11 mai 2018

Issy-les-Moulineaux, la ville où il fait bon lire

Dans notre commune, tout est facilité pour la lecture de livres et de journaux, qu’ils soient sous forme papier ou sous format numérique. Il y a, évidemment, différents points de presse spécialisés dans les quartiers et tout particulièrement deux kiosques à proximité des deux stations de métro de la ligne 12, Mairie d'Issy et Corentin-Celton.

Charles V le Sage
(1337-1380)
Mais avant de parler d'Issy-les-Moulineaux, évoquons Charles V le Sage.  Ce roi amoureux des livres, installe en 1367-68 une librairie, en fait sa bibliothèque, au Louvre. Elle compte plus de neuf cents manuscrits abordant des thèmes variés. Elle se déploie sur trois étages dans la tour de la Fauconnerie au nord-ouest de l’enceinte du château-fort. C’est l’ancêtre de la Bibliothèque nationale. Il n’en reste qu’un marquage au sol dans le Louvre médiéval restauré près du donjon.
Les librairies
Issy-les-Moulineaux a la chance de disposer de quatre librairies dont le nom fait référence à l’histoire du livre. Nous allons les citer par ordre alphabétique.

La librairie Caractères , 5 rue du Général Leclerc ; son nom fait penser aux caractères d’imprimerie. Au XVIe siècle, le célèbre fondeur et graveur français, Claude Garamond crée ceux qui portent encore son nom. Les italiques, en revanche, sont l’invention d'Ale (ou Aldo) Manuce à Venise en pleine Renaissance. Les claviers contemporains offrent ainsi une diversité de caractères comme le times new roman, l’arial etc.

Le nom de la librairie Chantelivre, 32 avenue de la République, associe deux plaisirs : la lecture et la musique ! Un établissement similaire se trouve rue de Sèvres à Paris VIe, à quelques stations de métro sur la ligne 12. www.chantelivre.com 


Gutenberg (1400?-1468).
La librairie Gutenberg, 17 boulevard Voltaire, rend un bel hommage à Johan Gutenberg (ci-contre). Celui-ci perfectionna l’invention chinoise de l’imprimerie en inventant, à Strasbourg vers 1440, la typographie, soit la fonte de caractères mobiles en plomb. Le premier livre imprimé est sa Bible à 42 lignes, éditée à Mayence en 1455. C’est le premier incunable (ouvrage imprimé avant 1500).

Le livre et la Tortue, 47 esplanade du Belvédère ( www.lelivreetlatortue.com ) est dans l’éco-quartier du Fort. Son nom, omettant volontairement une lettre, évoque malicieusement une fable de La Fontaine !

Il faut rajouter à cette liste le Porte-Plume, 58 avenue Victor Cresson. Si ce sont essentiellement des journaux qui y sont vendus, la boutique prend des commandes de livres surtout pour les fêtes. Son enseigne rend hommage à l’écriture manuelle ancienne. Autrefois, les écoliers apprenaient à écrire avec un porte-plume et un encrier. Dans certains pays actuellement, l’apprentissage de l’écriture manuelle est négligé au profit du clavier…

Les médiathèques
Mais pour lire, il est aussi indispensable de fréquenter les trois médiathèques isséennes (www.issy.com/mediatheques) qui proposent des ordinateurs, des lectures sur place ou des prêts, y compris de tablettes, voire d’instruments de musique, de nombreuses animations etc. ainsi que des espaces de travail très fréquentés par les étudiants à l'approche des examens.

La Médiathèque Centre-Ville (ci-dessous) remplace depuis 1994 une bibliothèque, autrefois logée à l’étroit 18 rue de l’Abbé Derry (actuelle Ludothèque). Le changement sémantique de nom illustre l’élargissement des activités proposées avec le recours systématique à l’informatique. Elle est installée dans un immeuble de deux étages reliés par un escalier de belle ampleur. Son entrée se fait sur une place perpendiculaire à la rue du Gouverneur Général Éboué. 


Médiathèque du Centre-Ville. On y donne aussi des concerts.

La Médiathèque des Chartreux se trouve à l’angle de la rue du Clos Munier et du quai de la Bataille de Stalingrad. Son nom rappelle une ancienne propriété qui appartenait depuis 1343 aux moines dont l’ordre fut fondé par Saint-Bruno au XIe siècle dans le massif de la Grande Chartreuse. Ce fief comportait une ferme qui a laissé son nom au quartier ainsi que les Chartreux.

