4 mars 2014

"La Pastorale d'Issy” : un opéra qui ressuscite

Souvenez-vous… Nous avons évoqué cet opéra français dans l'un de nos tout premiers articles sur le site (http://www.historim.fr/2010/12/1659-la-pastorale-dissy.html).
Une fierté pour notre ville que ces cinq actes composés par MM. Cambert et Perrin,  donnés plusieurs fois en avril 1659 chez M. de La Haye, maître d'hôtel de la régente. Avec un succès tel que, le roi Louis XIV, avant même la fin du mois, en demandait une représentation exclusive dans son château de Vincennes.

La curiosité des Historimiens commence à être bien connu de vous. Nous avons donc cherché le livret, puis la partition pour pouvoir vous offrir cet opéra… Si les paroles ont été retrouvées dans une bibliothèque universitaire de l'État de New York, aucune trace de la partition qui a bel et bien été perdue…

© Alain Bétry
Roberto Benzi (à droite) et Satoshi Kubo (à gauche). © A. Bétry
Qu'à cela ne tienne ! Nous avons décidé de relever le défi… trouver un conseiller musical, un compositeur, des musiciens et des chanteurs pour se lancer dans cette aventure, que soutient le chef d'orchestre de renommée mondiale, Roberto Benzi, et  ressusciter la Pastorale d'Issy. Le quotidien Le Parisien a consacré une page entière (9 novembre) à ce grand projet qui prend forme avec aux manettes  Benjamin Attahir, le compositeur et chef d'orchestre, chargé de l'orchestre, et Satoshi Kubo, conseiller musical, chargé, lui, de recruter les sept chanteurs.

© Alain Bétry
Benjamin Attahir (à droite) et la présidente d'Historim (à gauche). © A. Bétry

Et pour saluer cette initiative, nous avons ouvert une page Facebook (lien ci-dessous) pour découvrir les musiciens et les chanteurs qui ont été choisis, les instruments anciens qui seront utilisés, les grandes étapes de la mise en œuvre de ce chantier musical des plus originaux.
Plusieurs rendez-vous sont d'ores et déjà pris : le 21 septembre 2014 (dans le cadre des Journées du Patrimoine), au Musée français de la carte à jouer où sera donné un extrait de la Pastorale d'Issy ; en avril 2015,  de nouveau au Musée, mais aussi à l'auditorium pour deux ou trois représentations.

Seul bémol, le financement. Notre trésorier y travaille d'arrache pied, multipliant les demandes de subvention et les aides en tous genres. L'optimisme est de mise… même si, pour l'instant, nous n'avons pas de résultat. Pensez donc à en parler autour de vous.  PCB

Retrouvez tout sur la Pastorale d'Issy, sur notre page facebook :


www.facebook.com/pages/Historim/667840619946979?code=27328

1 mars 2014

3 mars 1942 - Issy est bombardé par les Alliés

Alors que les commémorations se préparent en Normandie pour célébrer les 70 ans du débarquement et, donc, la libération de la France, revenons quelques années auparavant. Les raids alliés contre les usines et productions d'armement aux mains de l'occupant ne se firent malheureusement pas sans dégâts collatéraux. En ce qui concerne notre commune, les drames commencent le 3 mars 1942.

Les bombardiers de la British Air Force dans le ciel d'Ile-de-France,
en mars 1942. Ph. XDR

Le 1er mars, la Royal Air Force britannique lâche des milliers de tracts sur Boulogne-Billancourt et ses environs proches pour prévenir la population d’une attaque prochaine sur les usines Renault de l’île Seguin. 

