6 décembre 2020

VGE…TGV… IVG…

VGE… Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981, est décédé le 2 décembre 2020 victime de la Covid, à l'âge de 94 ans. Il est enterré le 5 décembre dans son village d'Authon (Loir-et-Cher) dans la plus stricte intimité. 

Président de la modernité comme il aimait se présenter, VGE s'invite chez les Français, reçoit la télévision au coin du feu, fait du ski ou se baigne devant les caméras, joue de l'accordéon avec Yvette Horner… Et pour sa photo officielle, il choisit non pas de poser dans le bureau de l'Elysée, comme c'était la coutume, mais en extérieur sur le perron, devant un drapeau tricolore flottant au vent (ci-dessous). Sa demande au photographe : incarner une image républicaine rénovée ; il veut une photo gaie et c'est pourquoi il sourit. 


© Jacques-Henri Lartigue

Le photographe n'est autre que le célèbre Jacques-Henri Lartigue, bien connu à Issy-les-Moulineaux puisqu'il réalisa énormément de photos des débuts de l'aviation : (http://www.historim.fr/2013/10/lartigue-photographie-les-avions-issy.html)

© XDR
D'ailleurs, une station de bus, une rue et un arrêt du Tram portent son nom (ci-contre et ci-dessous).
Lartigue, malgré ses 80 ans, comprend les désirs de Giscard. Après la séance photo, il lui déclare : "Je sens qu'un souffle nouveau arrive pour la France avec vous, Monsieur le Président".



© XDR

Parmi les mesures phares du septennat de Valéry Giscard d'Estaing :

le TGV… le train à grande vitesse, dont il accélère la mise en service. En juillet 1978, le célèbre TGV orange, baptisé Patrick, commence ses tests sur le tronçon Paris-Lyon.

Mais aussi le renforcement de la construction européenne ; l'abaissement de la majorité civile à 18 ans ;  la fin de la tutelle de la télévision publique ; le divorce par consentement mutuel ; le développement des lignes téléphoniques dans tous les territoires…

Et  l'IVG… l'interruption volontaire de grossesse ; la "nouvelle" cuisine ; la transformation de la gare d'Orsay en musée, inauguré par son successeur François Mitterrand en 1986.

Il organise le premier G5 en 1975 réunissant les États-Unis, le Japon, l'Allemagne de l'Ouest, le Royaume-Uni et la France ; il est aussi le premier à se rendre en voyage dans un pays du Golfe, au Koweit début mars 1980 (ci-dessous)…

Giscard au Koweit en mars 1980, © A. Bétry

Giscard au Koweit en mars 1980, © A. Bétry

Alors que mercredi 9 décembre est décrété "journée de deuil national", comment ne pas terminer par ces paroles de VGE, pleines d'humour  :
« Au ciel, le policier est britannique, le chef cuisinier est français, l'amant est italien, le mécanicien est allemand et l'administrateur suisse. 
En enfer, le policier est allemand, le chef cuisinier anglais, l'amant est suisse, le mécanicien français et l'administrateur italien » !                                   PCB


3 décembre 2020

L'arrivée du métro à Issy en 1934 - Souvenirs, souvenirs…

La ligne 15 du métro est en cours d’aménagement dans la commune. Deux stations y sont en construction ; tandis que le prolongement de la ligne 12 est en discussion : elle permettrait de rejoindre cette future ligne automatisée. Deux Historimiens apportent leur contribution à l’histoire de cette ligne 12.

Commençons par les souvenirs d’Éliane.