La médiathèque la plus récente est Le Temps des Cerises qui date de 2014, soit vingt ans après la médiathèque du Centre-Ville. On la trouve 90-98 promenade du Verger, dans l’éco-quartier du Fort. Son nom rend hommage à la fameuse chanson de Jean-Baptiste Clément ainsi que la sculpture de Christian Renonciat, Merle moqueur, sur le rond-point tout proche. Elle propose toute une série de services dans le domaine culturel et numérique. L’histoire du Fort et de la Commune de 1870/71 y bénéficie d’une présentation spécifique très intéressante.

Place Madaule. Extérieur.

Les bibliothèques partagées


Enfin, il ne faudrait pas oublier les bibliothèques partagées qui permettent aux uns d'y déposer un livre, aux autres de l'emprunter pour le lire.  On en compte deux aujourd'hui. La plus ancienne se situe place Madaule, dans une cabine téléphonique abandonnée (ci-contre). Une seconde a été inaugurée en décembre dernier en haut de l'avenue du Bas-Meudon.

Place Madaule. Intérieur.






N'oubliez surtout pas d'apposer sur la couverture une petite étiquette : "Ceci est un livre voyageur. Merci de le remettre en circulation après lecture".






Merci à mon amie Monique qui m’a fourni une réponse rapide lors de la préparation de cet article. Texte et photographie 
P. Maestracci

6 mai 2018

L'île Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux, vous connaissez ?


La médiathèque des Chartreux, 2 rue du Clos-Mounier, vous la fait découvrir grâce à une exposition, ouverte depuis le 2 mai.
« Regards Croisés : deux visions du parc de l'Ile Saint-Germain » vous fera (re)découvrir cette petite bulle de verdure au travers des œuvres de deux passionnés : Nicolas Davy, photographe, et Charles Bouis, peintre. Ils ont mis leur art au service de la vie sauvage exceptionnelle qui foisonne dans le parc :
Mante religieuse, libellule ou encore passereau ont tous été préalablement capturés par l’œil averti du photographe, puis réinterprétés sur la toile du peintre. Les deux œuvres sont présentées en regard l’une de l’autre, pour une invitation à la rêverie et à la flânerie dans un lieu emblématique de la vie isséenne.
Du mercredi 2 mai au 28 juillet 2018
Poursuivez l’exposition par « Atelier créatif », le samedi 23 juin à 16 h : dès 6 ans, sur inscription au 01.41.23.84.34."

Mais pourquoi ne pas profiter des beaux jours pour aller vous y promener. Pour vous aider, jetez un coup d'oeil sur les articles publiés sur notre site historim. Il y en a plusieurs mais commencez par celui-là : http://www.historim.fr/2011/07/ile-saint-germain-decouverte-dun-parc.html Bonne promenade.

Et puis, l'île Saint-Germain, c'est aussi toute une partie habitée, que les membres de notre association - et uniquement eux - pourront découvrir dans une balade privée "nez en l'air" le 9 juin.

Enfin, la Maison du Tourisme prépare, avec Historim, un parcours nature dans le parc de l'île Saint-Germain. Il sera bientôt disponible sur l'application Cart(o)Graff. A suivre donc. Mais d'ores et déjà, pourquoi ne pas passer dans leur bureau, sur l'Esplanade de l'Hôtel de ville, acheter un pot de miel, venu tout droit des ruches de l'île ! PCB

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry

Jardins de l'île  Saint-Germain. © A. Bétry



29 avril 2018

Issy - la rue Aristide Briand en pleine métamorphose

Cette rue Aristide Briand opère une jonction entre deux quartiers : La Ferme/Les Îles /Les Chartreux et Val de Seine/Les Arches. C’est d’ailleurs aussi le cas de la rue Jean-Jacques Rousseau et de l’avenue de Verdun. La rue Aristide Briand débute place Léon Blum et finit 6oo mètres plus loin place Jules Gévelot, en suivant une légère pente. Au début du XXe siècle, elle s'appelait Chemin de Grande Communication N°2, ; ensuite elle fut nommée rue de Boulogne.