Et le mercredi 3 mars, en début de soirée, 235 avions larguent à haute altitude 475 tonnes sur les usines. Si les dégâts sont importants, ce n’est rien comparé aux destructions et aux pertes civiles : rues soufflées, immeubles éventrés, quartiers rasés… à Boulogne, comme à Issy où le bilan est catastrophique : 28 morts, dont quatre personnes de la même famille, les Azadian (à gauche).
L’année suivante, c’est en plein après-midi, le dimanche 4 avril 1943 que les Américains attaquent à leur tour. Une minute seulement après le déclenchement des alertes, 250 tonnes de bombes tombent sur les usines Renault, à Boulogne-Billancourt, déjà touchées à plusieurs reprises. Sont également visés le campement militaire de l'île Saint-Germain (ci-dessous) et les usines des bords de Seine, passées sous contrôle allemand après l'arrivée des troupes d'occupation en juin 1940. Quelques entreprises avaient déménagé comme la Manufacture des tabacs, partie s’installer à Riom en 1941.


Les campements militaires de l'île Saint-Germain.
Une jeune Isséenne se souvient : « Nous habitions Issy-les-Moulineaux. L’alerte était chaque fois terrible. Nous savions que les usines de Boulogne étaient visées. Que là-bas, à quelques kilomètres, des gens allaient mourir. C’était horrible. Nous savions aussi qu’à chaque fois des bombes tombaient à côté. Près de chez nous, la rue Auguste Gervais en souffrit particulièrement. Je revois ma mère en pleurs racontant la disparition de plusieurs familles ensevelies sous les décombres de leur immeuble ». L'actuel Palais des arts et des congrès d'Issy (Paci), avenue Victor-Cresson, est sévèrement endommagé. Et quatre nouveaux Isséens – trois hommes et une femme – y perdent la vie.

Le 25 juillet 1944, Issy est bombardé pour la dernière fois. On ne relèvera qu’un seul mort : Léon-Pierre Monnet, 28 ans. Certains d'entre vous nous ont déjà laissé leurs témoignages : barricades, règlements de compte, etc. D'autres sont à venir. PCB.

25 février 2014

Adieu à la petite maison rouge d'Issy-les-Moulineaux

Elle faisait partie du paysage. Les riverains de la rue Hoche (quartier centre ville) la voient tous les matins (http://www.historim.fr/2013/10/histoires-de-rue-la-rue-hoche.html). Mais ses jours sont comptés comme le montrent ces deux photos prises le 2 février 2014.


Ph. Pierre Fallourd
38 rue Hoche, Issy-les-Moulineaux.


Ph. Pierre Fallourd

Merci à notre historimien Pierre Fallourd, reporter infatigable qui sauvegarde à travers ses clichés la passé de notre commune. PCB.

21 février 2014

Albert Lebourg peint Issy


Musée des Beaux arts de Rouen
Autoportrait. Coll. Musée
des Beaux-arts de Rouen.
Né le 1er février 1849 et décédé le 6 janvier 1928, ce peintre de l'École de Rouen, mouvement néo-impressionniste apparu en 1902 à Rouen, sa ville natale, fait ses premières expériences à Alger où il enseigne le dessin de 1872 à 1877. Il y découvre la subtilité des coloris, ne se lasse jamais de la nature, s'enchante du quotidien. "La vie est un torrent, écrit-il, nous charrie au néant"… mais les bords y sont si merveilleux qu'il faut s'en donner la joie jusqu'au bout. A son retour d'Algérie, il voyage beaucoup en France, suivant la Seine : de Rouen à Bougival, de Chatou au bas-Meudon et à Issy ; jusqu'à Paris où il pose son chevalet : il y peint tous les ponts, et croque la cathédrale Notre-Dame sous tous les angles et à toutes les saisons…

Les paysages d'hiver  et les sites au bord de l'eau seront ces sujets de prédilection, telle cette Vue de la Seine au bas Meudon (ci-dessous), réalisée en 1893.

Musée de l'Ile-de-France, Sceaux
Vue de la Seine, au bas-Meudon (1893).
Ph. Lemaître, coll. Musée de l'Ile de France.

Sur cette huile sur toile, qui se trouve au Musée de l'Ile-de-France, à Sceaux, on découvre amarré un bateau-lavoir - comme il y en avait tant à cette époque - et on distingue sur la droite les arbres du bout de l'île Saint-Germain. PCB

Pour en savoir plus sur cet artiste : http://www.albert-lebourg.org

18 février 2014

Vive le Groupement d'hélicoptères de la Sécurité civile !