«  La ligne 12 de notre métro a été complétée en 1934 (j’avais 7 ans) par deux stations : Petits-Ménages (le nom de l’hôpital) et Mairie d’Issy. 
Je ne me souviens pas quel moyen de transport nous empruntions, avec mes parents, pour “aller à Paris”. Mais, pour en revenir, je me souviens que la ligne 12 n’allant pas plus loin que la Porte de Versailles, il fallait descendre de notre wagon, monter des escaliers, suivre des couloirs et retrouver la lumière du jour et la plaque annonçant l’arrêt du tramway qui nous conduirait, enfin, à Issy.
Aussi, quand en 1934, la ligne 12 se trouva plus longue de deux stations, tous les Isséens applaudirent. Les noms donnés, à l’époque, étaient Petits-Ménages, pour la première, et tout naturellement Mairie d’Issy pour la seconde « devenant tête de ligne »… Quel honneur ! Au début, les rames n’allaient qu’une fois sur deux jusqu’au terminus.
Il y eut un Avant et un Après 1934 à Issy-les-Moulineaux.
Je suis certaine que tous les Isséens des jeunes générations ne peuvent pas imaginer un Issy sans son métro, et pourtant… Après la guerre, la station « Petits-Ménages » devint Corentin Celton. ». 
[Corentin Celton qui travaillait aux Petits-Ménages fut fusillé pour fait de Résistance au Mont-Valérien le 29 décembre 1943. La station de métro lui rend hommage dès la fin de la guerre].

"Un Avant 1934" (ci-dessous) : la place Voltaire en 1907, actuelle place Paul Vaillant-Couturier. Sur le parvis, pas encore de station de métro Petits-Ménages, mais les tramways venant de la porte de Versailles.


Place Voltaire en 1907. Coll. privée.

Poursuivons avec les souvenirs de Didier

Didier explique le contraste du tracé de la ligne dans Paris et le tronçon isséen. Dans Paris, le parcours est extrêmement sinueux entre certaines stations et les voyageurs un peu bousculés. La municipalité parisienne refusa à la Compagnie Nord-Sud qui construisait la ligne 12, de déplacer certaines infrastructures et les égouts, d’où ce tracé bizarre. En effet, la Ville de Paris possédait une autre compagnie métropolitaine rivale. Le décor des plaques en céramique de la ligne 12 est symbolique ; vert quand il y a une correspondance ou marron dans les autres cas. Par chance, il reste encore des décors originels pour le vérifier. Par ailleurs, Didier rappelle que les salles multi-sports de l’Agora (18 rue Aristide Briand) ont des noms de stations du métro : Convention, Vaugirard, Volontaires. Il y a aussi une salle Abbesses au 1er étage.

Il n’y a plus de lignes de tramway depuis la Porte de Versailles sauf le bref tronçon du T2 passant sous le boulevard périphérique avant d’emprunter la rue Oradour-sur-Glane.

Le tracé du métro entre Porte de Versailles et Mairie d’Issy est rectiligne, ce qui autorise certains conducteurs à donner un peu plus de vitesse à leur rame. Le bruit sourd du métro qui passe est perceptible dans les immeubles le long des rues Renan et Général Leclerc.


"Un Après 1934" (ci-dessous) : la Station Mairie d'Issy en 1940, au croisement de la rue du Général Leclerc et de l'avenue de la République.


Station Mairie d'Issy en 1940. Coll. privée.


Merci à Eliane et Didier sans lesquels il n’y aurait pas eu d’article. P. Maestracci

Pour en savoir plus : https://www.ratp.fr/plans-lignes/metro/12

http://www.historim.fr/2013/03/la-ligne-12-atteint-mairie-dissy-24.html



29 novembre 2020

Historim fête ses 10 ans !

 

" Les anniversaires ne valent que s’ils constituent 
des ponts jetés vers l’avenir. "


Juin 2020… Historim a dix ans ! Nous aurions dû fêter cela entre Historimiennes et Historimiens… mais la Covid en a décidé autrement. Ce n'est que partie remise… "les ponts sont jetés vers l'avenir", comme l'a si bien dit Jacques Chirac, avec tout plein de projets pour 2021.

En attendant, voici quelques chiffres qui montrent combien votre association a trouvé sa place - à Issy-les-Moulineaux, bien sûr, mais pas que.

Le site historim.fr depuis sa création en décembre 2010
- Nombre d'articles publiés  : 1005
- Nombre de pages vues : 680 000
- Pays visiteurs par ordre décroissant : France, Hong Kong, États-Unis, Ukraine

Conférences et visites depuis juin 2010 : plus de 100

Participation aux Journées du patrimoine de septembre : 9  depuis 2011 



Bon anniversaire Historimiennes et Historimiens… le vent et les ailes vous poussent vers l'avenir. Vous ne serez pas déçus ! 
PCB


25 novembre 2020

Issy termine son cinéma

 
Silence ça tourne !    
  