Qui est Aristide Briand ?
Cet axe rend hommage à l’homme politique Aristide Briand (1862-1933). Cet avocat de formation (ci-contre) fut ministre à de multiples reprises et plus d’une dizaine de fois président du Conseil sous la Troisième République. En 1926, il reçut à Oslo le prix Nobel de la Paix, conjointement avec l’Allemand Streseman en gage de réconciliation franco-allemande (celle-ci ne dura qu’un temps !). 
Briand était aussi célèbre pour son esprit de répartie. Un seul exemple suffira. Au Britannique Lloyd George qui affirmait à propos des Français « entre la vanité et le ridicule, il n’y a qu’un pas ! », Briand rétorque : « Oui, le Pas-de-Calais ! ». No comment…

Un chantier colossal

Immeuble vétuste au carrefour de l'avenue de Verdun
et de la rue Aristide Briand. En cours de démolition. 
La rue Aristide Briand est en plein chantier depuis plusieurs mois et pour quelques années encore. En effet, elle se trouve à proximité immédiate d’une gare souterraine de la future Ligne 15 du métro. Plusieurs immeubles vétustes ont déjà été démolis à l’angle de la rue avec l’avenue de Verdun (ci-dessus) afin de permettre la construction de la gare souterraine qui sera surmontée d’un immeuble. D’autre part, des logements HLM qui n’ont que quatre étages commencent eux aussi à disparaître (ci-dessous) et leurs habitants relogés. La circulation automobile est provisoirement perturbée en raison des travaux autour de la place Léon Blum. 

Au premier plan, un terrain en friche remplace le premier HLM
détruit pour faire place aux futures constructions.

Plusieurs équipements collectifs se trouvent dans la rue. Les plus anciens sont une ancienne école intégrée au collège Victor Hugo et, au 27, l’école élémentaire Paul Bert. Ces bâtiments sont construits en pierre meulière, caractéristique au tournant du XXe siècle. Cette carte postale (ci-dessous) montre l'ancienne école à l'architecture typique de la IIIe République.  

Les Écoles de la rue de Boulogne, devenue rue Aristide Briand, à l'angle de la rue Paul Bert.

Désormais intégrée au collège Victor Hugo, l'entrée de cette école est condamnée. A l'entrée du collège Victor Hugo, au n°24, le mur peint latéral représente le grand écrivain (ci-dessous). Dans sa jeunesse, celui-ci venait voir Adèle Foucher, sa future femme, dans la maison familiale, rue Auguste Gervais.

Entrée du collège Victor Hugo.
Victor Hugo sur le mur. © A. Bétry

















Nettement plus récents : le gymnase L’Agora et l’ALIM (Association de Liaison d’Issy-les-Moulineaux) au 18 de la rue et qui regroupe des dizaines d’associations. Texte et illustrations : P.Maestracci



25 avril 2018

Par Issy, les jeux de mots !

Le nom d’Issy permet de jouer sur l’homophonie. De nombreux commerces et associations isséens utilisent le nom de la commune pour y ancrer leur activité mais certains s’amusent avec les mots. Il n’est pas anodin d’ailleurs que le maire, André Santini, soit réputé pour son humour !

Jeux de mots culturels
Le choix a été fait de privilégier les rapprochements intentionnels. Commençons par le Ciné d’Issy (www.cinedissy.com) qui ne pourrait être que là. Certaines associations se sont prises au jeu : Les Chemins d’Issy et d’Ailleurs pour les randonnées, l’ACIA (Association des Créateurs d’Issy et d’Ailleurs - http://createursissy.canalblog.com) ainsi que le Théâtre des Am’d’Issy et d’Ailleurs (4 rue Paul Bert, Issy).

Jeux de mots commerciaux
Pour les commerces d’alimentation, il est loisible de fréquenter les restaurants Le 7 à ISSY au rond-point Victor Hugo ou PARIS’SY, au Fort, ainsi que chez le maraîcher O MARCHÉ d’ICI, dans le même éco-quartier sans oublier PAR’ISSY rue Auguste Gervais.
Il y a deux autres exemples dans d’autres domaines avec l’opticien VUE d’ISSY, avenue de Verdun et le magasin, sorte de bazar, ISSY PAS CHER, boulevard Voltaire.  

© XDR
Quant au panneau lumineux à l’entrée de la ville boulevard Gallieni sous le pont du Tram T2 (ci-dessus), difficile d’être plus clair ! Deux courtes affirmations alternent : « Issy, c’est ici » et « Ici, c’est Issy ». P. Maestracci



20 avril 2018

Issy - transformation du bâtiment de la CPAM

La CPAM ( Caisse Primaire de l’Assurance Maladie ) autrement appelée familièrement la « Sécu », était installée dans un bâtiment des années 1950 au début de la rue Telles de la Poterie. Il surplombait le square de Weiden.