Ils font du bruit, se plaignent certains, mais ils sauvent aussi beaucoup de vies, ne l'oublions pas. Et, en plus, dans le courant de cette année 2014, l'héliport de Paris-Issy verra quatre fois moins d'hélicoptères se poser : seules les missions d'urgence et celles dites de "service public" seront conservées. Retour sur l'histoire de ce groupement d'hélicoptères de secours qui est né dans notre commune.

15 novembre 1949, de Taddeo à l'échelle, Curie aux commandes.  Coll.Dragon

Le 15 novembre 1949, se déroule à Issy-les-Moulineaux la toute première tentative d'utilisation d'hélicoptères dans les services incendie et de secours. Le commandant Curie est aux commandes. L'adjudant de Taddeo se suspend à l'échelle de corde sous l'hélicoptère qui décolle et effectue un aller-et-retour jusqu'au viaduc d'Auteuil (photo ci-dessus). C'est un succès.

Le lieutenant colonel Curie.
Six ans plus tard, au printemps 1955, grâce au lieutenant colonel Curie (ci-contre), est monté le premier groupement aérien avec l’aide de la société Fenwick Aviation et la Brigade des Sapeurs pompiers de Paris.
Le 19 juin 1957, un arrêté du ministère de l’Intérieur crée officiellement le Groupement d’hélicoptères, le rattachant à l’inspection générale du service national de la protection civile. A la fin de cette même année, trois bases sont installées en France : Grenoble pour le secours en montagne ; Lorient pour le secours en mer ; et Issy-les-Moulineaux en est la base principale et la plateforme technique de maintenance aéronautique, un service qui sera délocalisé à Nîmes en 1997.

Le 15 septembre 2007, Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, préside les manifestations commémoratives organisées pour le cinquantenaire de la création de ce Groupement.
Quelques extraits de son discours : « Aujourd'hui, les hélicoptères de la sécurité civile s'imposent comme une référence du secours aux personnes, comme les Canadairs en sont une pour les feux de forêts.
 Cette référence, il a fallu la construire depuis les pionniers des premiers vols de 1949 à l'héliport d'Issy-les-Moulineaux jusqu'au maillage des 22 bases de la Sécurité civile […] L'hélicoptère est devenu l'instrument indispensable des secours. Il s'est imposé surtout grâce au savoir-faire développé au cours des années par les hommes et les femmes du groupement aérien […] 
Vous êtes le service des secours extrêmes, en montagne comme en mer, en plaine comme en ville, de nuit comme de jour, sur les 22 bases opérationnelles 365 jours par an, 24h sur 24 […] Vos missions sont dangereuses. Vous prenez des risques pour sauver la vie des autres. 
Dans une société qui oublie parfois le sens et les exigences de la solidarité, vous constituez aujourd'hui un modèle de courage et de responsabilité.
 » À méditer !

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Des appareils plus performants, que l'on voit en montagne, comme en ville,
dans le ciel isséen notamment,  pour la sécurité de tous. Ph. XDR.

Merci à notre ami ex-pompier qui nous a apporté toute l'aide nécessaire à cet article. Merci aussi à l'Amicale du Groupement d'hélicoptères de la Sécurité civile (les photos sont tirées de leur site - http://www.helico-dragon.com).
PCB.

15 février 2014

Autun Gustav Matos, à l'honneur à Issy

Depuis le 8 février dernier, une sculpture agrémente le Jardin des Mille Roses, situé derrière l’hôpital Corentin Celton et qu'un certain nombre d'entre vous ont eu la chance de découvrir au cours d'une visite privée passionnante (http://www.historim.fr/2013/06/hospice-des-petits-menages-hopital.html).

