L'ingénieur Clément Ader, qui installa les premières lignes téléphoniques françaises, a attaché son nom à l'Avion, le premier aéroplane essayé en plein air.
« Ton oiseau ne doit avoir d’autre modèle que la chauve-souris, car ses membranes sont l’armature ou plutôt, les ligaments des pièces de son armature, c’est à dire la charpente des ailes ».
A partir de ces études prophétiques, Ader décide d’analyser de manière scientifique le vol animal. C’est la roussette des Indes, chauve-souris qui sert d’observation à notre autodidacte ; parce que l’envergure de l’animal peut atteindre un mètre d’envergure.
« Tous ceux qui s’occupaient de navigation aérienne étaient traités d’utopistes » déclarait-il en 1925 peu de temps avant sa mort.
Le 19 avril 1890, Ader définit » un appareil ailé pour la navigation aérienne dénommé « Avion » du latin avis (oiseau).
L'Avion N.3 de Clément Ader, fut la première machine volante essayée en France. Bien que cet appareil évoque la chauve-souris, il n'en est pas moins un aéroplane ailes rigides. Pourvu de deux moteurs vapeur de 20 Ch actionnant chacun une hélice à quatre pales en barbe de bambou, l'avion fut essayé à Satory le 14 octobre 1897, sur une piste circulaire de 1 500 mètres. Un coup de vent amena son départ hors de la piste et son bris, lorsqu'il n'avait encore qu'à peine quitté le sol sur les courtes distances.
Le 9 octobre 1890, grâce à la complicité de son ami banquier et propriétaire Gustave Pereire, qui a fait construire pour la circonstance une piste de 200 mètres de long sur 25 de large, à bord de son avion baptisé Eole, Clément Ader, décolle depuis le château d’Armainvilliers près de Gretz en Seine-et-Marne.
Sur une distance de 50 mètres l’Eole s’est laissé porter par l’air.
Mais la question se pose : Ader a-t-il véritablement décollé ? Et dans l’affirmative, s’agit-il d’un vol, ou plutôt d’un « bond » plané ?
L’événement lui-même gardera son secret : décollage ou pas, aucune autorité officielle et autorisée à valider l’expérience ne se trouvait pour consacrer les travaux de l’ingénieur français. Tout au plus, un procès-verbal stipule que « l’Avion n° 1 » portant le nom d’Eole et monté par monsieur Ader, son inventeur, a perdu terre et s’est maintenu dans l’air sur ses ailes en rasant le sol sur une distance de cinquante mètres avec la seule ressource de sa force motrice.
sources : nombreux ouvrages sur l'aviation de Bernard Marck





