La Sécurité Sociale est créée en octobre 1945, quelques mois seulement après la fin de la guerre. La France est alors en pleine reconstruction et quelques années s’écoulent avant la construction de ce bâtiment isséen (ci-dessous). L’entrée se situe au 16, rue Telles de la Poterie. L’entrée en arc de cercle est vitrée. Le symbole de l’Assurance primaire est dessiné sur le panneau latéral et au-dessus de l’entrée.
Fonctionnel, il avait plusieurs niveaux pour l’accueil des assurés et les bureaux. Pourtant, il y avait des marches ; en particulier les médecins vérificateurs travaillaient à l’étage inférieur ce qui ne facilitait pas les démarches des personnes handicapées. 

L'immeuble de la CPAM avant.
Au début du XXIe siècle, sa destruction est envisagée mais, heureusement, la solution d’une réhabilitation de cet immeuble caractéristique de l’architecture des Trente Glorieuses a été privilégiée. Le bâtiment originel a été surélevé (ci-dessous) et les façades recrépies sans parler des aménagements intérieurs. Il comprend désormais plusieurs logements. 

L'immeuble après, vu du square Weiden.

Quant à la Sécurité Sociale, les bureaux ont été transférés à Meudon ou à Boulogne-Billancourt pour ceux qui n’ont pas recours à internet. Texte et photographies P. Maestracci.

15 avril 2018

Issy… à Deauville !

Vive les vacances… de Pâques ! Si certains d'entre vous partent sur la côte Normande, savez-vous que Deauville, une chanson écrite par Antoine Essertier et François Welgryn, évoque Issy… PCB


Les serviettes au fond du sac
On ne sait jamais
Une jolie décapotable
Que j'ai louée exprès
L'A 13 me porte chance
Un samedi ensemble

Je te prends porte dIssy
La mer c'est par là
Tu verras
Je suis de bonne compagnie
A Deauville sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi, avec toi
Sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi.

On fait craquer les planches
Et moi je craque encore
A regarder tes jambes
Que le sable décore
Fais juste un peu semblant
Petit pêcher gourmand
J'te laiss'rai porte d'Issy
Sous les nuages bas

T'en fais pas
Juste le temps d'un sam'di
A Deauville sous les parasols
Je suis un peu moins seul
Avec toi, avec toi
Sous les parasols
Je suis un peu moins seul

Avec toi.

11 avril 2018

Le Japon musical à Issy


Satoshi Kubo au piano, Kazuko Matsumoto soprano, le 8 avril 2018, à Issy. 

Dans le cadre des "dimanches en mélodie", la Médiathèque du centre-ville avait convié ce dimanche 8 avril 2018 ces deux artistes japonais que certains connaissent déjà. Souvenez-vous… il y a trois ans, ils participaient à la "résurrection" de la Pastorale d'Issy, premier opéra en langue française de l'Histoire.
Kazuko habite les Alpes de Hautes Provence où elle enseigne le chant. Satoshi travaille à Londres au National Opera Studio où il accompagne de jeunes chanteurs d'opéra.
Le public était venu nombreux découvrir ces mélodies japonaises totalement méconnues des Isséens. Au programme, par exemple, trois morceaux du compositeur Ikuma Dan : Solitude - ou l'histoire d'un poisson rouge tout seul qui tourne en rond dans son bocal ; Cigale - elle crie à la tombée du jour ; Hortensia - en fleurs… La fleur, toujours si présente et si importante pour les Japonais, surtout lorsque vient la saison des cerisiers en fleurs, si joliment chantée à la fin du spectacle par Kazuko. PCB


7 avril 2018

Issy - histoire de la rue Minard

Rue Minard, vue de la place de la Fontaine, zone piétonnière.
On aperçoit sur la droite, en arrière plan, une partie de l'abside
de la chapelle du Séminaire.
Antérieurement, la rue Minard s’appelait rue de la Glaisière en référence à l’argile pour les « briques de Vaugirard » exploitée à l’emplacement du Parc des Expositions (Paris XVe). Elle porte désormais le nom de Georges-Christ Minard qui fut maire d’Issy sous Louis-Philippe de 1846 à 1848 puis en 1870-1871, lors des débuts difficiles de la Troisième République. Le village originel se trouvait sur la hauteur. C’était le chemin obligatoire pour les paroissiens de Vaugirard qui fréquentaient l’église Saint-Étienne jusqu’à la création de leur propre paroisse en 1342.
Aux Temps Modernes, de grandes propriétés comme celles des de La Haye et de Marguerite de Valois furent créées en contrebas et sur la pente. Au XIXe siècle, le centre de la ville se situe entre les deux intersections de la rue Renan (Général Leclerc de nos jours) avec la rue de Vanves et les boulevards Voltaire et Gambetta. La première mairie en 1857 se trouvait place Vaillant-Couturier. La rue Minard reliait ainsi les deux quartiers.