Ph. J.M. M
Le banc-sculpture du Jardin des Mille Roses, à Issy. © J.M. M

La Croatie a tenu à faire don de cette sculpture originale. La cérémonie d’inauguration a eu lieu, le 8 février, en présence de deux ministres croates, de l’ambassadeur de Croatie en France ainsi que des autorités municipales d’Issy-les-Moulineaux. Elle commémore le centenaire de la mort d'Antun Gustav Matos (1873-1914), poète et écrivain qui a séjourné six années à Paris à partir du 6 août 1899. Il a publié des œuvres parmi lesquelles de nombreux poèmes en langue française. De retour dans son pays, il a été un « lien » important entre les cultures croate et française. 

Ph. J.M. M.
Plaque commémorative.  © J.M. M
La sculpture représente un homme assis sur un banc, qui nous invite à venir le rejoindre. Elle est en fonte d’aluminium, d’où sa couleur argentée, fluctuante en fonction de la lumière. Une plaque commémorative (à gauche) est posée sur le sol, près du banc.
L’artiste croate Ivan Kozaric, créateur de ce banc-sculpture,  est internationalement connu. Âgé de 93 ans, il a exposé en particulier en Allemagne, aux USA et, maintenant, dans notre commune.
L’installation de ce banc-sculpture convivial célèbre à la fois l’entrée de la Croatie dans l’Union Européenne le 1er juillet 2013 et la renommée d’Antun Gustav Matos mort en mars 1914. J.M. M.

12 février 2014

12 février 1859, les Frères des Ecoles chrétiennes à Saint-Nicolas d'Issy

Nous avons passé il y a quelques mois le témoignage de Jean Keymeulen, ancien élève à Saint-Nicolas (http://www.historim.fr/2012/03/jean-keymeulen-une-vie-au-college-saint.html). Nous avons appris qu'il était décédé le lundi 16 décembre 2013. L'occasion pour nous de lui rendre hommage en apportant quelques précisions sur l'installation du collège à Issy.

L'abbé Martin de Bervanger et ses élèves. Ce tableau se trouve
dans l'actuel groupe scolaire. Ph. A. Bétry.

1827, un certain abbé Martin de Bervanger (ci-dessus) décide de créer un internat de primaire et de formation professionnelle pour « l’instruction des jeunes garçons pauvres et délaissés » - et, par là même, il fonde l’Oeuvre Saint-Nicolas.  Le premier établissement, des plus modeste, s’ouvre à Paris. Grâce à l’aide financière du vicomte Victor de Noailles, qui partage les mêmes idées sociales et chrétiennes de l’abbé, l’école s’agrandit avec l’achat, en 1837, d’un vaste immeuble rue de Vaugirard. Entre temps, l’abbé, reçu par le pape Grégoire XVI à Rome, se voit conférer en 1834 le premier degré de prélature et devient Monseigneur de Bervanger.

Blason traditionnel des
Frères des Écoles chrétiennes.
Dès 1838, les premiers élèves découvrent Issy et ses jardins – proches de l’actuelle rue de l’abbé Grégoire - pour des cours de jardinage. Puis le 12 février 1859, 40 Frères des Écoles chrétiennes – dont l'engagement depuis leur fondateur Jean-Baptiste La Salle (1651-1719)  est l’enseignement – font leur entrée à Issy sous la houlette de leur directeur le Frère Florel.

Le 30 décembre 1864, Mgr de Bervanger décède. Il est inhumé dans la chapelle de l’école d’Issy, où il reste jusqu’en 1999 – date de la reconstruction de Saint-Nicolas. Sa tombe est transférée dans le cimetière d’Issy et ses restes inhumés dans le caveau des Frères des Écoles chrétiennes.

L'entrée du groupe scolaire LaSalle-Saint-Nicolas. © A. Bétry

Aujourd’hui, le groupe scolaire La Salle-Saint-Nicolas (ci-dessus), installé 19 rue Victor Hugo, propose des CAP, des Bacs professionnels et des BTS. Établissement mixte (sous-contrat d’association), il possède encore un internat – comme le souhaitait Mgr de Bervanger, dont une plaque dans le vestibule d’entrée rappelle l’action. PCB

9 février 2014

Gens d'Eglise et grands seigneurs à Issy du XIe au XVIIe siècle

C'est l'abbé Lebeuf (1687-1760), auteur d'une Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, publié en 1757, qui nous donne le plus d'informations concernant notre ville entre le XIe et le XVIIe siècle.


