-Moulineaux, au bord de la Seine.
Le portail d'entrée de l'usine,
seul vestige de l'époque Gévelot.


1856-1860 - L’usine d’Issy-les-Moulineaux s’étend vers le Nord ; elle quadruple sa superficie et double le nombre de bâtiments.
1884 - 15 décembre : Jules Gévelot et Victor Gaupillat s’associent pour former la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre).
1893 - Construction d’une vingtaine de nouveaux bâtiments à l’usine des Moulineaux.
1898-1908 - Cinquante nouveaux bâtiments sont édifiés aux Moulineaux
1914-1918 - Composées principalement de personnel féminin, les usines Gévelot travaillent jour et nuit à l’effort de guerre et produisent des millions de cartouches et de munitions.

1930 - Suite à des décès et successions, diversification dans la production Gévelot : PCM (société Pompes, Compresseurs Mécanique).
1940-1944 - La SFM met presque totalement son activité en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation.
1950 - 28 septembre : redémarrage de la SFM (Société française des munitions de chasse, de tir et de guerre, et devient Gévelot SA).
1973 - Incendie de l’usine des Moulineaux.
1978 - Diverses sociétés sous le contrôle de Gévelot qui devient la holding du Groupe.
1980 - Mise en règlement judiciaire de la Société française de munitions.
1988 - Le Groupe Gévelot comprend à la fin de la décennie neuf sociétés dans quatre grands secteurs d'activités, avec 1 300 salariés.

25 août 2026

Védrines Jules 1881-1919



Le 16 août 1911 pour le pilote de nationalité française Jules Védrines qui décolle d’Issy-les-Moulineaux dans la matinée, installé aux commandes d’un aéroplane monoplan, équipé d’un moteur en mesure de développer 70 chevaux.
 Malheureusement, quelques heures après son départ, une panne de carburant va ruiner son raid par la voie des airs. Il est environ 12 h 30 quand l’infortuné aviateur va ainsi être contraint d’atterrir en virant à hauteur de la ville de Trouville. Une manœuvre délicate qui va se solder par un capotage, l’aviateur finissant dans la Manche. 
Mais il pourra compter sur un vapeur norvégien qui va venir le secourir rapidement. N’ayant que quelques contusions et une blessure au front, Jules Védrines envisage de reprendre son voyage dans la soirée, ce que lui déconseillera son médecin : deux à trois jours de repos seraient préférables.
Airjournal Stéphanie Meyniel
 
Un des pilotes les plus audacieux de son époque. Vainqueur de la course Paris- Madrid, au départ d’Issy-les Moulineaux en 1911. Titulaire de nombreux titres, il accomplit un Paris – Le Caire par étapes en 1913.
Affecté pendant la Première Guerre mondiale, à la fameuse escadrille n°3 des Cigognes où il fut moniteur d’un débutant nommé Georges Guynemer, Védrines effectua de nombreuses missions périlleuses. A sept reprises, en 1915 et 1916, il réussit  à atterrir sur des territoires occupés par les Allemands pour accompagner des agents de renseignement et au cours de mission secrètes, de récupérer ses passagers. 
La paix revenue, il se distingue le 19 janvier 1919, il parvient à se poser sur le toit des Galeries Lafayette. Titulaire du titre de champion du monde de vitesse, remporté en 1912 à sept reprises. Le 21 avril 1919 il trouve la mort accidentellement dans la Drôme, au cours d’un raid Paris – Rome sans escale ; il voulait passer directement au-dessus du massif du Mont-Blanc.
Dictionnaire de l'Aviation - Bernard Marck 
 

18 août 2026

Exposition franco-helvétique

Le Musée suisse du jeu à la Tour-de-Peilz (canton de Vaud) ouvre vendredi 21 août sa nouvelle exposition, consacrée aux cartes à jouer. Plus de 2 000 cartes couvrant 600 ans d'histoire sont à découvrir, du Tarot aux Pokémon.

Des collections de sept musées européens, dont celles du Musée français de la Carte à jouer d'Issy-les-Moulineaux, et une quinzaine de collections privées ont été prêtées pour l'occasion. Elles viennent compléter celles du Musée suisse du jeu pour "offrir un panorama inédit de la longue histoire des cartes à jouer", écrit le musée vaudois dans son communiqué.
Le public pourra notamment découvrir certaines des plus anciennes cartes européennes encore conservées, comme des tarots enluminés du XVe siècle. 

Des "collections exceptionnelles" de cartes "Magic: The Gathering", dont le fameux Lotus noir, seront aussi présentées. De rares cartes Pokemon seront aussi à l'honneur, alors que la célèbre franchise fête ses 30 ans.

L'exposition comprend également 16 postes interactifs, dont plusieurs jeux vidéo qui explorent les mécaniques de la carte. Tournois, conférences et événements spéciaux viendront rythmer la programmation jusqu'au 4 juillet 2027.