Voici le dernier article de notre mois de novembre consacré au cinéma à Issy. Cette fois-ci, direction les quartiers de la Ferme, les Épinettes (dans les Hauts d'Issy), Issy-gare… et l'île Saint-Germain.


Dans le secteur d'Issy-gare, Claire Devers choisit de tourner une scène de Max et Jérémie (1992) dans le gymnase Paul Bert, au 13 rue Paul Bert. Philippe Noiret et Christophe Lambert s'y adonnent à un entraînement intensif de boxe (ci-dessous) !

Max et Jérémie. © M. Julien

C'est sur le boulevard Garibaldi, que se déroule l'examen du permis de conduire dans Souvenirs, souvenirs d'Ariel Zeitoun (ci-dessous), de 1984.

Souvenirs, souvenirs. © M. Julien

Aux Épinettes, deux films ont été tournés : Paparazzi d'Alain Berberian, en 1998, avec Patrick Timsit et Vincent Lindon, dans le cimetière. Et Yamakasi d'Ariel Zeitoun, en 2001, dont quelques scènes se déroulent dans la ZAC Rodin.

Enfin, voici l'Île Saint-Germain, avec le pont de Billancourt, le Boulevard des îles et la place de la Résistance dans la Belle Américaine (ci-dessous).

La Belle Américaine. © M. Julien

Et, cette fois-ci un extrait de film plus une séance de tournage… pour le film Tout le monde debout (2018) de Franck Dubosc, avec Franck Dubosc et Alexandra Lamy. Ces scènes (ci-dessous) sont tournées dans l'appartement de Franck Dubosc… un triplex de l'île Saint-Germain !

Tout le monde debout. © M. Julien.
 

Tournage de Tout le monde debout. © M. Julien


Et la télévision !
On ne compte plus les téléfilms et les séries tournées à Issy-les-Moulineaux à partir des années 1990. 

Les Malheurs de Sophie (1981) de Jean-Claude Brialy avec Paprika Bommenel, Francis Mestre (Saint-Nicolas). 
L’Été 36 (1986 – Antenne 2) d’Yves Robert avec Christian Clavier, Anaïs Jeanneret, etc. 
La Femme à l’ombre (1992) de Thierry Chabert avec Marlène Jobert et Patrick Bouchitey. 
Une Femme en blanc (1997 - France 2) d’Aline Issermann avec Sandrine Bonnaire (hôpital Corentin). L’île aux mômes (1994) de Caroline Huppert avec Christophe Malavoy et Philippine Leroy-Beaulieu (maison de retraite Corentin). 
Les Mômes (2000) de Patrick Volson avec Charles Aznavour (
© M. Julien
station de métro Mairie d’Issy
). 
Un gars, une fille (2000 - M6) d’Isabelle Camus  avec Jean Dujardin et Audrey Lamy (Adriana Karambeu, secouriste à l’école Anatole France). 
Galilée ou l’amour de Dieu (2006 - FR3) de Jean-Daniel Verhaege  avec Claude Rich, Jean-Pierre Marielle et Daniel Prévost (tribunal dans la chapelle du Séminaire).
Des épisodes de la série Braco sur Canal+. 

Pour clore les téléfilms, un épisode de la série Faites des gosses de Diane Clavier et Samantha Mazeras avec Fred Testot, Jonathan Lambert et Constance Dollé pour France 2 a été tourné les 12 et 13 mars 2019 dans le parc Jean-Paul II et à l’hôpital Corentin-Celton. Et, cette année, en février, c’est le Séminaire qui a accueilli l’équipe de tournage pour Paris Police 1900 de Canal+.

L'on peut ainsi, sans aucun doute, attribuer la palme d'or des décors naturels à l'hôpital Corentin-Celton qui apparaît, comme vous avez pu vous en rendre compte, dans un grand nombre de films et de téléfilms.


Issy serait-elle devenue une ville plus télégénique que cinégénique ? Michel Julien.

C'est par ces mots que se termine notre immersion dans le 7e Art. Un grand, grand merci à notre Historimien Michel pour cet incroyable travail de recherches.

19 novembre 2020

Issy fait son cinéma en Val de Seine


 Silence, on tourne ! 



