14 avril 2011

La guerre de 1870 et la Commune de Paris - chronique n°5


Pendant que la paix est négociée, la situation intérieure s'envenime. Les Parisiens qui ont tant souffert se sentent trahis par les militaires et les politiques qu’ils traitent de « capitulards ». Ils se moquent du nom de Trochu en ironisant sur le participe passé du verbe choir. Ils sont fort inquiets de la majorité conservatrice élue en février qui a choisi Thiers comme chef de l’exécutif.
Le 18 mars, la Garde nationale de Montmartre refuse de rendre à l’armée ses canons et exécute deux généraux. C’est le premier acte d’une guerre civile entre Communards et Versaillais à laquelle assistent en spectateurs attentifs les Allemands. Le gouvernement de Thiers quitte Paris pour Versailles.  Le 28 mars, un Conseil de la Commune s’installe à l’Hôtel de Ville de Paris.
Les Communards (ou Fédérés) s’emparent du fort d’Issy quelques jours avant leur marche sur Versailles les 2 et  3 avril. Augustin Avrial en laisse un témoignage intéressant (voir rubrique La Commune). Mais leur offensive est  stoppée par l’artillerie versaillaise qui tient le Mont-Valérien. 
P. Maestracci


Caricature : Paris livré ! ©XDR
Au tout premier plan, la couronne crénelée renversée et le glaise brisé symbolisent la défaite française.
La Ville de Paris, sous les traits d’une République coiffée du bonnet phrygien, a les  mains liées dans le dos. Elle est dirigée par un duo formé de Jules Favre et du général Trochu, eux-mêmes poussés par Thiers vers les tentes du « camp prussien ». 
C’est la victoire de la force et de la lâcheté des « Capitulards » sur l’innocente victime, selon les Communards.
 






Le fort d'Issy en 1871. © XDR
Cette vue du côté occidental montre des bâtiments très endommagés à l’arrière-plan mais surtout des canons alignés pour faire face à toute attaque et préparer l’offensive contre les Versaillais.

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