A mi-pente. A droite, la nouvelle aile de l'Hôpital suisse,
inaugurée en 2017. A gauche, la grille du parc Saint Jean-Paul II.
Cette rue part de la place de La Fontaine et monte sur 450 mètres vers le parvis de l’église Saint-Étienne. Son parcours sinueux dessine un S très étiré afin d’avoir une pente pas trop abrupte. Elle croise en bas la rue Vaudétard (du nom des possesseurs d’un fief médiéval) et ensuite elle coupe en deux une belle propriété qui appartint au début du XVIIe siècle à la reine Marguerite de Valois, dite la reine Margot, puis revint définitivement à la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice. Un tunnel à mi-pente passe d’ailleurs encore sous la rue Minard pour relier les jardins du Grand Séminaire au parc de l’autre côté de la rue. La portion supérieure du parc est louée par bail emphytéotique à la commune qui y a aménagé le parc Saint Jean-Paul II.

Vue sur Paris. On distingue au loin la Tour Eiffel
et la tour arrondie du ministère des Armées.
Deux immeubles d’habitation se trouvent aux angles avec une façade sur la rue et l’autre place de la Fontaine. D’autres bâtiments leur font suite jusqu’à la rue Vaudétard. Ensuite, la montée se fait entre deux hauts murs de pierre protégeant les deux parties de la propriété sulpicienne. On longe à droite la chapelle du Séminaire reconstruite après les ravages datant de la Guerre de 1870/71 et de la Commune. 
Plus haut à droite, l’Hôpital Suisse de Paris s’est agrandi en 2017. 

Mur latéral de la Solitude.
En face à gauche, le parc Saint Jean-Paul II précède l’ensemble de la Solitude dont le mur latéral épouse la sinuosité de la rue (ci-contre). Cela correspond à l’achat au XVIIIe siècle de ce terrain par la Compagnie des prêtres de Saint- Sulpice. Jusqu’alors, les futurs professeurs de l’Ordre devaient, lors de leur formation, faire une retraite dans la propriété isséenne dont l’entrée est toujours rue du Général Leclerc. Celle-ci est occupée sans discontinuer depuis par le Séminaire de Paris. Le nouveau bâtiment en haut de la rue Minard permit aux futurs enseignants d’accomplir leur retraite dans un lieu judicieusement nommé : La Solitude. 
Le bâtiment (ci-dessous) fut construit au XVIIIe siècle pour les futurs professeurs de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice.

Façade sur jardin du bâtiment de la Solitude.
Cet endroit servit ensuite jusqu’à une période très récente de maison de retraite pour les prêtres les plus âgés. En 2016, grâce à la signature d’un nouveau bail emphytéotique, l’ensemble doit être métamorphosé en hôtel de luxe et annexe de la prestigieuse École Ferrandi. L’opération est menée par le groupe Accor Hôtels et le grand architecte Jean-Michel Wilmotte. Le palace va s’appeler "Le domaine de la Reine Margot", en hommage à la reine Marguerite première épouse de Henri IV et propriétaire du domaine sis en contrebas.
statue d'ange.

Tout en haut de la rue, sur ce côté les bâtiments rénovés de la paroisse Saint-Étienne précèdent l’église du XVIIe siècle. De l’autre, ce sont différentes ailes de la Maison de Retraite Repotel dont l’entrée est avenue Jean Jaurès. Cette maison existait dès les années 1930. Elle était tenue par les Dames de la congrégation de Saint-Thomas de Villeneuve. Sur ce cliché des années 1950 (ci-dessous), on voit les jardins disposés en terrasse pour des convalescentes. Ensuite, la maison fut transformée en Maison Suisse de retraite puis, de nos jours, c'est la Maison de Retraite Repotel. Au n°16 de la rue, une petite statue d'ange (à droite) marque l'une des entrées de l'ancienne maison de Repos.

P. Maestracci (texte et photographies). Merci à Éliane Marchand dont le témoignage m’a permis de compléter l'explication sur la Maison de Retraite Repotel.