Le Quartier " Bords et Val de Seine-les Arches " a subi une transformation radicale ces dernières années. Mais la Seine et ses ponts sont toujours là  ! 


Comme on peut le voir, par exemple, dans Taxi 2 de Gérard Krawczsyk, sorti en 2000, avec Samy Naceri et Frédéric Diefenthal. On reconnaît (ci-dessous) le pont d'Issy.

Taxi 2. © M. Julien

Tout comme dans Paris brûle-t-il ? de René Clément, sorti en 1966 (ci-dessous). Le pont d'Issy s'appelait à l'origine le pont des Peupliers 

Paris brûle-t-il ? © M. Julien

Dans la Belle Américaine de Robert Dhéry, tourné en 1961, avec entre autres Robert Dhéry et Colette Brosset, c'est le quai du Président Roosevelt - en bord de Seine, toujours - et la rue Camille Desmoulins que l'on reconnaît (ci-dessous).

La Belle Américaine. © M. Julien

Autre film, autre lieu, toujours dans le même quartier. Voici la rue Rouget de l'Isle et la blanchisserie de Grenelle, filmés dans le Retour du Grand Blond, d'Yves Robert avec Pierre Richard, sorti en 1972… Une dizaine d'années plus tard, la Blanchisserie fermera ses portes. En voici un petit extrait.



Enfin, la halle Eiffel dont Historim a raconté l'histoire, se trouve au centre d'une scène tournée en 1984 dans Rive droite, rive gauche, un film de Philippe Labro, avec Gérard Depardieu et Natalie Baye (ci-dessous). 

Rive droite, rive gauche. © M. Julien

La halle Eiffel, construite en 1884, cinq ans avant la Tour parisienne, a été démontée puis remontée et fait désormais partie des nouveaux bâtiments d'Orange.

Enfin, dernier film de cette série Val de Seine, les Trois Frères de Didier Bourdon et Bernard Campan, 1995, avec les Inconnus. On le découvre rue Rouget de l'Isle, à hauteur de l'allée Eiffel dans une Chrysler Windsor (ci-dessous).  Michel Julien

Les Trois frères. © M. Julien

Pour notre prochain rendez-vous, le 25 novembre, 18 h, Michel Julien nous entraînera dans d'autres secteurs…  

13 novembre 2020

Issy fait son cinéma à Corentin-Celton

Silence, ça tourne ! 


 Continuons notre périple cinématographique dans le secteur de Corentin-Celton. Trois lieux furent notamment choisis pour le tournage d'un certain nombre de films, à commencer par l'hôpital, suivi de la Manufacture des tabacs, et, enfin, le Boulevard Voltaire.


L'hôpital Corentin-Celton dénombre beaucoup de demandes de tournage : pas moins de 8 films, dont le plus ancien est Gibier de Potence, de Roger Richebé, tourné en 1951 avec Arletty, Georges Marchal et Nicole Courcel. La scène (ci-dessous) se passe devant l'entrée principale de l'hôpital.

Gibier de potence. © M. Julien

Puis les films se succèdent : La Banquière (1980) de Francis Girod avec Romy Schneider, près de la chapelle, Autour de Minuit (1986) de Bertrand Tavernier avec François Cluzet (ci-dessous).  

Autour de minuit. © M. Julien

 IP5 (1991) de Jean-Jacques Beineix avec Yves Montand, dont c'était le dernier rôle. Métisse (1993) de et avec Mathieu Kassovitz et Vincent Cassel.


Le Jaguar. © M. Julien


Sans oublier Le Jaguar (1996) de Francis Weber  (ci-contre) avec Patrick Bruel - qui sort un nouvel album live en décembre - et Jean Reno ; 

et Alliance cherche doigt (1997) de Jean-Pierre Mocky avec Guillaume Depardieu et François Morel (ci-dessous).