Ph. XDR
L'abbé Lebeuf. Ph XDR.
Historien, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et héritier de la tradition érudite ecclésiastique du XVIIe siècle, il s'est attaché à la géographie de la Gaule et de la France au Moyen Âge, l'archéologie gallo-romaine, la numismatique, l'histoire des mœurs et coutumes des Français. Il s’attache plus généralement aux détails, et c'est tant mieux pour nous. On peut le considérer comme un des fondateurs de l’étude et de la géographie nationale aux époques mérovingienne et carolingienne



Voici ce qu'il raconte sur notre commune :
© Alain Bétry
L'Église Saint-Étienne,  reconstruite
en 1635. © A. Bétry
"Dès le XIe siècle, il y avait une église à Issy et c’était une paroisse dont les laïques s’étaient attribués certaines revenus, peut-être en qualité de fondateurs. Cette église est sous le titre de Saint-Étienne, premier martyr. En 1336, les habitants du lieu voulant en augmenter l’édifice, obtinrent de l’abbé Jean de Précy une maison située ver le midi, moyennant quoi ils cédèrent trente-sept septiers de vin que la fabrique prenait sur les pressoirs d’Issy et ils s’engagèrent de faire les murs du clos de Vaugirard et du moulin. Elle fut entièrement rebâtie en l’an 1635 et bénie en 1661. Saint Vincent martyr est représenté à l’autel en qualité de second patron.
"En l’an 1236, Simon, abbé de Saint-Germain, fit l’acquisition de quelques îles de la Seine proche le même village. L’abbé de St Germain des Prés était encore qualifié seigneur d’Issy dans la coutume de Paris de l’an 1580. On voit encore vis-à-vis l’église un vieux château, non du temps de Childebert, mais avec une tour carré de quatre ou cinq cents ans, laquelle sert de prison.

Col. Musée de l'Ile-de-France, Sceaux.
Parcs, belles demeures et l'église Saint-Étienne au loin.  Eau-forte
aquarellée, XVIIe s. Coll. Musée de l'Ile de France. Ph. Benoit Chain.

"Après les gens d’Eglise qui eurent les principaux biens de ce village, on trouve des seigneurs particuliers de quelques cantons ou de quelques hôtels qui sont tantôt qualifiés du titre de Miles, tantôt de celui d’Armiger.
Les plus ancien est Ferric d’Issy, nommé témoin en 1180 dans une charte de Maurice, évêque de Paris… Après lui est Amaury d’Issy, signeur de Meudon. Guillaume d'Issy, chevalier, est mentionné dans le cartulaire de Sorbonne de l’an 1270. Jean d’Issy pareillement chevalier, père de Jean d’Issy Armiger, marié à Mathilde.

Ph. XDR
Louis de Luxembourg. Ph. XDR
A l’égard des notables qui ont eu un hôtel à Issy : Bernard de Surgis, archevêque de Narbonne y en avait un, où Raimond de Budes son neveu, et petit-neveu du pape Clément V, y testa.
Hugues de Croicy, chevalier, président au Parlement, était retiré à Issy dans la maison qu’il avait lorsqu’il fut arrêté comme criminel de lèse-majesté sous Philippe de Valois. On trouve que Charles VII donna, vers l’an 1449, à Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, (à gauche) deux maisons situées à Issy qui étaient à son oncle, le cardinal, et que Louis XI confirma vers 1475 à Nicolas de la Chesnaye une rente de dix livres à prendre sur certains héritages à Issy, laquelle lui avait été donnée par le même Louis de Luxembourg. L’historien de l’abbaye de Saint-Germain écrit qu’en 1628 Jean de Choisy fit ériger en fief ce qu’il avait à Issy. »

C'est ensuite au tour de la reine Margot de s'installer dans notre commune, des princes de Conti, des bénédictines… mais cela est une autre histoire. À suivre. PCB