Alliance cherche doigt. © M. Julien

Les années 2000 ne sont pas en reste avec, toujours l'hôpital comme décor.
Il était une fois, une fois (2012) de Christian Merret-Palmair, avec Xavier François Demaison (ci-dessous). 
Vive la France (2013) de - et avec - Michael Youn et  José Garcia (en bas). 
Telle mère, telle fille (2017), de Noémie Saglio avec Juliette Binoche, Lambert Wilson…

Il était une fois, une fois. © M. Julien
 
Vive la France. © M. Julien

Sans oublier L’Ex de ma vie (2014) de Dorothée Sebbagh avec Géraldine Nakache avec la chapelle Saint-Sauveur, en fond (ci-dessous).

l'Ex de ma vie. © M. Julien

La Manufacture des Tabacs, rue Ernest Renan, que les Historimiens ont pu visiter il y a quelques années, sert aussi de décor dans le Prof (1999) d'Alexandre Jardin avec Jean-Hugues Anglade et Yvan Attal, La guerre des polices (1979) de Robin Davis avec Marlène Jobert et Claude Rich (ci-dessous).

La guerre des polices. © M. Julien

Quant à Chiens perdus sans collier (1955) de Jean Delannoy avec Jean Gabin, la Manufacture devient l'extérieur du palais de justice (ci-dessous).

Chiens perdus sans collier. © M. Julien

Boulevard Voltaire. C'est notre dernier arrêt dans le quartier Corentin-Celton avec le Bal des casse-pieds (1992) d'Yves Robert avec Jacques Villeret,  Jean Rochefort, (ci-dessous) - qui nous a quitté en 2017 - et Miou-Miou.

Le bal des casse-pieds. © M. Julien

Alors, en ces jours de confinement, n'hésitez pas à regarder tous ces films en streaming, en VOD, sur Netflix et sur les chaînes cinéma de la télé. Vous avez le temps !     Michel Julien

Prochain rendez-vous le 19 novembre, 18 h, pour une balade en Val de Seine.

7 novembre 2020

Issy fait son cinéma en Centre-Ville


Silence ça tourne !


C'est dans le quartier Centre-Ville que débute notre périple cinématographique avec cinq lieux importants : l'église Saint-Étienne, le PACI, les jardins et parcs, le collège Saint-Nicolas et la rue du Général Leclerc.

L'église Saint-Étienne, située dans l'un des plus vieux quartiers d'Issy, sert de décor à plusieurs films, à commencer par Un drôle de paroissien, tourné en 1963, de Jean-Pierre Mocky, avec Bourvil et Jean Poiret, déguisés en curés. La 404 (ci-dessous) s'arrête devant l'église, dont on reconnaît bien les marches du perron. 

Un drôle de paroissien. © M. Julien

Dans Gibier de potence de Roger Richebé avec Arletty, Georges Marchal et Nicole Courcel, sorti en 1951, la jeep passe devant les Bains publics de la rue d'Alembert  (ci-dessous), aujourd'hui disparus. Autre film tourné place de l'Église, La Poupée (1962) de Jacques Baratier avec Zbigniew Cybulski, Sacha Pitoëff et Daniel Emilfork.

Gibier de potence. © M. Julien

Un peu de nature, maintenant, avec les tournages dans les parcs et jardins du quartier. Voici une scène de Didier (1997) d'Alain Chabat avec Jean-Pierre Bacri et Alain Chabat dans le parc Saint Jean-Paul II (ci-dessous).  Puis apparaît Jean-Paul Belmondo (en bas) dans les jardins de la Solitude, proche du Séminaire Saint-Sulpice, dans l'Animal de Claude Zidi (1977). 

Didier. © M. Julien

L'Animal. © M. Julien

Le PACI n'est pas en reste avec le film à sketches de Gilles Grangier, Un Grand seigneur/Les Bons vivants (1965). Dans le dernier sketch de Georges Lautner, le PACI est considéré comme le théâtre municipal d'une petite ville de province. 
Le collège Saint-Nicolas sert de décor dans deux films : l'Escalier de Stanley Donnen avec Rex Harrison et Richard Burton, en 1969… le dit-escalier fut supprimé bien avant la démolition du collège. Et dans Une fille cousue de fil blanc (1977) de Michel Lang avec Aude Landry, France Dougnac et Serge Reggiani, ce sont le dortoir, les lavabos et la chapelle (ci-dessous) qui sont utilisés.

Une fille cousue de fil blanc. © M. Julien.

Autres lieux, autres films : le bureau de poste principal dans Souvenirs, souvenirs (1984) d'Ariel Zeitoun avec Christophe Malavoye et Gabrielle Lazure ; l'ancien commissariat de la rue Jean-Jaurès dans Paris by night (1988) de David Hare avec Charlotte Rampling.

Enfin, nous terminons ce périple Centre-Ville avec l'entrée du CCF, devenu aujourd'hui HSBC, rue du Général Leclerc, facilement reconnaissable dans Golden Boy de Jean-Pierre Vergne (1996) avec Jacques Villeret et Anne Roumanoff (ci-dessous).  
Michel Julien.

Prochain rendez-vous le 13 novembre, 18 h, avec une immersion dans le quartier Corentin-Celton.

Golden Boy. © M. Julien


1 novembre 2020

Issy fait son cinéma

 Nous allons consacrer tout le mois de novembre au cinéma. Grâce à notre Historimien Michel Julien, nous partirons à la découverte des films tournés dans notre commune, dans ses rues, ses jardins… et même ses églises. De quoi s'évader en ces temps tourmentés. La conférence, puis la visite prévues ont été annulées… mais vous pourrez voir ou revoir ces films avec un autre regard ! 

Silence, ça tourne ! 

Issy ne peut pas rivaliser avec sa voisine Boulogne Billancourt, célèbre pour ses studios dont l’un des plus emblématiques, les studios de Billancourt ou studios du Point du Jour (Paris Studio Cinéma), étaient limitrophes de la ville. Ils se situaient de l’autre côté de la Seine, à l’amorce du pont d’Issy (ex-Peupliers), démolis dans les années quatre-vingt-dix et remplacé par Canal+. 

Mais elle n’était pas en reste avec, sur son territoire, les laboratoires cinématographiques Vitfer  installés depuis 1965 au 20 bis, avenue Bourgain et 45 bis, avenue Victor-Cresson,  aujourd'hui disparus, mais salués dans le Point d'Appui de l'époque (ci-dessous).

Point d'Appui. © M. Julien

Il existait aussi une société d’éclairage qui se trouvait au début de la rue de Vanves et qui a, maintenant, déménagé. Issy a abrité, aussi, dans ce qui est maintenant  le campus de la faculté de Droit (rue Gabriel Péri), la société Duran Dubois spécialisée dans les trucages numériques (les Guignols de l'info, Astérix, les Visiteurs) jusqu'à sa liquidation judiciaire en 2011.

Marco Perrin, l'Armée des ombres. © M. Julien
La ville a hébergé deux chefs opérateurs (directeur de la photographie), Roger Fellous [1919-2006] (Le Passage du Rhin…) et Guy Delattre [1931-2015] (L’Année dernière à Marienbad). Sans oublier un comédien de second rôle qui a beaucoup tourné, dans les années soixante-dix, Marco Perrin (1927-2014), que l'on peut voir (ci-dessus à gauche) dans l'Armée des ombres.

L’on ne peut pas dire qu’Issy soit une ville cinégénique. Malgré cela, quelques scènes de films y ont été tournées, malheureusement, très courtes. Quelques images d’endroits qui passent inaperçus sauf pour un œil exercé ou pour une personne du quartier concerné qui réagit à la vision fugitive d’un endroit qu’il reconnaît. Ces scènes auraient pu être filmées en studio ou dans une autre ville sans que l’on puisse faire référence à un lieu quelconque.

Aquarelle de René-Georges Gautier. © XDR

La palme de la séquence la plus longue (4’41) concernant un lieu emblématique de la ville a été tournée à l’hôpital Corentin-Celton dans Autour de minuit de Bertrand Tavernier. Le plus ancien film, réalisé en 1933, est La tête d'un homme de Julien Duvivier avec Harry Baur (commissaire Maigret), Valéry Inkijinoff et Alexandre Rignault, dont certaines scènes se passent sur les quais Roosevelt et Bataille de Stalingrad. 

Notre ville sera divisée en plusieurs secteurs géographiques, dans lesquels vous pourrez découvrir les films qui y ont été tournés. Rendez-vous le 7 novembre, 18h,  direction le Centre-Ville avec Gibier de potence, Didier, Un Drôle de paroissien et bien d'autres encore.                           

Michel Julien.